POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Chantiers de Saint-Nazaire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Chantiers de Saint-Nazaire. Afficher tous les articles

jeudi 27 juillet 2017

Contributeurs forcés, les Français vont s'offrir STX

Macron fait nationaliser STX par Philippe

La France a décidé d'
exercer son droit de préemption sur les deux tiers du capital de 
STX France qu'elle ne détient pas 

Faute d'accord avec l'Italie sur un partage à parité des chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire (photo), a indiqué que la proposition française de partage à 50-50 tenait toujours.

La France a ainsi acté jeudi l'échec de ses négociations avec l'Italie sur les chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

En annonçant cette décision, le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a précisé qu'il se rendra à Rome mardi pour en discuter avec le gouvernement italien. "Je vous annonce que nous avons pris la décision d’exercer le droit de préemption de l’État sur STX", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Cette décision, "prise en plein accord" avec le président de la République et le Premier ministre, a un seul objectif : " défendre les intérêts stratégiques de la France en matière de construction navale", a-t-il assuré.
"Les chantiers de Saint-Nazaire sont un outil industriel unique en France. Nous voulons garantir aux salariés, à la région, aux clients, aux sous-traitants, mais aussi à tous les Français que les compétences exceptionnelles des chantiers navals de Saint-Nazaire en termes de construction comme les emplois resteront en France", a expliqué le ministre. En fait, un retour de ...Corée.

Il a chiffré le coût pour les Français

de l'acquisition des deux tiers du capital de STX France rachetés au printemps par l'italien Fincantieri à son ancienne maison mère sud-coréenne à 80 millions d'euros, qui seront pris en charge par l'Agence des participations de l'EtatDes entreprises peuvent appartenir au secteur public sans être gérées par l'APE (cf. Eiffage,  détenue pour partie par Banque publique d'investissement).

Bruno Le Maire a souligné que cette nationalisation ne sera que temporaire, les chantiers de Saint-Nazaire n'ayant pas vocation à rester sous le contrôle de l’État français qui n'est pas entrepreneur.
Elle "doit nous donner le temps de négocier dans les meilleures conditions possibles la participation de Fincantieri", a-t-il précisé, en reconnaissant que le groupe public italien est le seul intéressé par STX France.

La société de construction navale italienne a refusé jusqu'ici de revenir sur un accord conclu au printemps par le précédent gouvernement français qui accordait 54% de STX France au co-actionnaire italien, dont 48% pour Fincantieri), le solde étant détenu par des intérêts publics français (l'Etat et Naval Group).

Bruno Le Maire veut 50% et a justifié la parité au capital réclamée dorénavant par Paris par la nécessité de garantir le maintien de l'emploi et du savoir-faire des chantiers de Saint-Nazaire, les seuls capables en France de construire des paquebots, mais aussi de très grandes coques comme celle d'un porte-avions.

Le droit de préemption dont disposait la France venait à échéance ce vendredi.

vendredi 7 avril 2017

Chantiers de St-Nazaire: l'Etat-PS consent à perdre le contrôle

L'Etat devrait signer un accord avec l'italien Fincantieri  pour la reprise de  STX France

Reprise des chantiers navals STX France de Saint-Nazaire par l'italien Fincantieri bientôt consacrée par le gouvernement français 

Résultat de recherche d'images pour "le drian lorient"
L'Italien, proche de la Chine, a obtenu de Hollande qu'il limite sa participation à moins de 50% du capital des ex-Chantiers de l'Atlantique (chantiers navals de Saint-Nazaire, commune PS, et ceux de Lorient, commune socialiste et fief de Jean-Yves Le Drian, actuel ministre de la Défense).

Selon ce projet 
d'accord, présenté jeudi par le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, un apparatchik socialiste, le groupe italien reprendrait environ 48% du groupe mis en vente après la faillite de sa maison mère, le sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding. Auxquels s'ajoutent d'autres capitaux italiens, ceux de la fondation  CR Trieste (6,66 %).

Le groupe public militaire DCNS - spécialisé dans l'industrie navale militaire, l'énergie nucléaire et les infrastructures marines - entrerait au capital à hauteur d'environ 12%, l'Etat français conserverait ses 33% et la fondation privée italienne CR Trieste reprendrait le reliquat, soit 55%.
"Fincantieri présente maintenant un projet industriel ambitieux pour les chantiers. Il sera soumis à la consultation des salariés dans les prochains jours", a déclaré Christophe Sirugue devant la presse.

"Il comporte des engagements relatifs à l'emploi, aux liens des chantiers avec leurs sous-traitants, sur la pérennité du site, sur l'indépendance du bureau d'études et de l'ingénierie et de l'autonomie commerciale de l'entreprise", a-t-il ajouté.

Un accord de gouvernance, avec l'équilibre du capital, est proposé pour huit ans, et un pacte d'actionnaires, qui octroie à l'Etat français un droit de veto, notamment sur les décisions stratégiques, est prévu sur 20 ans, a précisé ce rival de Montebourg à Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire.
L'Etat conserverait par ailleurs son droit de préemption si Fincantieri se dégageait, le droit de préemption actuel restant ouvert tant que la signature entre Fincantieri et les Coréens n'est pas intervenue.

Christophe Sirugue a indiqué que l'Etat est toujours en discussion avec Fincantieri mais que les étapes difficiles étaient passées.

La direction de STX France a accueilli "comme une bonne nouvelle l’annonce faite ce jour d’une avancée significative dans le traitement du dossier de l’actionnariat de STX France".
"Cette décision met fin à une période trouble pénalisante pour les activités de l’entreprise et permet d’envisager avec sérénité l’avenir industriel du site de Saint-Nazaire" (Loire-Atlantique), déclare Laurent Castaing, directeur général, cité dans un communiqué.

Le PDG de DCNS - société détenue à hauteur de 62 % par l’État français et de 35 % par Thales (groupe d'électronique spécialisé dans l'aérospatiale, la défense, la sécurité et le transport terrestre) - , Hervé Guillou, a salué de son côté une opération qui garantit, "la préservation des intérêts stratégiques de la France tout en renforçant notre capacité d’exportation", selon lui.

La crainte d'une "nationalisation italienne déguisée"

A l'issue de sa présentation du projet  jeudi après-midi, Christophe Sirugue a eu le sentiment que l'accueil des organisations syndicales avait été "plutôt positif, voire très positif" et qu'elles avaient salué les avancées obtenues.

Syndicats et élus locaux craignaient en vérité surtout que le groupe italien soit tenté de rapatrier une partie de la charge de travail de Saint-Nazaire, alors que le carnet de commandes de STX France est plein jusqu'en 2026. Les accords qui le lient aux chantiers navals chinois, et qui incluent des transferts de technologies, inquiètent aussi. 
Fincantieri appartient à la société Fintecna, contrôlée par le ministère italien de l'Economie. Quant aux actionnaires de STX France (ex-Alstom marine), c'est l'entreprise coréenne STX Europe  à 66,66%  et Bpifrance (État français) à 33,34 %.
"C'est préjudiciable aux salariés de STX que l'Etat français n'ait pas été jusqu’au bout de cette idée de nationalisation, même transitoire", a estimé, plus tôt dans la journée, la déléguée syndicale Force ouvrière (FO) aux chantiers navals STX, Nathalie Durand-Prinborgne, exprimant ses craintes, après la publication des grandes lignes du projet d'accord qu'elle a découvertes à la lecture du quotidien Le Monde.

Christophe Sirugue a déclaré qu'une éventuelle nationalisation de STX Francetelle solution avait "toujours été une hypothèse de travail si nous ne parvenions pas à obtenir un projet industriel à la fois solide et sécurisé" avec le Fincantieri.
"Aujourd'hui, la proposition qui nous est faite par Fincantieri (...) et les éléments que nous avons obtenus dans la négociation (...) pour donner un avenir aux chantiers navals", a affirmé le secrétaire d'Etat de Valls (depuis le 27 février 2017), puis Cazeneuve.

Un petit tiers du capital de Fincantieri, créé à Trieste en 1736, est entre les mains d'investisseurs privés et le groupe est coté à la bourse de Milan depuis 2014.
Le groupe s'enorgueillit d'avoir construit plus de 7.000 navires sur 20 chantiers sur quatre continents, dont 15 en Europe (huit en Italie), et d'être un des plus grands employeurs européens du secteur avec 19.000 salariés, dont 7.500 en Italie, auxquels s'ajoutent 80.000 salariés chez ses sous-traitants.
Il a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 4,4 milliards d’euros et possède un carnet de commandes de 21,8 milliards d’euros pour 106 navires commandés et un peu plus de cinq ans de travail ferme assuré.
STX France emploie pour sa part à Saint-Nazaire quelque 2.400 salariés, hors intérimaires et sous-traitants.

Un temps envisagée par le gouvernement, l'hypothèse d'une nationalisation est donc écartée. Fincantieri a été partiellement privatisé en juin 2015, mais l'État italien reste un actionnaire important.


mardi 3 janvier 2017

Le Coréen STX propose son rival pour reprendre les Chantiers de Saint-Nazaire

L'italien Fincantieri seul en lice pour reprendre les Chantiers de Saint-Nazaire

Le tribunal de Commerce du district de Séoul a désigné le groupe italien Fincantieri pour reprendre les chantiers navals de Saint-Nazaire.

Le sort des salariés des Chantiers navals de Saint-Nazaire sera-t-il scellé en Corée ? 
Après des années d’incertitude sur leur avenir, les chantiers navals de Saint-Nazaire devraient avoir sous peu un nouveau propriétaire : mardi 3 janvier, le tribunal de Commerce du district de Séoul a décidé de l'avenir industriel de la région en désignant le groupe italien Fincantieri comme candidat privilégié pour "reprendre le dernier grand constructeur français de navires", selon la presse. 
Une formule abusive qui trompe le lecteur, puisque ces chantiers navals, les plus grands chantiers d'Europe, ne sont plus français depuis 2006... quand Aker Yards, constructeur naval européen de paquebots et ferries et holding dont le siège est situé en Norvège, reprend l'entreprise à Alstom marine (complètement en 2010), au nom du sud-coréen STX Corporation. Thierry Breton était le patron de Bercy et soutiendra Juppé à la primaire de la droite en 2016.
En mai 2013, le groupe STX annonça son intention de cession de ses chantiers, dont STX France, dans le cadre d'un plan de désendettement... Que fit Montebourg, alors au ministère de l'Industrie, en charge du... Redressement productif (mai 2012-août 2014) ?
Les Chantiers navals de Saint-Nazaire appartenait jusqu’à présent au conglomérat sud-coréen STX, placé en redressement judiciaire en juin. 
STX est un ensemble familial d'entreprises présent dans la construction navale, le commerce international (les minerais, la construction et les énergies fossiles et renouvelables, etc...) Manquant de liquidité du fait du ralentissement prolongé de l'activité du secteur de la construction navale depuis la crise financière de 2008 (celle que la gauche occulte pour accabler la droite alors en responsabilité), le groupe STX était menacé de redressement judiciaire depuis mai 2016. Le groupe STX France a commencé par vendre son site de Lorient,  en octobre 2016.
Les chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) constituent la seule activité rentable de STX Offshore and Shipbuilding
STX St Nazaire-Montebourg redresseur coréen-mars 2013-juin2014
Montebourg, roi du  "made in France",
mais
redresseur coréen de 
STX St Nazaire ? 
Alors que le groupe sud-coréen accuse des pertes depuis ­des années, sa filiale française a su remonter la pente en améliorant sa compétitivité, enregistrant de nombreux contrats. Le 21 décembre, MSC et Royal Caribbean Cruises Limited, les deux grands clients des chantiers, ont encore confirmé la commande de 5 paquebots, pour un montant total de 4 milliards d’euros. Au total, le chantier a un carnet de commandes rempli jusqu'à 2026 : quatorze paquebots de croisière à construire, mais aussi des sous-stations électriques dans le domaine des énergies marines renouvelables.

A quel prix les Chantiers navals de Saint-Nazaire seront-ils encore cédés ?
L’un des plus anciens constructeurs européens de navires, le groupe italien Fincantieri s’était déjà mis sur les rangs en 2014 lorsque STX avait une première fois envisagé de vendre sa filiale française.
Mais avant de conforter sa domination sur le marché mondial, par l'acquisition de 66,6% de STX France, Fincantieri doit encore se mettre d'accord sur un prix d'achat avec le groupe sud-coréen.
Les Italiens doivent également discuter avec Bercy. 
Par l'intermédiaire de la Banque publique d'investissement (Bpifrance, compagnie financière d'Etat - actionnaire principal à hauteur de 50%- avec un statut de société anonyme, SA), l'Etat français détient le tiers restant et dispose d'une minorité de blocage.

Reste aussi à rassurer les syndicats français. 
Ces derniers s'inquiètent en effet des synergies que les Italiens voudront réaliser à terme et des risques de doublons entre les activités des deux chantiers concurrents qui réalisent chacun des paquebots de croisière, mais aussi des... navires militaires. 
Attendu de pied ferme à Saint-Nazaire, le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue,devra les rassurer, mercredi 4 janvier. Ce  député de Saône-et-Loire, comme Montebourg, son rival local, est un apparatchik socialiste sans expérience aucune de la vie des entreprises.