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mardi 21 novembre 2017

Esclavage en Libye: l'indignation générale en termes ...généraux

Les victimes sont des migrants noirs. Et les tortionnaires ? Des racistes arabes ?

Le phénomène était connu, mais tu.
Esclavage en Libye : “Indignation” de l’Union africaine
Dans le flux de migrants qui empruntent la route périlleuse passant par la Libye, un certain nombre se trouvent réduits en esclavage par leurs passeurs. 
Dans un reportage pour la chaîne américaine, la correspondante Nima Elbagir, le producteur Raja Razek et le photojournaliste Alex Platt se sont rendus en Libye pour CNN: ils ont filmé une vente aux enchères d’êtres humains, en caméra cachée.
Le lieu tenu secret se situe à l’extérieur de Tripoli. Sous les yeux des journalistes, une douzaine de Noirs défilent pour être vendue. Au fur et à mesure le prix augmente, 500, 550, 600, 650… La vente est conclue rapidement.
L'émotion s'est libérée en Occident, suite à la diffusion de ce documentaire choc de CNN présentant des cas de traite des Noirs et montrant des migrants vendus aux enchères en Libye.

Des témoignages de migrants filmés par CNN confirment l’existence de ces pratiques. Les images de la chaîne ont été remises aux autorités libyennes qui se sont engagées à lancer une enquête.
La compassion professionnelle de VSD ne marche pas : trop factice. "Selon le reportage choc diffusé sur la chaîne américaine, des migrants noirs seraient [leurs confrères n'ont pas réussi à les convaincre!] traités comme des marchandises en Lybie et vendus sur des marchés aux enchères. Maltraités, affamés, enchaînés, ces pauvres êtres n'auraient [le doute de VDS finit pas indisposer] aucun moyen de se défendre face aux milices armées qui les utilisent comme du bétail." 

Sur France 2, 'Complément d'enquête' a présenté ce reportage  

(il y est déjà question de Sinaly: cf. le reportage ci-dessous...):


VSD relaie l'indignation de la planète, sans nommer les coupables 

L'indignation gagne les réseaux sociaux. Alors qu'une manifestation était organisée, samedi, illégalement, plusieurs personnalités passent outre et dénoncent le manque de réactions des nations occidentales... Sur les réseaux sociaux, Facebook, Twitter ou Instagram, les internautes -notamment des immigrés- sont nombreux à relayer l'émotion et l'indignation suscitées par les révélations de CNN. 

La planète web n'a pas les réticences des media
Elle tente de mobiliser les chefs d'états et de gouvernements, mais aussi les populations civiles. Les élus ne sont pas les premiers à monter en lignes: la majorité parlementaire est en congrès et reste centrée sur elle-même. 
Résultat de recherche d'images pour "Je dis non à l'esclavage en Lybie, l'homme noir n'est pas une marchandise""

Alban Bartoli, chanteur révélé par la première édition de The Voice, a invité ses fans à changer leur photo de profil. Connues, moins connues, les personnalités, comme les anonymes d'ailleurs, appellent à l'indignation et la mobilisation sur les réseaux sociaux. "Je dis non à l'esclavage en Lybie, l'homme noir n'est pas une marchandise", indique l'image qu'utilisent de nombreux internautes, en guise de photo de profil, sur Facebook. De l'Europe à l'Afrique, la même indignation, la même révolte 

Sur un site de pétitions, des appels circulent, pour que "les individus" - ils n'ont, semble-t-il aucune spécificité commune, selon VSD -  pratiquant la traite d'humains soient mis hors d'état de nuire et condamnés, mais surtout pour que les populations concernées reçoivent une aide d'urgence et soient libérées. 

Sur le continent africain, poursuit VSD, c'est aux chefs d'Etat que les personnalités demandent des comptes, les accusant de détourner avec indécence le regard pendant que l'on réduit en esclavage leurs frères et soeurs, comme aux pires heures de l'histoire du continent. 
En Europe, si les coupables désignés [ils ne le sont pas plus que par VSD] ne sont pas les mêmes, la réaction n'est pas moins vive. Simples citoyens ou célébrités, les indignés attendent [ils se bougent sur les réseaux !] des réactions immédiates et mettent les politiques européens face à leurs responsabilités.

A Paris, ce samedi 18 novembre, une manifestation était organisée à Paris. 
Image associée
Une millier de personnes avait répondu à l'appel lancé par des organisations humanitaires dans l'urgence [VSD ne les nomme pas...]. La Préfecture n'ayant pas autorisé le rassemblement [pour la désigner à la colère des manifestatnts, VSD la nomme... ], les heurts avec les forces de l'ordre n'ont pu être évités. "Sans qu'aucune déclaration n'ait été faite, plusieurs associations ont organisé une manifestation et un cortège depuis l'ambassade de Libye jusqu'en direction du second site diplomatique de ce pays", dans l'ouest parisien, a indiqué dans un communiqué la Préfecture, précisant néanmoins qu'"aucune dégradation" n'était à déplorer. 

VOIR et ENTENDRE les manifestants dans la rue et la  mise en accusation de la France par un migrant:

Illégale ou non, plusieurs personnalités étaient passées outre pour appeler à la solidarité avec les associations mobilisées : "Esclavage et camps de concentration en 2017... Soyons solidaires et au rendez-vous contre cette torture et cette violence, écrit simplement Omar Sy qui a multiplié les tweets révoltés.

Des Africains s'en prennent à la communauté européenne

Le président en exercice de l’Union africaine (UA) et le gouvernement sénégalais se sont "indignés" vendredi. Le président guinéen Alpha Condé, "exprime son indignation face au commerce abject de migrants qui prévaut en ce moment en Libye et condamne fermement cette pratique d’un autre âge", selon un communiqué de la présidence guinéenne.
A Dakar, le gouvernement sénégalais a "appris [sic] avec une vive indignation la vente sur le territoire libyen de migrants originaires d’Afrique subsaharienne”, indique un communiqué officiel.
L’Union africaine "invite instamment les autorités libyennes à ouvrir une enquête, situer les responsabilités et traduire devant la justice les personnes incriminées" et "à revoir les conditions de détention des migrants”, poursuit le texte. "Ces pratiques modernes d’esclavage doivent cesser et l’Union africaine usera de tous les moyens à sa disposition pour que plus jamais pareille ignominie ne se répète", promet la présidence de l’UA.

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a vivement dénoncé mardi la détérioration des conditions de détention des migrants en Libye, jugeant "inhumaine" la coopération de l’Union européenne avec ce pays.
"La communauté internationale ne peut pas continuer à fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les migrants en Libye", a-t-il dit, en estimant que "la souffrance des migrants détenus en Libye est un outrage à la conscience de l’humanité".

VOIR et ENTENDRE le témoignage d'Amine, un mineur de 16 ans, victime de l'exploitation de l'homme noir par l'homme arabe de Libye. Dans cette vidéo, il raconte le calvaire des migrants africains en Libye.

Une récupération idéologique se développe

On l’oublie souvent, mais de toutes les formes d’esclavage de populations négro-africaines, celle pratiquée par les Arabes fut de loin la plus massive, la plus longue et la plus cruelle.
Un brillant anthropologue franco-sénégalais du nom de Tidiane N’Diaye parle même de "génocide voilé" pour qualifier ce que des générations ont enduré. Même si cette traite a pris fin au début du 20e siècle (1920 pour le Maroc), certaines poches de résistance, notamment en Mauritanie, tendent encore à faire perdurer cette ignominie.

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