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samedi 25 novembre 2017

Harcèlement sexuel : "Nique ton porc" ?

Le porc n'est pas nécessairement -ni majoritairement- un homme blanc

Les féministes respectent-elles l'égalité femmes-hommes?


weinstein godreche decaunes seydoux
Harvey Weinstein, un ours mal léché, sous la contrainte ?
Tout en saluant la campagne #balancetonporc, la féministe 'historique' et présidente de la Ligue du Droit des Femmes, Anne Zelensky,  refuse de voir dans le mâle blanc la source de tous les maux.

Tandis que ça balance tous azimuts autour de la planète, la "parole se libère" enfin, comme on dit, à propos du harcèlement sexuel, comme du reste, mais les passions se déchaînent et les délires aussi. Est-il devenu urgent et nécessaire de faire resurgir de sa mémoire un mot malheureux lâché il y a dix ans en cour de récré, un geste déplacé dans l'atmosphère torride d'une boîte de nuit à quatre du mat' ou un frottement anonyme et incontrôlé dans une poussée à l'heure de pointe du métro ? Ce n'est pas un "privilège" de femmes, mais aussi bien d'hommes qui, eux, auraient plutôt tendance à s'en flatter, sans que pourtant l'acte soit anodin ou admissible, tous genres confondus, car la femme peut être à la manoeuvre, à égalité de "droits" mal compris et d'idéologie égalitaire  à sens unique.

Mais c'est la femme la plaignante. Or, la présidente de la Ligue du Droit des Femmes fait appel à l’esprit de nuances: une louable ambition en ces temps de chasse aux sorcières burnées que certaines radicales voudraient émasculer. Sollicités de tous côtés, par le cinéma ou la pub, par la femme libérée ou par l'image du mâle - dont la pub ambiguë de Jean-Paul Gautier a perdu jusqu'à la prononciation correcte et assimile au "mal" pour faire vendre, sachant que les femmes sont les acheteuses - leurs alter-égaux ne savent plus comment se comporter pour être ce qu'elles attendent d'eux, discrets ici mais dominateurs là, protecteurs et forts en journée mais attentifs et câlins en soirée, donc parfaits en toute circonstance, tandis que les femmes auraient un droit de revanche sur tant d'années de soumission et pourraient se montrer tour à tour autoritaires et capricieuses ou exigeantes et blessantes. 

L'Européen n'a pas même le choix d'être ce qu'il est. La pression est forte et permanente : de la maison au boulot, dans les transports en commun et les vestiaires, ses comportements sont scrutés, ses propos analysés et les jugements pleuvent. Son père pouvait être catalogué "beauf", raciste, sexiste, homophobe et macho ou intello et gonzesse, mais l'homme d'aujourd'hui, sans nuance ni indulgence s'expose, de surcroît, au qualificatif de tarlouze ou de porc, le premier des deux étant protégé, à la différence du second, qui est vilipendé et injurié, dans un monde qui, par ailleurs, combat les discriminations et toute forme de violence.

Et dans les quartiers, l'image du porc n'est ni innocente, ni inoffensive.

Les binaires exigent des autres qu'on pense comme eux, car si on n’est pas pour, c’est qu’on est contre. Sans atermoiements. Pas d'autre choix que d'être avec la meute : ou bien on est pour les féministes, et à fond, ou bien on en dénonce le sectarisme et les excès revanchards, et la guerre des sexes est déclarée.

La logique de camp s'impose plus que jamais 

Libéralisme et anti-libéralisme, pro-sionisme et pro-palestine colonialiste et anti-, faites votre marché; le choix s'élargit : vous pouvez être pour la paix des ménages et la cohabitation sereine entre les sexes, mais vous devez être du côté des femmes, au nom de l'égalité !... 

Quels sont les camps qui s’opposent ? Le premier ratisse plutôt parmi les progressistes professionnels, ceux qui ne sont attachés à rien et pour qui tout se vaut. Leur critère est le nouveau et le différent de ce à quoi leurs anciens accordaient du prix. Ils testent l'avenir et compte les adeptes de la pensée correcte, essentiellement scientifique et clivante. Leur supériorité et leur arrogance s'épanouit dans l'entre-soi des initiés, des informés (comme ils disent sur France Info), avec le sentiment d'être l'élite : media endettés avec pignon sur rue et aide de l'Etat, antiracistes patentés, aventuriers du sociétal, et désormais néo-féministes… 
Le second regroupe les "réacs", selon les premiers, la dite "fachosphère", les media de droite - il paraît qu'ils existent - , et certains intellectuels, qu'on ne nommera pas, puisque ce sont des "fachos"… 


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"Or, beaucoup d’entre nous [la majorité silencieuse], et surtout pas moi, explique Anne Zelensky, ne se reconnaissent dans ces clôtures. 
"Où est-ce qu’on se Mai ?" affichait déjà lors d’un joli mois de Mai, une banderole d’une de nos joyeuses manifs féministes des années 1970.

Au fait, d’où je parle ? J’ai organisé en 1985, le premier colloque sur le harcèlement sexuel sur le lieu de travail, où Simone de Beauvoir venue nous soutenir, fit sa dernière apparition publique. Gros succès médiatique. Plus de 300 articles de presse, et émissions, publication d’un livre : Harcèlement sexuel : scandale et réalités avec Mireille Gaussot (éditions du Rocher 1986). Je savais bien que ce n’était qu’un début, mais j’ai quand même savouré le plaisir de constater plus de 30 ans après, la salutaire explosion contre le harcèlement sexuel.

Je ne m’y attendais cependant pas car je sais que « la vie est lente et l’espérance violente », et qu’en matière de libération, les choses vont à leur train de sénateur. A ce propos, les roucoulades sur "en France, il n’y a plus de problèmes homme-femme", ou bien "vous voulez en finir avec la galanterie et le désir ? Annuler la différence des sexes ?", me font grincer des dents. Je ne vais pas avoir l’indécence de rappeler les écarts de salaires, les violences en tous genres contre les femmes, etc. Ici encore, l’esprit de nuances s’impose.

Oui, en 40 ans, en Occident, la condition des femmes a avancé plus vite qu’en 1000 ans. 
Mais quand on revient de si loin, il faut du temps pour la remise à niveau… Alors comme beaucoup d’entre nous, j’ai un pied dans chaque camp. Je laisse mon esprit se balancer librement de l’un à l’autre. Je suis féministe "historique" et, à ce titre, j’observe avec bienveillance, la juste révolte de mes consœurs. Et même moi, je suis époustouflée par son ampleur. Pour la première fois dans l’histoire, il y a comme une prise de conscience collective des femmes qui brise avec leurs rivalités ancestrales [C'est toutefois faire peu de cas du combat des suffragettes ou de la lutte des femmes pour le droit à l'avortement, mais passons, puisque chacune a ses oeillères et un ego].  Un "nous" des femmes semble vraiment s’affirmer [de Gouges, chère à S. Royal, doit faire la toupie dans son caveau]. Cela vaut bien quelques excès. Quand on ouvre la bouche d’un égout trop longtemps fermé, ça jaillit sans retenue. Inévitable. Pas de quoi s’offusquer et ricaner. Les persifleurs auraient moins ricané s’ils s’étaient fait éjecter de leur boulot par refus de passer à la casserole" [Car la promotion canapé consentie, ça n'existe pas].

Le harcèlement n'est pas l'apanage du mâle blanc  

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"Dans le même ordre d’idée, je suis de tout cœur, avec les signataires de la pétition des 314 qui ne veulent plus que le masculin l’emporte sur le féminin. Tant pis si on bouscule la grammaire, laquelle n’est pas innocente. [La solution pour les nuls, c'est l'accord de proximité, lequel existe déjà et qui ne fera nullement avancer la cause des femmes. Seulement celle des ignares progressistes qui ont applaudi aux réformes dévastatrices des "maths modernes à partir de 1969), puis du "collège unique" (de la fin des années 1950 à la fin des années 1980), de la "méthode globale" d'apprentissage de la lecture (soutenue par Henri Wallon, SFIO, puis PCF) et celle des rythmes scolaires (initiée à la rentrée 2013 par Vincent Peillon, PS, - disparu de la circulation une fois son forfait accompli - et en cours d'abandon accéléré, avec satisfaction, depuis cette rentrée)... Les débats idéologiques et politiques entre tradition et modernité ont somme toute fait plus de victimes que le harcèlement sexuel.]

Là où je disside des néo-féministes et autres, c’est sur la question du mâle blanc qui concentrerait toutes les tares du machisme universel. 
Ce n’est pas le mâle blanc qui a agressé sexuellement des milliers de femmes à Cologne et ailleurs, fin 2015. 
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Deux fléaux socialistes
[Plus près de nous, notre féministe "modérée" pourrait citer les rues d'Ile-de-France, par exemple :  depuis plus d’un an, le quartier Chapelle-Pajol, à Paris (Xe-XVIIIe), a totalement changé de physionomie : des groupes de dizaines d’hommes jeunes et seuls, vendeurs à la sauvette, dealers, migrants et passeurs, occupent les rues, harcelant les femmes. Ce sont plusieurs centaines de mètres carrés de bitume abandonnés aux seuls hommes et où les femmes n’ont plus droit de cité. Cafés, bars et restaurants leur sont également interdits, mais cette limitation des libertés est niée par les gauches progressiste et radicale qui s'épanouissent dans les media. Les trottoirs, la station de métro et les squares sont devenus difficilement praticables et une actrice politique intelligente a proposé d'élargir les trottoirs... Il s'agit de Caroline de Haas, fondatrice d' "Osez le féminisme" et candidate éliminée aux législatives à Paris, mais qui a pourtant resurgi dans les media, malgré sa disgrâce].
Ce n’est pas le mâle blanc qui nous harcèle dans certains quartiers de Paris et d’ailleurs. Il y a des nuances dans le machisme aussi. Là où le mâle blanc existe, il y a indéniablement du mieux pour la condition des femmes. 

Je ne me laisserais [laisserai ?] pas aveugler par un antiracisme obsessionnel qui m’interdit de voir ce que je vois. Et je vois que les droits des femmes et leur liberté sont gravement menacées par certains mâles venus d’ailleurs qui veulent imposer ici leur machisme constitutif. 
Il y a des moments où il faut choisir son camp. Il y en a d’autres où la réalité nous impose sa complexité. L’esprit de nuances est alors un mentor indispensable. Baudelaire demandait que soit inscrit dans la Constitution le droit à la contradiction. Laissons-nous aller au gré de son mouvement qui balance."


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