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dimanche 12 novembre 2017

Attentats du 13 novembre : plusieurs familles de victimes en veulent à Macron

Les simagrées du couple présidentiel dérangent les victimes et  la population

Le fils de la victime du Stade de France "refuse de saluer Macron"

Michael Dias lors de la commémoration du 13 novembre 2016 
au Stade de France
Michael Dias dénonce la position du président de la République envers les victimes.
"Aujourd'hui, deux ans après ce 13 novembre qui a changé ma vie, j'ai décidé de refuser l'invitation à me rendre à la cérémonie de demain (lundi 13 novembre), et par conséquent de ne pas saluer le Président de la république", explique le fils de l'unique victime de l'explosion du Stade de France, dans une tribune publiée dans le Huffington Post, dimanche matin 12 novembre.
Son père, Manuel Dias, fut la première victime des assaillants du 13 novembre 2015, tué aux abords du Stade de France, à Saint-Denis, alors que se jouait le match amical France - Allemagne, en présence du président Hollande en tribune officielle. 

Michael Dias condamne le comportement d'Emmanuel Macron.
Si Michael Dias a décidé de boycotter la cérémonie d'hommage aux victimes, c'est à cause du comportement du chef de l'État envers les victimes. Selon lui, il "agit envers les victimes du terrorisme comme avec les plus défavorisés de notre pays, d'une façon tout simplement méprisante et inacceptable."

Ce fils de victime du terrorisme met en cause les choix du président. Il dénonce notamment la suppression du secrétariat d'État chargé de l'aide aux victimes et la réduction des aides à certaines catégories de victimes, "relativisant ainsi une fois de plus la souffrance et les multiples préjudices subis."




"Le discours de notre président et de son gouvernement envers les victimes, a lui aussi changé, parlant désormais de l'aide aux victimes, comme s'il s'agissait d'un acte de charité, quand celle-ci devrait être vue, au contraire, comme une prise de responsabilité de ces mêmes politiques et de cet exécutif forcément héritier, envers ces vies brisées, du fait de leur propre action (ou inaction)", écrit-il, dénonçant une "banalisation du terrorisme", un mal accepté.

Macron avait-il prévu de zapper la cérémonie du Stade de France ?
La fille de Manuel Dias est également montée au créneau lundi matin. Sophie Dias se bat pour que l'on n'oublie pas son père, unique victime du Stade de France et explique que la présence d'Emmanuel Macron à Saint-Denis n'était pas acquise. "Pour avoir la confirmation de la présence du président Macron sur le site du stade de France, j'ai dû faire des pieds et des mains avec la mairie de Saint-Denis, le député de Saint-Denis... sa présence n'était pas prévue sur le site du stade de France... ", révèle Sophie Dias.



"C'est symbolique, mais c'est plein de petites choses comme ça qui font que 2 ans après, c'est toujours le même combat en fait...". Elle ajoute : "c'est pour ça que, pour moi, c'est important d'être présente dans l'Association du 13 novembre pour, lors de nos multiples échanges avec le gouvernement ou avec les autorités, leur faire savoir que c'est pas que le Bataclan".

Colère de 
familles de victimes contre Emmanuel Macron

"J'irai au Bataclan poser une bougie, mais toute seule", déclare sur RTL ce matin (samedi 12) Sophie, victime au Bataclan des attentats de Paris qui ont fait 130 morts et plus de 600 blessés il y a 2 ans. Macron expédiera six cérémonies d'hommages en série ce lundi 13 novembre sur chacun des lieux où des femmes et des hommes ont "perdu la vie": ils ont été assassinés par des barbares de l'islam. 
Ces cérémonies d'hommage seront aussi l'occasion pour le chef de l'État de marquer sa présence sur le territoire hexagonal, rencontrant les associations de victimes des attentats de Paris, après une succession de voyages à l'étranger.
Cependant, certaines d'entre elles, comme Sophie, boycotteront l'opération de com', condamnant la suppression du secrétariat d'État chargé de l'aide aux victimes mis en place par François Hollande.

"C'était vraiment quelque chose d'essentiel pour nous. Moi, personnellement, j'ai eu des problèmes, je me suis tournée vers eux, ils ont toujours trouvé une solution, ils ont toujours été à l'écoute," déplore Sophie, victime des attentats. La jeune femme ne comprend pas "pourquoi supprimer quelque chose qui marche bien, qui apporte des résultats."

Cette victime se demande "quelle opinion le gouvernement a de nous, s'il nous voit comme des assistés et qu'il fallait couper l'assistance." Sophie demande à Emmanuel Macron d'aider les survivants, "là, clairement, il ne nous facilite pas la tâche".

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