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vendredi 11 décembre 2015

Claude Bartolone : le retour d'un "casseur" politique

Barto est ressorti du corps de Bartolone

Le tombeur de Ségolène Royal dans la conquête du perchoir s'était mis en 'mode veille'

Mais lorsqu'en 2013, l'affaire Cahuzac ébranla le pouvoir socialiste, l'occasion fut trop belle pour le président de l'Assemblée nationale en attente d'une bonne opportunité. Un ministre du... Budget (de Ayrault) qui avoue avoir fraudé le ... fisc et menti aux représentants du peuple en majorité socialistes à l'Assemblée, des responsables politiques qui s'affolent puis s'emballent, et le chef de l'Etat qui annonce des mesures de moralisation de la vie politique, on ne pouvait rêver mieux pour l'opposition  ancien président de l'agitée Seine-Saint-Denis. Il avait à faire oublier sa gestion hasardeuse et la faillite de son département, évitée de justesse par les juges et Bercy: personne n'avait pourtant avalé sa tonitruante mise en cause exclusive des sub-primes ! Le 20 octobre 2010, le Huffington Post écrivait: "les caisses sont vides. Pire, le département serait au bord d'une catastrophe bubgétaire." Deux après son arrivée, il découvrait "une dette de 864 millions d'euros, "constituée à 97% d'emprunts toxiques". Et de mettre en cause ses alliés d'aujourd'hui, les communistes auxquels il succédait. "En acceptant ce type d'emprunts (alléchants), 'les élus ont légué à leurs successeurs un risque au moins équivalent à celui des 'subprimes' ", botta en touche Claude Bartolone. Il pointa aussi la responsabilité de la banque Dexia, "l'inventeur du produit", qui devait, selon lui, "réparer les dégâts avant la catastrophe budgétaire". Les régionales 2015 arrivent et notre Bartolone prend des communistes sur sa liste de second tour: pour leur confier les finances de la région?

Le politicien socialiste jugea donc  idéale la configuration chaotique du paysage politique pour  faire à nouveau entendre sa voix.
Plus modeste, tu meurs !
La publication du patrimoine des élus ? "Une mesure inefficace et dangereuse", écrivit-il dans sa note remise, jeudi matin 11 avril, au premier ministre, Jean-Marc Ayrault. L'incompatibilité du mandat avec certains métiers ? "Une grave erreur."

Un positionnement offensif et rebelle. Mais tant de vigueur éveilla les soupçons sur le patrimoine personnel de l'élu du département urbain le plus pauvre de France, la Seine-Saint-Denis. Or, en avril 2013, le Canard enchaîné publia une photo de la maison cossue de l'élu socialiste des défavorisés et de la diversité, certes située en banlieue parisienne, mais aux confins du 9-3 et avec vue imprenable sur la capitale, depuis Les Lilas. Le président de l'Assemblée nationale, qui menait la fronde des députés contre la publication du patrimoine des parlementaires, avait critiqué la méthode... Une villa d'architecte, d'une surface, avec garage, de 380 m2, avec une "vue imprenable sur Paris" et située "dans une zone pavillonnaire calme de banlieue". Ainsi l'hebdomadaire satirique ciblait-il le président de l'Assemblée nationale.
Le petit article avait fortement déplu au riche propriétaire, vu le prix du mètre carré. "Voir ma maison dans le Canard enchaîné? A qui le tour? Si c'est ça la démocratie paparazzi, j'en suis pas," s'était étranglé le dirigeant socialiste sur Europe 1. "Depuis trente ans, j'habite la même rue en Seine-Saint-Denis", avait raconté le député. "J'ai changé de côté de rue, il y a une plus belle vue", avait-il encore sorti.
Le Canard a trouvé les photos sur le site des architectes qui ont construit en 2003 la bâtisse du socialiste parvenu.


(Capture d'écran - Agence Renaud Vignaud Associés)
"La notoriété du client conditionne une relative discrétion de la façade principale sur la rue, dans une zone pavillonnaire calme de banlieue (…) Si la commande sur rue bridait la libre expression, une large quête de vue et de lumière était attendue côté jardin, plein ouest et face à la banlieue et Paris", écrit le cabinet d'architectes sur son site Internet.



Un petit pied-à-terre inoccupé mais oublié de Duflot et DAL
"La maison trône sur la ligne de crête, qu’elle partage avec les forts de Romainville et de Noisy. Ce promontoire lui offre une vue imprenable sur Paris", ajoute le site.


On croit bien voir la tour Eiffel !
Le Canard avance une valeur pour la villa : deux millions d'euros. En outre, l'un des architectes de ce cabinet a reçu en novembre dernier la Légion d'honneur des mains de… Claude Bartolone. En 1999, il avait été chargé d'une mission de la part du ministre de la Ville de l'époque, c'est à dire Claude Bartolone. Et l'architecte a travaillé avec le conseil général de Seine-Saint-Denis, dont le président était jusqu'en septembre dernier Claude Bartolone.



Alors que les rumeurs prêtaient à Claude Bartolone l'envie de remplacer Jean-Marc Ayrault à Matignon, le Premier ministre avait charrié le président de l'Assemblée devant des journalistes de la presse parlementaire : "Pour être au gouvernement, il faut publier son patrimoine. Non, je plaisante... J'ai beaucoup de respect pour le président Bartolone, qui fait un excellent travail", ajouta-t-il en langue de bois.
Un petit oubli encore: l’architecte de la belle terrasse avait travaillé avec le Conseil général de Seine-Saint-Denis, que présidait Claude Bartolone, mais la justice n'y aurait trouvé à redire que s'il se nommait Balkany, et puisque les mal logés et les sans abri -outre les sans dents- aiment que leurs élus de gauche ne sachent pas ce qu'avoir froid veut dire.

Bartolone est l'un des socialistes qui se sont opposés le plus vivement à l’obligation de publication du patrimoine pour les ministres et les élus. Entre l’hypocrisie d’un Bartolone et l’obscénité d’un Cahuzac, quel comportement est le plus acceptable ?

Quoi qu'il en soit chez les déontologues roses exemplaires, le premier immigré de Seine-Saint-Denis avait ainsi saisi l'occasion de l'affaire Cahuzac pour réaffirmer que le patron du Palais-Bourbon, c'était lui. Au coeur d'une majorité qui paniquait et face à un gouvernement qui agissait sans concertation avec les élus, certes souvent primo-arrivants dans cet hémicycle et godillots craintifs, le vieux briscard, député depuis trente-deux ans, dont plusieurs quinquennats passés dans l'opposition, impatiente et hargneuse, voulait s'afficher comme un rempart solide dans la tempête. Il commença à se mêler de tout, histoire d'opposer sa puissance politique à la rumeur populaire,  intervenant sur tous les sujets sensibles (relations avec l'Allemagne, la tenue du 3 % de déficit, etc...)

Claude Bartolone a renoué avec 'Barto', connu pour ses déclarations intempestives

Barto, un schizophrène ?
L'arrestation de Leonarda, une jeune kosovare scolarisée dans le Doubs bien que clandestine (comme l'ensemble de sa famille), provoqua en 2013 une vaste polémique nationale sur les questions de l'immigration.  Elle amena le président Hollande, le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur à lancer des appels au calme dans les rangs de la gauche. Le député PS Pouria Amirshahi, d'origine iranienne, fut le premier à "demander le retour immédiat de Léonarda ainsi que sa famille en France".



Outre David Assouline, élu du multicolore 20e arrondissement de Paris, qui défendit son bout de gras électoral en dénonçant par tweet une sorte de rafle ("Faire descendre d'un bus par les forces de l'ordre une élève devant ses camarades est insupportable et inacceptable"), l'ancien président du CG du 9-3 rédigea un tweet aussi moralisateur qu'incendiaire:


Son image de fauteur de troubles lui colle non sans raisons à la peau.
Poil à gratter de l'exécutif, il s'est démarqué de l'exécutif et a déploré que la loi Macron, votée grâce à l'article 49-3 ait été trop peu équilibrée pour être votée par l'aile gauche du PS : "Après le 11 janvier [attentats islamistes meurtriers par des djihadistes français], en raison du sentiment d'union nationale qui régnait, certains ont pensé que cela passerait aisément. C'était une erreur d'appréciation politique. Nous n'avons pas été assez attentifs aux uns et aux autres. 
Et en juillet 2015, l'ouverture de la campagne des Régionales approchant, c'est en tant que tête de liste qu'il crée des difficultés au gouvernement Valls en prônant un retour des écologistes au gouvernement après les élections régionales de décembre 2015 : "On ne peut gagner et transformer notre pays qu'avec une gauche unie". Ce Lieutenant de Laurent Fabius ne serait-il pas un arriviste ?...

Le parrain du 9-3, alias "Don Bartolone" a de nouveau sorti la sulfateuse

Plus il parle,
mieux c'est pour l'opposition
Fort de sa réputation de méchant qui 
parfois sème le trouble jusque dans les rangs de la gauche, ce trublion a longtemps été le porte-flingue du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. De 1984 à 2008, Barto a régulièrement dégainé pour défendre l'ancien premier ministre dans les media comme au Parti socialiste. 

Dans le sillage de l’affaire Cahuzac,
Emmanuel Todd avait lancé une de ses fracassantes phrases définitives : "La notion d’austérité est véhiculée par des pourris." Il établissait ainsi un lien entre convictions politiques et morale personnelle. On trouvait qu’il exagérait, qu’il avait fracassé la limite de la todderie. On dirait que chaque jour qui passe s’ingénie à lui donner raison. 

Après l'insulte sexiste et raciste à sa rivale Valérie Pécresse (LR) décrite en "danseuse du ventre de race blanche", Todd reste plus que jamais un fin connaisseur de la gauche.
Interrogé en janvier 2014 sur les surnoms de parrain qui lui collent à la peau, Claude Bartolone tenta de dédramatiser : "Parrain ? Mais ce n’est pas un gros mot. Chez les chrétiens, c’est celui qui aide l’autre à grandir. (…) C’est un compliment," affirmait-il alors à Libération.
Puis, à Yann Barthès  qui  demandait à Bartolone en octobre 2014 sur le plateau du Petit Journal: "C'est raciste ?", le président de l'Assemblée nationale répondit : "Bien sûr!". Et d'expliquer comme quelques jours plus tôt à Anne-Sophie Lapix sur France 5 : "On me renvoie à un stéréotype. Mon père est Sicilien. Et ils ne se rendent pas compte de la violence que ça peut représenter. On va rappeler à ces enfants, dont les parents étaient Marocains, Algériens, Sénégalais, leur origine ? Dans deux générations, on va leur dire 'vous êtes d'un pays de voleurs de mobylettes' ?" s'indignait-il. 
VOIR et ENTENDRE cette entretien où Canal + lui donne l'occasion de se plaindre:

Qui reproche à Barto sa naissance en Tunisie ?

Mais s'il sollicite le vote de ses concitoyens pour présider la région de France la plus riche et regardée,
Barto doit se dégager de toute influence néfaste, dont celle de Jérôme Guedj:
Guedj a d'ailleurs été éliminé aux précédentes élections... Jusqu'en avril 2015 il était président du Conseil général de l'Essonne; il ne l'est plus ! Pas de bon augure, ça...

lundi 10 août 2015

Régionales: le PS cherche un autre drôle d'oiseau pour le perchoir, en remplacement de Bartolone

Bartolone remplacé au perchoir dès la rentrée parlementaire de septembre

Valls diffère: "Je ne veux qu'il y ait de mélange d'images au cœur de la campagne",
 
déclare le président de l'Assemblée..." (tronche en biais, ci-contre)
alors que le premier ministre a déjà assumé qu'il continuera à faire campagne.

Mais la posture est plus acrobatique, voire tordue, qu'il y paraît. Claude Bartolone, président (PS) fébrile de l'Assemblée nationale, sera remplacé au perchoir par un vice-président "dès la rentrée parlementaire de septembre" pour mener campagne comme tête de liste des socialistes pour les élections régionales en Ile-de-France. "C'est l'attitude que je prendrai pour ne pas être au perchoir au moment où il y aura la télévision, pour être clair."

Le possible  successeur pourrait être une femme
David Habib serait un possible joker mais le charisme de cet ex-adjoint au maire communiste de Mourenx reste à découvrir et ce serait une occasion manquée de pousser une femme. Laurence Dumont et Sandrine Mazetier pourraient donc faire de parfaites doublures, mais les féministes devraient logiquement grincer des dents. 
Alors faut-il envisager Denis Baupin (député EELV parisien, ci-contre) qui consacrerait le retour en grâce des écologistes radicaux, mais, outre qu'il présente franchement mal, leur patronne, Emmanuelle Cosse, a décidé de se présenter face à... Bartolone et se trouve être sa concubine ! Quand ça ne veut pas, ça ne va vraiment pas. 
Restent Marc Le Fur ou Catherine Vautrin et, en termes d'ouverture, ce serait une audace inouïe  de Pépère: au bureau, sur les huit,  ils sont les deux seuls  Les Républicains !
Nous ne sommes pas à l'abri d'une crise de Mme Royal, prétendante refoulée au trône  perchoir en 2012, quand le cumulard masqué l'avait coiffée sur le poteau.

Bartolone n'est guère confiant en ses chances de réussite

Le socialiste se garde une solution de repli ! 
L'hôtel de Lassay, résidence du président de l'Assemblée,
fut celle de Madame de Montespan, 
maîtresse du roi Louis XIV 
"Je ne veux pas qu'il puisse y avoir un mélange d'images au moment où nous serons dans le coeur de la campagne", a déclaré sur Europe 1 l'altier Claude Bartolone, selon le cliché  en contre-plongée à sa gloire. 

Voyons de plus près combien est "éthique" la "conception" de l'individu
Le président de l'Assemblée a eu vite fait en effet de nuancer ses beaux sentiments, mais la ficelle est grosse: "mais je continuerai mon travail et toutes mes autres tâches de président de l'Assemblée. La loi ne le demande pas, mais c'est une conception éthique qui est la mienne, assure le 4e personnage de l'Etat socialiste.
Hôtel de Lassay: salon des Saisons

Bartolone estime d'ailleurs avoir répondu dans le détail aux "préoccupations justement mises en avant par le président du groupe UMP Christian Jacob" sur la non-utilisation des moyens de l'Etat à des fins de campagne électorale.

Une allusion aux déplacements du frénétique Valls à travers la France depuis plusieurs mois ? Claude aurait en effet préféré pantoufler encore 20 mois sous les ors du Palais Bourbon. Il aurait pu être le perdant du jeu de chaises musicales voulu par Valls pour remplacer Huchon qui a mis la région en grande précarité politique, mais c'était sans compter avec le pouvoir de nuisance de Bartolone. 
Bonjour l'ambiance ! 

mercredi 30 avril 2014

Ségolène Royal à la ramasse devant les députés

La sexagénaire a un trou de mémoire et retourne à ses fiches

Ségolène Royal 
a donné des signes de perturbation endocrinienne


Ce 29 avril La ministre de l'Ecologie a peiné à lister les perturbateurs endocriniens devant les députés. Sachant qu'elle se targue de rester droite dans ses bottes,  les députés n'ont pas boudé leur plaisir de voir ramer la candidate battue de la présidentielle.


Bartolone vole au secours de l'ex-prétendante au perchoir
 

Les caméras de l'Assemblée sont allées se braquer sur un petit sourire en coin de la députée UMP Michèle Tabarot et de son voisin compatissant, Jean-François Copé. Il faut l'intervention de Claude Bartolone pour calmer les députés.

Mais cela n'empêchera pas Noël Mamère d'arborer un sourire narquois.

jeudi 21 juin 2012

Bartolone, candidat officiel du PS, à la place de la coquecigrue du Poitou

Pas de première femme socialiste au perchoir 



Dans un entretien du dimanche matin de second tour (15 juin) à El Pais, l'amère Royal, résignée à sa défaite à la présidence de l'Assemblée nationale, elle répondit : "C'est grillé. Les grands machos ne pouvaient pas le tolérer." Par "machos", la bientôt sexagénaire entendait que "les vieux apparatchiks de la droite et de la gauche ne peuvent accepter que je préside l'Assemblée nationale", visant notamment les anciens Premiers ministres L.Jospin et J.-P  Raffarin. "Mon erreur a été de dire que je visais cette fonction, pas de m'être présentée à La Rochelle", prétendit-elle. Acide, elle accusa la droite de vouloir "sa tête et son scalp" : "Ségolène Royal sera le seul trophée concédé à l'UMP lors de ces élections." Ses camarades se sont chargé du sale boulot.



Claude Bartolone a été élu - par acclamation 
Il est le candidat officiel des députés PS à la présidence de l'Assemblée nationale. 
Retour aux beaux jours des candidats uniques à la soviétique !



Il espérait être au gouvernement. Finalement, le "trans-courant-girouette" Claude Bartolone devrait accéder au perchoir


Il a recueilli 127 voix sur 258 votants, contre 59 au jospiniste Jean Glavany, seulement 50 à la sémillante Elisabeth Guigou, malgré ses grands travaux de chirurgie esthétique, et 22 à papy Daniel Vaillant. Arrivé très largement en tête à l'issue du premier tour du scrutin organisé au sein du groupe socialiste, il 
a alors bénéficié du retrait de Jean Glavany, et a été proclamé élu par acclamation. 

Bartolone abandonne la présidence de la Seine-Saint-Denis, pour les ors de la République à l'Hôtel de Lassay.
Préféré à Babette Guigou, élue députée de Seine-Saint-Denis au 1er tour, mais sans combattre, faute de combattants, Bartolone aura émergé, non pas donc pour sa compétence, puisqu'il a lourdement endetté le 9.3, mais au motif officiel que le Neuf Cube n'avait aucun représentant au gouvernement Ayrault-Zéro et en vérité pour qu'il soit à l'abri de poursuites pour la gestion calamiteuse de son département...
Quand les camarades se congratulent ...confraternellement, ça donne ça !

"J'ai une pensée pour Ségolène Royal, pour tous les députés de notre groupe qui ont été battus et j'ai un remerciement pour tous les députés, hommes et femmes, qui ont été ou reconduits, ou élus pour la première fois, et qui vont devoir maintenant incarner le changement dans cette maison". 
La battue de 2007, rebattue en 2008, battue comme plâtre aux primaires socialistes de 2011 et "salie" aux législatives 2012 avec 37% des voix, rêvait du Perchoir. Or, au cours de cette longue descente aux enfers, elle s'est cette fois abîmée corps et parachute dans le port de La Rochelle en Charente-Maritime. Après que Barto a fondu dans la masse et banalisé la candidate , quelques secondes seulement après l' élection de son rival, Ségolène Royal l'a cavalièrement félicité sur son ...compte Twitter. 

Ses rivaux dans cette élection ont réagi tour à tour. 
"Je reste là, cinq ans (...). C'est la démocratie! L'ordre alphabétique a été respecté. L'ordre de dépôt des candidatures a été respecté. Et une forme de candidat officiel a été élu", a déclaré Daniel Vaillant

"Je suis joueur de rugby, régatier... mon éducation a fait de moi quelqu'un qui accepte la défaite. Je reconnais ma défaite avec élégance et je félicite chaleureusement Claude, qui est un vieux copain. On tourne la page", a lancé quant à lui Jean Glavany, en sortant. 

Elisabeth Guigou a dit, elle, souhaiter "retourner à la commission des Affaires étrangères" et a plaidé pour la parité dans la répartition des présidences de commission. 

Les belles résolutions de Bartolone  

L'impétrant dit vouloir être "un président qui assure à l'opposition des conditions d'expression et de travail qui soient dignes de notre démocratie". 

Sachant que Vidalies (PS), chargé des Relations avec le Parlement (!), accorde la liberté d'expression aux altermondialistes d'EELV, mais leur refuse le droit de voter contre le gouvernement à l'Assemblée, il est permis de penser que ce proche de Fabius et de la Ch'tite Brochen-Aubry sera aussi sectaire que ses mentors, quoi qu'il promette aujourd'hui. 
Bartolone a notamment précisé "avoir déjà en tête le rôle qui devra être le (sien) pour permettre à l'opposition d'être reconnue et totalement à sa place". 
"J'ai un remerciement pour tous les députés, hommes et femmes, qui ont été ou reconduits, ou élus pour la première fois, et qui vont devoir maintenant incarner le changement dans cette maison".
Cette jolie maison  socialiste de tolérance ne pourra pourtant offrir que ce qu'elle a...


samedi 16 juin 2012

Assemblée nationale: vol de rapaces du PS au-dessus d'un perchoir

Qui sera le quatrième personnage de l’Etat?



Parmi les fonctions les plus prestigieuses de la République, la présidence de l’Assemblée nationale aiguise les appétits. 

On peut -en campagne- ne pas aimer les riches, mais rechercher pour soi les fastes de la République
En cas de victoire de la gauche , ils seront plusieurs à se battre pour succéder à Bernard Accoyer, le président sortant, et s’installer pendant cinq ans dans le magnifique hôtel de Lassay afin de faire régner l’ordre et la démocratie au Palais-Bourbon. 

La répartition des rôles était pourtant réglée d’avance

La quatrième position lui irait parfaitement au regard de ses scores successifs. Depuis plusieurs mois Marie-sEGOl'haine Royal, 58 ans, répète à qui veut l’entendre que le poste lui a été réservé par François Hollande. Une femme au perchoir, pour la première fois sous la Ve République, l’image aurait eu de l’allure, selon celle qui s'était rêvée en première femme présidente en 2007…
Le cauchemar se renouvelle
C’était sans compter avec le duel fratricide de La Rochelle où elle est allée povoquer Olivier Falorni, l'élu socialiste désigné par la base. La défaite probable de l’ex-candidate à la présidentielle en Charente-Maritime a rouvert le jeu. Officiellement, personne n’est candidat. " On ne va pas spéculer sur sa défaite ", glisse un prétendant. Ce qui n’empêche pas certains et certaines de se préparer, en coulisse. Et de sa chute renaît l'espoir … 

Jean Glavany, 63 ans, député des Hautes-Pyrénées, est parti le plus tôt. Son credo : le TSS, " tout sauf Ségolène  " ! " Il m’a déjà appelé pour me dire : Pas question que ce soit elle ", raconte un député de base. L’ex-directeur de campagne de Lionel Jospin en 2002 est un adversaire historique de Royal au PS.
Problème pour Glavany en cas de défaite Royal , le TSS s’effrondre. Et un autre rival pourrait bien sortir du bois : 

Claude Bartolone, 61 ans, président d'un Conseil général lourdement endetté ( Seine-Saint-Denis), qui s’attendait à devenir ministre, se contente pour l’instant de botter en touche : "Lundi, vous m’invitez, je vous le dirai ", a-t-il lancé à la radio. Mais il fait campagne pour sa candidature. Les députés socialistes élus dès le premier tour ont ainsi tous reçu un message de « félicitations » de " Barto ". Comme Glavany, le député de Seine-Saint-Denis n’était pas prévu dans le dispositif Hollande. Mais durant la campagne, Bartolone a bénéficié du double coup de projecteur que lui valent les quartiers populaires et la forte concentration d'immigrés de son département ciblé de surcroît pour sa jeunesse : la Seine-Saint-Denis, est la banlieue où Hollande s’est le plus rendu avant l’élection présidentielle. Mais surtout, alors que c’est celui qui a voté le plus socialiste — devant la Corrèze! —, il ne compte aucun représentant au gouvernement.

A 72 ans, Jack Lang, qui n’est pas certain d’être réélu demain soir dans les Vosges, s’est, lui aussi, porté candidat mais le parachuté de la Place des Vosges au département du même nom a bien peu de chances de séduire un groupe qui sera largement renouvelé et rajeuni.
Lien PaSiDupes : "
Jack Lang vient concurrencer l'amère Royal pour le perchoir du Palais Bourbon"

En réalité, aucun de ces candidats ne sort du lot 

Les regards se tournent donc vers François Hollande et Jean-Marc Ayrault. 
A l’Elysée, on espère qu’il n’y aura pas d’affrontement. Et l’idée d’une femme au perchoir n’est pas abandonnée. Mais laquelle? Marylise Lebranchu aurait fait savoir qu’elle n’est plus intéressée. Deux noms circulent avec insistance. Celui d’Elisabeth Guigou, 66 ans, l’ancienne ministre de Lionel Jospin, mais qui n’est guère populaire parmi les députés. 
Elle s'est affublée d'un nouveau handicap. elle est réélue députée au premier tour, sans avoir combattu, faute de combattants: elle était candidate unique !

La postulante la plus surprenant est Laurence Dumont, 54 ans, chargée d'études, députée du Calvados et vice-présidente de l’Assemblée nationale, elle est une proche de Martine Aubry depuis le congrès de Reims (novembre 2008) Mais, bien qu'elle ait été faite secrétaire nationale à la Formation, aux yeux de certains, elle apparaît comme une députée bien " ordinaire ". Ce qui, avec une présidence normale, peut tout de même constituer un atout.