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mardi 5 janvier 2016

Commémorations en rafales: Hollande s'éclate en président des chrysanthèmes

La tuerie des provocateurs de Charlie hebdo vaut-elle une semaine d'hommages du président Hollande, un an après, et en 2017? 

Voici le programme de la semaine du festival des commémorations à Paris
Le président Hollande, accompagné de la maire (PS) de Paris, A.Hidalgo, et du Premier ministre, M.Valls, a inauguré le 5 janvier -par anticipation- une plaque en la mémoire du policier Ahmed Merabet, exécuté en marge de l'attentat contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015.
Mardi 5 janvier
Lors de courtes et sobres cérémonies en présence des familles, des plaques seront successivement dévoilées rue Nicolas-Appert, devant les locaux de Charlie Hebdo, boulevard Richard-Lenoir, où avait été assassiné un policier, et devant l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes. 

François Hollande a présidé la cérémonie en compagnie de Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, Fleur Pellerin (ministre de la Cul
ture !) et de la maire socialiste, outre la ministre franco-marocaine de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, mais en l'absence de la ministre franco-algérienne du Travail, Myriam el Khomri

Une plaque sera également apposée à Montrouge, où le brigadier Clarissa Jean-Philippe avait été abattue par Amedy Coulibaly.
Ahmed Merabet (au centre), abattu de sang froid par les djihadistes français, dans l'exercice de ses fonctions, tout comme Franck Brinsolaro (à gauche), le policier en charge de la protection du dessinateur Charb, et Clarissa Jean-Philippe (à droite), Martiniquaise de 26 ans et policière stagiaire.

Jeudi 7 janvier
Un an jour pour jour après l'attaque contre Charlie Hebdo, le chef de l'Etat présentera ses voeux aux forces de sécurité engagées dans l'opération Sentinelle depuis la cour de la Préfecture de police de Paris, là même où il avait rendu hommage aux trois policiers tués dans les attentats de janvier. Les forces de l'ordre avaient été longuement applaudies lors de la marche républicaine du 11 janvier, pour le courage et le dévouement qu'elles avaient manifestés lors des assauts donnés contre les frères Kouachi dans un entrepôt de Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne, et contre Amedy Coulibaly, dans l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes.

Samedi 9 janvier
François Hollande se rendra porte de Vincennes devant les locaux du supermarché cacher pour une cérémonie organisée par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Il devrait y être accompagné par le Premier ministre, Manuel Valls, et le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Dimanche 10 janvier
Un hommage populaire aux victimes des attentats de janvier et de novembre va se tenir Place de la République à Paris, à l'initiative du collectif des "17 plus jamais". Un millier de personnes, familles de victimes des attaques d'assassins islamistes, blessés ou témoins des attaques, ont été invités à se recueillir aux côtés des officiels. Le matin, une plaque sera dévoilée au pied d'un chêne de 10 m de hauteur, planté pour l'occasion au centre de la place. Johnny Hallyday interprétera ensuite Un dimanche de janvier, un titre qui salue la mobilisation générale des Français le 11 janvier 2015, puis le Chœur de l'armée française entonnera la Marseillaise. Enfin, "l'arbre du souvenir" et la statue de la place de la République s'illumineront en fin de journée pour clore la cérémonie.


Un hommage aux victimes qui flatte la mémoire de leurs bourreaux, morts en martyrs d'Allah, les frères Kouachi et d'Amedy Coulibaly.

Les commémorations politiques

Hollande est allé emboucaner Bertrand dans le Nord-Pas-de-Calais
Alors que son candidat s'est fait éjecter au premier tour, le président de la République est allé féliciter le président Les Républicains qui a marginalisé Martine Aubry, une chef des frondeurs socialistes.

Jeudi 17 décembre 2015, à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), la présence côte à côte du président François Hollande et du nouveau président de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie (NPDCP), Xavier Bertrand, a fait oublier le monument pourtant dit des fraternisations de l'hiver 1915, imaginé par un poilu il y a 100 ans dans l'Artois.

Hollande continue comme en 1914  2014
Enlisé dans l'impopularité comme dans la boue des tranchées, le président tente toujours de capitaliser sur toute séquence mémorielle consensuelle qui se présente. En 2016, il ne compte pas s'arrêter de courir de commémoration en commémoration, avec une jubilation qu'on n'attendait pas, ou peu, d'un "président normal". 
En août 2014, François Hollande s'était rendu en Alsace, au côté du président allemand, Joachim Gauck, pour se souvenir du jour où la France et l'Allemagne sont... entrées en guerre ! Un hommage improbable: c'était la première fois que les deux nations commémoraient ensemble la déclaration de la Grande Guerre et la mobilisation générale, le samedi 1er août 1914, à 4 heures de l'après-midi. Si quelques jeunes, notamment des intellectuels de gauche comme de droite, se laissèrent alors prendre à une incroyable frénésie nationaliste, les pertes humaines de la Première Guerre mondiale s'élevèrent à environ 18,6 millions de morts, 9,7 millions parmi les militaires et 8,9 millions de civils. Hollande aime-t-il les carnages ?

François Hollande s'est aussi rendu à Liège, oui, en Belgique, pour célébrer la résistance de... l'armée belge. Dans la même semaine, le président avait déposé une gerbe au Café du Croissant, à Paris, où Jean Jaurès fut assassiné, à l'aube du premier conflit mondial. Hollande aime-t-il les assassinats en terrasses de cafés ?
Le 15 août 2014, il présida une cérémonie sur le porte-avions Charles-de-Gaulle, soixante-dix ans après le débarquement en Provence, avant de commémorer la libération de Paris, le 25 août 1944.

Depuis le 8 mai 2014 (et pour faire court), le chef de l'État savoura une séquence mémorielle d'une rare densité: pas moins de quinze cérémonies en six mois. Celle commémorant le débarquement en Normandie, le 6 juin, à laquelle ont assisté une kyrielle de chefs d'État, dont Barack Obama et Vladimir Poutine, sur fond de crise ukrainienne, lui a donné des ailes. "Il planait", confia un ami, qui l'a entendu s'extasier sur la réussite incontestable de l'événement. "Après le 6 juin, il en voulait toujours plus !", observa un proche.

Le président a réuni sa garde rapprochée à de nombreuses reprises pour préparer ces cérémonies, pour lesquelles il a veillé au moindre détail. Pour le 14 Juillet, c'est lui qui a demandé d'ajouter des chants de la Première Guerre mondiale. Pour le 11 Novembre, il a accepté l'invitation de l'ex-président de l'UMP Jean-François Copé à venir dans sa ville de Meaux visiter le Musée de la Grande Guerre, au grand dam de certains de ses proches qui jugeaient l'affiche singulière. Même réserve de son entourage sur Liège: le président s'étant déjà rendu à Ypres, le 26 juin, ses conseillers jugeaient que le déplacement de lundi était redondant. Mais Hollande y tenait: il a une forte demande de reconnaissance...

Le 8 janvier, il  commémorera la mort de Mitterrand



Vingt ans après la mort du premier président socialiste de la Ve République
et près d'un siècle après sa naissance, François Hollande sur sa tombe à Jarnac (Charente), avant de recevoir à dîner ministres et proches de l'ancien président à l'Elysée. Festoieront à la santé du défunt -et aux frais du contribuable, sans évidemment aucune surcharge de la dette publique -  Laurent Fabius, Christiane Taubira, Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Khomri, Patrick Kanner, mais aussi des figures de la "Mitterrandie": Laure Adler, Robert Badinter, Dominique Bertinotti, Jean-Louis Bianco, Pierre Favier, Elisabeth Guigou, George Kiejman ou Louis Mermaz.

Mitterrand est décédé le 8 janvier 1996 à Paris (7e) d'un cancer de la prostate diagnostiqué avant sa candidature et son élection de 1981.


Hollande sera le premier président de la République en exercice à s'y rendre
pour commémorer la disparition de celui qui présida la France pendant deux septennats, de 1981 à 1995.
Il est attendu à 11H00 au cimetière de Grandmaisons où il sera accueilli par la fille adultérine de François Mitterrand, Mazarine Pingeot, et l'un au moins de ses fils, Gilbert. Sont attendus Jack Lang, Anne Lauvergeon, Pierre Bergé (journal Le Monde) et Hubert Védrine, ainsi que le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis et des membres du gouvernement, Bernard Cazeneuve, Harlem Désir et Martine Pinville, régionale de l'étape (capacitaire en droit, députée PS de la Charente de 2007 à 2015, contre Malek Boutih PS, avant d'être nommée secrétaire d'État chargée du Commerce, de l'Artisanat, pour info...).


Autres temps, autres moeurs et question de grandeur
Lors d'une conférence de presse à l'Elysée, le 09 septembre 1965, le général de Gaulle prononça une de ses fameuses "petites phrases" impérissables: "D'ailleurs, qui a jamais cru que, le général de Gaulle étant appelé à la barre, il devrait se contenter d'inaugurer les chrysanthèmes..."


Désormais, s'il n'a pas la main politique verte,  
le président arrose néanmoins copieusement les chrysanthèmes et se "dérobe" sur le front des combats contre le chômage et la dette publique. Et pour l'équité sociale qui ne consiste pas à distribuer à tout-va aux uns, en matraquant les autres.

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