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samedi 2 septembre 2017

"Notre-Drame de Paris", pamphlet anti-Hidalgo, laquelle dénonce un complot pour lui prendre la mairie

Ses révélations sulfureuses sur Hidalgo et sa  politique calamiteuse

Le Figaro a mis le feu au poudre, dans un numéro publiant des extraits de 
"Notre-Drame de Paris", un livre d’Airy Routier et de Nadia Le Brun.

"Hidalgo, celle qui préfère le migrant au Français d’origine," c'est la synthèse par Atlantico des attaques fondées qu'elle suscite.
Migrants, HLM, embouteillages… Un livre dézingue la politique d’Anne Hidalgo

Dans "Notre-Drame de Paris" (Albin Michel), paru le 30 août, Airy Routier et Nadia Le Brun montrent que l’image d’Anne Hidalgo est souvent plus importante que le bien-être des Parisiens.

Depuis son élection en 2014, Anne Hidalgo est aussi appréciée que détestée par les Parisiens, qui soit soulignent ses réalisations, soit les dénoncent inlassablement. Dans Notre-Drame de Paris, dont Le Figaro publie les bonnes feuilles, les journalistes 
Airy Routier (ex-rédacteur en chef à l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur et connu pour le vrai-faux SMS de Sarkozy à Cécilia dénoncé par Claude Perdriel, son patron, comme inventé, mais, à 72 ans, toujours chroniqueur à Challenges) et Nadia Le Brun (quadra de la presse magazine) décortiquent sa méthode et dressent le bilan de ses trois années de mandat.
Ils y écrivent que ses décisions ont eu pour conséquence une explosion des embouteillages (parfois créés sciemment), que sa gestion démagogique du problème des migrants aggrave les tensions dans de nombreux quartiers et que rien n’est fait concernant des problèmes comme l’insécurité, le harcèlement de rue ou la prolifération des rats dans certains quartiers.

"Alors que la France avait eu toutes les peines du monde à résorber les bidonvilles qui fleurissaient dans les années cinquante, voilà qu’ils reviennent, dans les quartiers nord de Paris, sous le boulevard périphérique, dans tous les recoins de la ville.
On en voit dans le XVIIIe, le long de la voie ferrée désaffectée de la petite ceinture. Certains quartiers de la capitale sont ainsi ramenés au niveau des favelas brésiliennes", écrivent les auteurs.

Ils résument sa politique vis à vis des migrants d’une phrase : " persister dans les nobles discours, tout en faisant porter la responsabilité et le coût des migrants à l’Etat !".

Sur la question des HLM, ils notent que la mairie assure dépenser 180 millions d’euros par an pour exercer son droit de préemption et créer des logements sociaux partout, y compris dans les beaux quartiers, mais que cela se fait parfois au mépris du bon sens. "Elle a ainsi déboursé 4,24 millions d’euros pour acheter un immeuble de six logements dans le XVIe arrondissement, soit 12.000 euros le mètre carré ! Et a préempté un immeuble à Montmartre, évalué à 13.406 euros le mètre carré. "C’est scandaleux, s’emporte Jean-Louis Dumont, le président – socialiste ! – de l’USH, l’Union sociale pour l’habitat qui fédère les offices HLM de France. On pourrait faire quatre ou cinq fois plus d’appartements si on investissait avec mesure." 
Comme le dit Collard, le peuple en a plein le dos des bobos.

La mixité sociale ? 

Un leurre, puisque l’on chasse de Paris les classes moyennes, reléguées en banlieue, et qu’il ne reste plus que les très riches et les bénéficiaires de logements sociaux, trop souvent immigrés ou d’origine immigrée. Et l’objectif de Notre-Drame de Paris, c’est 30 pour cent de logements sociaux…


Hidalgo est très perverse. D’un coup de plume, elle fait passer les logements dits "intermédiaires" dans la catégorie logements sociaux, les classes moyennes qui gagnent trop pour être en logements sociaux et pas assez pour se loger sur Paris fuient en banlieue. Beau tour de passe-passe, n’est-il pas ?

5.000 logements sociaux dans les beaux quartiers, et Hidalgo de pré-empter les logements en vente dans les immeubles de standing à des prix pharaoniques. Hidalgo s’en fout, c’est le con-tribuable parisien qui paie. Et payer pour que l’idéologie totalitaire d’Hidalgo soit appliquée, quel pied !


Les mauvaises langues diront "bien fait pour la gueule de ces bobos qui ont voté Macron à 90 pour cent". Et ils n’auront pas tout à fait tort. Sauf que c’est aussi notre Paris, notre France, qui s’en va à vau-l’eau. Paris devenu une pourriture, envahi par des clandestins ? C’est aussi Hidalgo. Mais ça vous le savez tous, amis lecteurs de Libération  Résistance républicaine… Bref, lisez les articles consacrés au livre et, surtout, amusez-vous des protestations de la traîtresse et de sa clique Brossat, l’adjoint coco islamo-collabo en tête, hurlant… au racisme ! Excellent.



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Brossat, c'est celui qui n’aura de cesse que lorsque Paris sera peuplé entièrement de clandestins, 
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Brossat qui considère que les femmes agressées à la Chapelle devraient avoir un peu plus de dignité… Agrégé de lettres passé par le lycée Henri IV, Ian Brossat est adjoint communiste au Logement - et à l'hébergement d'urgence - est le fils d'un professeur d'université et d'une mère sociologue à l'INSERM, laquelle fut membre du parti israélien d'extrême-gauche, révolutionnaire, internationaliste et antisioniste. L'élu communiste est co-auteur de 'Paris n'est pas à vendre : Propositions face à la spéculation"...


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Brossat et Hidalgo, deux restes de la colère de Dieu, payés, très cher, pour pourrir Paris et la vie des Parisiens en y instaurant, à grande échelle, le Grand Remplacement. Qui fait glousser la presse bobo intello nantie. Jusqu’à quand pourront-ils le faire en toute impunité ?
Il faut suivre la polémique, combien de temps va-t-elle durer ? Qui aura la parole sur TV-collabo et dans les media dominants pour se défendre ? On prend les paris ?
Christine Tasin
(d'après Christine Tasin, présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques)


Les auteurs du pamphlet anti-Hidalgo s'expliquent

La liste 
est accablante des échecs de la maire PS de Paris par les journalistes Nadia Le Brun et Airy Routier qui qualifient son bilan à mi-mandat de "désastreux". Le réquisitoire est étiqueté "pamphlet politique" "violent" de la rentrée, écrit par deux journalistes "passablement énervés". 

Ils pointent aussi l'endettement de la ville, les relations privilégiées d'Anne Hidalgo avec quelques grands patrons, son goût pour le luxe, son égocentrisme, ses relations compliquées avec François Hollande, Bertrand Delanoë et Emmanuel Macron "qu'elle déteste"... 

Accusés sur les réseaux sociaux d'être partisans, vendus au lobby automobile, misogynes, fachos, homophobes...
La fermeture brutale de la voie Georges-Pompidou a provoqué un engorgement dont la Mairie nie l'existence en invoquant des chiffres fantaisistes.
A cet égard, il faudrait lister les catégories de profiteurs du système Hidalgo, mais ce n'est pas encore notre propos ici. L'heure viendra.
Les auteurs répondent aux questions que suscite leur livre et le buzz qu'il engendre parmi les bénéficiaires.  

Challenges a tenté de les faire parler, mais les réponses sont contenues dans les questions de la presse intelligente et respectueuse...: que pouvaient-ils ajouter ?

Votre livre est-il une enquête ou un pamphlet ?

Une enquête, sérieuse et approfondie. Sur un ton il est vrai impertinent. 

La maire de Paris vous a-t-elle reçu et a-t-elle répondu à vos questions?  
Non, elle a refusé, malgré plusieurs relances. 

Vous décrivez le culte de la personnalité d’Anne Hidalgo, vous parlez de son goût pour le luxe, avec cette anecdote significative : lors de la visite de la reine Elisabeth II en juin 2014, Anne Hidalgo bénéficie d’un huissier pour lui porter son parapluie, alors que la reine d’Angleterre, 90 ans, plus ancien chef d’Etat de la planète, se charge elle-même de porter son parapluie. Mais qu’est-ce qui vous permet d’écrire qu’elle se prend pour la "Reine du Monde" [Au risque de déplaire à l'épouse de Jupiter] ? 
Depuis qu’elle préside l’association des grandes villes soucieuses de l’environnement, elle se présente comme étant "à la tête de 650 millions de personnes qui assurent 25% du PIB mondial". Tout un programme ! 

Vous expliquez que la Maire de Paris a volontairement créé des embouteillages dans Paris pour « forcer » parisiens et banlieusards à prendre les transports en commun. C’est grave pour un élu de détériorer la qualité de vie de ses administrés. C’est une politique assumée de sa part ou bien s’en défend-elle ? 
Elle s’en défend vigoureusement mais les intéressés savent de quoi il en retourne. 

Vous décrivez Paris comme une ville plus sale et moins sûre, avec la description des abords de la Gare du Nord et de la Gare de l’Est ou l’arrivée de dealers dans certains quartiers comme Balard. Mais au-delà de ces exemples, les statistiques confirment-elles cette dégradation de la situation ? 
C’est une évidence, les Parisiens le voient, toute la presse le confirme et la maire le reconnaît elle-même. 

Décrivant le parcours d’Anne Hidalgo, vous la qualifiez "d’enfumeuse". Elle n’a jamais été élue que grâce à des scrutins de liste et n’a jamais réussi à gagner la mairie du 15e. Elle ne serait pas légitime ? 
Elle est parfaitement légitime, dans le cadre du scrutin de liste. 

A-t-elle été inquiétée ou même interrogée pour la période où elle a cumulé ses postes et salaires d’inspectrice du travail et sa fonction d’élue qui lui prenait tout son temps ? 
Pas à notre connaissance. 

Vous dénoncez sa fascination pour les grands capitalistes : Bernard Arnault (LVMH), Xavier Niel (Illiad), François Pinault (Kering), Laurent Dumas (Emerige)… Sa proximité est-elle trop forte avec les grandes entreprises ? 
Ce n’est pas ce que nous disons. Nous relevons le paradoxe de son ancrage à gauche et de sa proximité avec les plus grandes fortunes du pays. 

Pourquoi le transfert au privé du marché du stationnement parisien vous choque-t-il ? 
Cela ne nous choque pas; ça nous amuse de découvrir son intérêt soudain pour la privatisation d’un service public municipal. 

Vous faites le portrait d’une élue qui ne s’intéresserait qu’aux préoccupations des bobos, minoritaires, élitistes. N’est-ce pas une des maladies graves de nombreux élus socialistes qui se sont coupés des classes moyennes ? 
Assurément. 

D’emblée, vous annoncez que l’on vous traitera de fachos, réacs, misogynes. Mais avouez que le ton que vous adoptez est volontairement excessif… Vous ne craignez pas une assignation (en justice) ? 
Le ton s’inscrit dans une tradition française d’impertinence. Quant à l’assignation, la connaissant, rien n’est impossible en effet. 

Ce ton sarcastique rappelle le livre de Philippe Alexandre sur Martine Aubry, "La dame des 35 heures", que vous citez d’ailleurs et qui avait été qualifié de misogyne à l’époque. Doit-on prendre des gants quand on écrit sur une femme politique ? 
Il nous semble à tous les deux que le temps de l’égalité homme femmes est enfin venu. 

Vous-même, Airy Routier, vous n’utilisez pas du tout ce ton ironique dans vos précédents livres sur Bernard Arnault ou Bernard Tapie… 
Les temps ont changé. Les parisiens sont dans un tel état qu’un peu de légèreté ne peut que leur faire du bien. 

Vous décrivez l’entourage homosexuel de la maire de Paris. Soyons clair. En quoi cela pose problème ? 
Cela n’en pose aucun. On n’a abordé ce sujet que lorsqu’il s’agissait de subventions accordées par le conseil de Paris ou à partir des déclarations publiques de Mme Hidalgo. [Après Bertrand Delanoë, Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris, a évoqué pour la première fois publiquement son homosexualité lors d’un chat en direct avec les internautes de Yagg, ce mardi 22 mars 2011, avant Bruno Julliard (ancien président du syndicat étudiant Unef, ci-contre avec Paul Le Goff), en août de la même année. Outre Gauthier Caron-Thibaut, Julien Bargeton ou Christophe Girard, maire de Paris IVe et LVMH, marié au réalisateur Olivier Meyrou : Anne Hidalgo célébra la cérémonie en 2013].

Vous signalez que la ville accueille prochainement les Gay Games. Ce positionnement peut en effet être positif pour la réputation de la capitale et profitable à l’économie locale, non? 
Tout à fait. 

Le passage va réjouir les partisans de la Manif pour tous. En réservant l’exclusivité de vos bonnes pages au Figaro Magazine, il paraît clair que votre éditeur vise une clientèle précise… 
C’était le choix de notre éditeur. 

Malgré votre réquisitoire que le sarcasme rend très agréable à lire - on rit souvent - on a l’impression que le mandat actuel est moins ripoux que ceux de prédécesseurs qui se sont fait connaître pour de dispendieux frais de bouche, les emplois fictifs, les électeurs fantômes… Avouez-le Anne Hidalgo est plus honnête que ses prédécesseurs de droite! 
Il n’y a rien à avouer, c’est en effet tout à fait vrai. [Airy Routier et L'Obs ne sont pas suspects de sympathies droitières]

Vous écrivez que François Hollande ne pouvait rien lui [Hidalgo] refuser. Comment expliquez-vous cela? 
Sans doute a-t-il eu peur d’elle. 

Vous paraissez ne pas donner de crédit aux rumeurs sur une relation ancienne entre Anne Hidalgo et François Hollande… 
Nous ne donnons en effet aucun crédit à cette rumeur. 

Son prédécesseur et mentor Bertrand Delanoë parait déçu. Est-il vrai qu’il ne voit plus Anne Hidalgo? 
C’est en tout cas ce qu’il nous a dit. 

La relation avec Emmanuel Macron est très difficile. La maire de Paris peut-elle durablement entretenir une froideur belliqueuse à l’égard de l’Elysée? 
Après des mois de propos féroces sur le candidat Macron, la voilà [proche de Martine Aubry et épouse du député socialiste frondeur Jean-Marc Germain, ancien directeur de cabinet de la ch'tite Aubry] qui lui trouve quelques vertus depuis qu’il est à l’Elysée. Mais cela rendra-t-il la relation meilleure ? Rien n’est moins sûr ! 

Jean-François Arnaud
Enfin, à votre avis, avec l’émergence du Grand Paris, cette institution de maire central des 20 arrondissements du centre de la grande Métropole n’est-elle pas obsolète ? 
Oui, elle l’est. C’est une institution obsolète, mais qui a la vie dure.  

Entretien mené de main de nul par Jean-François Arnaud. L'Ecole supérieure de journalisme de Lille ne fait pas de miracle.

jeudi 27 juillet 2017

Contributeurs forcés, les Français vont s'offrir STX

Macron fait nationaliser STX par Philippe

La France a décidé d'
exercer son droit de préemption sur les deux tiers du capital de 
STX France qu'elle ne détient pas 

Faute d'accord avec l'Italie sur un partage à parité des chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire (photo), a indiqué que la proposition française de partage à 50-50 tenait toujours.

La France a ainsi acté jeudi l'échec de ses négociations avec l'Italie sur les chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

En annonçant cette décision, le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a précisé qu'il se rendra à Rome mardi pour en discuter avec le gouvernement italien. "Je vous annonce que nous avons pris la décision d’exercer le droit de préemption de l’État sur STX", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Cette décision, "prise en plein accord" avec le président de la République et le Premier ministre, a un seul objectif : " défendre les intérêts stratégiques de la France en matière de construction navale", a-t-il assuré.
"Les chantiers de Saint-Nazaire sont un outil industriel unique en France. Nous voulons garantir aux salariés, à la région, aux clients, aux sous-traitants, mais aussi à tous les Français que les compétences exceptionnelles des chantiers navals de Saint-Nazaire en termes de construction comme les emplois resteront en France", a expliqué le ministre. En fait, un retour de ...Corée.

Il a chiffré le coût pour les Français

de l'acquisition des deux tiers du capital de STX France rachetés au printemps par l'italien Fincantieri à son ancienne maison mère sud-coréenne à 80 millions d'euros, qui seront pris en charge par l'Agence des participations de l'Etat. Des entreprises peuvent appartenir au secteur public sans être gérées par l'APE (cf. Eiffage,  détenue pour partie par Banque publique d'investissement).

Bruno Le Maire a souligné que cette nationalisation ne sera que temporaire, les chantiers de Saint-Nazaire n'ayant pas vocation à rester sous le contrôle de l’État français qui n'est pas entrepreneur.
Elle "doit nous donner le temps de négocier dans les meilleures conditions possibles la participation de Fincantieri", a-t-il précisé, en reconnaissant que le groupe public italien est le seul intéressé par STX France.

La société de construction navale italienne a refusé jusqu'ici de revenir sur un accord conclu au printemps par le précédent gouvernement français qui accordait 54% de STX France au co-actionnaire italien, dont 48% pour Fincantieri), le solde étant détenu par des intérêts publics français (l'Etat et Naval Group).

Bruno Le Maire veut 50% et a justifié la parité au capital réclamée dorénavant par Paris par la nécessité de garantir le maintien de l'emploi et du savoir-faire des chantiers de Saint-Nazaire, les seuls capables en France de construire des paquebots, mais aussi de très grandes coques comme celle d'un porte-avions.

Le droit de préemption dont disposait la France venait à échéance ce vendredi.

vendredi 7 avril 2017

Chantiers de St-Nazaire: l'Etat-PS consent à perdre le contrôle

L'Etat devrait signer un accord avec l'italien Fincantieri  pour la reprise de  STX France

Reprise des chantiers navals STX France de Saint-Nazaire par l'italien Fincantieri bientôt consacrée par le gouvernement français 

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L'Italien, proche de la Chine, a obtenu de Hollande qu'il limite sa participation à moins de 50% du capital des ex-Chantiers de l'Atlantique (chantiers navals de Saint-Nazaire, commune PS, et ceux de Lorient, commune socialiste et fief de Jean-Yves Le Drian, actuel ministre de la Défense).

Selon ce projet 
d'accord, présenté jeudi par le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, un apparatchik socialiste, le groupe italien reprendrait environ 48% du groupe mis en vente après la faillite de sa maison mère, le sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding. Auxquels s'ajoutent d'autres capitaux italiens, ceux de la fondation  CR Trieste (6,66 %).

Le groupe public militaire DCNS - spécialisé dans l'industrie navale militaire, l'énergie nucléaire et les infrastructures marines - entrerait au capital à hauteur d'environ 12%, l'Etat français conserverait ses 33% et la fondation privée italienne CR Trieste reprendrait le reliquat, soit 55%.
"Fincantieri présente maintenant un projet industriel ambitieux pour les chantiers. Il sera soumis à la consultation des salariés dans les prochains jours", a déclaré Christophe Sirugue devant la presse.

"Il comporte des engagements relatifs à l'emploi, aux liens des chantiers avec leurs sous-traitants, sur la pérennité du site, sur l'indépendance du bureau d'études et de l'ingénierie et de l'autonomie commerciale de l'entreprise", a-t-il ajouté.

Un accord de gouvernance, avec l'équilibre du capital, est proposé pour huit ans, et un pacte d'actionnaires, qui octroie à l'Etat français un droit de veto, notamment sur les décisions stratégiques, est prévu sur 20 ans, a précisé ce rival de Montebourg à Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire.
L'Etat conserverait par ailleurs son droit de préemption si Fincantieri se dégageait, le droit de préemption actuel restant ouvert tant que la signature entre Fincantieri et les Coréens n'est pas intervenue.

Christophe Sirugue a indiqué que l'Etat est toujours en discussion avec Fincantieri mais que les étapes difficiles étaient passées.

La direction de STX France a accueilli "comme une bonne nouvelle l’annonce faite ce jour d’une avancée significative dans le traitement du dossier de l’actionnariat de STX France".
"Cette décision met fin à une période trouble pénalisante pour les activités de l’entreprise et permet d’envisager avec sérénité l’avenir industriel du site de Saint-Nazaire" (Loire-Atlantique), déclare Laurent Castaing, directeur général, cité dans un communiqué.

Le PDG de DCNS - société détenue à hauteur de 62 % par l’État français et de 35 % par Thales (groupe d'électronique spécialisé dans l'aérospatiale, la défense, la sécurité et le transport terrestre) - , Hervé Guillou, a salué de son côté une opération qui garantit, "la préservation des intérêts stratégiques de la France tout en renforçant notre capacité d’exportation", selon lui.

La crainte d'une "nationalisation italienne déguisée"

A l'issue de sa présentation du projet  jeudi après-midi, Christophe Sirugue a eu le sentiment que l'accueil des organisations syndicales avait été "plutôt positif, voire très positif" et qu'elles avaient salué les avancées obtenues.

Syndicats et élus locaux craignaient en vérité surtout que le groupe italien soit tenté de rapatrier une partie de la charge de travail de Saint-Nazaire, alors que le carnet de commandes de STX France est plein jusqu'en 2026. Les accords qui le lient aux chantiers navals chinois, et qui incluent des transferts de technologies, inquiètent aussi. 
Fincantieri appartient à la société Fintecna, contrôlée par le ministère italien de l'Economie. Quant aux actionnaires de STX France (ex-Alstom marine), c'est l'entreprise coréenne STX Europe  à 66,66%  et Bpifrance (État français) à 33,34 %.
"C'est préjudiciable aux salariés de STX que l'Etat français n'ait pas été jusqu’au bout de cette idée de nationalisation, même transitoire", a estimé, plus tôt dans la journée, la déléguée syndicale Force ouvrière (FO) aux chantiers navals STX, Nathalie Durand-Prinborgne, exprimant ses craintes, après la publication des grandes lignes du projet d'accord qu'elle a découvertes à la lecture du quotidien Le Monde.

Christophe Sirugue a déclaré qu'une éventuelle nationalisation de STX Francetelle solution avait "toujours été une hypothèse de travail si nous ne parvenions pas à obtenir un projet industriel à la fois solide et sécurisé" avec le Fincantieri.
"Aujourd'hui, la proposition qui nous est faite par Fincantieri (...) et les éléments que nous avons obtenus dans la négociation (...) pour donner un avenir aux chantiers navals", a affirmé le secrétaire d'Etat de Valls (depuis le 27 février 2017), puis Cazeneuve.

Un petit tiers du capital de Fincantieri, créé à Trieste en 1736, est entre les mains d'investisseurs privés et le groupe est coté à la bourse de Milan depuis 2014.
Le groupe s'enorgueillit d'avoir construit plus de 7.000 navires sur 20 chantiers sur quatre continents, dont 15 en Europe (huit en Italie), et d'être un des plus grands employeurs européens du secteur avec 19.000 salariés, dont 7.500 en Italie, auxquels s'ajoutent 80.000 salariés chez ses sous-traitants.
Il a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 4,4 milliards d’euros et possède un carnet de commandes de 21,8 milliards d’euros pour 106 navires commandés et un peu plus de cinq ans de travail ferme assuré.
STX France emploie pour sa part à Saint-Nazaire quelque 2.400 salariés, hors intérimaires et sous-traitants.

Un temps envisagée par le gouvernement, l'hypothèse d'une nationalisation est donc écartée. Fincantieri a été partiellement privatisé en juin 2015, mais l'État italien reste un actionnaire important.


dimanche 16 janvier 2011

Affaire Guérini : une petite fleur dans la peau de vache du CG13

Les botanistes socialistes refont à La Ciotat le coup de Fos-sur-Mer

Le PS prospère sur les ordures

C’est l'histoire d'une parcelle d’un peu plus de quatre hectares.
Située sur le territoire de La Ciotat, elle était historiquement détenue par la famille Semaire, qui y avait installé une décharge « que l’on peut considérer comme sauvage », lançait en 2003 Alain Belviso, maire d'Aubagne (lire PaSiDupes) et président de la communauté d’agglomération Garlaban Huveaune Sainte-Baume (GHB, aujourd’hui agglo d’Aubagne). Une collectivité qui n’avait qu’un souhait : en finir avec cet héritage et surtout récupérer le terrain pour réaliser une extension de sa décharge voisine du Mentaure. Pour exploiter le futur site agrandi, elle avait même lancé en 2004 un appel d’offres, remporté par la SMA Environnement, société d’Alexandre Guérini, rapporte Marsactu.

A ce moment-là, la vente est quasi-bouclée, mais un différend apparaît avec une société immobilière qui a signé un contrat de location avec la famille Semaire. Un nouveau venu qui, selon Alexandre Guérini, est piloté par Bronzo, ancien exploitant du Mentaure. Toujours est-il que la procédure traîne en longueur, GHB peinant à finaliser la transaction. Alexandre Guérini, qui selon les éléments de l’enquête se serait démené auprès de la famille Semaire pour régler le conflit, en prend ombrage et s'irrite. Allant même jusqu’à assister à une réunion au côté de l’ex-directeur général des services de GHB Daniel Pinna, à qui il « donnait des ordres », a affirmé à La Provence, l’un des membres de la famille.

Poker Mentaure à La Ciotat

Préemption bien pratique

En 2006, alors que les négociations piétinent toujours, c’est le Conseil Général des Bouches-du-Rhône qui débloque la situation en faisant jouer son droit de préemption au titre de la « préservation des espaces naturels sensibles et des paysages ». Si GHB s’en félicite, et s’empresse de racheter le terrain, que vient faire le CG13 dans ce dossier, se sont étonnés les enquêteurs ? Comment Jean-Noël Guérini pouvait-il, comme il l’a pourtant fait lors de ses voeux à la presse, dénoncer des amalgames puisque sa collectivité est directement concernée ?

Une question directe lui est alors posée sur ce point. Le CG13 aurait agi « à la demande du préfet de Région » [Christian Frémont, actuel directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy], a-t-il assuré. Mais si la préfecture des Bouches-du-Rhône a bien publié une déclaration d’utilité publique autorisant le président de GHB à « procéder à l’acquisition, soit à l’amiable, soit à défaut, par voie d’expropriation » de la parcelle, on attend toujours un document – ou une déclaration de Christian Frémont – confirmant cette demande de préemption au Conseil Général socialiste présidé par le grand frère, Jean-Noël Guérini.

Or, comme l’auraient suggéré les enquêteurs lors d’une audition d’Alexandre Guérini, le CG13 aurait tout aussi bien pu laisser le soin à la commune de La Ciotat, où est située la décharge, de faire jouer son droit de préemption. « Monsieur Frère » s'est trouvé pris de court sur cette possibilité naturelle. Peut-être parce que, si elle a finalement accepté l’extension, la ville de La Ciotat ne semblait pas à l’époque chaudement partisane d’une extension du Mentaure, comme en témoignent les débats au conseil de GHB. C'est seulement dans cette hypothèse que la démarche du CG13 était peut-être bienvenue.

Une jolie fleur dans une peau de vache

En quoi était-il nécessaire que le CG13 invoquent les espaces naturels sensibles ? Si Jean-Noël Guérini ne s’est pas étendu sur ce sujet, Alexandre Guérini, n'a pas manqué de surprendre les enquêteurs lors de son audition. Il leur a révélé la présence sur le site du liseron duveteux, une plante protégée. Cela expliquerait tout, si seulement cette petite fleur avait besoin d’une décharge pour prospérer…

Cette espèce de liseron n'est pas rare autour du site et fait d'ailleurs partie des négociations de protection avec le parc national des Calanques. La fleur n’a servi que de pretexte à l'entrée en scène du CG13. Surtout que, comme le précise l’Atelier technique des espaces naturels, « les terrains acquis par le département doivent être aménagés pour être ouverts au public ». Et donc à son piètinement désordonné. Sans doute faut-il envisager qu'en plus des ordures des Aubagnais et de six communes de l’Est de Marseille Provence Métropole, la décharge du Mentaure fera l'objet de visites guidées.

Bis repetita du CG13


Malgré son nom rassurant, cette petite fleur est aussi redoutable que sa jumelle qui, dans un passé récent du CG13, avait bloqué l’incinérateur de Fos-sur-Mer, aussi sûrement que cette sardine qui un jour boucha l'entrée du port de Marseille .