POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Colmar. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Colmar. Afficher tous les articles

mercredi 1 août 2018

Redoine Faïd : un mois plus tard, le fugitif reste introuvable

Redoine Faïd conserve plusieurs longueurs d'avance sur la police

Le braqueur multirécidiviste cherche-t-il à ridiculiser la police de Macron ?

Après s'être évadé de la prison du Réau le 1er juillet, Redoine Faïd a laissé plusieurs indices sur son passage dans sa région d'origine, l'Oise, et le département voisin du Val-d'Oise. Faïd y purgeait entre autres une peine de 25 ans de détention pour un braquage avorté. 
Depuis son évasion fortement médiatisée il y a un mois, jour pour jour, ils ne sont pas moins d'une centaine de policiers spécialisés de la PJ à le suivre à la trace. Les enquêteurs savent très bien qu'ils ont affaire à un "spécialiste de la cavale" et le jeu de piste a commencé. 

A 46 ans, ce braqueur multirécidiviste est un "individu dangereux".
Philippe Veroni, chef de la Sous-direction de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière ne le décrit donc pas seulement comme un "roi de l'évasion". En 2013, il était déjà parvenu à s'échapper de la prison de Sequedin, Pas-de-Calais, laquelle ne passe cependant pas pour être bien gérée. Sa cavale avait duré six semaines. 
Au Réau, cette fois, Redoine Faid purgeait entre autres une peine de 25 ans de détention pour un braquage avorté qui a coûté la vie à une policière municipale, Aurélie Fouquet. Mais il est sur le point de battre son record personnel : objectif, le 15 août pour être homologué. 

L'évasion de Redoine Faïd 

Son évasion du 1er juillet obéit à un plan minutieusement préparé. Deux complices ont préalablement réservé un vol en hélicoptère depuis l'aérodrome de Lognes, en Seine-et-Marne. Ils prennent alors en otage leur pilote. Après avoir récupéré un troisième homme en chemin, l'appareil se pose dans la cour d'honneur de l'établissement, la seule à ne pas être protégée par un filet de sécurité. Deux hommes, fusils d'assaut au poing, sautent de l'appareil et empruntent un chemin habituellement réservé aux surveillants. Ils scient à la meuleuse plusieurs portes, lâchant des fumigènes pour aveugler les gardiens. 
Redoine Faïd les attend sereinement au parloir, où il avait initialement rendez-vous avec un de ses frères. En tout, l'opération a pris dix minutes.

L'itinéraire suivi par le commando ?

Quelque 2.900 policiers et gendarmes sont mobilisés sur la traque partout dans l'Hexagone, mais après plusieurs heures précieuses. L'hélicoptère Alouette II et son pilote sont rapidement retrouvés, abandonnés à Gonesse, à une soixantaine de kilomètres au nord de la prison. 

Redoine Faid et ses complices ont été pris en charge sur place par un quatrième bandit au volant d'une Mégane noire. Dans leur fuite, l'équipe changera plusieurs fois de véhicules. La Mégane est retrouvée le jour même sur le parking d'un centre commercial à Aulnay-sous-Bois. 
Le lendemain, les enquêteurs mettent la main sur un Kangoo siglée Enedis dans l'Oise. Dans une forêt du même département, à Verneuil-en-Halatte, est retrouvé un sac contenant des armes, des cagoules et une meuleuse. Cette découverte fortuite permet aux enquêteurs de récolter 140 scellés.

Son dernier passage signalé

Redoine Faïd a filé entre les doigts des policiers, la semaine dernière à une quarantaine de kilomètres, dans le Val-d'Oise voisin. Dans sa cavale, le criminel semble privilégier une région qu'il connaît bien, pour y avoir grandi. 
Le 24, peu après 16h30, il est ainsi pris en chasse par des gendarmes, alors qu'il circule à bord d'un véhicule suspect près d'une station-service à Piscop. Les forces de l'ordre perdront finalement sa trace dans un centre commercial de Sarcelles, à quelques secondes près... 

A l'intérieur du véhicule sont retrouvés six pains de plastic et un jeu de fausses plaques d'immatriculation. La présence du fugitif sera plus tard confirmée par des analyses ADN. Selon les enquêteurs, son frère Rachid se trouvait à son côté. D'autant que celui-ci avait déjà participé dans le passé à de précédents projets d'évasion de son frère.

La police tire-t-elle des leçons de sa connaissance du fuyard ?

L'Inspection générale de la justice a rendu cette semaine un rapport qui devrait aboutir sur une réorganisation de l'Administration pénitentiaire (AP). La garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a reconnu lundi qu'une "conjonction de failles de sécurité" a encore permis l'évasion du détenu. L'AP avait été alertée du risque imminent que représentait le détenu, sans que l'évasion ne soit empêchée... 
Le détenu devait être déplacé dans un autre établissement en septembre, ce qui ne se pratique pas systématiquement, comme elle devrait, avec l'ensemble de la population carcérale à risque. 

Mieux vaut tard que jamais. En réaction, Nicole Belloubet a entre autres annoncé, non pas l'inévitable "commission d'enquête" classique, mais une ...restructuration des services centraux pour y créer un "Etat-major de la sécurité". Une sorte d'équivalent à la "cellule privée" voulue par Benalla en matière de sécurité du personnage présidentiel ? 

Le jour même de cette annonce, deux détenus parvenaient à s'enfuir de la prison de Colmar. Mais ils ne disposaient sans doute pas d'un aussi vaste réseau que Faïd, et ils ont été repris, eux, dans les vingt-quatre heures, à Roubaix.

lundi 17 août 2015

Des activistes écologistes pénètrent dans l'INRA de Colmar pour "inspecter" des pieds de vignes

Coup de force illégal des "faucheurs volontaires" anti-OGM

Environ 80 "faucheurs volontaires" ont pénétré par effraction
 

S'octroyant tous les droits en toute impunité, ils ont fait irruption 
lundi matin dans les locaux de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Colmar, pour une "inspection citoyenne" à la recherche de vignes OGM, a fait savoir l'un des écologistes radicaux, en toute impunité.

Selon ces écologistes radicaux, "l’essai de vigne OGM en plein-air conduit par l’INRA avait pour but de tester des porte-greffe de plants de vigne génétiquement modifiés pour résister à la maladie du court-noué. Cet essai, préalablement stoppé en Champagne à la demande de [certains] vignerons locaux, puis proposé et refusé [par une minorité agissante] dans l’Hérault, a finalement été imposé [sic] aux alsaciens [Alsaciens], au coeur d’un vignoble où le court-noué [une maladie virale mortelle touchant les ceps] ne pose pas de problème," assurent-ils.
Ces activistes passent à un palier supérieur puisqu'ils limitaient jusqu'ici leurs destructions aux parcelles d'essai transgéniques et de cultures d'OGM en plein champ.

A la recherche de pieds de vignes OGM

"On va aller regarder dans les serres s’il y a des pieds de vignes OGM, 
comme ceux qu’on avait fauchés il y a cinq ans", a lancé une membre des mouvements des faucheurs volontaires, Dominique Delort (le couple ci-contre), forte d'aucun droit à contrôler quoi que ce soit. "Si on en trouve qui ne sont pas en milieu confiné, on va faire établir un constat d’huissier", a-t-elle menacé, revendiquant un délit susceptible de poursuites judiciaires pour "dégradation volontaire en réunion". Chef d’entreprise dans le bâtiment, D. Delort a participé à la grève de la faim de mars 2007 pour réclamer un moratoire sur les OGM, puis a cessé son activité professionnelle en 2009 pour vivre de son activité de coordinatrice des Faucheurs Volontaires dans le Cher.

Des récidivistes que le clémence de la Justice ne peut dissuader
On reconnaît l''ex-porte-parole de la Confédération Paysanne, 
José Bové; le député-maire Verts de Bègles, Noël Mamère 
(3e gauche) et le fondateur du "collectif des faucheurs d'OGM" 
Jean-Baptiste Libouban.
61 faucheurs volontaires avaient détruit une parcelle de vigne transgénique expérimentale de l’INRA de Colmar, le 15 août 2010. Ces destructeurs 'citoyens' avaient arraché plusieurs dizaines de pieds de vignes OGM, plantés dans le cadre d'une expérimentation en plein air de l'INRA de Colmar, en Alsace. Il s'agissait pour l'Institut de recherche de tester la résistance de porte-greffes de vignes génétiquement modifiés au court-noué. Poursuivies pour "délit de fauchage" et "violation de domicile", des associations écologistes avaient tenté de les faire interdire par la justice, avec succès devant le tribunal administratif de Strasbourg en 2009, infirmé en janvier 2011 par la cour d'Appel de Nancy. Ils avaient rassemblé quelque 200 militants venant de toute la France, en vain, pour faire pression. 
Le directeur de la communication de l'INRA, Jean-François Launay avait déjà dénoncé de l'agit-prop. "Je n'ai jamais vu une telle entreprise de désinformation". "Le procès qui s'ouvre mercredi, c'est avant tout celui d'un énorme gâchis, celui de 60 personnes qui ont saccagé huit ans de travail", poursuivit-il, estimant que les faucheurs "prennent la recherche publique en otage". Leur geste n'était rien d'autre, selon eux, que "de la désobéissance civile".

En septembre 2012, plus d'une centaine de faucheurs volontaires, hostiles aux OGM, dont le couple de pestes, Guy et Dominique Delort (photo ci-dessus,à Vesdun, Cher), avaient sévi dans neuf parcelles de culture de tournesols "Clearfield" de BASF et "Express Sun" de Pioneer dans l'Isère et la Drôme. Ils entendaient contester la culture de ces tournesols développées pour offrir une grande résistance aux herbicides et répondre à la demande. De plus, selon la Chambre de l’Agriculture du Rhône, ces variétés ne seraient pas génétiquement modifiées et auraient été obtenues par "sélection des semenciers". Elles ne sont par ailleurs pas interdites par la réglementation européenne.

Les faucheurs volontaires relaxés en 2014

Pied-de-nez des camarades
de José Bové à la Justice
La cour d’Appel de Colmar avait estimé que l’arrêté ministériel autorisant ces OGM était "illégal" et le juge de Christiane Taubira, proche d'Eva Joly, candidate d'EELV face à Hollande, les avait...relaxés en juillet 2014, car il y avait eu "une erreur manifeste d’appréciation des risques inhérents" à l’essai, réalisé "au milieu du vignoble alsacien" dans un environnement non confiné.

Ces perturbateurs des institutions de la République ont pour principaux avocats François Roux et Marie-Christine Ételin, qui sont à l'origine du mouvement des "Comparants volontaires" qui, notamment pour les "faucheurs", consiste à provoquer la Justice en réclamant une comparution devant les tribunaux, conformément à l'esprit de la désobéissance civile. Les Tribunaux correctionnels de Toulouse et de Riom avaient reconnu cette démarche de refus assumé et public de se soumettre à une loi, un règlement, une organisation ou un pouvoir, mais leurs décisions avaient été infirmées par les Cours d'Appel.
Ces extrémistes de gauche poursuivis bénéficient d'une relaxe ou d'un sursis, quand leur procès n'est pas, comme en 2006,  tout simplement reporté... sine die ! Le 20 août 2006, Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture, avait pourtant considéré que ce sont des "actes de vandalisme irresponsable contraires à l'État de droit et au respect de la propriété privée et de l'outil de travail." Les "faucheurs volontaires" affirment qu'ils ne font que faire respecter le droit à un environnement sain, reconnu maintenant dans la Constitution française par le biais du "principe de précaution", à la faveur de la Charte de l'environnement. Or, elle n'existait pas encore au moment des premières actions...

Cette fois, les destructeurs récidivistes étaient réunis  depuis vendredi soir sur place, à Kaysersberg (dont le maire EELV est conseiller départemental du Haut-Rhin), pour leur assemblée générale, qui s’est terminée dimanche soir.
Les Faucheurs -volontaires mais intermittents- ne pointeraient-ils pas à Pôle emploi ?