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lundi 30 mai 2016

Libération, repaire de journalistes arrogants qui méprisent les acteurs politiques et leurs lecteurs

Pluralisme et opposition défrisent les militants socialo-bobos de ce journal

"Le Figaro" comprend de travers les conclusions du FMI sur les causes du chômage (26 mai 2016)
Citant un rapport du FMI, le journal s'est emballé, selon Libération, qui lui explique que "neuf chômeurs français sur dix n’ont aucune chance de retrouver un emploi" du fait de leur profil inadapté. "Contaminant du même coup d'autres media", dont le magazine Le Point et la chaîne de radio Europe 1, estime le journal des hommes d'affaires Bruno Ledoux -propriétaire du siège du journal Libération et du Nouvel Economiste - et Patrick Drahi — président-fondateur du consortium Altice (SFR-Numericable) basé au ...Luxembourg et propriétaire du groupe L’Express, L’Expansion, notamment.
Tout cela pour admettre au final que "la formulation du Figaro («sur un taux de chômage total de 10% de la population, 9% correspondent à des chômeurs "structurels"») est de fait ambigüe." Libération fait la leçon tout en concédant que "la note du Fonds [FMI] mentionnée par le journal ne permet pas de trancher puisqu'elle ne donne aucun chiffre." Libération n'a-t-il pas pourtant tranché contre ses rivaux ?
Selon l'expert concerné du FMI, les 9% cités par le Figaro correspondent à un indicateur, le Nairu, pour Non-Accelerating Inflation Rate of Unemployment, (que Libération préfère ne pas traduire par "taux de chômage non accélérateur d'inflation", c'est-à-dire correspondant à un taux d'inflation constant), lequel est souvent considéré comme équivalent au taux de chômage structurel : en gros, il existe en France un chômage qui ne dépend pas de la conjoncture et que le FMI estime en effet à 9%.
Ce qui importe, c'est ce que pensent les Français de l'intox du gouvernement et non pas les tentatives de Libération (mais aussi de France Info, service public, notamment).

"Non, la hausse des radiations n'explique pas la baisse du chômage" (28 mai 2016)

Le journal militant conteste la déclaration d'Eric Ciotti : "Il y a des doutes [sur la baisse du chômage], on a vu qu’il y a une augmentation très forte des radiations : plus 8 % sur les listes de Pôle Emploi." D'entrée de jeu, sa journaliste, Pauline Moullot, fournit son commentaire avant de donner les faits. "L’annonce d'une forte diminution du nombre de demandeurs d'emplois en mars laisse l’opposition sceptique. Elle dénonce une baisse "en trompe l’œil" et, selon la militante, confond radiation administrative et défaut d’actualisation.




Mais Olivier Marleix ne sait pas de quoi il parle, puisqu'il est élu Les Républicains et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (1992), ainsi que titulaire d'un DEA de droit public ...
Dans le même camp, Eric Ciotti dénonce sur Radio Classique : "Il y a des doutes, on a vu qu’il y a une augmentation très forte des radiations : plus 8 % sur les listes de Pôle Emploi." Luc Chatel renchérit mercredi sur France Info : "Ce que je crains, c’est que ce soit une baisse en trompe l’œil. Tous ceux qui décortiquent ces résultats depuis hier soir montrent qu’il y a un impact par exemple du nombre de radiations, du nombre de stages."
De son bureau, Mlle Moullot leur reproche (sauf à Olivier Marleix, "rendons-lui justice sur ce point", condescend-elle) de ne pas différencier "radiation administrative" et "défaut d’actualisation", un distinguo ennuyeux sur une radio où le temps est compté.

Or, les désinscriptions ont bel et bien augmenté de 8 % et même 8,3 % exactement, soit une hausse est de 9,3 % sur un an. 
La demoiselle Moullot tente de minimiser l'importance des défauts d’actualisation, assurant que cette hausse n’est pas "massive", au regard des autres motifs de sortie des listes, et Eric Ciotti ne parle que d'une augmentation "très forte".

Ce que la journaliste partisane ne peut nier, c'est l’ augmentation des stages. Plus de 49.000 personnes sont sorties des catégories A, B et C car elles sont entrées en formation professionnelle. Elles étaient 45.000 en décembre. Sur trois mois, le nombre de personnes non comptabilisées car en formation a augmenté de 9,3 %. Sur un an, cette hausse s’élève à 10,6 %.
A cette désinformatrice militante, spécialiste auto-proclamée de la désintox, il est donc conseillé une cure de détox idéologique...  
"Loi travail : 2 000 euros de moins pour un routier, l'argument périmé de Martinez" (30 mai 2016)

L'illustration choisie par Philippe Martinez – les conséquences sur un chauffeur routier – est "contestable pour deux raisons", annonce Libération. La première est que la somme apparaît un poil gonflée. FO avait fait ses calculs et évoquait une perte comprise entre 312 euros pour un chauffeur effectuant 169 heures mensuelles et 2 250 euros pour un chauffeur effectuant 220 heures mensuelles. Jerôme Vérité, secrétaire général de la CGT des transports, ayant, lui, chiffré le manque à gagner annuel à 1 300 euros pour un chauffeur faisant 200 heures. Généraliser la somme de 2 000 euros à l'ensemble des salariés du secteur est un peu caricatural.
Autre raison: ces estimations étaient d'actualité dans le projet d'origine de la loi Valls, dite El Khomri. Or, les routiers ont manifesté contre et, après une semaine de blocages, ils ont obtenu son retrait du champ de la future loi… Jusqu'à une dizaine de jours, le 20 mai, ils étaient encore concernés par l'application de la mesure qui prévoyait des heures supplémentaires de routiers payées à 25%, au-delà d'un certain volume.

Libération finasse pour passer à la trappe le sort que réservait cette loi aux routiers - et encore aux autres secteurs économiques- sans les revendications et les blocages des routes par les transporteurs. Il faudrait le dire à Libération. FO et CGT se sont d'ailleurs félicités dans un communiqué commun que le gouvernement ait "lâché sur les heures supplémentaires du TRM [transport routier de marchandise]". 
Martinez voulait souligner le rôle des syndicats dans le bras de fer actuel.

"
Non, la loi travail n'introduit pas le communautarisme dans l'entreprise" (30 mai 2016)

Libération peut d'ores et déjà l'affirmer. Ne serait-ce que pour contredire le secrétaire général du Front national: L'eurodéputé "Nicolas Bay, n'a toujours pas compris que la nouvelle législation n'apporte rien de nouveau sur le sujet," assure le journal socialiste. Sa jeune journaliste Pauline Moullot (qui a fait ses "classes" à l’AFP de juin 2013 à décembre 2014, avant de rejoindre Libération en août 2015 et de cumuler en travaillant pour Reporterre, "en empathie avec les mouvements écologiste, altermondialiste, et alternatif.") a une expérience considérable qui l'autorise à ajouter avec condescendance: "On lui explique" (au conseiller municipal et régional)...
"Nicolas Bay répète son opposition à la loi travail en fondant son argumentaire sur une ineptie"(sic). Premier reproche à Nicolas Bay: il se réfère à l’un des 61 principes de la commission Badinter sur la liberté religieuse. Ce n'est pas son droit ! D'autant que, selon ce principe, énoncé par l'ancien Garde des Sceaux de Mitterrand, "la liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses, ne peut connaître de restrictions que si elles sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché."
Paradoxalement, Libération oppose au "plusieurs articles du code du travail, 132-1, 1133-1 et 1321-3 assurent la transposition des dispositions européennes sur les discriminations sur le lieu de travail et citent les convictions religieuses comme l’un des quatorze motifs de discrimination à l’encontre du salarié." Il n'est pas garanti que ces articles ne soient pas eux aussi "périmés" dans le texte final qui sera adopté, sans vote et contre le Parlement, par la force de l'article 49.3.

Libération aurait tellement à faire avec les seules déclaration de Stéphane Le Foll, pourtant porte-parole irascible du gouvernement, qu'il semble avoir renoncé.
PaSiDUPES signale à sa vigilance l'un des mensonges du ministre intermittent de l'Agriculture: lire le blog "Loi Travail - schizophrénie de l'exécutif : Sapin et Valls se contredisent sur une possible modification de l'article 2

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