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samedi 2 septembre 2017

"Notre-Drame de Paris", pamphlet anti-Hidalgo, laquelle dénonce un complot pour lui prendre la mairie

Ses révélations sulfureuses sur Hidalgo et sa  politique calamiteuse

Le Figaro a mis le feu au poudre, dans un numéro publiant des extraits de 
"Notre-Drame de Paris", un livre d’Airy Routier et de Nadia Le Brun.

"Hidalgo, celle qui préfère le migrant au Français d’origine," c'est la synthèse par Atlantico des attaques fondées qu'elle suscite.
Migrants, HLM, embouteillages… Un livre dézingue la politique d’Anne Hidalgo

Dans "Notre-Drame de Paris" (Albin Michel), paru le 30 août, Airy Routier et Nadia Le Brun montrent que l’image d’Anne Hidalgo est souvent plus importante que le bien-être des Parisiens.

Depuis son élection en 2014, Anne Hidalgo est aussi appréciée que détestée par les Parisiens, qui soit soulignent ses réalisations, soit les dénoncent inlassablement. Dans Notre-Drame de Paris, dont Le Figaro publie les bonnes feuilles, les journalistes 
Airy Routier (ex-rédacteur en chef à l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur et connu pour le vrai-faux SMS de Sarkozy à Cécilia dénoncé par Claude Perdriel, son patron, comme inventé, mais, à 72 ans, toujours chroniqueur à Challenges) et Nadia Le Brun (quadra de la presse magazine) décortiquent sa méthode et dressent le bilan de ses trois années de mandat.
Ils y écrivent que ses décisions ont eu pour conséquence une explosion des embouteillages (parfois créés sciemment), que sa gestion démagogique du problème des migrants aggrave les tensions dans de nombreux quartiers et que rien n’est fait concernant des problèmes comme l’insécurité, le harcèlement de rue ou la prolifération des rats dans certains quartiers.

"Alors que la France avait eu toutes les peines du monde à résorber les bidonvilles qui fleurissaient dans les années cinquante, voilà qu’ils reviennent, dans les quartiers nord de Paris, sous le boulevard périphérique, dans tous les recoins de la ville.
On en voit dans le XVIIIe, le long de la voie ferrée désaffectée de la petite ceinture. Certains quartiers de la capitale sont ainsi ramenés au niveau des favelas brésiliennes", écrivent les auteurs.

Ils résument sa politique vis à vis des migrants d’une phrase : " persister dans les nobles discours, tout en faisant porter la responsabilité et le coût des migrants à l’Etat !".

Sur la question des HLM, ils notent que la mairie assure dépenser 180 millions d’euros par an pour exercer son droit de préemption et créer des logements sociaux partout, y compris dans les beaux quartiers, mais que cela se fait parfois au mépris du bon sens. "Elle a ainsi déboursé 4,24 millions d’euros pour acheter un immeuble de six logements dans le XVIe arrondissement, soit 12.000 euros le mètre carré ! Et a préempté un immeuble à Montmartre, évalué à 13.406 euros le mètre carré. "C’est scandaleux, s’emporte Jean-Louis Dumont, le président – socialiste ! – de l’USH, l’Union sociale pour l’habitat qui fédère les offices HLM de France. On pourrait faire quatre ou cinq fois plus d’appartements si on investissait avec mesure." 
Comme le dit Collard, le peuple en a plein le dos des bobos.

La mixité sociale ? 

Un leurre, puisque l’on chasse de Paris les classes moyennes, reléguées en banlieue, et qu’il ne reste plus que les très riches et les bénéficiaires de logements sociaux, trop souvent immigrés ou d’origine immigrée. Et l’objectif de Notre-Drame de Paris, c’est 30 pour cent de logements sociaux…


Hidalgo est très perverse. D’un coup de plume, elle fait passer les logements dits "intermédiaires" dans la catégorie logements sociaux, les classes moyennes qui gagnent trop pour être en logements sociaux et pas assez pour se loger sur Paris fuient en banlieue. Beau tour de passe-passe, n’est-il pas ?

5.000 logements sociaux dans les beaux quartiers, et Hidalgo de pré-empter les logements en vente dans les immeubles de standing à des prix pharaoniques. Hidalgo s’en fout, c’est le con-tribuable parisien qui paie. Et payer pour que l’idéologie totalitaire d’Hidalgo soit appliquée, quel pied !


Les mauvaises langues diront "bien fait pour la gueule de ces bobos qui ont voté Macron à 90 pour cent". Et ils n’auront pas tout à fait tort. Sauf que c’est aussi notre Paris, notre France, qui s’en va à vau-l’eau. Paris devenu une pourriture, envahi par des clandestins ? C’est aussi Hidalgo. Mais ça vous le savez tous, amis lecteurs de Libération  Résistance républicaine… Bref, lisez les articles consacrés au livre et, surtout, amusez-vous des protestations de la traîtresse et de sa clique Brossat, l’adjoint coco islamo-collabo en tête, hurlant… au racisme ! Excellent.



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Brossat, c'est celui qui n’aura de cesse que lorsque Paris sera peuplé entièrement de clandestins, 
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Brossat qui considère que les femmes agressées à la Chapelle devraient avoir un peu plus de dignité… Agrégé de lettres passé par le lycée Henri IV, Ian Brossat est adjoint communiste au Logement - et à l'hébergement d'urgence - est le fils d'un professeur d'université et d'une mère sociologue à l'INSERM, laquelle fut membre du parti israélien d'extrême-gauche, révolutionnaire, internationaliste et antisioniste. L'élu communiste est co-auteur de 'Paris n'est pas à vendre : Propositions face à la spéculation"...


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Brossat et Hidalgo, deux restes de la colère de Dieu, payés, très cher, pour pourrir Paris et la vie des Parisiens en y instaurant, à grande échelle, le Grand Remplacement. Qui fait glousser la presse bobo intello nantie. Jusqu’à quand pourront-ils le faire en toute impunité ?
Il faut suivre la polémique, combien de temps va-t-elle durer ? Qui aura la parole sur TV-collabo et dans les media dominants pour se défendre ? On prend les paris ?
Christine Tasin
(d'après Christine Tasin, présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques)


Les auteurs du pamphlet anti-Hidalgo s'expliquent

La liste 
est accablante des échecs de la maire PS de Paris par les journalistes Nadia Le Brun et Airy Routier qui qualifient son bilan à mi-mandat de "désastreux". Le réquisitoire est étiqueté "pamphlet politique" "violent" de la rentrée, écrit par deux journalistes "passablement énervés". 

Ils pointent aussi l'endettement de la ville, les relations privilégiées d'Anne Hidalgo avec quelques grands patrons, son goût pour le luxe, son égocentrisme, ses relations compliquées avec François Hollande, Bertrand Delanoë et Emmanuel Macron "qu'elle déteste"... 

Accusés sur les réseaux sociaux d'être partisans, vendus au lobby automobile, misogynes, fachos, homophobes...
La fermeture brutale de la voie Georges-Pompidou a provoqué un engorgement dont la Mairie nie l'existence en invoquant des chiffres fantaisistes.
A cet égard, il faudrait lister les catégories de profiteurs du système Hidalgo, mais ce n'est pas encore notre propos ici. L'heure viendra.
Les auteurs répondent aux questions que suscite leur livre et le buzz qu'il engendre parmi les bénéficiaires.  

Challenges a tenté de les faire parler, mais les réponses sont contenues dans les questions de la presse intelligente et respectueuse...: que pouvaient-ils ajouter ?

Votre livre est-il une enquête ou un pamphlet ?

Une enquête, sérieuse et approfondie. Sur un ton il est vrai impertinent. 

La maire de Paris vous a-t-elle reçu et a-t-elle répondu à vos questions?  
Non, elle a refusé, malgré plusieurs relances. 

Vous décrivez le culte de la personnalité d’Anne Hidalgo, vous parlez de son goût pour le luxe, avec cette anecdote significative : lors de la visite de la reine Elisabeth II en juin 2014, Anne Hidalgo bénéficie d’un huissier pour lui porter son parapluie, alors que la reine d’Angleterre, 90 ans, plus ancien chef d’Etat de la planète, se charge elle-même de porter son parapluie. Mais qu’est-ce qui vous permet d’écrire qu’elle se prend pour la "Reine du Monde" [Au risque de déplaire à l'épouse de Jupiter] ? 
Depuis qu’elle préside l’association des grandes villes soucieuses de l’environnement, elle se présente comme étant "à la tête de 650 millions de personnes qui assurent 25% du PIB mondial". Tout un programme ! 

Vous expliquez que la Maire de Paris a volontairement créé des embouteillages dans Paris pour « forcer » parisiens et banlieusards à prendre les transports en commun. C’est grave pour un élu de détériorer la qualité de vie de ses administrés. C’est une politique assumée de sa part ou bien s’en défend-elle ? 
Elle s’en défend vigoureusement mais les intéressés savent de quoi il en retourne. 

Vous décrivez Paris comme une ville plus sale et moins sûre, avec la description des abords de la Gare du Nord et de la Gare de l’Est ou l’arrivée de dealers dans certains quartiers comme Balard. Mais au-delà de ces exemples, les statistiques confirment-elles cette dégradation de la situation ? 
C’est une évidence, les Parisiens le voient, toute la presse le confirme et la maire le reconnaît elle-même. 

Décrivant le parcours d’Anne Hidalgo, vous la qualifiez "d’enfumeuse". Elle n’a jamais été élue que grâce à des scrutins de liste et n’a jamais réussi à gagner la mairie du 15e. Elle ne serait pas légitime ? 
Elle est parfaitement légitime, dans le cadre du scrutin de liste. 

A-t-elle été inquiétée ou même interrogée pour la période où elle a cumulé ses postes et salaires d’inspectrice du travail et sa fonction d’élue qui lui prenait tout son temps ? 
Pas à notre connaissance. 

Vous dénoncez sa fascination pour les grands capitalistes : Bernard Arnault (LVMH), Xavier Niel (Illiad), François Pinault (Kering), Laurent Dumas (Emerige)… Sa proximité est-elle trop forte avec les grandes entreprises ? 
Ce n’est pas ce que nous disons. Nous relevons le paradoxe de son ancrage à gauche et de sa proximité avec les plus grandes fortunes du pays. 

Pourquoi le transfert au privé du marché du stationnement parisien vous choque-t-il ? 
Cela ne nous choque pas; ça nous amuse de découvrir son intérêt soudain pour la privatisation d’un service public municipal. 

Vous faites le portrait d’une élue qui ne s’intéresserait qu’aux préoccupations des bobos, minoritaires, élitistes. N’est-ce pas une des maladies graves de nombreux élus socialistes qui se sont coupés des classes moyennes ? 
Assurément. 

D’emblée, vous annoncez que l’on vous traitera de fachos, réacs, misogynes. Mais avouez que le ton que vous adoptez est volontairement excessif… Vous ne craignez pas une assignation (en justice) ? 
Le ton s’inscrit dans une tradition française d’impertinence. Quant à l’assignation, la connaissant, rien n’est impossible en effet. 

Ce ton sarcastique rappelle le livre de Philippe Alexandre sur Martine Aubry, "La dame des 35 heures", que vous citez d’ailleurs et qui avait été qualifié de misogyne à l’époque. Doit-on prendre des gants quand on écrit sur une femme politique ? 
Il nous semble à tous les deux que le temps de l’égalité homme femmes est enfin venu. 

Vous-même, Airy Routier, vous n’utilisez pas du tout ce ton ironique dans vos précédents livres sur Bernard Arnault ou Bernard Tapie… 
Les temps ont changé. Les parisiens sont dans un tel état qu’un peu de légèreté ne peut que leur faire du bien. 

Vous décrivez l’entourage homosexuel de la maire de Paris. Soyons clair. En quoi cela pose problème ? 
Cela n’en pose aucun. On n’a abordé ce sujet que lorsqu’il s’agissait de subventions accordées par le conseil de Paris ou à partir des déclarations publiques de Mme Hidalgo. [Après Bertrand Delanoë, Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris, a évoqué pour la première fois publiquement son homosexualité lors d’un chat en direct avec les internautes de Yagg, ce mardi 22 mars 2011, avant Bruno Julliard (ancien président du syndicat étudiant Unef, ci-contre avec Paul Le Goff), en août de la même année. Outre Gauthier Caron-Thibaut, Julien Bargeton ou Christophe Girard, maire de Paris IVe et LVMH, marié au réalisateur Olivier Meyrou : Anne Hidalgo célébra la cérémonie en 2013].

Vous signalez que la ville accueille prochainement les Gay Games. Ce positionnement peut en effet être positif pour la réputation de la capitale et profitable à l’économie locale, non? 
Tout à fait. 

Le passage va réjouir les partisans de la Manif pour tous. En réservant l’exclusivité de vos bonnes pages au Figaro Magazine, il paraît clair que votre éditeur vise une clientèle précise… 
C’était le choix de notre éditeur. 

Malgré votre réquisitoire que le sarcasme rend très agréable à lire - on rit souvent - on a l’impression que le mandat actuel est moins ripoux que ceux de prédécesseurs qui se sont fait connaître pour de dispendieux frais de bouche, les emplois fictifs, les électeurs fantômes… Avouez-le Anne Hidalgo est plus honnête que ses prédécesseurs de droite! 
Il n’y a rien à avouer, c’est en effet tout à fait vrai. [Airy Routier et L'Obs ne sont pas suspects de sympathies droitières]

Vous écrivez que François Hollande ne pouvait rien lui [Hidalgo] refuser. Comment expliquez-vous cela? 
Sans doute a-t-il eu peur d’elle. 

Vous paraissez ne pas donner de crédit aux rumeurs sur une relation ancienne entre Anne Hidalgo et François Hollande… 
Nous ne donnons en effet aucun crédit à cette rumeur. 

Son prédécesseur et mentor Bertrand Delanoë parait déçu. Est-il vrai qu’il ne voit plus Anne Hidalgo? 
C’est en tout cas ce qu’il nous a dit. 

La relation avec Emmanuel Macron est très difficile. La maire de Paris peut-elle durablement entretenir une froideur belliqueuse à l’égard de l’Elysée? 
Après des mois de propos féroces sur le candidat Macron, la voilà [proche de Martine Aubry et épouse du député socialiste frondeur Jean-Marc Germain, ancien directeur de cabinet de la ch'tite Aubry] qui lui trouve quelques vertus depuis qu’il est à l’Elysée. Mais cela rendra-t-il la relation meilleure ? Rien n’est moins sûr ! 

Jean-François Arnaud
Enfin, à votre avis, avec l’émergence du Grand Paris, cette institution de maire central des 20 arrondissements du centre de la grande Métropole n’est-elle pas obsolète ? 
Oui, elle l’est. C’est une institution obsolète, mais qui a la vie dure.  

Entretien mené de main de nul par Jean-François Arnaud. L'Ecole supérieure de journalisme de Lille ne fait pas de miracle.

vendredi 2 septembre 2016

Aubry applaudit au départ de Macron

"Enfin!" se réjouit Aubry (PS) au lendemain de la passation de pouvoirs

Aubry, maire PS de Lille et frondeuse, s'est réjouie d'un mot, "Enfin !", 
 Aubry, frondeuse féministe, 
n'a rien contre 
la lapidation des hommes
de la démission d'Emmanuel Macron, une des nombreuses bêtes noires de la mauvaise femme. 
"Enfin! C'est tout. Y a rien à dire... Y aurait tellement à dire", s'est bornée à déclaré Aubry, lapidaire que des tortionnaires musulmans, que ce soit en Arabie saoudite sunnite ou en Iran chiite.  
Interrogée lors de l'inauguration d'un groupe scolaire dans le quartier très populaire et excentré de Lille-sud, l'ex-première secrétaire du PS a indiqué qu'elle continuera "à s'exprimer sur le fond comme (elle l'a) toujours fait". Au risque de toucher le fond.

La tortionnaire politique avait déjà perdu son contrôle il y a tout juste un an, en septembre 2015, suite aux déclarations social-libérales du ministre de l'Economie. "Macron ? Comment dire ? Ras-le-bol ! Voilà, ras-le-bol !", avait-elle lâché.

Aubry, élue communautariste

"Aujourd'hui, ce qui m'intéresse, ce n'est pas de savoir combien il y a de candidats à la primaire de gauche ou de droite, c'est de savoir (...) qui sera celui qui nous dira que 'la France est encore un grand pays, un pays où on peut vivre ensemble dans nos différences, la France peut se développer plus fortement, la France est une terre d'égalité'". La priorité de cette caillera socialiste n'est pas une politique sociale.
"Celui [ou celle ?] qui portera cela, ce sera le candidat que moi je soutiendrai", a-t-elle ajouté. Et puisque "les primaires, c'est à la fin de l'année. On a le temps, d'ici là j'essaierai de porter des idées". Et des haines.

L'ex-secrétaire générale une mono-maniaque de la mixité sociale
Caillassage à Strasbourg
La plus grande peur actuelle de cette caillera est l'agitation sociale et les attentats sur sa ville. "Montrer qu'une société mixte, socialement, culturellement est possible et qu'on a envie de vivre ensemble, c'est mon projet politique. Qu'il s'applique à la France, à l'Europe ou à Lille, l'important, c'est de faire et de montrer qu'on peut faire quand on veut", a encore affirmé l'ex-numéro deux du gouvernement Jospin.

Présent à l'inauguration, Patrick Kanner, le ministre de la Ville, de la jeunesse et des sports (successeur indirect d'un autre proche de l'amère de Lille à ce poste gagé, François Lamy), et ex-adjoint de sa ville de Lille, a jugé pour sa part "un peu dommage" que M. Macron quitte le gouvernement, "ce n'est pas ma conception du collectif". A la différence de Martine Aubry, il a estimé que "aujourd'hui, François Hollande est le seul qui peut être présent à gauche au second tour" de la présidentielle. 
Kanner, prochain candidat à la succession d'Aubry à la mairie de Lille ?

 

mardi 10 novembre 2015

La carte scolaire de Najat Vallaud-Belkacem (PS) discrimine les élèves en France

Mixité sociale au collège:  votre enfant servira d'aspirateur vers le haut, mais qu'a-t-il à y gagner ? 

La ministre de l'Education renonce toujours plus à l'intégration des immigrés

La marxisante Najat Vallaud-Belkacem a encore confirmé ses intentions mardi en présentant -sous couvert de la "mixité sociale"- les détails de son plan pour relever le niveau dans les collèges, tout en rabattant: finies l'orientation étatique 1/3, 1/3, 1/3... A quand l'enfant unique pour les couples indigènes depuis plusieurs générations ? 

Une vingtaine de territoires, dans 17 départements pilotes, va notamment mettre en oeuvre
dès la rentrée 2016 des secteurs multi-collèges. 
L'obligation scolaire jusqu'à 16 ans était faite pour favoriser l'accès équitable du jeune scolarisé à l'ensemble de la culture de son pays. Puis, les CAP et les BEP furent dépréciés par l'idée que les métiers manuels étaient dévalorisants. Et montèrent les incivilités et violences scolaires: les jeunes inappétents au bourrage de crane et au brassage des idées commencèrent à faire imploser la marmite. Pas grand chose à voir donc avec l'origine sociale ou ethnique: les chirurgiens ne font pas des chirurgiens: des kinés, peut-être, et l'ascenseur social redémarre à l'entresol... 
Aujourd'hui, les "sachants" qui défendaient hier le choix des 'mathématiques modernes' pour tous ou des thèmes transversaux en défendant la transdisciplinarité et la perte des repères, dénoncent encore aujourd'hui l'enseignement professionnel et les formations en apprentissage réservés aux enfants des autres. Quoi qu'ils en disent, les jeunes sont nombreux à les réclamer, mais se les voient refuser au prétexte qu'ils ont droit, bon gré mal gré, à se frotter à l'abstraction. La vérité est tout autre: ces enseignements professionnels coûtent cher à la collectivité, tout comme les redoublements, dont une nouvelle chance a été retirée aux enfants en difficulté, au nom d'exigences plus comptables que pédagogiques. Les jeunes retenus en otage du système scolaire le prennent en exécration et, avec lui, la société qui lui impose ces brimades "pour leur bien" ! Et on entend maintenant les proches de la Rue de Grenelle (et les journalistes, qui se flattent de les manipuler l'opinion) assurer que l'enseignement professionnel et les formations en apprentissage font obstacle à la mixité sociale dans les établissements scolaires. "Tout le monde trouve ça formidable, mais seulement pour les enfants des autres", affirment les petits porteurs des éléments de langage gouvernementaux, ceux-là même qui se plaignent de ne pas trouver de plombier et placent leurs enfants dans l'enseignement privé. Ca va avec les avantages fiscaux des journalistes: une idée de "marronnier" (sujet de presse récurrent à chaque saison) qui a peu de chances de prendre !

C'est dire si Najat Vallaud-Belkacem, ministre nourrie de marxisme dégénéré, est embarquée sur un mauvais cheval de bataille, un de plus, après la théorie des genres ou ses rythmes scolaires consistant à remettre les enfants aux mains des associations militantes pour leur rééducation. Passons donc sur les cris d'orfraie poussés par les collectivités qui ont dû se plier à cette réforme autoritaire et ne bouclent plus leurs budgets, puisque le "compte n'y est pas" dans la redistribution des dotations gouvernementales aux communes endettées, comme l'est, depuis le 8 novembre, l'Etat socialiste, insolvable...  

Ce mardi, la ministre de l'Education nationale présente les grandes lignes d'
une expérimentation destinée à être étendue pour améliorer la mixité sociale de "certains" collèges. La ministre a prévenu: elle ne veut pas refaire la carte scolaire, mais persuader tous les parents de l'intérêt d'aller collectivement vers plus de mixité, à l'encontre de ce qu'ils perçoivent peut-être comme l'intérêt de leur enfant. En février dernier, il y a seulement huit mois, le ministère envisageait encore de revoir la carte scolaire des collèges pour améliorer la mixité sociale dans les collèges, l'un des objectifs de la loi sur la Refondation de l'école. Aurait-elle changé de méthode ou aurait-elle décider d'imposer sournoisement la mixité, par le biais de conclusions tirées par un groupe d'experts politiques désignés par ses soins ?
Vaste gageure en tout état de cause que de démontrer que les familles ont tout faux et que la ministre a seule raison. N'est-ce pas d'ailleurs une caractéristique des régimes totalitaires?  Tout vient d'en haut et la base doit se soumettre ou craindre les sanctions et représailles.

Une circulaire passée inaperçue (car publiée au Bulletin officiel de l'Education nationale le 8 janvier 2015, dans le brouhaha des attentats par des djihadistes français), invite à se rapprocher des départements, qui financent les collèges et définissent la carte scolaire. L'objectif est de renforcer la mixité sociale, en la rendant plus contraignante pour les familles. C'est ainsi que le cloisonnement des dossiers ne doit pas occulter le fait que les dérogations deviennent de plus en plus difficiles à obtenir et que Najat Vallaud-Belkacem rappelle obstinément l'objectif d'amélioration de la mixité sociale à l'école. On comprend donc que, si complexe soit-il à mettre en oeuvre, ce dossier tient particulièrement à coeur à la ministre franco-marocaine

La réalité des chiffres est d'autant plus dure qu'on leur fait dire ce qu'on veut

La composition sociale de la population des collèges français est mieux connue que l'appartenance religieuse des collégiens... 
  • 21% de collégiens issus des catégories sociales et professionnelles (CSP) très favorisées (cadres supérieurs, professions libérales)
  • 12% de collégiens issus des CSP favorisées (cadres intermédiaires)
  • 28% de collégiens issus des CSP moyennes (employés)
  • 39% des collégiens issus des CSP défavorisées (ouvriers, inactifs, chômeurs)
Le tableau dressé est d'autant frappant qu'il est la représentation concrète de la politique économique de Hollande, marquée par le chômage et la précarité d'une part grandissante de la population, laquelle est d'autant plus exposée qu'elle vient d'ailleurs, ajoutant de la précarité à la précarité des plus défavorisés d'origine. Pour le coup, les familles doivent ce besoin nouveau de mixité sociale à la majorité de gauche au pouvoir depuis plus de trois ans.  
Sur le papier, pour qu'un collège bénéficie d'un bon niveau de mixité sociale, il faudrait donc -outre un vrai contrôle des flux migratoires- que la répartition des élèves de chaque catégorie s'approche au plus prés de cette répartition nationale. Mais, nous en sommes loin. D'après les chiffres du ministère de l'Education nationale, les 7075 collèges publics et privés sont très hétérogènes en termes de composition sociale:
  • 1% des collèges accueillent 82% de collégiens d'origine défavorisée (les collèges "ghettos"),
  • 10% des collèges accueillent plus de 42% d'élèves d'origine sociale très favorisée (collèges de centres-villes dans les quartiers huppés).
Ces collèges "ghettos" sont la résultante de la circulation incontrôlée des migrants qui ne parlent pas la langue pratiquée dans les écoles, mais qui sont pourtant scolarisés dans des établissements déstabilisés par les arrivants qu'ils accueillent tant bien que mal.
"C’est un peu comme un voyage sur place", s'émerveille Vanda Derkac, une enseignante de français langue étrangère ('FLE', dans le jargon de l’école), en se glissant entre les rangées d’élèves. Ce vendredi 10 septembre-2015, elle sert d'alibi à la pseudo-politique d'accueil des migrants, à dose homéopathique, le temps d’une matinée. "Les langues autant que les voix se mêlent : au premier rang [!], si l’anglais et le chinois dominent, l’hindi et le serbe se devinent. A droite, c’est en arabe que les adolescents chuchotent [ils ne s'agitent pas...]; à gauche, ils parlent le russe ou l’italien ; un peu plus loin le coréen…" C'est le récit du journal officieux du PS, Le Monde, qui présente comme une joyeuse Babel cette mascarade de classe, un stage d’une demi-journée dans des locaux du rectorat de Paris, à deux pas de la porte des Lilas (Paris-20e) où une quarantaine d’adolescents se succède chaque matin, depuis la rentrée. Des jeunes que l’Education nationale qualifie, dans sa novlangue, d’ "élèves allophones nouvellement arrivés" – autrement dit, des élèves parlant une autre langue que le français. Et qui ne parviennent pas à échanger entre eux... Vous avez dit ghetto ? Oui, mais un ghetto, à cet égard, de bon aloi... 
C'est aux collégiens autochtones de s'adapter. Pas facile, car cette hétérogénéité varie en fonction des secteurs géographiques mais aussi des types de collèges. Et de pointer ce qui fonctionne: la plupart des collèges privés sont moins "mixtes" socialement parlant que les collèges publics. Dit autrement, "l'entre-soi y est plus courant". Un ghetto de mauvais aloi ?

Liberté, égalité, fraternité, mixité. Et nivellement par le bas ?

NVB renforce le système D et le pouvoir de l'argent
Les chiffres officiels sont posés somme des seuils à respecter. La mixité sociale est donc loin d'être une réalité dans nombre de collèges français publics et privés. Mais pourquoi culpabiliser les communes, bon gré, mal gré, accueillantes? Le pouvoir socialiste n'a-t-il pas aggravé un problème identifié existant ? L'air de ne pas y toucher, la ministre franco-marocaine pointe désormais certains départements. "La mixité sociale n'est ni un slogan, ni une chimère, ou un totem, assure la ministre. Il s'agit de développer le sentiment de tous les enfants de France d'appartenir à la République". Enfants de France et enfants en France, indistinctement. Et la presse établit des liens artificiels pour justifier l'obsession de la ministre, détectant "une nécessité qui a sauté aux yeux de tout le pays dans 'l'après-Charlie' ", selon la journaliste spécialisée de L'Express qui est tout aussi experte en "aurores boréales dans le nord de la France" ou en "transat Jacques Vabre: des marins costauds de l'innovation"...
Une telle récupération politique n'est pas plus acceptable que celle de la mixité sociale tombée d'en haut sur les collèges où tous les parents, allogènes et indigènes mêlés, connaissent les mêmes galères d'emploi, de logement et de pouvoir d'achat. 

Une mixité sociale obligée est-elle un pré-requis approprié à plus de cohésion sociale et à un climat scolaire apaisé ? Nombre d'études françaises (notamment Grande pauvreté et réussite scolaire, mai 2015) ou internationales ont prouvé que les jeunes issus de milieux défavorisés sont plus exposés à l'échec scolaire, et qu'ils ont tout à gagner à fréquenter des classes dans lesquelles règnent une réelle mixité sociale. Une immersion en nombre peu être bénéfique, mais une bombe à plusieurs dans la piscine éclabousse toute la collectivité des nageurs.

17 département volontaires

Reste à passer à la pratique. Pour parvenir à davantage de mixité, l'un des outils retenus par Najat Vallaud-Belkacem est l'instauration desecteurs multi-collèges. 17 départements, bientôt 20 promet la ministre, ont accepté d'expérimenter cette mesure sur une ou deux communes. Des départements aux profils politiques et sociologiques variés: droite, gauche, urbain, rural, etc:
  • le Doubs (DVD), la Haute-Loire (LR), le Puy-de-Dôme (PRG), la Seine-Saint-Denis (PS), la Haute-Savoie (LR), la Loire (LR), l'Hérault (PS), la Meurthe-et-Moselle (PS), le Maine-et-Loire (UDI), l'Eure-et-Loir (LR), l'Indre-et-Loire (UDI), Paris (PS), la Charente-Maritime (LR), l'Ile-et-Vilaine (PS), le Bas-Rhin (LR), le Tarn (PS)et la Haute-Garonne (PS).
Le principe de ces secteurs multi-collèges: dans une commune donnée, les élèves entrants en 6e peuvent être affectés à plusieurs collèges différents, à condition que ceux-ci soient tous suffisamment proches de leur domicile ou accessibles simplement en transport en commun. En fin de primaire, les parents émettent des voeux et les futurs 6es sont affectés en tenant compte de trois éléments discriminants :
  • les voeux des parents,
  • le respect d'un ensemble de critères définis par la communauté éducative (y compris les parents délégués): santé, boursier ou non, rapprochement de fratrie, etc
  • le profil socio-économique de la famille.
L'enseignement privé -catholique- s'est dit prêt (et les autres?) à se montrer solidaire de cette expérimentation qui entrera en vigueur dès la rentrée 2016.

Et les enfants dits favorisés ?

La ministre socialiste, hostile à la notion de "race", redéploie celle, marxiste, de "classe sociale" 
Pour faire avancer la mixité sociale dans les collèges de France, Najat Vallaud-Belkacem veut démontrer aux parents étiquetés 'favorisés' (on disait 'bourgeois') "qu'ils peuvent à la fois être de bons parents et de bons citoyens". La culpabilisation de certains est en marche.   Si la plupart d'entre eux sont -au départ et en théorie- convaincus de l'intérêt de la mixité sociale dans les collèges, ils changent souvent d'avis au contact des réalités, en découvrant que l'établissement qui est désigné à leurs enfants -discriminés parce que privilégiés- est un ghetto notoire. D'où l'obligation de se replier sur un privé en pleine expansion. 

Nombre de parents se posent des questions fondamentales et naturelles.
La mixité sociale tant vantée profite-t-elle aussi bien aux enfants indigènes sur plusieurs générations assimilées, polonais ou portugais, italiens ou espagnols d'origine et donc statistiquement meilleurs élèves, qu'aux allogènes fraîchement arrivés, déracinés et inadaptés ? Sans surprise, "Toutes les études que nous avons pu consulter sur le sujet montrent qu'il n'y a pas d'effet significatif sur les résultats scolaires des bons collégiens suivant qu'ils soient dans une classe de bons ou de moins bons élèves", résume Catherine Moisan, directrice de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), balayant toutes les évidences constatées sur le terrain et qui ont échappé aux experts aveuglés d'idéologie. 

Les temps ont changé:
la gauche inverse les inégalités
Et Florence Robine, la directrice de la DGESCO et véritable instigatrice des projets controversés successifs du ministère (théorie du genre, rythmes scolaires, notation, etc), d'interroger: "Comment mesure-t-on la réussite scolaire? Pas seulement avec  les notes. Etudier dans un collège où règne une vraie mixité sociale, c'est aussi avoir l'occasion de rencontre d'autres que soi-même, d'acquérir de nouvelles compétences sociales et psychologiques, de développer son empathie." Un effort exigé des enfants et non pas une aide accordée aux arrivants. Quant à l'école, lieu de rencontres, on ne nous l'avait pas encore fait !
Rendez-vous dans un an pour savoir si cet appel à l'esprit citoyen des parents et au renoncement des enfants soumis à des ralentissements inutiles a porté ses fruits. Ou simplement contribué, dans les territoires-tests, à faire gonfler les rangs du privé et monter le Front national