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dimanche 15 mai 2016

Culpabilité des femmes harcelées: "Nous ne nous tairons plus"

L'appel contre le sexisme de 17 anciennes ministres qui n'ont jamais aguiché un homme


Union sacrée de dix-sept anciennes ministres françaises, de gauche comme de droite, de la communiste Michèle Demessine à la présidente Les Républicains (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, en passant par la socialiste Élisabeth Guigou, l'écologiste Dominique Voynet et la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde. Avouant s'être tues, au risque de passer rétrospectivement pour vantardes - la plus jeune n'a pas encore tout-à-fait 40 ans et la plus chenue a bonne mémoire, telle Yvette Roudy, 86 ans) - , toutes signent un appel contre le sexisme dans le Journal du dimanche (JDD) titré : "Nous ne nous tairons plus". 

En quelques années, les langues se sont déliées, osera-t-on affirmer, et les comportements de la nouvelle génération commencent à changer, nous assure-t-on, bien que Michou Sapin et Denis Baupin (ci-contre à gauche au mieux de son apparence), par qui le scandale arrive, n'aient plus rien pour inspirer la gaudriole, si tant est qu'ils aient jamais suscité un quelconque emballement des sens parmi le sexe faible d'hier qui se rebiffe aujourd'hui. 

"Il n'y a pas mort d'homme" 
C'est le commentaire sur l'affaire DSK signé de l'ancien ministre Jack Lang, il n'y a pas encore cinq ans, lors de la révélation de l’affaire du Sofitel 

et du "troussage de domestique", selon l'exemplaire Jean-François Kahn, journaliste co-fondateur du magazine Marianne qui critique pourtant tout ce qui lui tombe sous la plume. 

Cette phrase, mais aussi les remarques sexistes, gestes déplacés, ou comportement inappropriés, ces 17 ex-ministres ne veulent plus les laisser passer. Les jeunes filles des cités, de la Seine-Saint-Denis (!) aux quartiers nord de Marseille, y gagneront-elles le droit de quitter leur uniforme imposé par les grands frères, le pantalon ? Rien n'est moins sûr.

Montebourg a préféré renoncer
Tous les goûts sont  
dans la nature, mais bon....
Les dix-sept anciennes ministres en colère (froide ou réchauffée) sont l'incontournable Roselyne Bachelot, Michelle Demessine, Cécile Duflot, Elisabeth Guigou, Aurélie Filippetti, Chantal Jouanno, Nathalie Kosciusko-Morizet, Christine Lagarde, Marylise Lebranchu, Corinne Lepage, Monique Pelletier, Fleur Pellerin, Valérie Pécresse, Yvette Roudy, Catherine Trautmann, Dominique Voynet et Rama Yade.

Dame Trogneux, cougar de la haute finance

Ces nanties s’expriment au nom de toutes celles qui ne peuvent prendre la parole, une manie des politiques de parler pour les autres, les "sans dents" de Hollande étant à l'abri des mains baladeuses de patrons lubriques, tandis que Nathalie Arthaud, porte-parole des trotskistes de Lutte Ouvrière pour qui il ne peut être de harceleurs sexuels que les patrons et que les intrigantes et les actrices ne recherchent nullement les goujats au pouvoir. Et si vous pensez à ce gros plein de soupe de Sapin, vous n'avez pas fait le tour: il est suggéré de remonter encore l'échelle de l'Etat-PS.
C'est devenu une tare d'être "sévèrement burné" 
Les übersexuels ont droit de cité à Paris et les efféminés y ont leurs quartiers branchés sont assistés par la loi républicaine. Il est de bon ton d'être minoritaire entre deux genres, alors que le sexisme majoritaire est dénoncé, bien qu'il concerne - par nature - tous les milieux, les entreprises et accessoirement l’université, où on devrait avoir des arguments, les media, où on décrypte et analyse en longueur, outre la politique. Si proches qu'ils soient de la nature, les écolos ne sont pas de bois. La nuance est dans la maxime "pas vu, pas pris": c'est une question de méthode, de stratégie et de tact. Claude Bartolone a répudié sa conjointe pour sa secrétaire, mais n'a pas pus prendre l'Ile-de-France. Aucune "classe sociale" n’est épargnée, ni aucune communauté, mais aucune race n'est plus sévèrement frappée, en revanche, puisque la notion n'existe pas ou plus...

Cumulard, Baupin démissionne de la vice-présidence de l'Assemblée, mais garde une poire pour la soif...

Que Baupin siège toujours au Parlement européen, est-ce déplacer le problème? En matière de pédophilie, les laïcs anticléricaux ne critiquent-ils pas les simples mesures d'éloignement ?

Des collaboratrices, des salariées évoquent les SMS reçus par dizaines, les propos graveleux, provocateurs, les sous-entendus équivoques qui fleurissent à la montée de la sève, mais pas que: à la différence du 'ménage de printemps' chez la ménagère (oops !)par chance, la période de rut n'est pas réglée par les saisons chez l'homme. Et jusqu'aux attouchements, c'est-à-dire l'antique 'main baladeuse' qui était la marque virile des hommes que les femmes ne laissent pas indifférents. 
Passons par exemple la scène typique (ou fantasmée) dans un ascenseur de l'Assemblée nationale, qu'il faut dédramatisée chez l'adulte quand se déroulent des tournantes impunies dans les caves. Denis Baupin adore, dit-on, l'ascenseur et il était alors seul  avec une salariée, qui n'était donc pas avide de promotion. "Il lui a pincé les fesses, il s'est pris une baffe", décrivent plusieurs sources anonymes. C'est sain de part et d'autre, mais l'anonymat a quelque chose de merveilleux, quand on pense que personne n'avoue encore avoir été au courant, pas même la femme délaissée de Baupin, l'irrésistible Emma Cosse.
Cécile Duflot sur Denis Baupin (lien): "Je savais ce qui se disait par certains, mais il ne faut pas croire que ce cas est unique." Amalgame salissant de la classe politique dans son ensemble: tous pourris ? 
Sandrine Rousseau (EELV) raconte également ce jour d'octobre 2011 où Denis Baupin l'a plaquée contre un mur après une réunion avant d'essayer de l'embrasser, les mains non pas dans les poches (ce serait cavalier) mais sur la poitrine (ce qui est "inapproprié", sic !). A la différence du CSA (Conseil supérieur de l'audovisuel), l'un des deux -ou les deux- regardent-ils trop la télévision, ses films de service public et sa pub, que les media veulent faire payer sur leurs sites aux internautes, nantis et défavorisés, indifféremment ? 
Baupin soutenait la cause des femmes,
devant la presse, hors ascenseurs
La porte-parole d'Europe Ecologie-Les Verts s'est alors empressée de dévoiler l'histoire à deux membres de la direction du parti : aucune réaction de Cécile Duflot qui devait être aux manettes à l'époque. Le comportement de l'élu est en fait un secret de polichinelle et Sandrine Rousseau doit -pourtant- se résoudre à la loi du silence, ce qui est d'autant plus incompréhensible qu'en tant qu'une vice-présidente comme elle du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais a dû connaître la tentation d'assouvir une soudaine pulsion sur un jeune stagiaire ou un vieil acteur politique influent. Une loi du silence qu'elle a donc décidé de briser aujourd'hui, avec le soutien de d'autres femmes,vraies victimes, mères-la-pudeur notoires ou refoulées (re-oops !) qui se disent victimes de Denis Baupin (ou d'autres, car 17 victimes à l'actif de ce seul 'Don Juan' adipeux, c'est difficile à avaler). 
Tête de liste aux élections régionales de 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Rousseau Sandrine a rassemblé 4,83 % des voix et ses listes se sont faites éliminer dès le premier tour, ce qui laisse inévitablement un goût amer. 

Quand à Michel Sapin, ministre en activité, il nie  puis avoue une agression sexuelle

L'outrage s'est dérou­lé au Forum écono­mique de Davos en 2015, révèlent deux jour­na­listes du Point dans un livre qu'ils ont co-écrit. Ce nouveau cas de sexisme avéré démythifie encore un ministre de Hollande à Bercy : Michel Sapin, patron des Finances. Dans un livre,  Stépha­nie Marteau et Aziz Zemmour, racontent une scène vécue par une consoeur, lors d'un événe­ment majeur qui se tient chaque année dans la loca­lité suisse de Davos. Sapin Michel a eu des mots et des gestes tota­le­ment dépla­cés à l’égard d’une repor­ter appar­te­nant à un grand quoti­dien de presse natio­nal qui couvrait ce dépla­ce­ment.

La presse a désinformé, prenant la posture de la présomption d'innocence en faveur de ce puissant de Bercy.
Appa­rem­ment, lorsque la jeune femme au travail se pencha pour ramas­ser un stylo, le ministre lui aurait lancé un très "inapproprié" : "Ah, mais qu'est-ce que vous me montrez là ?", avant de faire "claquer" l'élas­tique de sa ... culotte. Ce moment avait déjà fait l’objet d’une mention dans une tribune publiée dans les pages de nos confrères de Libé­ra­tion, le 4 mai 2015 où quarante femmes jour­na­listes y dénonçaient alors le sexisme et certains agis­se­ments dont elles étaient régu­liè­re­ment victimes dans le milieu de la poli­tique. Élus et respon­sables de tous bords étaient ciblés par cette montée au créneau, sans qu’au­cun nom ne soit dévoilé.
Un an après, alors que le projet de réforme du code du Travail provoque la colère des élus et de la rue, le nom de Sapin est jeté en pâture: "S’il n’est pas expli­ci­te­ment nommé dans la tribune de Libé­ra­tion, il est clai­re­ment visé (…) C’est le loca­taire de Bercy", écrivent les auteurs du livre. Pour coro­bo­rer leurs révéla­tions, ils citent par ailleurs la char­gée de commu­ni­ca­tion de Michel Sapin qui aurait alors répondu en restant dns le flou, sans démen­tir et alimentant la suspicion : "C’était une blague potache et la jour­na­liste a pris la mouche, accuse cette femme. (…) Il ne comprend pas et est très étonné de la tour­nure qu’a pris l’af­faire".

Mais suite aux révé­la­tions publiées, le loup est sorti du bois. Cette fois, l'entourage du ministre nie. Huffing­tonPost offre ses colonnes à un Michel Sapin indigné qui s’in­surge contre des "allé­ga­tions inexactes et calom­nieuses". Il menace en outre "d’en­ga­ger toute action néces­saire pour faire respec­ter la réalité des faits". Les "yeux dans les yeux"... Mais Stépha­nie Marteau main­tient et précise que "cette scène s’est dérou­lée devant des témoins".
La toile s'enflamme alors et, sur Twit­ter, les internautes ne prennent pas de gants de latex et bap­ti­sent l'affaire de "#culottegate", sur fond d’in­di­gna­tion géné­rale. Certains dénoncent les faits avec hu­mour, mais d’autres, beau­coup moins second degré, réclament évidemment des comptes au chef du gouver­ne­ment et demandent même la démis­sion du ministre des Finances






Une péti­tion favo­rable à cette idée a même vue le jour. Elle est consul­table en ligne sur le site Change.org, mais sachez que, dès l'instant où vous y mettez le doigt, ce site vous harcèle ensuite.
Bref, cette fin de quinquennat a des relents de petite culotte. Il ne manquerait plus qu'Urvoas soit pris la main dans une petite culotte.

Les dix-sept "pétroleuses
 pétitionneuses" font aussi des propositions importantes pour mieux protéger les victimes.
Mais surtout, elles listent ce qu'elles veulent pour que ça change : des partis politiques qui prennent leurs responsabilités avec leurs élus - pesant sur leurs vies privées- et des changements dans la loi en faveur d'un "ordre moral" et de relations de genres corsetées entre élus politiques. Allongement des délais de prescription en matière d'agression sexuelle, possibilité pour les associations compétentes de porter plainte en lieu et place des victimes (la république des magistrats s'étend aux associations mises -comme promis par Hollande- à toutes les sauces), ou encore l'instruction donnée aux parquets de poursuivre systématiquement en cas de harcèlement (et vive l'indépendance des juges debout ! ).

L'Elysée aurait pris conscience de la problématique, assurait cette semaine un proche (anonyme et exemplaire) du président, assurant que de nouvelles mesures anti-harcèlement seront prises dans les prochains mois. 

Un nouveau thème sociétal porteur dans l'opinion publique, puisqu'une très large majorité de Français de gauche comme de droite – les femmes un peu plus que les hommes – veut davantage de sévérité. Et quelles sanctions ? Démission? Sursis ?
En attendant, France 2 va en faire un documentaire ou/et un film subventionné pour dénoncer les lois de la nature et les comportement "inadaptés" entre adultes majeur(e)s et vacciné(e)s. La traque de va s'étendre des personnes à la chambre à coucher et aux ascenseurs. La harceleuse Elise Lucet, trop à gauche et rentre-dedans, et le petit David Pujadas, trop à droite et consensuel, n'avaient pourtant aucune 'chance' d'y avoir ensemble des ébats. 

2 commentaires :

  1. Si ces bonnes femmes dénoncent aujourd'hui et emboitent le pas de médiapart, c'est en vue des prochaines élections............si elles ont subi elles même des agressions ou du harcèlement, elles avaient ou ont les moyens de se défendre. Pas comme la pauvre employé que même le policier refuse le dépôt de plainte et lui conseille une main courante qui elle ne sert à rien!

    Et les vieilles peaux qui draguent les jeunes hommes, c'est quoi.........
    Et les promotions canapés, elles en pensent quoi.....
    Et les bonnes femmes qui proposent se sauter un repas avec un collégue masculin ou féminin......

    Je note qu'aujourd'hui elles ne risquent plus rien ou pas grand chose.
    Si ces femmes ne savent pas de faire respecter par des gens qu'elles côtoient tous les jours, c'est dommage.

    Personnellement, et pendant toute ma carrière, aucun homme ne m'a manqué de respect. J'étais plutôt jolie, fine, élégante, longs cheveux etc..........

    Ou commence le harcèlement, un compliment du genre tu as une belle robe ou tu es belle, tu sens bon?????????

    IL FAUT ARRETER DE NOUS PRENDRE POUR DES JAMBONS.

    Ce type est un sale type comme dsk et d'autres. Tout le monde savait et tout le monde s'est tu ...........Il doit s'en passer de belles dans les partis et dans les couloirs de l'Assemblée nationale! Au sénat peut être aussi mais pas du même genre!
    Quel cirque...........le degré zéro de la politique.

    Il n'y a qu'en France qu'on voit ça, le mec présumé harceleur, harcèle la presse.
    Il n'y a qu'en France ou un type comme ça ne demissionne pas.
    Ha ces gauchos, juste bon à faire la leçon aux autres .......

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    1. Pas d'accord avec le terme de "bonnes femmes", mais il me semble vrai qu'elles ont manqué de jugement en s'enfermant dans leur gynécée. Le harcèlement sexuel concerne aussi les hommes ! Sauf si elles se harcèlent aussi entre elles! Peut-on exclure cette possibilité encore non évoquée ?

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