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mercredi 9 octobre 2019

Gonesse : vers une manifestation d'hommage au tueur islamiste de la Préfecture de police ?

La marche blanche pour Harpon laisse LREM perplexe, mais scandalise une sénatrice LR probablement "islamophobe"

Un ex-candidat aux élections européennes organise un rassemblement pro-Mickaël Harpon


Hadama Traoré a annoncé l'organisation d'un hommage devant l'hôtel de ville de Gonesse jeudi 10 octobre à Gonesse (Val-d’Oise) où est domicilié le couple Harpon
Ce militant associatif de 34 ans a appelé à un rassemblement pour "rétablir la vérité" sur Mickaël Harpon, le tueur islamiste de quatre de ses collègues de la Préfecture de police de Paris, le 3 octobre. Il soutient que Harpon est passé à l'acte à cause des discriminations dues à son handicap et non à cause d'un quelconque motif religieux.
Depuis trois ans, le trentenaire originaire de la cité des 3.000, à Aulnay-sous-Bois, père de famille — mais aussi "gars de quartier", "noir de banlieue, ex-délinquant, et tête de liste aux Européennes" - "Démocratie représentative", un mouvement qui lutte contre la stigmatisation des quartiers populaires - est le cofondateur du collectif citoyen "la Révolution est en marche". Unique candidat des banlieues, il est également le seul des trente-quatre têtes de liste dont le prénom a été mal orthographié par le Journal officiel.

Hadama Traoré, tête de liste de Démocratie représentative
Le bi-national franco-malien Hadama Traoré se présente comme "le porte-voix de la minorité silencieuse" d’Aulnay-sous-Bois, commune de gauche jusqu'en 2014 en Seine-Saint-Denis, et d’ailleurs. Hadama Traoré est la tête de liste (comportant trois Traoré) de 'Démocratie représentative', un mouvement qui lutte contre la stigmatisation des quartiers populaires, lesquels sont pourtant lourdement subventionnés.

Malgré plusieurs plaintes à son passif,  ce défenseur "de la minorité silencieuse" se dit favorable au vote des détenus, se mobilise "contre les violences policières, la corruption dans les attributions d’HLM, la racaille en col blanc…", mais aussi pour " l’accessibilité des personnes handicapées" ou encore " une meilleure considération de l’Afrique par l’Europe". Une profession de foi qui n'intègre guère la population caucasienne...

Il défend néanmoins un "projet politique sans distinction de confession, d’origine, de couleur," ce que contredit sa prise de position sur la tuerie islamiste de la Préfecture de police. "Notre groupe citoyen veut pousser les murs, gommer les inégalités sociales […]. En banlieue, on meurt de ne pas voter," ajoute-t-il. Confiant avoir "beaucoup appris" de ses cinq séjours dans la Zad de Notre-Dame-des-Landes, il est persuadé que " oui, un gars de la cité peut devenir député européen".

Plusieurs élus du Val-d'Oise réclament l'interdiction de cette provocation sur la voie publique

Puisque le préfet reste impassible, ils en appellent  à Christophe Castaner. Ce mercredi 9 octobre, ils réclament l'interdiction de la manifestation prévue jeudi à Gonesse, commune socialiste du Val d'Oise, en soutien au terroriste islamiste Michaël Harpon, auteur de l'attaque au couteau au coeur de la préfecture de Police de Paris.

Sénatrice Les Républicains, Jacqueline Eustache-Brinio dénonce "l'organisateur et les propos monstrueux qu'il tient. "Mais l'organisateur, si l'Etat le fait taire, il va retourner dans sa maison". "Alors j'ai appelé le directeur du cabinet du préfet du Val-d'Oise, en lui demandant si on allait l'interdire ? Ce n'est pas possible de laisser faire une chose pareille", explique celle qui, alors conseillère régionale et maire UMP de Saint-Gratien, avait été agressée par un inconnu qui avait pris la fuite et qu'elle soupçonne d'être dans le traffic de stupéfiants auquel elle a déclaré la guerre. 
"Il n'est techniquement pas possible d'interdire," oppose le représentant du gouvernement.
"Je suis scandalisée. On a un président qui nous a dit [mardi] qu'il faut être unis tous ensemble pour lutter contre cette islam radical", rappelle la sénatrice. "Si l'Etat n'est pas capable d'interdire ce genre de provocation, je me dis que l'on est mal parti", déplore-t-elle. 

Le gouvernement reprend ses esprits et son courage à deux mains
Suite à la vaque d'indignation qui a submergé la France, Christophe Castaner a finalement qualifié d'"infamie" l'initiative du binational et le Franco-Malien affirme désormais ne pas "soutenir" l'islamiste, tout en maintenant qu'Harpon n'était pas un terroriste. Se connaissaient-ils ?

Le patronyme 'Traoré' renvoie immanquablement à l'affaire Adama Traoré
Elle est née de la mort d'un homme de 24 ans, Adama Traoré, le 19 juillet 2016 à la gendarmerie de Persan, Val d'Oise, après son interpellation à Beaumont-sur-Oise, lors d'une mission d'interpellation de Bagui Traoré, visé par une enquête pour "extorsion de fonds avec violence". Les deux frères sont issus d'une famille très nombreuse. Son père, Makan Traoré, chef de chantier d'origine malienne, a eu dix-sept enfants de quatre mères différentes ("deux Blanches, successivement, puis deux Noires, en même temps"). Le 15 mars 2017, un frère, Yacouba Traoré, est condamné à 18 mois de prison ferme, pour avoir passé à tabac un jeune homme qui avait porté plainte contre Adama Traoré, accusant ce dernier de l'avoir violé lorsqu'il était son codétenu à la prison d'Osny (lien lexpress). Il est libéré en octobre, mais placé en détention provisoire le 16 novembre de la même année pour une participation présumée à l'incendie d'un bus à Beaumont-sur-Oise. Le 15 octobre 2018, il est condamné à 3 ans de prison ferme pour l'incendie de ce bus. Le Parquet fait appel à la fin du mois, ayant requis six ans de prison.
Bagui Traoré a été mis en examen le 2 mars 2017 pour tentatives d'assassinats sur les gendarmes. Il est soupçonné d'avoir tiré sur les forces de l'ordre pendant les émeutes de juillet. 
Deux des frères d'Adama Traoré ont été interpellés  pour violences en réunion avec préméditation en mars 2017 à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise) avec un troisième individu et placés en garde à vue.

A la différence de son frère, Adama s'enfuit, selon sa famille, "parce qu'il n’avait pas ses papiers sur lui" : selon son avocat, il était déjà connu des gendarmes pour des petits délits. Alors qu'il a été rattrapé, "un individu [appelé à la rescousse] intervient et violente le militaire qui se retrouve à terre" et Adama Traoré prend à nouveau la fuite. Mais "le gendarme est retrouvé par ses collègues avec des taches de sang sur son tee-shirt". Repéré dans une maison, Traoré est plaqué au sol, dirigé vers un véhicule de police dans lequel il décède. Sa mort prend une ampleur médiatique lorsque différentes plaintes sont déposées concernant un possible homicide involontaire, de supposées entraves à l'enquête et non-assistance à personne en danger.

Dans les jours qui suivent l'annonce du décès,
des manifestations se déroulent à Beaumont-sur-Oise et à Paris à l'initiative de la famille, pour demander de faire toute la lumière sur les circonstances de l'interpellation. L'initiative d'Hadama Traoré éveille le soupçon sur une volonté de créer de nouveaux remous dans cette population à fleur de peau. 
Le 10 avril 2019, alors que la justice avait annoncé une clôture de l'instruction quatre mois plus tôt, les magistrats ordonnent une nouvelle expertise médicale, ainsi qu'une audition de deux témoins clés.

vendredi 15 juillet 2016

Attentat terroriste à Nice: un camion fonce dans la foule, selon un mode opératoire recommandé par Daesh

Tous les moyens de l'Etat étant concentrés sur Paris, la Fête Nationale visée par un terroriste en région

Sur la Promenade des Anglais à Nice
, u
n camion frigorifique a foncé jeudi soir dans la foule, juste après le feu d'artifice du 14 Juillet. 

Les conducteurs de faucheuse
ou de tondeuse à gazon islamiste
ne connaissent pas le chômage
Selon un dernier bilan, il y aurait non pas 70 mais au moins 84 morts et 18 personnes en "urgence absolue". Il s'agit d'une attaque à caractère terroriste, a assuré cette nuit François Hollande, au vu du mode opératoire de cette attentat meurtrier qui semble porter la signature de l'Etat islamique. L'organisation terroriste islamiste appelle régulièrement ses fanatiques à utiliser tout moyen d'extermination de masse à leur disposition pour perpétrer des tueries d'innocents.

A Nice, ce fauchage de masse a été accompli par un camion de 19 tonnesselon les préconisations répétées et publiques de Daesh, bien connues de Cazeneuve, Valls et Hollande. Loué "il y a quelques jours" dans le Sud-Est de la France, il est sorti de nulle part, malgré le bouclage de la zone du feu d'artifices, et a été lancé dans la foule en liesse du 14 Juillet.
Au moins une cinquantaine d'enfants a été hospitalisée à la fondation Lanval, hôpital pédiatrique de Nice, après l'attentat du 14 juillet. Deux de ces petits y sont décédés, a indiqué la responsable de la communication de l'hôpital. "D'autres sont encore entre la vie et la mort", fait-elle savoir.
Alors que le Parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête, l’AFP diffuse le fuitage d'une source "proche de l’enquête" sur l'identité du tueur de 31 ans, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, qui serait un gentil binational franco-tunisien de Nice, Hollande a aussitôt prolongé l'état d'urgence de trois mois, sans évoquer la révision du statut de binational, et il a aussi a décrété un deuil national de trois jours les 16, 17 et 18 juillet.
L'assassin présumé est "seulement" connu pour des faits de droit commun, principalement des violences. Sa dernière interpellation pour des faits de violence daterait toutefois de moins d'un mois.
I
l ne faisait pas l'objet d'une fiche S de sûreté et était donc "a priori" inconnu des services de renseignement" pour radicalisation. 
La section antiterroriste du Parquet de ...Paris est saisie de l'enquête sur l'attaque au camion frigorifique de Nice , bien que les motivations du tueur ne soient pas encore connues, tandis que l'hypothèse de son dérangement mental n'est pas encore avancée. 

"Tuez-le à coups de couteau, renversez-le avec votre voiture"

La consigne des  islamistes est de terroriser le plus grand nombre, quels que soient les moyens utilisés. Dans un message audio diffusé par Al Furqan le 14 juin, le principal media de l'EI, le porte-parole officiel de l'organisation barbare, le syrien Abou Mohammed Al-Adnani avait exhorté ceux qu'il nomme les "soldats du califat" à attaquer des cibles par tous les moyens : "Levez-vous, monothéistes, et défendez votre Etat à partir de votre lieu de résidence, où qu'il soit".
"Si vous ne pouvez pas faire sauter une bombe ou tirer une balle, débrouillez-vous pour vous retrouver seul avec un infidèle français ou américain et fracassez-lui le crâne avec une pierre, tuez-le à coups de couteau, renversez-le avec votre voiture...", lançait-il.
Dans son magazine de propagande, l'organisation terroriste avait déjà appelé ses partisans à mener des attaques en utilisant un camion, ce que rappelle "20 Minutes" à Hollande, Valls et Cazeneuve:
"Utilisez un camion comme une tondeuse à gazon. Allez dans les endroits les plus densément peuplés et prenez le maximum de vitesse pour faire le plus de dégâts. Si vous avez accès à une arme à feu, utilisez-la pour finir le travail."
Consigne de l'EI : "Tuez des policiers" !
Il y a un mois, le 13 juin, Larossi Abballa - homme de 25 ans, originaire de Mantes-la-Jolie et déjà condamné en 2013 pour participation à une filière djihadiste - avait utilisé un simple couteau pour tuer un policier et sa femme - Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, sous les yeux de leur enfant- à leur domicile près de Paris avant de diffuser le crime en direct sur les réseaux sociaux. L'attaque avait été revendiquée par l'Etat islamique, qui place en tête de liste de ses cibles les forces de la coalition occidentale engagées dans la lutte contre l'organisation, en Syrie et en Irak. 
Sept policiers et militaires ont ainsi perdu la vie dans des attaques islamistes en France depuis le début du quinquennat de Hollande.
"Levez-vous, monothéistes, et défendez votre Etat depuis votre lieu de résidence, où qu'il soit (...) Attaquez les soldats des tyrans, leurs forces de police et de sécurité, leurs services de renseignements et leurs collaborateurs" (Al Furqan, principal media de l'EI).

dimanche 19 juin 2016

Charlie Hebdo : la veuve d'une victime accuse le journal d'avoir piqué la caisse

La veuve d'une victime accuse le journal d'avoir "dupé les Français"

Qui eût cru que ces anticapitalistes étaient si avides ?

Les gogos se sont faits avoir ?
Gala Renaud reproche au journal anarchiste d'avoir conservé les millions d'euros amassés lors de la vente du "numéro des survivants".

La veuve de Michel Renaud, mort le 7 janvier à la rédaction de Charlie Hebdo, accuse les récupérateurs d'avoir détourné à son profit des fonds promis aux familles des victimes. Elle a décidé d'attaquer le spoliateur en justice, rapporte La Montagne samedi 18 juin. 

Gala Renaud et son avocat, Me Portejoie, contestent l'affectation des millions d’euros amassés par Charlie Hebdo après la tuerie islamiste. Ils soulignent que l'ex-directeur, Philippe Val, s'était engagé à reverser l’intégralité des recettes du numéro dit "des survivants" aux familles des victimes, alors qu'un appel à la générosité était parallèlement lancé pour assurer l’avenir du journal.

Les ventes historiques de ce numéro auraient rapporté 12 millions d’euros

D’après les chiffres avancés dans la plainte adressée au procureur de la République de Paris, les ventes du numéro portant en une le titre "Tout est pardonné" ont rapporté 12 millions d’euros, outre 4,3 millions provenant des dons. "Quant au dons que la journal a reçu (4.3 millions d'euros), selon le Huffington Post que nous avons laissé dans son jus, "tout ou partie de ceux-ci auraient été reversés sur le compte de l’association 'Les Amis de Charlie'", déplore encore la veuve.
Or, selon la plaignante, la nouvelle direction de Charlie Hebdo a opéré une volte-face en décidant de conserver le bénéfice de ces ventes exceptionnelles.
En dédommagement, Gala Renaud et sa fille se sont vues proposer la somme de 141.000 euros. 

"Une intention de détourner les fonds promis aux familles"
Selon Gala Renaud, "les acheteurs du journal comme les victimes de l’attentat et leurs ayants droit ont été dupés par la direction (…), qui est délibérément et unilatéralement revenue sur ses engagements (…). Ce revirement démontre en réalité une intention de détourner les fonds promis initialement aux familles", s'indigne-t-elle, selon le HuffPost.
Selon l'avocat de la veuve de l'ex-directeur de la communication du maire socialiste de Clermont-Ferrand, Roger Quilliot, Gala Renaud "a un droit de regard légitime sur l’affectation des sommes collectées après la tuerie. Son statut l’autorise à demander des comptes".

"Nous sommes étonnés et choqués, a réagi le directeur du journal, Eric Portheault, cité par La Montagne. Nous avons toujours déclaré que le produit de la vente du journal serait consacré à assurer sa pérennité. Ce choix légitime ne saurait être remis en cause par cette initiative sans aucun fondement juridique ou moral [retour de la morale parmi les révolutionnaires en dentelle]. Nous ne comprenons pas la démarche de la plaignante (…) et en déplorons le caractère inutile et déplacé."

De son côté, Gala Renaud, assure ne pas agir "pour l'argent", mais pour "la mémoire" de son mari. "Avant la tuerie, Charlie était dans une situation financière catastrophique. C'est désormais le journal le plus riche de France. Je ressens ce déséquilibre comme une injustice profonde. Michel n'est pas mort pour ça."

Au cours de la semaine du 15 janvier 2015, le premier ministre Manuel Valls fit élever Michel Renaud - qui a eu droit à une cérémonie religieuse en la cathédrale de 
Clermont-Ferrand, présidée par l'archevêque, en présence de Patrick Pelloux- au grade de "chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur à titre posthume"...