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lundi 24 décembre 2018

Voeux de Noël, depuis la Syrie

Les Chrétiens d'Orient sont en souffrance

Ce sont des minorités plus ou moins opprimées vivant en Irak, en Syrie (photo ci-dessous), en Israël et au Liban (Maronites), en Egypte (Coptes), en Iran ou en Turquie, en Inde, au Pakistan et en Indonésie.


En France


L’église Saint-Martin de Langrune-sur-Mer (Calvados), qui date en partie du XIIIe siècle et qui est classée aux Monuments historiques, a reçu la "visite" d’un ou de plusieurs vandales? en 2013. 
Au moment de fermer l’église, les responsables de ce lieu saint ont constaté de nombreux dégâts : livres de chants et brochures déchirés, fleurs jonchant le sol, cierges brisés, etc. Plus grave encore : des traces de tentative d'incendie ont été notées sur des ornements en tissu, montrant que les vandales avaient l’intention de mettre le feu au sanctuaire. 

La gendarmerie enquête. Les vandales courent toujours…

Et la presse efface les traces !


samedi 15 août 2015

15 août: Notre-Dame de Paris a sonné en solidarité avec les Chrétiens d'Orient

Les cloches de Notre-Dame ont sonné samedi 15 août à midi Avec une intention particulière 

Le soutien aux Chrétiens d'Orient était associé à la célébration de l'Assomption de Marie, 

dans le cadre d'une opération rejointe par plusieurs diocèses à l'étranger.

VOIR et ENTENDRE le reportage minimaliste de l'AFP (exploité par 20Minutes, sans commentaire ni témoignages: le minimum syndical !), à la limite de l'indécence, en termes de respect des droits de l'homme, fût-il chrétien:

A Sarcelles
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dimanche à Sarcelles (Val-d'Oise) pour dénoncer un "génocide" des chrétiens d'Orient et demander à la France et à la communauté internationale d'agir.


dimanche 5 avril 2015

"Chrétiens d'Orient": des politiques -sauf l'extrême gauche- condamnent le parti-pris de la RATP...

Dans "Chrétiens d'Orient", le mot "chrétiens" indispose les laïcs de France

Des Français effacent la chrétienté du paysage français

Le métro est à certains,
mais non aux autres
La RATP a refusé d'apposer la mention "au bénéfice des chrétiens d'Orient" sur une affiche de promotion d'un concert du groupe 'Les Prêtres', au nom de la "neutralité du service public." Des dirigeants politiques de tout bord ont condamné dimanche ce refus des syndicats cogestionnaires du service public dont sont exclus les Chrétiens.

250 affiches annonçant dans le métro le concert en juin du groupe "Les prêtres," dans la célèbre salle parisienne de l'Olympia. Ces chanteurs n'ont commis qu'une seule faute, celle d'être catholiques et auteurs d'albums à succès et d'offrir leur concert était "au bénéfice des Chrétiens d'Orient".

La RATP, Régie autonome des transports parisiens, est un établissement public à caractère industriel et commercial au service de tous, sauf des Chrétiens, puisqu'il a refusé cette mention, officiellement au nom du "principe de neutralité du service public" dans "le contexte d'un conflit armé à l'étranger," mais clairement au prétexte d'une laïcité étroite et partisane.
Des Français s'insurgent contre le totalitarisme de la gauche syndicale

"Je suis sidéré, je suis profondément républicain (...) Mais c'est honteux, je demande à la RATP de régler le problème dès demain" mardi, s'est emporté le chef de file des sénateurs EELV, Jean-Vincent Placé, sur BFMTV.

"Sur les chrétiens d'Orient, avec le génocide qui est en cours par les barbares de Daesh et d'al-Qaïda, je pense que la RATP aurait dû réfléchir à ce qu'est la solidarité: ce n'est pas une atteinte à la laïcité, quelle que soit la religion des gens", a renchéri sur la même chaîne le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde. Il explique que "la RATP a fait une faute de jugement à deux titres: sur la laïcité et sur la solidarité".
VOIR et ENTENDRE Monseigneur Di Falco avouer qu'il commence à comprendre comment est arrivée la Shoah:


Thierry Solère, député UMP
des Hauts-de-Seine, avait tranché plus tôt: "C'est une faute. On ne peut pas prendre le débat sur la laïcité comme prétexte à des choses de cette nature". Proche de Bruno Le Maire, Thierry Solère avait demandé à la RATP, lors du Grand Rendez-Vous (Le Monde, i-télé, Europe 1), de "ne pas être dans cette application bébête des grands principes de la laïcité".

"En ce jour de honte à la RATP qui je l'espère présentera ses excuses", a twitté la députée UMP des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer.

Le député UMP Éric Ciotti est intervenu samedi auprès de Manuel Valls: "La RATP étant une entreprise publique, je demande au Premier ministre d'intervenir, afin de mettre fin à la censure" de l'affiche de concert sur laquelle la RATP refuse de laisser figurer la mention "au bénéfice des Chrétiens d'Orient". 
"La censure de cette campagne qui ne remet aucunement en cause le principe de neutralité religieuse constitue une négation du massacre dont sont victimes les chrétiens d'Orient", a déploré le député des Alpes-Maritimes. "En outre, en déclarant pour se justifier ne pouvoir prendre parti dans un conflit de quelque nature qu'il soit la RATP et sa régie publicitaire Metrobus placent sur le même plan Daesh et les chrétiens d'Orient", a-t-il ajouté.

Le président de Debout La France, Nicolas Dupont-Aignan, a lui aussi condamné cette décision de la RATP. "Le gouvernement doit ordonner immédiatement à la RATP de revenir sur sa décision et laisser apporter un vrai soutien à ces millions de civils menacés d'extermination culturelle, voire physique, par le mouvement terroriste et totalitaire dit Daesh", a-t-il demandé dans un communiqué. 

Dans un communiqué, le président du groupe d'amitié France-Syrie et 
député PS Gérard Bapt, a commenté pour sa part: "La laïcité n'impose pas d'omettre le devoir de sa solidarité avec une minorité religieuse constituant une cible privilégiée de Daech et de ses alliés".

Sur twitter, la présidente du FN, Marine Le Pen, a adressé "une pensée particulière et émue pour les Chrétiens d'Orient et tous les persécutés en raison de leur foi", sans toutefois faire référence explicitement à la décision de la Régie de transports.

La coordination des Chrétiens d'orient en danger (Chredo) a saisi en référé vendredi le tribunal de grande instance de Paris afin de contraindre la RATP et Métrobus à permettre la mention "au bénéfice des Chrétiens d'Orient".

Juillet 2014: Ni vu, ni connu, alors que la dette publique de la France conduit le pays à la banqueroute, François Hollande avait débloqué 11 millions d'euros pour l'aide humanitaire à Gaza...


Etrangement, les élus et militants d'extrême gauche ont manqué une occasion de plus de démontrer qu'ils sont les démocrates et humanistes tels qu'ils s'autoproclament.

lundi 15 septembre 2014

21 septembre 2014 : manifestation de soutien aux chrétiens d’Orient, à Paris

Les Français moins indifférents que les media

Bordeaux: manifestation en faveur des chrétiens d'Orient soutenue par le cardinal-archevêque

Près d'un millier de personnes se sont rassemblées samedi à Bordeaux pour dénoncer les "persécutions" des chrétiens en Irak, avec le soutien du cardinal-archevêque de Bordeaux, Jean-Pierre Ricard, qui a appelé à une "riposte internationale" pour mettre fin à ce qu'il a qualifié de "purification ethnico-religieuse"."Il est bon qu'au niveau international et au niveau de nos gouvernements s'organise une riposte à cette forme de terrorisme qui ne restera certainement pas cantonnée dans cette région du monde", a déclaré Mgr Ricard.

Mobilisation de Chrétiens de France
à Paris, le 27 juillet 2014
Dans le public on reconnaissait des personnalités issues de milieux très différents. Joan Taris, président départemental du MoDem conduisait une délégation et l'élu Bordelais Pierre Hurmic (EELV) était là, "à titre personnel". On a pu également voir le père Yannick Vella, curé de la paroisse bordelaise, catholique et traditionaliste, de Saint-Eloi. A l'issue du rassemblement, Joan Taris a indiqué qu'il avait quitté la manifestation après la déclaration d'un Irakien converti au christianisme. Lequel, selon l'élu centriste, faisait l'amalgame entre "Islam et islamisme". "Cela ne change en rien notre solidarité avec les chrétiens d'Orient" a-t-il déclaré. D'autres élus, tels Nicolas Brugère et Brigitte Collet, adjoints au maire de Bordeaux, ont également quitté le parvis des droits de l'homme avant que le rassemblement se termine. Pour les mêmes raisons.


VOIR et ENTENDRE un reportage consacré au rassemblement de juillet dernier à Paris:

L'archevêque de Bordeaux était venu soutenir cette manifestation organisée par le Collectif de défense des chrétiens d'Orient",
 
deux jours avant la tenue à Paris de la conférence internationale sur l'Irak et la lutte contre "l'organisation terroriste l'Etat islamique" dont il a dénoncé "la barbarie", les persécutions de l'Etat Islamique, "son idéologie totalitaire, criminelle et barbare".

Les mani- festants brandis- saient de petits drapeaux représentant le "noun", ce signe, en forme de "n" inscrit par les islamistes sur les maisons des chrétiens et devenu le symbole du soutien à cette communauté.

"Depuis plusieurs années déjà, les Chrétiens d'Orient subissent un véritable calvaire sur la terre qui a vu naître le christianisme. Ces dernières semaines, la situation s'est aggravée. La question de leur survie est désormais posée", dénonçait Aurélien Dufour, représentant du collectif.

De la tribune où flottaient des drapeaux irakiens et libanais, le cardinal a lancé un appel: "Il faut défendre la liberté religieuse et dire 'non' à cette purification ethnico-religieuse". Sur deux banderoles, on pouvait lire: "Halte au génocide !" ou encore "Aujourd'hui l'Orient, demain l'Occident".

Entre mourir ou se convertir à l’islam, certains choisissent de s’exiler. Bashar et sa mère sont à Lyon depuis 5 ans, où s’est tenue ce dimanche une messe de soutien.VOIR et ENTENDRE ce témoignage de chrétiens d'irak exilés en France:

"Aidez-nous, aidez-nous !"
, a lancé à son tour un porte-parole du collectif, Ephrem Jacob, en demandant au gouvernement français de permettre aux chrétiens persécutés, qui "sont ici pour un temps que nous espérons très court, de vivre dignement en obtenant la carte de séjour pour travailler".
"Des centaines de milliers de réfugiés sont dans une détresse extrême".  "Il faudra accueillir les chrétiens d'Orient qui voudront immigrer" a ajouté le cardinal. 
L'évêque de Bayonne, monseigneur Aillet, a également pris la parole ainsi le père Nabil Mouannes, prêtre de la paroisse maronite et arabophone de Bordeaux. 

Où et comment témoigner sa solidarité aux chrétiens d’Irak ?

► Dimanche 14 septembre, de 14 heures à 15h30 - la presse vous a-t-elle informés ? - manifestation pacifique place de la République à l’appel du collectif « Nous sommes tous des chrétiens d’Irak ». La pétition appelant à ce rassemblement a reçu le soutien de Laurent Wauquiez (député-maire du Puy-en-Velay), Valérie Boyer (député-maire des 11è et 12è arrdt de Marseille), Elie Aboud (député de l’Hérault), Bernard Chenevez (Semaines Sociales de France), Henri Joyeux (ex-président de Familles de France, membre du CESE), Joseph Thouvenel (CFTC)...
► Vendredi 19 septembre, de 18 h 30 à 20 heures, le centre spirituel du Hautmont propose une conférence avec Remy Chassaignon, membre du conseil d’administration et délégué régional à Lille de l’association des Oeuvres du Saint- Sépulcre de Jérusalem. « Nous prendrons le temps de nous informer et de comprendre ce qui se joue aujourd’hui, de poser les bonnes questions et de nous interroger sur le rôle que chacun peut jouer ».
► Samedi 20 septembre, à 18 heures, une messe pour l’Irak sera célébrée par la Province de France des dominicains au couvent de l’Annonciation, 222 rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris, en présence des frères irakiens actuellement en France. Elle devrait être présidée par Mgr Youssef Thomas Mirkis, op, archevêque de Kirkouk, s’il peut comme prévu se rendre en France, et serait dans ce cas, suivie d’un échange avec lui et les frères sur la situation actuelle en Irak.
►Dimanche 21 septembre, le Jour du Seigneur modifie sa programmation afin de consacrer la première partie de son émission à la situation critique des chrétiens en Irak. Invité : Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient.
► Dimanche 21 septembre,de 17h à 19h, dans la salle de conférence de la cathédrale d’Evry, le sociologue Omero Marongiu-Perria interviendra sur le thème « L’islam et le radicalisme : LA différence ». Oganisée par le service diocésain des relations avec l’islam, la conférence se tiendra sous la présidence de Mgr Michel Dubost.
► Mardi 23 septembre, à 20h30 à l’église Saint-Pothin, Lyon 6ème, conférence sur la situation des chrétiens d’Irak, avec le P. Anis Hanna, dominicain d’origine irakienne, aujourd’hui aumônier dans le Rhône. La conférence sera suivie d’un temps de prière.
► Mercredi 24 septembre, de 12 heures à 13h15, dans la salle Jean-Paul II de l’Université catholique de Lyon, une table-ronde se tiendra sur le thème  : « Les chrétiens à l’épreuve de l’Etat islamique ». Elle réunira le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, Fabrice Balanche, directeur du Gremmo et Joseph Yacoub, professeur honoraire à l’UCLy.
► Mercredi 24 septembre à 20h30, conférence sur l’avenir des minorités en Irak, avec le P. Muhannad Al-Tawil, curé de la paroisse chaldéenne de Lyon, Natalia Trouiller, directrice de la communication du diocèse de Lyon, et Jean-Frédéric Poisson, député (PCD) des Yvelines. La soirée est organisée chez les Lazaristes, Lyon 5ème.
► Jeudi 2 octobre, à 19 heures, repas en soutien aux chrétiens d’Irak et lancement du jumelage Lyon-Mossoul dans les jardins de l’archevêché, Lyon 5ème. Ouvert à tous, sur inscription, dans la limite des places disponibles.
► et toujours l’opération #LightForIraq pour poster un message vidéo ou une prière à l’intention des chrétiens d’Irak.

dimanche 10 août 2014

Des chrétiennes vendues comme esclaves en Irak

Et qu'est-il advenu des 200 lycéennes nigérianes enlevées par Boko-Haram

L'Etat islamique s'attaque à la communauté chrétienne d'Irak
Là comme ailleurs, les islamistes sèment partout le chaos.  Les femmes irakiennes sont d'ailleurs vendues comme esclaves sur les souks des villes. Alors que Barack Obama a annoncé que les USA autorisent des frappes aériennes ciblées, une députée irakienne s'est insurgée au parlement irakien.
La députée irakienne Vianne Dakhil, a tenu à s'exprimer sur le sort de sa communauté chrétienne, les yazidites, mais aussi sur les autres minorités persécutées. Cela s'est passé mardi, lors d'une séance traditionnelle du parlement. Initialement, il était prévu qu'elle évoque un autre sujet. Elle en a profité pour livrer un témoignage poignant.

En sanglots, elle terminera péniblement son allocution, l'émotion prenant le dessus. Ses collègues députés ont tenu à lui témoigner leur soutien, en restant debout, à ses côtés.
"Elles sont conduites comme un troupeau de bétail au souk de Mossoul et vendues à la criée comme esclaves" a t-elle dit au parlement.

Après Mossoul, Karakosh, la ville qui compte le plus grand nombre de chrétiens en Irak, vient à son tour de tomber le 7 août aux mains des djihadistes de l'Etat islamique. Des dizaines de milliers de chaldéens, menacés de mort, sont obligés de fuir cette cité. Les églises sont occupées, les croix brûlées. Les chrétiens, au nombre de deux millions en Irak au début des années 2000, ne seraient plus que 400 000 aujourd'hui, contraints de vivre dans la terreur. Un phénomène d'épuration ethnique est en ce moment à l'oeuvre dans ce pays.

Selon la député, plus de 30.000 familles sont prises en otage dans les collines de Sinjar, sans eau ni nourriture. 70 enfants et 50 vieillards sont déjà morts de soif.

Le silence du monde intellectuel et médiatique, des autorités morales promptes à s'indigner du sort des minorités dans le monde est particulièrement assourdissant. Qui parle aujourd'hui du "devoir d'ingérence" de la communauté internationale? Jadis, les chrétiens d'Orient, sous l'Empire ottoman, étaient pourtant des minorités auxquelles l'Europe et la France en particulier accordaient une protection particulière.

Il y a 4 mois, au Nigéria

Mobilisation pour la libération des lycéennes 
enlevées par Boko Haram, au Trocadero-13 mai 2014
Le 14 avril, le groupe islamiste Boko Haram enlevait 276 jeunes nigérianes. Le 5 mai, le chef du groupe terroriste, Abubakar Shekau, menaçait de les traiter comme des "esclaves". 223 adolescentes sont toujours portées disparues.
"Nous n’avons aucune idée de l’état de santé de ces jeunes filles, de ce qu’elles font et où elles sont", explique Roland Marchal, chercheur au CNRS et au CERI-Sciences Po.


Pendant les vacances, s'adresser à La Lanterne...

Face à un groupe qui mélange religion et grand banditisme et qui terrorise la population nigériane, kidnappant des adolescentes, les marchandant comme des esclaves des temps obscurs,
que fait Hollande pour ces jeunes filles? 
Le tigre de papier des crises iranienne, syrienne et malienne est-il un matamore insensible ?

mardi 7 août 2012

Proche orient: le conflit syrien est avant tout religieux

Le "printemps arabe" n'est pas social comme on nous le fait croire


Le site atlantico.fr a interrogé Karim Sader, un politologue et consultant, spécialiste du Moyen-Orient et du Golfe arabo-persique qui intervient régulièrement auprès de nombreux médias en France et à l’étranger.

Atlantico : L’armée syrienne aurait [re]pris le contrôle de la capitale du pays, Damas. Dans la ville d’Alep, la situation est figée et les rebelles sont dans l’attente d’une contre-offensive de l’armée régulière. Quelles seraient les conséquences d’une reprise d’Alep par le régime ?

Karim Sader : Alep est la deuxième ville de Syrie. C’est aussi la capitale économique du pays. Il y a donc un enjeu très important à la fois sur les plans stratégique, économique et symbolique. Pour rappel, on est dans le nord-ouest du pays avec une base arrière turque qui ravitaille les insurgés [également en armes].

Pour le clan Assad, ce serait aussi un message ferme en direction du camp occidental hostile à son maintien, ainsi qu’à la Turquie qui soutient l’insurrection sunnite. A la frontière nord, le voisin turc tient en effet une position complexe. Pendant longtemps, le gouvernement de ce pays avait annoncé avoir fermé les frontières avec la Syrie pour éviter le pillage commercial des camions entre Alep et la Turquie.

De source turque [et donc saoudienne], il s’agit également d’un moyen d’isoler Alep et de l’étouffer sur le plan économique en coupant les ravitaillements et ainsi faciliter sa chute aux mains des rebelles. L’engagement de la Turquie est donc très fort. A titre personnel, j’ai toujours douté de la facilité avec laquelle on a annoncé la prise de la ville par les rebelles. En réalité, il est techniquement difficile par l’Armée syrienne libre de prendre une ville et de la maintenir durablement dans son giron. Il est clair que les capacités de l’armée syrienne libre sont surestimées, cette dernière disposant de matériels militaires rudimentaires en comparaison de ceux de l’armée régulière, en dépit du soutien discret des pays du Golfe, de la Turquie et des Occidentaux.[Cette déclaration est un appel]
En réalité, L’insurrection joue une sorte de jeu " du chat de la souris " avec l’armée régulière poussant cette dernière à intervenir systématiquement, faisant des forces pro-Assad une véritable armée d’occupation contrainte de maintenir ses chars dans une ville afin d’y asseoir sa légitimité par la seule force coercitive. On est clairement rentré dans une logique de guérilla ou bien de guerre d’usure.  

A vous écouter, la situation telle qu'elle est retranscrite par les media  français semble inexacte...
Je dirais plutôt qu’en parallèle du conflit militaire, nous sommes en pleine guerre de l’information. On a tous les jours des informations contradictoires concernant la crise syrienne. Le régime comme les rebelles essayent de marquer des points au niveau médiatique.
Comme la communication internationale est plus favorable aux insurgés car ils sont soutenus par les pays occidentaux et les pétro-monarchies du Golfe, on a tendance à retrouver des données inexactes voire manquant d’impartialité. De nombreux journalistes s’efforçant de couvrir le conflit  depuis la Syrie, se retrouvent coincés à la frontière turque d’où leur parviennent des informations forcement biaisées.
La couverture de certains media dénote une forme "d’effet libyen ", alors que la comparaison ne tient pas la route. A lire les journaux, on a l’impression que les rebelles prennent les villes les unes après les autres or selon moi, on se dirige vers une " libanisation " du conflit, sous-entendu une guerre civile qui pourrait durer plusieurs années, en l’absence d’une intervention extérieure. Il faut avoir à l’esprit qu’avant la réhabilitation hâtive d’Assad par les Occidentaux en 2008, le régime syrien avait longtemps vécu l’isolement international et peut se maintenir beaucoup plus longtemps qu’on le pense, malheureusement au prix de nombreuses victimes.
J’ajouterai enfin que cette guerre de l’information autour de la crise syrienne a tendance à s’élargir sur le plan régional. Par exemple, voilà une semaine que des media annoncent  la mort de Bendar Ben Sultan qui est le chef des renseignements saoudiens, sans que son " assassinat ", n’ait été démenti ou bien confirmé. Selon de nombreuses sources médiatiques, le Prince saoudien aurait été victime d’un attentat imputé aux services syriens, et ce, dans le but de se venger de l’attaque contre l’appareil sécuritaire du 18 juillet 2012 à laquelle Bandar aurait joué un rôle déterminant…

Le régime syrien a connu une nouvelle défection de son Premier ministre Riad Hijah. Alors que le régime semble avoir repris le contrôle de Damas, comment expliquer l’acte du Premier ministre ?
Là encore, le départ du Premier ministre a fait l’objet d’une guerre médiatique entre la télévision du régime qui l’a présenté comme un limogeage, alors qu’il s’agirait clairement d’une défection côté rebelle. Pour ma part, j’aurais tendance à interpréter l’acte de Riad Hijah - qui est un sunnite - comme le résultat d’une confessionnalisation évidente du conflit syrien.  
La stratégie actuelle du régime vise à créer les conditions d’une guerre sectaire rendant impossible la cohabitation entre la minorité alaouite et la majorité sunnite qui ambitionne de prendre le pouvoir à Damas. Je reste persuadé que le régime cherche à se replier près de Lattaquié et créer un Etat Alaouite. C’est selon moi, le scénario le plus envisageable, d’où l’intérêt pour le régime d’arriver à un point de non-retour dans une possible cohabitation entre les minorités.
Les plus grands massacres de sunnites ont d’ailleurs été perpétrés à la frontière du "pays alaouite " comme si le clan Assad cherchait à en délimiter  les frontières. Le père de Bachar el-Assad, Hafez,  avait lui-même dessiné les contours de cet état alaouite en cas de graves crises dans le pays.

Avec la possible création d’un état alaouite, la Syrie retournerait en arrière comme au temps du mandant français. Quel serait le sort des minorités ?
Concernant la viabilité d’un état alaouite, il est possible à la condition que la Russie et l’Iran maintienne leur soutien à Assad. La Russie grâce à la création de cet Etat va préserver son ouverture vers la Méditerranée par le port de Tartous ; et l’Iran pourrait assurer la continuité de son " croissant chiite " reliant Téhéran au Hezbollah libanais.
On pourrait assister à une recomposition de la carte du Moyen Orient sur une base confessionnelle avec les kurdes au nord de l’Irak, les alaouites au nord de la Syrie, les sunnites au sud….
Quant au sort des autres minorités, je pense particulièrement à celui des chrétiens, ces derniers peinent à se positionner.  Les chrétiens veulent un régime qui les protège. Ils ont peur de l’arrivée des islamistes car parmi les insurgés, il ne faut pas se le cacher, il y a clairement des hommes d'Al-Qaïda. Dans le même temps l’aspiration des chrétiens d’Orient reste liée aux valeurs de démocratie et de liberté contraire aux dictatures d’un autre temps. Cette " troisième voie ", celle d’un Etat de droit demeure à l’heure actuelle une grande utopie dans cette région.
Propos recueillis par Charles Rassaert

ENTENDRE aussi  Pierre Piccinin, historien-politologue



dimanche 5 août 2012

Le ministre des cultes est-il celui des Chrétiens ?

Les églises brûlent en France, mais les laïcs s’en fichent

Eglise de La Gacilly (Morbihan) ,
incendiée et vandalisée
le 12 mai 2012

Valls, franc-maçon, sent-il le roussi ? 

Des église incendiées, des cimetières profanés, les actes antichrétiens se multiplient sans susciter de protestations officielles.
Cette fois-ci les incendiaires ont opéré à Nice. 
Les media ont juste copié-collé cette petite dépêche de l’AFP datée du 30/01/2007 : " Les enquêteurs envisagent une origine criminelle après l’incendie d’une église lundi à Nice, aucune cause accidentelle n’ayant pu être retenue, a-t-on appris mardi de sources policière et judiciaire. Des experts ont examiné mardi le lieu de culte situé sur les collines du Nord-ouest de Nice mais n’ont pu trouver d’explication accidentelle au déclenchement du sinistre. L’intérieur de l’église, qui date du XIXe siècle, a été entièrement noirci par les flammes. Des voisins avaient donné l’alerte vers 14 heures. La police judiciaire de Nice est chargée de l’enquête. " 

La gauche socialo-communniste est-elle vraiment laïque ?

Les élus politiques exemplaires sont étrangement silencieux, alors qu'ils sont tellement plus prompts à réagir lorsque d’autres cultes subissent des dommages. 

En France, le nombre des saccages d’églises et les profanations de tombes chrétiennes croît à une vitesse accélérée, mais sans que la population française et les hommes politiques ne sonnent le tocsin: ça ne vaut pas une belle indignation vertueuse. 
Les exemples de passage à l'acte ne manquent pourtant pas pour s'afficher au côté des victimes catholiques, partout dans le monde et même en France où les media tentent d'occulter -et à défaut de minimiser- la haine grandissante contre les religions historiques françaises. 

Deux cocktails Molotov avaient déjà été lancés contre les bâtiments de la cité paroissiale de l’Eglise Sainte-Bernadette, dans le quartier des Grésilles à Dijon, dont le maire est le Frère François Rebsamen, franc-maçon notoire, le 13 décembre 2006, à l'approche de la fête chrétienne de Noël. Ce fut le cas à l’église Notre-Dame de la Sauvegarde, à la Duchère (Lyon 9e, PS) et contre l’Eglise de Liévin (Pas-de Calais) ou contre le presbytère de l’Eglise de l’île de Thau (près de Sète). Dans la zone urbaine sensible de Houdain (près de Bruay-La Buissière), une chapelle polonaise avait été saccagée et une église incendiée dans la banlieue de Romans-sur-Isère(Drôme), par quatre mineurs. De nombreuses profanations de cimetières ont été aussi commises. 

Et ce n'était pas il y a longtemps 
Janvier 2012 - Dans la nuit, un incendie d’origine criminelle a détruit une partie de l’intérieur de l’église Sainte-Thérèse de Coudekerque-Branche (Nord). Les dégâts sont tels que l’église sera fermée pendant au moins une année. La thèse d’un incendie accidentel n’a pas été retenue : les portes de l’édifice ayant été fracturées. Mai 2012 - église vandalisée et incendiée dans le Morbihan 

Une terre chrétienne mais socialiste 
Dans la nuit du 11 au 12 mai dernier, des inconnus se sont introduits par effraction dans l’église Saint-Nicolas de La Gacilly (Morbihan, photo ci-dessus). 
Le feu a été mis à des vêtements et ornements sacerdotaux et l’incendie s’est propagé au chœur de l’église provoquant d’importants dégâts. Les pompiers ont maîtrisé l’incendie, mais l’église n’était plus en mesure d’accueillir les fidèles et des baptêmes qui devaient s’y dérouler ont été déplacés vers une chapelle située à proximité.
Valls a-t-il annoncé un plan de répression des attaques contre la liberté de culte ? 

Et l'Irak ou la Syrie, c'est tellement lointain ! 
"Pas une semaine sans qu'un Chrétien ne soit menacé, enlevé ou assassiné" Interrogé e juin 2012 sur le sort des chrétiens d'Irak par "l'Œuvre d'Orient", une association française entièrement consacrée à l'aide aux chrétiens d'Orient, Mgr Casmoussa, ancien archevêque syro-catholique de Mossoul, souligne que depuis 2005, date des premiers grands attentats contre la communauté chrétienne du pays, "il ne se passe pas une semaine sans qu'un chrétien ne soit menacé, enlevé ou assassiné, sans qu'une église soit attaquée, saccagée, incendiée". 

L'archevêque syro-catholique - un brin partisan - a dû quitter Mossoul et chercher refuge à Karakosh, un gros bourg chrétien de la Plaine de Ninive. "
L'arrivée des Américains en Irak a généré un courant islamiste qui s'est intensifié depuis. Cependant, si ce courant se réclamait, ou se réclame encore de l'islam, je suis convaincu que l'islam n'est souvent qu'un alibi pour ces groupes avant tout opportunistes et mafieux", lance-t-il. 

Et d'ajouter : "
L'Occident nous a débarrassés d'un dictateur [Saddam Hussein] pour le remplacer par des dizaines d'autres qui agissent comme lui, sinon de façon pire, qui ne défendent que leurs intérêts personnels ou tribaux. L'invasion occidentalo-américaine a mis notre pays en coupe réglée. Il y avait pourtant bien d'autres moyens pour faire tomber la dictature que de nous envoyer des chars et des avions de combat. Les conservateurs et les affairistes américains ainsi que les extrémistes israéliens ont en fait le projet de morceler le Proche et le Moyen-Orient, de démembrer les pays en de multiples petits royaumes, faibles et manipulables, afin de mieux dominer". 
Les coupables ne sont donc pas ceux qu'on croit !

Les irresponsables sont excusés en fonction du faciès 

Inéquité médiatique 


Lorsqu’une mosquée ou une synagogue subit le même sort, les media se déploient et adoptent le langage de la tragédie: Aucune cause accidentelle n’ayant pu être retenue, des experts (...) n’ont pu trouver d’explication accidentelle. On remarque que l’AFP rechigne à avouer que c’est un acte criminel.

Ainsi on regarde ailleurs lorsque brûlent des églises, mais on pousse des cris d’orfraie lorsqu’une mosquée est taguée.
 

C'est une insupportable injustice. Chaque fois qu’une église ou un cimetière est profané, on nous présente les faits comme des actes de bêtise ou d’enfantillage alors que le même vandalisme appliqué à des lieux de culte juifs et musulmans est systématiquement criminalisé comme relevant de la haine raciale.

Laïcité signifie injustice religieuse.
La paix sociale est-elle au prix de la persécution passive des Chrétiens par l'Etat laïc ?