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jeudi 30 novembre 2017

Humour politique: Hollande, médaillé d'or 2017

Hulot, médaille d'argent (!) et le bronze pour Brigitte Macron

L'ex-président François Hollande a remporté le Grand prix 2017 de l'humour politique pour l'ensemble de ses couacs
, a annoncé mardi le Press Club de France, organisateur.

L'ex-chef de l'Etat est venu en personne à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) recevoir ce prix, créé en 1988 et décerné par un jury de journalistes et d'humoristes présidé par Nelson Monfort.
"Je prends conscience qu'un hommage m'est rendu, il était temps. Ce n'est pas forcément l'abondance des hommages qui justifie qu'on les néglige", a plaisanté le président dans un bref discours.

Retournant la moquerie à son avantage, l'ex-chef de l'Etat a observé qu'il lui a été souvent reproché "d'utiliser beaucoup l'humour".
"J'y ai toujours répondu de la façon suivante: dans les moments les plus graves, dans les circonstances les plus douloureuses, il faut avoir une forme de maîtrise de soi, de contrôle, de sérénité, et l'humour en fait partie (...) L'humour fait partie de ce qui nous permet d'être à hauteur d'homme ou de femme, c'est-à-dire d'être capable de résister et de combattre l'adversité. Les fanatiques n'ont pas d'humour", a-t-il fait valoir.

Le lauréat a terminé sur une note légère: "J'ai bien compris que c'était l'ensemble de mon oeuvre qui était salué, je parle de ce domaine-là. Mais je vais vous faire ici une révélation: mon oeuvre n'est pas achevée, du moins sur ce plan-là".
Très souvent nommé par le Press Club pour ses "hollanderies", notamment durant son passage à l'Élysée (2012-2017), François Hollande n'a pas joué dans la même cour que Jean-Pierre Raffarin connu pour ses raffarinnades.

Le "capitaine de pédalo" est récompensé pour sa production depuis 2016

Parmi une succession de bulles, les jurés ont eu l'embarras du choix  : 
"Toutes les décisions que je prends, je les prends seul avec moi-même, dans un dialogue singulier"
"Heureusement que le Canard enchaîné est un hebdomadaire et pas un quotidien, sinon imaginez où on en serait avec Fillon !", "Aujourd'hui, je suis à deux doigts d'être aimé" ou encore "Je salue Christiane Taubira... Sa voix peut porter, même quand elle ne dit rien".

François Hollande succède au palmarès à l'actuel ministre de l'Économie Bruno Le Maire. Alors qu'il était candidat à la primaire de droite pour la présidentielle de 2017, il avait remporté le Grand Prix 2016 pour sa petite phrase "Mon intelligence est un obstacle".

Le Prix spécial du jury est par ailleurs décerné un lot de consolation au ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, pour sa sortie, pendant la campagne présidentielle: "J'ai refusé d'être candidat car j'avais peur d'être au second tour".

Un autre accessit est attribué à Brigitte Macron pour: "Le seul défaut d'Emmanuel, c'est d'être plus jeune que moi".

Les plus méritants ne sont pas mis en valeur

Un prix d'encouragement revient à l'ex-candidat à la présidentielle Philippe Poutou (NPA) pour sa phrase "Hollande est satisfait de son bilan ; c'est pour cela qu'il le dépose". 

Un Prix du "Jeu de Miot" (en hommage à Jean Miot, ancien PDG de l'AFP et créateur du Prix, récemment décédé) est aussi attribué à l'eurodéputé EELV et éphémère candidat qui, le soir des résultats de la présidentielle, en mai dernier,  pour sa réaction aux images d'Emmanuel Macron devant la Pyramide du Louvre : "C'était Toutânmacron !" a lancé Yannick Jadot.

Deux Prix des internautes sont attribués ex æquo à 
Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères : "Je suis une tombe; et quand on est une tombe, on l'est à vie"
et au président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde: "La moitié de nos électeurs sont passés chez Macron et je crois que l'autre est déjà en marche".

Dans la catégorie tweet politiquele Grand prix pour deux tweets est attribué au président du MoDem et ex-ministre de l'Education nationale, François Bayrou qui est une nouvelle fois déprécié avec : "Mon soutien à @alainjuppe est à 1000% sincère"  au moment de la primaire de la droite, et l'autre, lors du Penelopegate: "Je voudrais des compagnes électorales exemplaires".

Le "Prix de la récidive" revient à l' ancien président de l'UMP, déjà récompensé il y a un an, Jean-François Copé, qui avait ironisé par tweet : "Incroyable, j'ai un bon sondage ! Une erreur ?".

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