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lundi 12 novembre 2018

Carburants : associations et ONG font le procès de la fiscalité gouvernementale

Pour Greenpeace et des ONG, "le gouvernement est responsable de la crise actuelle"

"Politiques de tous bords, prenez vos responsabilités !", exhortent ces groupes de pression

C'est le titre de l'appel de 23 associations membres du Réseau Action Climat, dont font partie Greenpeace et WWF. Dans une tribune publiée lundi 12 novembre, en réaction à la grogne des gilets jaunes contre l'écologie punitive sur les carburants, les ONG écologistes incitent les dirigeants à ne rien céder sur la "fiscalité écologique" et pressent le gouvernement de monter un projet de solutions pour "sortir les citoyens de leur dépendance au diesel et à l'essence".

A défaut de propositions personnelles et collectives, Greenpeace, WWF, le Secours catholique ou encore France Nature Environnement : ces 23 associations du Réseau Action Climat signent un appel en faveur d'une politique plus ambitieuse en matière de transition écologique dans le secteur des transports. 

Les signataires n'hésitent pas à déclarer "le gouvernement responsable de la crise en cours"

Dans cette tribune, publiée à cinq jours de la journée nationale de mobilisation contre la hausse des prix des carburants, ils estiment que Macron "tarde à mettre en place des mesures rapides et suffisamment ambitieuses pour financer les alternatives à la voiture et aider ceux qui n'ont pas les moyens de se déplacer autrement".
Selon les signataires subventionnés par les citoyens-automobilistes donateurs et contribuables, le débat sur la taxation des carburants ferait l'objet d'une "instrumentalisation irresponsable". La "fiscalité écologique", autrement dit la taxation des carburants, "est un outil indispensable, en soi, pour répondre à la crise climatique que nous connaissons", assure le texte, qui prône un soutien aux alternatives à la voiture, qu'il s'agisse des transports en commun, du vélo, des véhicules moins polluants ou d'un meilleur réseau ferré. Ils ne font en revanche aucune proposition sur le recyclage des batteries électriques des voitures qu'ils préconisent. 

Les écologistes radicaux dressent les Français les uns contre les autres

Le gouvernement est également responsable de la grogne des gilets jaunes, selon les porteurs de stylos à pétitions. Or, si elles admettent que  la " fiscalité qui touche les Français épargne les secteurs les plus polluants et émetteurs de gaz à effet de serre, comme le secteur aérien ou le transport routier de marchandises", ces ONG vertueuses à l'origine de cette tribune incohérente et sectaire ne soutiennent pas pour autant leurs concitoyens. 

"Le gouvernement actuel mène une politique des transports qui, à ce jour, n'est ni cohérente avec l'urgence climatique, ni juste socialement", critique le texte de ces bobos-gauchos, qui réclame "des solutions d'urgence pour ne laisser personne sur le carreau", en particulier les automobilistes qui sont obligés de prendre leur voiture au quotidien. Comptent-ils réclamer que l'abus de déplacements jugés inutiles devienne un délit puni par la loi ?

Les juges verts renforcent les discriminations
"Il y a ceux qui ne peuvent pas faire autrement : parce qu'ils ont peu de moyens mais qu'en plus, du fait de leur implantation géographique, ils ne peuvent se déplacer autrement qu'en prenant leur voiture", estiment les ONG. "C'est à ces citoyens que le gouvernement doit apporter de manière urgente un soutien financier, pour leur permettre de faire face à la hausse du prix des carburants".

Et il y a ceux et celles qui peuvent faire autrement
Les rats des villes sont visés : les privilégiés, qui bénéficieraient d'un réseau dense de transports divers et variés - et payants -  ou qui sont riches et qu'il faut taxer par tous les moyens disponibles et à inventer.

Les écolos attendent du pouvoir la "libération" de leurs concitoyens

Les ONG réclament l'abandon progressif de la voiture et le développement de transports respectueux de l'environnement pour "libérer notre pays de son addiction au pétrole", disent-ils. Ils se shootent aux particules fines...
"Les prises de parole de plusieurs responsables politiques de tous bords alimentent les tensions autour de la hausse des prix des carburants. Ces accusateurs stigmatisent à l'aveugle tous ceux qui, selon eux, "dénoncent à tout va la fiscalité écologique, et ce, alors que ces mêmes responsables placent l'urgence climatique et la lutte contre la pollution de l'air parmi leurs priorités"...

Ainsi François Hollande a-t-il répondu à des questions posées par des gilets jaunes au salon du livre de Brive. Il en a profité pour donner son sentiment sur la politique d'Emmanuel Macron, et sur la hausse du carburant, une "injustice" envers le peuple.
 
La loi mobilités, qui est supposée répondre à toutes ces questions, sera présentée en Conseil des ministres mercredi 21 novembre.
Signataires : Le Réseau Action Climat et ses associations membres (350.org ; Agir pour l'environnement ; Alofa Tuvalu ; Alternatiba ; CLER – Réseau pour la transition énergétique ; CCFD-Terre solidaire ; 4D ; FUB ; Fnaut ; Fondation pour la Nature et l'Homme ; France Nature Environnement ; Greenpeace France ; Hespul ; Les Amis de la Terre ; Ligue de protection des oiseaux ; Oxfam France ; REFEDD ; Réseau Sortir du nucléaire ; Secours catholique-Caritas France ; WECF ; WWF France ; Zero Waste France).

mardi 23 janvier 2018

Emploi : Macron parade avec le Japonais Toyota, mais s'éclipse face aux difficultés du Français Carrefour

Les bons comptes de Macron n'y sont pas à l'INSEE et à Pole emploi

Macron s'affiche à Toyota, mais est absent à Carrefour
Le président-soleil se déplace pour le constructeur de l'"Empire du soleil levant"

Macron s'est rendu à Onnaing pour féliciter le Japonais et saluer le fer de lance du ..."made in France" ! Intox ou info ?
La direction de l’entreprise a annoncé la création de 700 CDI, alors le chef de l’Etat a aussitôt accouru aux côtés de ses dirigeants (ci-dessus), lors d'un déplacement - éclair, mais lourdement  médiatisé - sur le site du constructeur japonais de la Toyota Yaris, à Onnaing (Nord), lundi 22 janvier après-midi.

L'Europe est attractive et quand les investisseurs étrangers ne retirent pas leurs billes de l’industrie tricolore, Macron fait de la récupération : la Toyota Yaris est une automobile produite depuis 1999 au Japon et aussi construite à partir de 2001 en France, près de Valenciennes, à Onnaing, où Toyota procure du travail à 3.950 personnes. 
Le groupe nippon n’a cessé d’y investir, chiffrant à 1,4 milliard d’euros les fonds consacrés à son développement. Et dimanche, le PDG de Toyota Motor Manufacturing France (TMMF), Luciano Biondo, a annoncé plus de 300 millions d’euros supplémentaires pour permettre la modernisation du site, l’un des principaux du groupe en Europe. La presse avait récemment avancé le chiffre de 400 millions d’euros.
Macron se pose en héraut du "France is back", mais la direction de Toyota Motor Manufacturing France (TMMF) a nommé, non pas un Français, à la direction du site valenciennois, mais l'Italien Luciano Biondo : à compter du 1er janvier 2017, il a succédé à Koreatsu Aoki.
Dans le même temps,
le Japonais a été nommé président de Toyota Peugeot Citroën Automobiles (TPCA) sur le site TPCA situé à Kolin en République Tchèque qui produit la Toyota Aygo, la Peugeot 108 et la Citroën C1...
L. Biondo a confirmé l’ambition du constructeur extra-européen de produire d’ici à 2020 plus de 300.000 véhicules par an, contre 230.000 actuellement. "Ce qui est important, c’est d’avoir un site compétitif en accélérant la modernisation de notre outil", a-t-il insisté. Ce qui est secondaire, c'est de soutenir les constructeurs automobiles français...

Un nouvel immeuble accueillera ainsi la production de pièces en plastique actuellement usinées en Espagne. Rendre le site plus performant devrait ensuite permettre d’accueillir la production d’un second véhicule, en plus de la Yaris. Mais pas question pour l’instant d’annoncer la fabrication d’un autre modèle.

Le Japonais salue le savoir-faire français et Macron, le savoir-faire tchèque 
Hormis la courte prise de parole du PDG de TMMF, aucune annonce officielle n’a eu lieu, évitant ainsi au président français de révéler le montant de la facture consacrée par l'Etat à la modernisation de l’usine Toyota. Dans l’entourage du président de la République, on évoque 2 millions d’euros quand la région des Hauts-de-France présidée par le juppéiste Xavier Bertrand s’engage à hauteur de 11 millions (dont 9 millions issus des fonds européens Feder).  

Macron masque le coût de l'opération derrière une opération de com' sur le savoir-faire français
L'essentiel n’était pas pour lui le montant à charge du contribuable, mais l’illustration du savoir-faire français. Le président a consacré près de 2 h 30 à visiter le site sous les caméras et il a enchaîné les selfies avec les salariés.

La culture macronienne ? "Dans notre usine, il y a de la rigueur, du respect et une vision industrielle, confirme Thomas Mercier, délégué ...CFDT, syndicat majoritaire (40 %). La culture japonaise fait la différence. On a la chance d’avoir une direction franche et directe. Ici, c’est pas Carlos Ghosn."
FO est tout à l'euphorie du moment : "La culture Toyota, c’est de n’être jamais content pour toujours s’améliorer et innover", explique Fabrice Cambier, délégué syndical. 
Quant à la CGT, cinquième syndicat de l’usine nordiste, elle n'est pas éblouie par la culture japonaise et une dizaine de manifestants a été repoussée par la police qui leur a interdit l’entrée de l’usine : "Tous les salariés ont été filtrés, confirme un cadre de la CFDT. Ils ont demandé de retirer toutes les chasubles et les badges des syndicats.
Pas question de gâcher ce beau moment, promesse de 300 emplois en contrat à durée indéterminée (CDI) dès cette année, puis de 400 autres CDI quand les nouveaux équipements seront installés.
Constat plus mitigé du président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand : "Attention, il ne faut pas se contenter d’en parler et de faire de la communication…"


Le Français Carrefour va supprimer 2.400 postes sur 10.500 à son siège, en revanche.


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Voyez-vous Macron, Philippe ou Pénicaud ?

Le groupe, qui emploie 115.000 salariés en France, annonce un plan de départs volontaires, dans le cadre de son plan de relance annoncé mardi, qui vise à accélérer dans le bio, le commerce en ligne et de proximité. Philippe sera-t-il délégué par l'Elysée aux selfies avec les "départs volontaires" ?

Carrefour a par ailleurs annoncé une réduction des coûts de deux milliards d'euros dès 2020, en année pleine, notamment via des économies sur la logistique et les coûts de structure, ainsi qu'un projet de réduction de 273 magasins anciennement Dia, passés sous sa propre enseigne.

Un processus de recherche de repreneurs sera lancé pour ces magasins, qui seront fermés si le processus n'aboutit pas. Carrefour favorisera "systématiquement" une offre de reclassement, précise toutefois le groupe dans un communiqué.

En Ile-de-France, le siège de Boulogne va être fermé et le projet d'un nouveau siège de 30.000 m2 en Essonne, abandonné.

Carrefour s'est en effet fixé un objectif de 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires dans le commerce en ligne alimentaire et une part de marché supérieure à 20% en France d'ici à 2022, précise-t-il, à propos de son nouveau plan de transformation. Il lancera en 2018 un site unique en France, Carrefour.fr, qui aura vocation à être élargi à d'autres pays.

Il prévoit d'ailleurs d'investir 2,8 milliard d'euros sur 5 ans, "soit six fois plus que les investissements actuellement consentis", pour se renforcer dans le numérique.



Carrefour veut également presque quadrupler son chiffre d'affaires dans le bio à 5 milliards d'euros en 2022, et ouvrir au moins 2.000 magasins de proximité dans les cinq prochaines années.

Carrefour annonce "un soutien financier et durable à la conversion au bio d'agriculteurs", avec un partenariat avec l'organisation mondiale de protection de l'environnement WWF, une ONGI qui a pignon sur rue  (c'est un fonds qui, en 2013, tirait 56 % de ses ressources des particuliers, 17 % du secteur public et 10 % d'entreprises privées), mais sans légitimité.



Par ailleurs, la Chine s'apprête  à entrer au capital de Carrefour par le biais de la filiale du géant de l'internet chinois Tencent et de la chaîne de supermarchés chinoise Yonghui, selon un accord préliminaire signé entre les trois partenaires. Carrefour précise qu'il restera le premier actionnaire de sa filiale en Chine.
Parallèlement à ce projet d'investissement, Carrefour et Tencent annoncent la signature d'un "protocole d'accord de coopération stratégique en Chine", l'objectif étant de mettre en commun l'expertise de Carrefour dans la distribution avec le savoir-faire technologique de Tencent, géant des réseaux sociaux en Chine. De cet "allié" de Carrefour, Jack Ma d’Alibaba Group a déclaré: "Le problème de Tencent est qu’ils ne font aucune innovation. Tout n’est que copie.
Carrefour peut s'attendre à la naissance d'un clone chinois de Carrefour...

mercredi 12 mai 2010

Grenelle II adopté par les députés, malgré l'opposition

Promotion de la biodiversité et des économies d'énergie, sans la gauche
Le débat politique

Une large majorité de députés français a adopté mardi la loi dite Grenelle II.
La loi a été adoptée par 314 voix contre 213, les groupes UMP et du Nouveau centre (NC) votant pour et les groupes socialiste, radical et citoyen (SRC) et de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) votant contre. Lien PaSiDupes

Duflot et Ségo sont dans un bateau
Les divisions à gauche ne faisaient qu’amplifier le malaise: «Martine est pour, Ségolène est contre»
Fin août 2009 à La Rochelle, Cécile Duflot avait dénoncé les dirigeants politiques contestataires de la fiscalité écologique, ciblant la populiste Désirdavenir Royal qui avait en effet lancé: "De quel droit un gouvernement va-t-il assommer d'impôts des familles alors qu'elles n'auront même pas le libre choix de rouler propre ?" L'entourage de l'amère Royal nia d'ailleurs toute démagogie ou erreur stratégique. "Il ne faut pas être complexé par les Verts : la taxe carbone, c'est un impôt sur la ruralité et la banlieue. C'est un impôt sur les pauvres", avait renchéri la députée Delphine Batho, qui chauffe le siège de Sa Cynique Majesté Royal.
Invitée à La Rochelle, Cécile Duflot avait répliqué vertement. "Toutes celles et tous ceux qui s'aventurent à critiquer dans son principe et dans ses fondements la fiscalité écologique ne sont que des démagogues déconnectés de la réalité", a-t-elle déclaré devant les militants socialistes. "Cette contribution climat-énergie doit être la première pierre d'une nouvelle redistribution, d'un nouveau partage des risques parce que ceux qui polluent le plus ce ne sont pas les plus démunis", avait-elle ajouté, visant Désirdavenir Royal.

Au temps des régionales
, Europe Ecologique était déjà moins radicale que les Verts et Cécile Duflot. Lien PaSiDupes sur les écologistes 'fondamentalistes'

ou sur Lalanne fustigeant les Verts rouges
Quant aux élus locaux de l'opposition ne s'inquiètent-ils donc plus d'une réforme qui aurait dû s'accompagner d'une réallocation des ressources des collectivités locales ? Bartolone, où êtes-vous ? Lien PaSiDupes sur les emprunts toxiques de certains Conseils généraux

Un "monument législatif"
Le texte, composé de près de 250 articles et sur lesquels avaient été déposés quelque 3.000 amendements
, prévoit notamment de protéger la biodiversité et de favoriser la rénovation thermique des bâtiments mais durcit les conditions d'implantation des parcs d'éoliennes.
Le Sénat avait adopté ce texte en octobre dernier.

Une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera prochainement convoquée pour mettre au point un texte qui sera soumis ensuite aux deux assemblées pour un vote définitif.

Quelle différence entre les Grenelle I et II ?
  • Le Grenelle Environnement I ne se réduisait pas à la taxe carbone (convertie en 'Contribution Climat Energie') dont le report fut approuvé par 69% des Français. Fin mars 2010, la secrétaire nationale de Verts, Cécile Duflot, expliquait: «Nous, on veut une vraie réforme en profondeur de la fiscalité, une évolution où on fait davantage peser la fiscalité sur le gaspillage et la pollution, que sur le travail. Ce n'est pas une taxe supplémentaire, [contrairement à ce que les Français ont compris], parce qu'on leur a mal expliqué. Pratiquement, la Contribution Climat Energie, c'est une taxe qui pèse sur l'ensemble des consommations énergétiques et qui est immédiatement redistribuée, notamment à ceux qui en ont le plus besoin, pour qu'ils puissent faire des économies sur leur consommation énergétique. »
  • Lire PaSiDupes sur les principales mesures du Grenelle Environnement I
  • Le texte Grenelle II a pour objet de mettre en oeuvre concrètement les dispositions du Grenelle I, qui décline les grandes orientations et objectifs arrêtés en octobre 2007 par le "Grenelle de l'environnement". "C'est une mutation d'un pays entier dans toutes ses acceptions", a dit Jean-Louis Borloo à l'Assemblée nationale. "En matière de gouvernance, on fait une évolution majeure", a-t-il dit, évoquant ce processus long de deux ans et demi qui a impliqué la classe politique, des experts, des industriels et des associations environnementales.
    "N'en déplaise aux inquiets et aux grincheux, les 250 articles de ce texte seront les 250 fleurs du printemps de l'écologie", a ajouté le ministre de l'Ecologie.
    Durant les débats, qui n'ont duré qu'une semaine en raison de la limitation du temps des débats, Jean-Louis Borloo n'a cessé d'évoquer un "monument législatif".

    Fin du consensus gauche-droite sur l'environnement

  • L'attitude négative du front du refus
    "Ce qui était présenté comme une cathédrale par M. Borloo est plutôt un champ de ruines", commente, tout en nuances, Noël Mamère. "Ce n'est plus la grande loi qu'on attendait sur l'environnement", a ajouté le républicain bananier.
    "Nous, on fait de la politique et on estime qu'il y a eu trahison des pouvoirs publics", a-t-il prétendu, prenant l'offensive contre les associations qui ont appelé à voter en faveur du texte.
    Lire PaSiDupes sur le retoquage de la taxe carbone

  • L'attitude positive de progrès
    => "Non, cette loi n'est pas celle que nous aurions écrite", reconnaît France Nature Environnement (FNE). "Des lacunes persistent. Mais c'est une étape, qu'il faut franchir pour continuer à avancer", ajoute l'association.
    => Autre ONG environnementale, le WWF France reconnaît que:
    « Le temps de l’action concrète est urgemment venu et pour cela, nous reconnaissons les points positifs de ce texte quand bien même nombre de propositions discutées à l’origine n’ont pas été transcrites » Pour l’ONG, le Grenelle (Grenelle 1 + 2) permet à la France de rattraper partiellement son retard et de rester dans la course de l’économie verte du 21ème siècle.

    Le combat d'arrière garde

    Les décrets d'application des dispositions du texte et leur utilisation par les collectivités locales seront surveillés par les écologistes, qui espèrent peser sur l'avenir du Grenelle II.

    Selon Me Arnaud Gossement, citoyen vigilant
    "Des lois étaient très brillantes, très attendues et n'ont jamais été appliquées. Si la société civile, si les collectivités ne s'en saisissent pas, ce sera un chiffon de papier", dit l'avocat en droit de l'environnement et de l'énergie, docteur en droit, maître de conférences à Sciences Po Paris, et, depuis le 13 janvier 2010, ex-porte-parole de l’association écologiste France Nature Environnement (FNE). Les raisons possibles de ce retrait ? Un conflit d'intérêt avec ses fonctions d'avocat associé au cabinet Huglo-Lepage, son soutien à la taxe carbone recalée par le Conseil Constitutionnel ou encore d'éventuelles ambitions politiques.

    Il est du nombre de ceux qui préconisaient une fiscalité environnementale lourde, comme condition du développement économique de la France. La commission d'experts dirigée par le socialiste Michel Rocard préconisait le taux de 32 euros par tonne de CO2, tandis que le Pacte écologique - approuvé en 2007 par la signature de la quasi-totalité des candidats à la présidentielle - proposait un prix de départ de 20 euros, pour atteindre 50 euros la tonne en 2020, 100 euros en 2030.
    Lorsque la taxe carbone était envisagée à 15 €, les Verts estimaient que la contribution perdait toute efficacité : « elle alourdit la facture des plus modestes sans dissuader les comportements les plus énergivores de ceux qui en ont les moyens. » Ils réclamaient une taxe de classe: «Pour que la taxe carbone soit - aussi - un instrument de justice fiscale, son montant doit être élevé : on collecte davantage, donc on peut redistribuer davantage à ceux qui en ont le plus besoin
    En 2009, les fonds prélevés devant être redistribués ensuite sous forme de crédits d’impôts, le Gouvernement avait prévu de mettre la taxe carbone en œuvre au 1er janvier 2010, avec un montant initial de 17 € la tonne de CO2. C'est ce que regrette le PS. Lien PaSiDupes sur la redistribution de la taxe aux plus défavorisés
    En Suède, elle s'élève actuellement 300 €.

    Or, la fiscalité « verte » ne se réduit pas à la seule taxe carbone : "le dispositif du bonus-malus automobile a très bien marché et il serait temps de l’élargir à d’autres familles de produits pour redonner du pouvoir d’achat « vert ». Et il y a d’autres mesures fiscales, comme la taxe générale sur les activités polluantes, qui sont appliquées et que l’on pourrait également renforcer", selon Me Gossement. Lire PaSiDupes


    Comportements du gouvernement, des associations et des partis politiques
  • Le gouvernement veut aujourd’hui attendre l’application de la taxe carbone au niveau européen avant de la mettre en œuvre en France. La gauche en prend prétexte pour bloquer l'avancée législative et ainsi accréditer l'idée que l'écologie ne serait pas de droite.

  • Coupée du monde réel de la crise économique et financière et de la rigueur qu'elle impose, l'opposition politique pratique la politique du tout ou rien.

  • Quant à l'association FNE (environ 3000 associations membres, dont la Ligue pour la protection des oiseaux), prisonnière de sa bulle environnementale, elle continue de penser que si l’écologie est une condition de la justice sociale, l’abandon de la taxe carbone ne signifie pas qu’il est impossible de marier le social et l’écologie: « il n’a jamais été aussi urgent de protéger la santé et l’environnement des plus faibles », répète Me Gossement, convaincu de n'être démenti par personne ! L'amère Royal déteindrait-elle ?

    La pression des associations sur les décrets

    FNE compte sur "la centaine de décrets" pour faire avancer ses idées.
    D'autres, dans un contexte de maîtrise de la dépense publique, y voient l'occasion de bloquer certaines dispositions, notamment les exonérations, alors que le gouvernement a lancé la chasse aux niches fiscales.
    "Tout ce qui coûte est infinançable", a souligné la semaine dernière Gilles Carrez (UMP), rapporteur général de la commission des Finances. "Ca ne passera pas, on le flinguera lors des décrets d'application. Tout ça, c'est nul et non avenu", a dit le député UMP.

    Sur son site internet, le WWF confirme
    « Nous resterons extrêmement vigilants sur les décrets d’application de cette loi et nous nous opposerons avec détermination à tous ceux qui entraveront ou retarderont les acquis du Grenelle ».
  • Enfin, WWF « continuera et persistera à vouloir et à obtenir la transformation de notre pays pour atteindre la prospérité verte afin de permettre à l’être humain de vivre en harmonie avec la nature. Il reste tant à faire… Rendez-vous au Grenelle 3 en 2012 »!

    Si les partis de gauche ralentissent au frein-moteur, les associations seront-elles moteurs ?

    vendredi 2 avril 2010

    Grenelle de l'environnement: le tango de Nicolas Hulot

    Jadot, oiseau mazouté de mauvais augure

    Lundi, la fondation Nicolas Hulot annonce son retrait des discussions après l'abandon de la taxe carbone. Vendredi, son président, réhabilite la politique gouvernementale.

    A l 'écrit dans Le Parisien et à l'oral sur RTL, Nicolas Hulot apporte une sorte de rectificatif au courrier qu'il avait envoyé aux 750 000 signataires de son pacte écologique, dans lequel le conseiller officieux de Jacques Chirac se justifiait: « Quand les décideurs politiques prendront des décisions structurantes, nous reviendrons au sein des groupes de travail. »

    Un coup de fil de Jean-Louis Borloo a calmé Monsieur Hulot
    Ce dernier explique sur RTL : « J'ai eu une longue et franche discussion hier [jeudi] soir avec Jean-Louis Borloo, qui considère que nos inquiétudes ne sont pas fondées, et qui rappelle à juste titre qu'il ne faut surtout pas tomber dans le travers qui consiste à dire que le Grenelle n'a servi à rien. »

    L'écologiste vif-argent se lance plus loin dans une ré-évaluation de la politique gouvernementale :
    « Déjà en Europe, la France est devenue leader en matière de logement, de transport… Il y a une commission sur l'environnement à l'Assemblée, le Conseil économique et social est devenu environnemental. »
    Et de faire le mise au point qui s'imposait: « Vous ne m'entendrez pas dire que le président n'a rien fait »

    Le président n'est pas resté les « bras ballants »

    Nicolas Hulot nuance donc sa révolte

    Alors que le bouclier fiscal est la cible d'une nouvelle polémique et que 13 députés chiraquiens et villepinistes s'inquiètent de leurs ré-élections, Hulot se déclarait précisément contre notre « modèle capitaliste pas tenable ». Pour autant, il reconnaît maintenant le travail accompli par Sarkozy et ses ministres, ce qui n'est pas commun dans le climat post-régionales actuel qui émoustille l'opposition. Les Verts bobos qui ne savent pas être objectifs en restent babas.
    « Vous ne m'entendrez pas dire que le président de la République n'a rien fait. Il a été offensif à Copenhague. Et sur le Grenelle, il a tenu la plupart des engagements qu'il a pris. »

    Hulot rend hommage au ministre Borloo et à sa secrétaire d'Etat, Ch. Jouanno : « Heureusement qu'on les a au gouvernement ! » Yannick Jadot manque d'air.
    Lien PaSiDupes

    Ecologistes et écologistes politiques s'affrontent

    Yannick Jadot, (au centre et à la droite d'Eva Joly ) ancien directeur de Greenpeace et eurodéputé (Europe Ecologie) déclarait en 2008: “ Si je suis contraint de quitter Greenpeace et de sortir de mon rôle de contre-pouvoir, c'est que face à la crise écologique, l'offre politique est insatisfaisante, voire indigente”, avant de rejoindre Europe Ecologie et Dany-le-rouge.
    Hulot et sa fondation (ex-Fondation Ushuaïa avant janvier 1995) fait faire aujourd'hui la découverte de la mesure au co-fondateur et porte-parole de l’Alliance pour la planète, réseau d'ONG, de syndicats, d'associations et de collectifs d'associations de consommateurs et d’agriculteurs, etc liés à l’écologie. La Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme, France nature environnement et Réseau Sortir du nucléaire n'en sont plus membres...

    Le député européen altermondialiste s'étonne que l'écologiste « renvoie droite et gauche dos à dos et omet de reconnaître qu'Europe Ecologie est la troisième force politique ». L'écologique est-elle restée sa priorité ? Jadot estime que « Hulot avait été le seul à soutenir la taxe carbone à la mode Sarkozy (lien PaSiDupes: les Verts veulent une taxe plus lourde) alors que les écolos la trouvaient inefficace sur le plan environnemental et injuste sur le plan social. »
    Partisans para-politiques

    L'épisode taxe carbone aura sans doute permis de prendre la température de la radicalité des associations -Lien PaSiDupes sur la défiance des Verts :

    Le WWF a ainsi eu des mots très durs : son directeur général, s'emballe sur le retocage annoncé de la taxe carbone. Selon Serge Orru, qui prétend "renouer le lien entre l'humain et son environnement", mais certes pas entre humains, ce délai ne constitue « pas un enterrement mais un reniement du président et un très mauvais signal ». De tels jugements font douter que ceux qui les profèrent souhaitent sincèrement faire avancer le débat.
    Le panda hurle au loup, mais ne procède finalement pas autrement que Nicolas Hulot, puisqu'il demande « un entretien avec le président et les associations participantes pour qu'il réaffirme son engagement ».


    Yannick Jadot, quant à lui, n'a pas non plus de préjugés, mais tout de même...
    Il fait parler le chef de l'Etat sans aucun a priori: « Sarkozy va tous les réunir et leur dire “faites-moi confiance” et tout le monde retournera à table. ». Jadot recherche si fort le dialogue qu'il réunit toutes les conditions...

    Greenpeace, qui, en tant qu'organisation supra-nationale et illégitime, ne reçoit pas de subventions, joue sur la rupture, estimant qu'il n'y a pas à se retirer d'un processus « quasiment mort depuis quelques mois déjà ». Ca ressemble à du Besancenot. Elle est capable de reprocher le manque de dialogue du pouvoir exécutif, mais ne demande pas à rencontrer les membres du gouvernement. Les seuls interlocuteurs à la convenance des démocrates de Greenpeace sont ses collègues associatifs. L'ouverture n'est pas au programme des organisations radicales.

    Avant même que Greenpeace ne réalise cette concertation unilatérale, Yannick Jadot, s'est fait une opinion
    : il prévient, comme si c'était fait, que Greenpeace, suivie par sa meute des Amis de la Terre, va faire le choix de la rupture. « Je serais eux, je ne retournerai pas à table tant qu'il n'y aura pas d'actes posés », explique l'ancien patron de Greenpeace. Classés ONG par l'ONU, les Amis de la Terre s'opposèrent vivement à la conférence de Copenhague (Danemark), du 7 au 18 décembre 2009.

    Mais, pour Hulot, le « dialogue n'est pas rompu »

    Vigilante, mais pas soumise, la Fondation Nicolas Hulot dérange.
    Car les autres ONG ont été forcées de aligner en urgence.

    L'autonomie médiatique de la Fondation indispose le tout nouveau président de France Nature Environnement (FNE), Bruno Genty.
    « Ça va nous obliger à arrêter une position commune. De notre coté, on se dit qu'il y a d'autres enjeux que la taxe carbone, et que la discussion de la loi Grenelle II, qui arrive en discussion au parlement début mai, sera le véritable test. Le dialogue environnemental, c'est comme le dialogue social, on est dans la position des syndicats qui ont beau être radicaux, ils ne se retirent pas pour autant des négociations. » L'autonomie de FO ne lui pose pas tant de problèmes.
    Bruno Genty (FNE) succède à Jean-Pierre Raffin (né en 1937) qui en est maintenant président d'honneur, mais il fut membre du cabinet (de 1997 à 1999) de Dominique Voynet, ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement de Jospin et reste un proche de Daniel Cohn-Bendit.

    Si FNE se radicalisait, met en garde son président, cela déboussolerait les milliers de militants de terrain, qui siègent dans des commissions institutionnelles (de protection de la nature, de gestion des risques, etc.).
    Les associations qui touchent le plus de subventions, comme FNE (38% du budget), la Ligue de protection des oiseaux (37 % selon son rapport d'activités 2008), sont typiquement bien installées dans la cogestion et il deviendrait inconfortable d'opter pour la rupture. Ecologie sans frontière appelle même les autres ONG à « ne pas quitter le navire », estimant que « le combat se situe à l'intérieur du processus Grenelle. »

    Les associations ont déjà réussi à se diviser: celles qui participaient et celles qui avaient refusé le Grenelle.


    Ainsi, Sortir du nucléaire, qui n'avait pas rejoint le Grenelle, avait rayé de ses sujets de discussion la question de l'atome.
    Le réseau Sortir du nucléaire, qui vit des cotisations de ses adhérents, refuse par principe toute concertation avec la mission Granite sur l'enfouissement des déchets nucléaires. Des acteurs plus radicaux du mouvement antinucléaire le critiquent pourtant.
    Cette fois, la taxe carbone fissure la digue associative des « grenelliens » .

    L'altermondialiste Vert Jadot sous l'emprise d'éoliennes

    L'éolien est un "très mauvais signal".
    Orru ne communique pas sur le sujet et le directeur-général du WWF n'est pas encore mûr pour un ... "reniement" !


    Pourtant, la proximité des éoliennes provoquerait, selon un article paru dans Le Monde Magazine du 28 novembre 2009, du stress, des insomnies, des nausées, des vertiges, une irascibilité, etc. Pauvre Yannick !

    jeudi 12 février 2009

    Selon l’AFSSA et malgré Bové, le maïs OGM de Monsanto serait sans danger

    Bové sait-il mieux que l’agence de sécurité sanitaire des aliments?

    Le maïs génétiquement modifié du semencier américain Monsanto, dont la culture a été suspendue en France l'an dernier, ne présenterait aucun danger pour la santé humaine, selon un avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), révélé par le site Internet du Figaro mercredi soir.
    "L'AFSSA considère que les éléments du rapport Yvon Le Maho (...) n'apportent aucun élément nouveau qui remettraient en cause la sécurité des maïs portant l'événement (le transgène) MON 810", selon le site du quotidien qui cite l'agence.

    Chronologie des faits

    Le Figaro précise que l'avis "attendu en octobre" n'a été signé par "Pascale Briand, la directrice de l'AFSSA, que le 23 janvier dernier, soit avec trois mois de retard" et maintenu secret depuis.
    Début novembre 2008, les autorités sanitaires européennes avaient jugé non fondé le maintien d'une clause de sauvegarde en France contre le maïs MON810. Monsanto avait alors jugé "difficile à comprendre" le maintien de la clause de sauvegarde.
    Suite au rapport Le Maho et invoquant "le principe de précaution", le gouvernement français avait interdit début février 2008 la culture de cette semence transgénique et déclenché auprès de l'Union européenne cette clause de sauvegarde, suivant ainsi l'avis de la Haute autorité provisoire sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Avant son interdiction, le MON810 était alors le seul OGM cultivé en France.
    Le mois suivant, Monsanto avait tenté sans succès de faire lever la mesure devant le Conseil d'Etat.

    Que des chercheurs engagés mais indépendants… ?

    Sont-ils suspects, tous autant qu’ils sont ?

  • Le Pr. Yvon Le Maho directeur de recherches au CNRS et membre du Comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, n’est pas sous influence du « lobby pro OGM », dont il a d’ailleurs publiquement dénoncé « les incroyables pressions ».En revanche, il est membre du Comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot (FNH) et a été administrateur des Amis du WWF, deux piliers du « lobby anti-OGM ». Peut-on être un chercheur libre si l’on appartient à des organisations anti-OGM ? Yvon Le Maho apporte lui-même la réponse lorsqu’il estime à l’inverse qu’« un chercheur appartenant à une organisation “pro-OGM” n’est pas libre »...
    De plus, Yvon Le Maho a co-signé avec deux autres membres de la FNH (Pierre-Henri Gouyon et Marc Dufumier), une tribune clairement hostile aux OGM publiée dans Le Monde du 16 février 2008 et est intervenu à la grand-messe du « lobby vert » organisée les 3 et 4 octobre 2008 par le pape de l’agriculture bio, Philippe Desbrosses (également membre de la FNH), aux côtés de quelques militants anti-OGM notoires, comme MM. Belpomme, Veillerette, Séralini, Jacquard ou Le Goff.
  • Le créneau écologiste de l’opposition antilibérale est occupé par des militants braqués contre l’industrie chimique internationale.
    Plus encore que de sympathies envers la cause écologiste, le Pr. Le Maho est accusé d’avoir des comptes à régler avec les biologistes moléculaires. Selon lui, ces derniers bénéficient depuis l’époque du gaullisme de crédits quasi illimités, alors que l’écologie est une « discipline insuffisamment développée faute de moyens, [qui] apparaît pour beaucoup comme la défense des petites fleurs et des petits oiseaux. »
    Alors, certains refusent au professeur Yvon Le Maho la capacité à être à la fois spécialiste de l’observation des manchots aux îles Crozet et a avoir une bonne compréhension de la toxicologie ou de la génétique...
    Quid alors de la neutralité des opposants et singulièrement de l’expertise de Jojo Bové ?

    Partout dans le monde, les militants anti-OGM exigent que toute étude ait été validée par eux… On comprend donc leur irritation lorsque le Pr. Le Maho précise que « les autorisations se basent à l’heure actuelle sur des tests réalisés sur des seuls rats et sur seulement 90 jours, cette limitation dans l’investigation est loin de faire l’unanimité dans la communauté scientifique », alors qu'eux-mêmes s'évertuent à le taire .

    Or, le rapport du Pr. Yvon Le Maho, qui a pesé sur la décision gouvernementale, appartient au sérail et reprenait même à son compte l’argumentation du CRII-GEN, l’association anti-OGM de Corinne Lepage, membre du MoDem, (chapeautée par le militant anti-OGM Gilles-Eric Séralini), et prétendait que les scientifiques n’avaient pas accès aux données originelles sur les tests toxicologiques.

  • Aujourd’hui, l’AFSSA présente un rapport contradictoire indiquant que le maïs OGM de Monsanto serait sans danger pour la santé.
    L’AFSSA a donc mis bon ordre dans un certain nombre d’approximations et caricatures à visées politique et médiatique. C’est par exemple la confusion entre flux pollinique et flux génique, l’amalgame qui mentionne l’étude de Zwahlen (2003) pour justifier les effets du MON 810 sur les lombrics sans préciser qu’elle ne concerne pas le MON 810 mais une lignée de Syngenta dénommée N4640Bt, et encore l’omission de la conclusion d’une étude qui pose la question de savoir si « la différence de poids observée est due à la toxine Bt ou bien à d’autres facteurs débattus dans l’étude »...

    La bonne foi de Joseph Bové est en cause

  • Jojo Bobé est-il compétent ou est-il le faire-valoir médiatique d’une cause incertaine ?
    Il n’a d’autre formation que celle de syndicaliste agricole de la Confédération paysanne et son « expérience professionnelle » se limite au ‘démontage’ de MacDo et au saccage de cultures. En politique, son palmarès est aussi brillant lorsqu’il se présente à l'élection présidentielle française de 2007 et recueille 1,32 % des voix. Sa représentativité est donc plus cathodique que démocratique.
    Ce libertaire, élevé par les Jésuites et déclaré déserteur pour avoir refusé le service militaire national, est plus philosophe et illuminé que scientifique. On peut déceler chez lui des connaissances scientifiques sous forme de traces, si toutefois ses gènes n’ont pas subi de modifications. Son père Joseph-Marie, spécialiste luxembourgeois des maladies des plantes, se vit attribuer la nationalité française en devenant directeur régional de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA). Or, Joseph Bové (qui a muté en ‘José’) a déclaré un jour que son père n'avait « jamais travaillé sur les OGM…
  • De quelle compétence Bové peut-il se prévaloir ?
    Il n’a, on le sait, aucune formation scientifique, mais malgré le rapport de l’AFSSA, l’alter-mondialiste vedette des media et des tribunaux persiste et signe.
    Jojo Bové a estimé jeudi à France Info que l'avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) publié dans "Le Figaro" "ne va rien changer", car "l'AFSSA a toujours défendu les OGM". De la même façon que le manipulateur Bové est manipulé par les scientifiques du lobby anti-OGM.

    José Bové, qui a souhaité rester "prudent", car il n'a pas lu le rapport de l'AFSSA cité par "Le Figaro", a polémiqué, puisque c'est son rôle, en affirmant qu'"il n'y a pas un rapport depuis dix ans de l'AFSSA qui soit opposé à la dissémination des OGM".
    Jojo Bové a encore répété qu'"il y a eu 25 arguments scientifiques différents pour mettre en place la clause de sauvegarde", mais peut-il les énumérer toute et en justifier une seule ? Un rapport scientifique n'est pas de nature à ébranler ses certitudes politiques. Il considère qu'il s'agissait d'"une volonté d'essayer d'inverser la situation au niveau de l'Europe". Sa recherche de la vérité est ainsi prise en défaut, puisque ses propos politiques soulignent une nouvelle fois que le rapport de force importe plus à ses yeux que la santé publique.
    Au final, "Le Figaro" révèle dans son édition du jeudi 12 février 2009 que "dans un avis daté du 23 janvier dernier" l'AFSSA "vient en effet de récuser les arguments contenus dans le rapport du professeur Yvon Le Maho, sur lequel la France s'était appuyée, l'an dernier, pour interdire la culture de ce maïs produit par la firme américaine Monsanto, en invoquant la 'clause de sauvegarde' auprès de Bruxelles".

    Les faits ont la vie dure mais la propagande plus encore…