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jeudi 21 juin 2012

Bartolone, candidat officiel du PS, à la place de la coquecigrue du Poitou

Pas de première femme socialiste au perchoir 



Dans un entretien du dimanche matin de second tour (15 juin) à El Pais, l'amère Royal, résignée à sa défaite à la présidence de l'Assemblée nationale, elle répondit : "C'est grillé. Les grands machos ne pouvaient pas le tolérer." Par "machos", la bientôt sexagénaire entendait que "les vieux apparatchiks de la droite et de la gauche ne peuvent accepter que je préside l'Assemblée nationale", visant notamment les anciens Premiers ministres L.Jospin et J.-P  Raffarin. "Mon erreur a été de dire que je visais cette fonction, pas de m'être présentée à La Rochelle", prétendit-elle. Acide, elle accusa la droite de vouloir "sa tête et son scalp" : "Ségolène Royal sera le seul trophée concédé à l'UMP lors de ces élections." Ses camarades se sont chargé du sale boulot.



Claude Bartolone a été élu - par acclamation 
Il est le candidat officiel des députés PS à la présidence de l'Assemblée nationale. 
Retour aux beaux jours des candidats uniques à la soviétique !



Il espérait être au gouvernement. Finalement, le "trans-courant-girouette" Claude Bartolone devrait accéder au perchoir


Il a recueilli 127 voix sur 258 votants, contre 59 au jospiniste Jean Glavany, seulement 50 à la sémillante Elisabeth Guigou, malgré ses grands travaux de chirurgie esthétique, et 22 à papy Daniel Vaillant. Arrivé très largement en tête à l'issue du premier tour du scrutin organisé au sein du groupe socialiste, il 
a alors bénéficié du retrait de Jean Glavany, et a été proclamé élu par acclamation. 

Bartolone abandonne la présidence de la Seine-Saint-Denis, pour les ors de la République à l'Hôtel de Lassay.
Préféré à Babette Guigou, élue députée de Seine-Saint-Denis au 1er tour, mais sans combattre, faute de combattants, Bartolone aura émergé, non pas donc pour sa compétence, puisqu'il a lourdement endetté le 9.3, mais au motif officiel que le Neuf Cube n'avait aucun représentant au gouvernement Ayrault-Zéro et en vérité pour qu'il soit à l'abri de poursuites pour la gestion calamiteuse de son département...
Quand les camarades se congratulent ...confraternellement, ça donne ça !

"J'ai une pensée pour Ségolène Royal, pour tous les députés de notre groupe qui ont été battus et j'ai un remerciement pour tous les députés, hommes et femmes, qui ont été ou reconduits, ou élus pour la première fois, et qui vont devoir maintenant incarner le changement dans cette maison". 
La battue de 2007, rebattue en 2008, battue comme plâtre aux primaires socialistes de 2011 et "salie" aux législatives 2012 avec 37% des voix, rêvait du Perchoir. Or, au cours de cette longue descente aux enfers, elle s'est cette fois abîmée corps et parachute dans le port de La Rochelle en Charente-Maritime. Après que Barto a fondu dans la masse et banalisé la candidate , quelques secondes seulement après l' élection de son rival, Ségolène Royal l'a cavalièrement félicité sur son ...compte Twitter. 

Ses rivaux dans cette élection ont réagi tour à tour. 
"Je reste là, cinq ans (...). C'est la démocratie! L'ordre alphabétique a été respecté. L'ordre de dépôt des candidatures a été respecté. Et une forme de candidat officiel a été élu", a déclaré Daniel Vaillant

"Je suis joueur de rugby, régatier... mon éducation a fait de moi quelqu'un qui accepte la défaite. Je reconnais ma défaite avec élégance et je félicite chaleureusement Claude, qui est un vieux copain. On tourne la page", a lancé quant à lui Jean Glavany, en sortant. 

Elisabeth Guigou a dit, elle, souhaiter "retourner à la commission des Affaires étrangères" et a plaidé pour la parité dans la répartition des présidences de commission. 

Les belles résolutions de Bartolone  

L'impétrant dit vouloir être "un président qui assure à l'opposition des conditions d'expression et de travail qui soient dignes de notre démocratie". 

Sachant que Vidalies (PS), chargé des Relations avec le Parlement (!), accorde la liberté d'expression aux altermondialistes d'EELV, mais leur refuse le droit de voter contre le gouvernement à l'Assemblée, il est permis de penser que ce proche de Fabius et de la Ch'tite Brochen-Aubry sera aussi sectaire que ses mentors, quoi qu'il promette aujourd'hui. 
Bartolone a notamment précisé "avoir déjà en tête le rôle qui devra être le (sien) pour permettre à l'opposition d'être reconnue et totalement à sa place". 
"J'ai un remerciement pour tous les députés, hommes et femmes, qui ont été ou reconduits, ou élus pour la première fois, et qui vont devoir maintenant incarner le changement dans cette maison".
Cette jolie maison  socialiste de tolérance ne pourra pourtant offrir que ce qu'elle a...