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lundi 28 octobre 2013

Ecotaxe: les Verts nous pourrissent la vie et accessoiremnt la présidence de Hollande

"L'écotaxe se justifie totalement", maintient J.-V. Placé contre les intéressés en révolte 

Le sénateur EELV ne "comprend" pas la révolte des agriculteurs en Bretagne
Ecotaxe poids-lourds: des manifestants du Finistère
au portique écotaxe de Pont-de-Buis-les-Quimerch,
le 26 octobre 2013
"Il est normal de manifester. Mais pas de cette façon-là..."!
Ainsi, l'écolo radical a-t-il condamné les manifestants en lutte contre la mise en place de l'écotaxe. Fustigeait-il le camarade Joseph Bové, dit José à la différence de Staline, quand le vrai-faux paysan saccageait les champs de maïs ou "démontait" les MacDo's ? 
Lien PaSiDupes - "José BOVE, candidat condamné" 

Le gros bonhomme Vert est revenu sur les actions coup de poing menées par les agriculteurs bretons ce week-end. Il répondait  ce lundi aux questions d'Apolline de Malhebre sur BFMTV et RMC, en remplacement de Jean-Jacques Bourdin.  "On trouve normal ce type d'exactions?", s'est indigné le sénateur écologiste de l'Essonne.

Jean-Vincent Placé a continué de plaider en faveur de ce nouvel impôt
qui devrait être mis en place, comme prévu, selon lui.
Pour se justifier, il croit bon d'affirmer que l'écotaxe n'a pas été "inventée" par la gauche, mais par la "précédente majorité", en septembre et décembre 2007. Sous la pression des écologistes, les 10 candidats de la présidentielle 2007 avaient signé ce pacte. 

Avec son "Pacte écologique", la Fondation Nicolas-Hulot, avait  poussé au lancement du Grenelle de l'Environnement.
L'écotaxe avait dû être "reportée pour des raisons techniques",
 au 1er janvier 2014. L'écologiste sectaire ne rappelle pas en revanche qu'en 1999, le gouvernement socialiste de Lionel Jospin a cherché à instaurer une écotaxe pour financer le passage aux 35 heures mais que le projet a été invalidé par le conseil constitutionnel.

"
L'objectif est simple: renchérir un petit peu le prix du transport routier" pour lutter contre la pollution et "rapprocher la production de la consommation", a minimisé le patron des Verts (EELV) au Sénat. 

VOIR et ENTENDRE le boulet du gouvernement assurer que l'écotaxe "se justifie pleinement pour toute la France":




"Pédagogie et autorité"

S'ils sont violemment opposés au système, Jean-Vincent Placé s'est étonné des exonérations dont les Bretons pourront bénéficier. "La Bretagne est exonérée à 50%, la nationale 164 est exonérée, la filière lait est exonérée", a-t-il listé, inconscient qu'elles engendrent  des inégalités que le Conseil Contitutionnel pourrait sanctionner. "Et pourquoi pas le Pays basque?", s'est exclamé le Vert né en Corée.

Le responsable écologiste met en cause la "mono-activité" de la Bretagne dans le domaine agro-alimentaire. 
"Le gouvernement peut faire un geste", mais "il n'a pas vocation à le faire sur l'écotaxe", a jugé Jean-Vincent Placé, plaidant pour un plan de "reconversion écologiste de la Bretagne" et soulignant, à ce titre, l'action du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.
VOIR et ENTENDRE le ministre, à défaut de Guillaume Barot, escort boy de Ayrault et Hollande, et pourtant chargé de l'agroalimentaire:

Demandant au gouvernement de faire preuve de "pédagogie et d'autorité",
Placé s'est fait plus péremptoire. "Si le gouvernement cède, il ne faudra pas s'étonner qu'il n'ait plus aucune autorité sur rien..."

"On ne peut pas ménager tout le monde"


Quand Joseph va aux champs
c'est pour les saccager
Jean-Vincent Placé souffle le chaud et le froid sur le pouvoir. Aujourd'hui, il demandait un changement de cap politique au gouvernement. "Je constate qu'il y a eu une politique d'austérité et de rigueur assez soutenue", rappelant "les réductions dans le budget de l'écologie, mais pas seulement..."
"Il cherche à ménager tout le monde. Or à un moment donné, on ne peut pas ménager tout le monde. Moi ce que je demande, c'est une politique de gauche, écologiste et sociale...", a insisté Jean-Vincent Placé.

Avez-vous noté la solidarité des extrémistes de gauche de la Confédération paysanne?

samedi 12 juin 2010

Faut-il réviser le système d'imposition des journalistes

Leur exonération pour frais d'emploi (2008)

Les journalistes sont-ils des contribuables comme vous et moi ?
Les journalistes sont assujettis à l’impôt sur le revenu, comme tous les citoyens salariés [c'est fou qu'il faille apporter la précision !] Néanmoins, les conditions d’imposition sont différentes de celles d’autres catégories qu’il est utile de bien connaître pour éviter les problèmes avec les fonctionnaires [le mot "services" serait moins stigmatisant...] chargés du contrôle et, notamment, en cas de signification de l’ouverture d’une procédure de redressement.

=> Allocation pour frais d’emploi
Les journalistes peuvent déduire de leurs revenus imposables une allocation pour frais d’emploi de 7650 €.
Ils doivent rectifier la déclaration remplie préalablement par l’administration et se basant sur les déclarations des employeurs.
Exemple : un journaliste qui a gagné 25 000 € au cours de l’année [combien de fois le SMIC ?] devra rectifier la somme remplie préalablement et la remplacer par la somme de 17 350 € (25 000 – 7650).

Cette allocation a été négociée en 1998 [le dialogue est donc possible?] après trois longues années de lutte par les organisations syndicales [alors voilà pourquoi la presse périclite ? Il ne fallait donc pas s'imaginer que la liberté de la presse était menacée !], pour remplacer l’abattement de 30 % supprimé par le gouvernement Juppé.

Les dispositions applicables aux journalistes et assimilés ont fait l’objet d’une note circulaire de l’administration fiscale (BOI 5 F-14-99) qui dit : « La rémunération des journalistes et assimilés est considérée à hauteur de 7650 € comme représentative d’une allocation pour frais d’emploi utilisée conformément à son objet et, à ce titre, exonérée à due concurrence d’impôt sur le revenu. Les personnes concernées Ce dispositif vise les professions journalistiques énumérées au 1° de l’article 81 du code général des impôts à savoir :
les journalistes,
les rédacteurs,
les photographes,
les directeurs de journaux [la CGT lutte pour que les patrons aussi bénéficient d'allègements...],
les critiques dramatiques et musicaux
Le bénéfice de ce dispositif est lié à l’exercice effectif de la profession de journaliste.
Par conséquent, la simple possession de la carte d’identité professionnelle de journaliste ne permet pas à elle seule de bénéficier de ces dispositions. A l’inverse, l’ exercice de la profession de journaliste de manière effective et continue sans détention de la carte ouvre droit au bénéfice de ces dispositions. Les blogueurs anonymes y ont-il droit ?
La portée de l’exonération = cadeau
Les rémunérations des journalistes et assimilés sont, à concurrence de 7 650 €, représentatives d’allocations pour frais d’emploi effectivement utilisées conformément à leur objet. A ce titre et dans cette limite, elles sont donc exonérées d’impôt sur le revenu.

Cette exonération est acquise aux intéressés sans qu’ils aient besoin d’apporter la justification de l’utilisation de cette somme qui ne peut donner lieu à aucune vérification de la part de l’administration. L’exonération s’applique aux seules rémunérations perçues ès qualités et dans le cadre effectif de la profession, à l’exclusion des revenus de remplacement, telles que les indemnités d’assurance chômage ou les indemnités journalières de maladie. »

Option des frais réels

Les journalistes pourront toujours opter pour les frais réels. Il s’agit d’un choix individuel, qui, pour être intéressant, doit être justifié par des frais professionnels importants. C’est un calcul à effectuer avant de prendre sa décision. L’option peut se justifier lors de l’achat d’ordinateur, d’appareil photo numérique. Rappelons que les frais réels doivent être justifiés et obligent le journaliste à fournir les factures. Attention : l’option des frais réels suppose, outre l’abandon de l’allocation pour frais d’emploi, l’abandon de l’abattement de 10 %.

Réintégration de frais
Certains frais exposés lors des reportages et remboursés par l’employeur doivent être rajoutés à la rémunération imposable. Pour la déclaration des revenus de 2005, une circulaire de la Direction générale des impôts fixait la règle suivante :

« Les allocations pour frais d’emploi effectivement accordées par l’employeur, en sus de la rémunération, doivent être ajoutées au montant brut de la rémunération imposable des intéressés ; la prise en compte des frais est en effet déjà effectuée par l’exonération de 7 650 € de leur rémunération.

Doivent ainsi être rajoutés à la rémunération des intéressés les remboursements dont ils ont bénéficié qui correspondent aux seuls frais leur incombant personnellement à raison de l’exercice de leur profession.

Pour les journalistes : ces frais sont rajoutés à la rémunération imposable pour un montant annuel maximum de :
1 905 € lorsque le salaire ne dépasse pas 763 € par mois,
3 430 € lorsque le salaire excède 763 € par mois. Pour les professions "assimilées" : il n’existe pas de montant maximum.

Subterfuge... Au contraire, les remboursements de dépenses avancées provisoirement par les intéressés pour le compte de l’employeur (« frais d’entreprise ») ne sont pas à inclure dans leur rémunération imposable. »

Frais de reportage et de voiture
Les frais de reportage sont remboursés par l’employeur. Mais l’administration fiscale soumet ces remboursements à un plafond. C’est-à-dire que tous les frais excédant les montants ci-dessous doivent être réintégrés aux salaires à déclarer. La circulaire de l’administration fixe ainsi les plafonds :

Indemnités de repas
Indemnités de repas sur le lieu de travail (par exemple, « primes de panier ») versées aux salariés contraints de prendre leur repas sur le lieu de travail en raison de conditions particulières d’organisation ou d’horaires de travail (travail en équipe, travail posté, travail continu, travail en horaire décalé ou travail de nuit) : 5,20 €.
Indemnités de repas hors les locaux de l’entreprise (par exemple, « primes de chantiers ») versées aux salariés qui travaillent hors les locaux de l’entreprise lorsque les conditions de travail les empêchent de regagner leur résidence ou leur lieu habituel de travail pour le repas et qu’il n’est pas démontré que les circonstances ou les usages de la profession les obligent à prendre ce repas au restaurant : 7,70 €.

Indemnités de repas lors d’un déplacement professionnel versées aux salariés en déplacement professionnel et empêchés de regagner leur résidence ou lieu habituel de travail qui prennent leur repas au restaurant : 15,50 €. Indemnités de grand déplacement en métropole Par repas : 15,50 €

Logement et petit déjeuner (par jour) :
Paris et « petite couronne » (départements 92, 93 et 94) : 55,80 € ;
Autres départements : 41,30 €. Indemnités de grand déplacement dans les DOM-TOM ou à l’étranger Barème des indemnités journalières allouées aux personnels civils et militaires de l’Etat envoyés en mission temporaire dans les DOM-TOM ou à l’étranger (groupe I)

Les indemnités kilométriques, versées aux salariés qui utilisent leur véhicule personnel pour leurs déplacements professionnels, sont réputées utilisées conformément à leur objet à concurrence des montants résultant de l’application du barème du prix de revient kilométrique publié chaque année par l’administration.

Le salarié est tenu de justifier, sur demande de l’administration, du moyen de transport utilisé, de sa puissance fiscale ainsi que du kilométrage qu’il a parcouru à titre professionnel. Dès lors qu’ils sont pris en compte par la déduction forfaitaire de 10 %, les remboursements de frais de véhicule pour le trajet domicile lieu de travail ne sont pas exonérés d’impôt sur le revenu. »

Exclusions
La circulaire fiscale dit : « L’exonération s’applique aux seules rémunérations perçues ès qualités et dans le cadre effectif de la profession, à l’exclusion des revenus de remplacement, telles que les indemnités d’assurance chômage ou les indemnités journalières de maladie.

Attention ! Si la rémunération perçue comme journaliste ou assimilé est inférieure à 7 650 €, le solde non imputé des 7 650 € ne peut pas être déduit sur le salaire perçu au titre de l’exercice éventuel d’une autre activité. » Le journaliste en congé de maladie et au chômage perd donc le bénéfice de l’allocation pour frais d’emploi, de même que le retraité.

Particularités et proratisation

La circulaire de la DGI apporte un certain nombre de précisions pour certaines particularités d’application. « En cas de modification de la situation familiale dans l’année (mariage, divorce, séparation de corps). La limite de 7 650 €, dans laquelle la rémunération des journalistes et assimilés est réputée être représentative de frais d’emploi, doit être répartie entre les périodes d’imposition au prorata des rémunérations déclarées au titre de chacune d’elles.

Exemple : en cas de mariage le 12 avril et pour une rémunération annuelle égale à 28 000 €, la répartition des rémunérations selon leur date d’encaissement est établie comme suit :
7 000 € pour la période d’imposition avant mariage, soit 25 % de la rémunération annuelle ;
21 000 € pour la période d’imposition après mariage, soit 75 % de la rémunération annuelle. La limite de 7 650 € est donc répartie entre ces deux périodes dans les mêmes proportions :
1 913 € pour la première période d’imposition
5 737 € pour la deuxième. En cas d’année d’activité incomplète. L’exonération doit être calculée en fonction de la durée de l’exercice effectif de l’activité.

L’exonération est donc ajustée par application d’un prorata déterminé en nombre de mois d’exercice effectif de l’activité, la limite de 7 650 € étant répartie sur 12 mois. Exemple : début d’activité le 15 octobre, soit exonération à hauteur de 7 650 x 3/12.

Remarque : lorsqu’un salarié exerce une même profession auprès de plusieurs employeurs, la somme de 7 650 € sera déduite une seule fois de l’ensemble des rémunérations nettes annuelles perçues. » La question de la proratisation fait l’objet de nombreuses interprétations.
Dans un courrier du 30 décembre 2004, M. Jean-Louis Gautier, sous-directeur du contrôle fiscal à la DGI, écrivait au SNJ-CGT :

Journalistes exclus de l’allocation

L’administration considère que « la déduction forfaitaire prévue à l’article 81.1° du code général des impôts est susceptible d’être accordée aux contribuables qui exercent effectivement une activité de journaliste, c’est-à-dire qui apportent une collaboration intellectuelle permanente à une publication périodique en vue de l’information de ses lecteurs, relative à des événements d’actualité, sans aucune distinction en fonction de la périodicité des publications ou de leur spécialité (notamment CE 1/04/92 n° 88837) .

Cotisation syndicale

Rappelons que la cotisation à un syndicat professionnel est déductible des impôts sur le revenu.
Le taux de réduction est aujourd’hui de 66 % du montant de la cotisation annuelle , à concurrence de 1% du salaire total.
Source SNJ-CGT
Pour tout le reste, la suite dans un prochain article.

vendredi 30 octobre 2009

Enfin plus de moralité dans les régimes fiscaux des sportifs professionnels ?

Mais à quand ceux des journalistes ?
Clichés et a priori
de la lutte des classes ringarde

Salaire d'un footballeur de Ligue 1


En moyenne, un joueur évoluant en Ligue 1 touche 40 000 euros par mois, soit 480 000 euros bruts par an. Ce chiffre cache évidemment de grandes disparités. Les clubs restent très discrets sur les sommes versées à leurs joueurs.
Selon les chiffres du magazine France Football, sur la saison 2005-2006, c'est le rebelle Fabien Barthez qui pointait en tête des gains de Ligue 1 avec près de 3 millions d'euros annuels versés par l'Olympique de Marseille. Un salaire qu'il a dû nettement réviser à la baisse avec son arrivée à Nantes... Derrière lui figuraient les Lyonnais Juninho (2,76 M€/an), Wiltord (2,65 M€/an), Diarra (2,6 M€/an), Pedretti (2,58 M€/an), les Monégasques Marco Di Vaio (2,4 M€/an), Javier Chevanton (2,1 M€/an)...

Et Vikash Dhorasso qui a tenu à apporter publiquement son soutien à Sa Cynique Majesté Royal: « Ségolène parle de solidarité, de justice sociale, d'entraide, ... », combien palpe-t-il, pour exprimer sa solidarité avec les Smicards ?

Quant à Lilian Thuram, ancien champion du monde 98 et soutien en sous-main de l'amère Royal, combien avoue-t-il ?
Zinedine Zidane
, mais la tête nous en tourne...

En Ligue 2, les salaires de misère s'échelonnent entre 2 015 et 20 000 euros par mois.

Marie-George Buffet, ministre communiste des Sports, avait préservé les « niches fiscales » des sportifs dorés sur tranche. L'Assemblée mettent bon ordre aux inégalités fiscales.

Les députés ont en effet décidé jeudi de mettre fin à certains avantages fiscaux des sportifs professionnels, au premier rang desquels les footballeurs, au grand dam des députés UMP anciens sportifs comme David Douillet et Jean-François Lamour, lequel s'en mélange les crayons sur les boutons de vote électronique.
Les deux députés UMP et anciens champions olympiques, Jean-François Lamour et David Douillet, tout juste élu dans les Yvelines, désapprouvent.

Un amendement d'Yves Bur (UMP), finalement soutenu par les ministres Roselyne Bachelot (Santé) et Eric Woerth (Budget), a même déjà été adopté en ce sens par 91 voix contre 22 dans le cadre de l'examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2010.
Concrètement, la mesure prévoit de mettre fin au 31 décembre 2009 à des exonérations fiscales liées au "droit à l'image" des sportifs, un dispositif voté en 2004 et censé disparaître en 2012.

L'opposition va -t-elle découvrir que les députés UMP ne se font pas entre eux les cadeaux que le PS accordait aux siens ?

mardi 1 janvier 2008

Le gouvernement au secours des frénétiques du médoc

Des franchises médicales soutiendront les Français
A partir du 1er janvier aussi, les franchises médicales s'appliquent sur les boîtes de médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires, rappelle mercredi dans un communiqué la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM).
Instaurées par le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), les franchises médicales, qui laissent à la charge des patients une partie de certains frais médicaux, ont fait l'objet d'oppositions fortes d'associations extrémistes, de professionnels de santé de gauche et de syndicats conservateurs. Tous veulent laisser le système de solidarité se dégrader jusqu'au point de non retour. Le tou de la Sécurité Sociale n'est pour eux jamais trop profond.


Le montant de la franchise, rappelle la Cnam, est de 50 centimes d'euros par boîte de médicaments et par acte paramédical et de 2 euros par transport sanitaire, et ne pourra excéder un plafond global de 50 euros par an. En pratique, cette somme sera déduite au fur et à mesure des remboursements effectués par les caisses d'assurance maladie, explique le communiqué.

En cas de tiers-payant, la franchise est déduite d'un remboursement ultérieur.
Les bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMUC) les enfants et les femmes enceintes en sont exonérés, rappelle la CNAM.

Un plafond journalier a été mis en place pour les actes paramédicaux et les transports sanitaires : on ne pourra pas déduire plus de 2 euros par jour sur les actes paramédicaux et 4 euros par jour pour les transports sanitaires.

Un rapport sera présenté tous les ans devant le Parlement pour préciser l'affectation des montants correspondant aux franchises, précise la CNAM.
Le Conseil constitutionnel a validé ces franchises le 13 décembre, repoussant la requête des parlementaires socialistes qui, fin novembre, leur avaient demandé de les censurer au nom des "principes constitutionnels qui garantissent le droit à la santé pour tous et l'égalité devant la solidarité". Un droit pour tous n'est applicable que s'il est financé.
Pour le Conseil, cette franchise "répond aux exigences constitutionnelles liées à l'équilibre financier de la sécurité sociale". Il a toutefois demandé que son montant ne remette pas en cause "les exigences du onzième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946", qui garantit "à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé".
Le gouvernement ne voit pas son application autrement, quoi qu'en disent les polémistes conservateurs réfractaires aux réformes et à l'assainissement du budget. Les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU), les enfants, les jeunes de moins de 18 ans et les femmes enceintes en sont exonérés.

Le produit de ces franchises, estimé à 850 millions d'euros, servira à financer les investissements consacrés à la lutte contre le cancer, la maladie d'Alzheimer et l'amélioration des soins palliatifs. Un rapport sera présenté chaque année devant le Parlement pour préciser l'affectation des montants correspondant aux franchises.