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mardi 14 novembre 2017

Levothyrox : la comédienne Anny Duperey dénonce l'opération menée par Élise Lucet

Une presse "responsable, mais pas coupable" en toute circonstance 

Anny Duperey demande des comptes à Elise Lucet et ses journalistes d'Envoyé Spécial

Suite à un numéro d'Envoyé Spécial à charge contre le médicament, en octobre, la comédienne avait exprimé son mécontentement à la journaliste Elise LucetLa comédienne atteinte de troubles de la thyroïde avait proposé à Elise Lucet de consacrer l'une de ses émissions à ce sujet polémique. Dans une lettre, elle lui reprochait son traitement bien trop complaisant du sujet.

Ce lundi 13 novembre dans les colonnes de Télé Star, Anny Duperey redit son indignation et pointe à nouveau à Elise Lucet. 
L'émission avait pour objectif de découvrir les dessous de la nouvelle formule du médicament qui fait débat. "Elle a préparé ce reportage à ma demande, très très vite, en y collant deux journalistes, qui ont conclu que tout se résumait à un problème administration, car on n'avait pas prévenu les patients de cette nouvelle formule", dénonce l'actrice, qui pointe même une "faute journalistique fabuleuse".
Dans les colonnes du magazine, Anny Duperey en dit plus que ce qu'en rapportent certains media. "Ces deux journalistes sont allées en Belgique, interviewer un pharmacien qui leur a déclaré que, chez lui, tout s'était fait de façon exemplaire, car le changement s'était accompagné d'une mention informative sur la boîte. Or, la nouvelle formule était, en réalité, notre ancienne qui n'a jamais provoqué d'effets secondaires !", balance-t-elle en évoquant cette "faute journalistique fabuleuse" de la part de l'émission du service public qui n'a pas pris la peine de vérifier la composition des deux produits avant de publier ce reportage bâclé.

Anny Duperey est frappée dans sa chair par le scandale du Levothyrox
.
L'agression de la journaliste (ci-contre dans Cash Investigation, une autre émission de combat anti-libérale) contre le Levothyrox est une cause personnelle puisque, depuis 12 ans, l'actrice soigne son hypothyroïdie avec le médicament désormais montré du doigt. 

Un avocat, Me Christophe Lèguevaques, qui a assigné le laboratoire Merck dans le cadre d’
une action collective de malades, reproche aussi aux autorités sanitaires (l’Agence nationale de sécurité du médicament, ANSM, ainsi que les médecins et pharmaciens) et à Merck de ne pas faire appel à une usine située à Bourgoin-Jallieu, Isère, qui fabrique toujours l’ancienne version du Lévothyrox (commercialisée en France sous le nom d’Euthyrox).

Une autre plainte visant notamment la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et le ministre de l'Économie, Bruno le Maire
pour non-assistance à personne en danger a été déposée dans l'affaire du Lévothyrox, vendredi au tribunal de Grasse, par une patiente, par ailleurs avocate, Mme Anne-Catherine Colin-Chauley, qui avait déjà déposé plainte contre le laboratoire Merck pour "mise en danger de la vie d’autrui" fin août 2017.
Pour l'heure et malgré la gravité de la situation, Elise Lucet n'a pas daigné répondre à la lettre d'Anny Duperey.

Lucet, activiste protégée par l'"immunité journalistique"

Une légèreté dont la journaliste n'est pas coutumière.
A en croire la presse, CloserMag ici, Rachida Dati s'en serait prise à Elise Lucet... 
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Elise Lucet équipée de micro et oreillette, épaulée de son équipe,
pourchassant l'eurodéputée dans les couloirs du Parlement de Strasbourg
"Elise Lucet essaie d'obtenir une déclaration de l'élue sur les liens qui la lient [sic] à GDF-Suez, devenu depuis Engie. Or, Rachida Dati s'obstine à l'ignorer, avant de perdre patience, et de se retourner vers elle, visiblement en colère : "Vous êtes juge d'instruction ? Non", et de parler "d'accusations à la con".
Entourée de ses gardes du corps [nécessité oblige visiblement], Rachida Dati continue sa course dans les couloirs, mais Elise Lucet [qui se tenait en embuscade] ne désespère pas et essaie à nouveau d'obtenir une déclaration de la femme politique [poursuivie à travers les couloirs du Parlement européen, lieu public]: "On veut avoir une réponse de votre part. [Nous avons les moyens de vous faire parler ?] Avoir des réponses pour une journaliste, c'est tout à fait normal". [Le harcèlement aussi ?] N'obtenant toujours pas de déclaration, [la harceleuse] Elise Lucet se lance alors, et pose la question de manière on ne peut plus directe :"C'est une question assez simple, est-ce que vous pouvez y répondre ? Vous êtes élue, vous devez défendre l'intérêt général. On veut savoir si vous défendez des intérêts privés. C'est juste une interview, je ne vois pas ce qui vous fait peur" [insinue la journaliste].
"Grosse colère de Rachida Dati, qui, excédée, répond alors à Elise Lucet : "Je n'ai pas peur de vous, ma pauvre fille" [Macron ne s'exprimera pas autrement face à un syndicaliste en t-shirt portant une inscription provocante qui déclenchera la célèbre exhortation sur le moyen de se payer un "costard"]. Avant de répéter, une deuxième fois : "Ma pauvre fille...". Mais ce n'est pas tout. L'extrait de l'émission se termine par une dernière déclaration de l'eurodéputée qui ne semble pas avoir apprécié l'insistance [euphémisme] d'Elice Lucet, et lui lance : "Non mais quand je vois votre carrière, votre carrière pathétique...". 
Voyons le pitbull dans ses oeuvres, avec les encouragements de la justice :



"Victoire pour Elise Lucet," 
écrivit Florian Guadalupe pour PureMedias (filiale du groupe M6, comme RTL), quand le PDG de Lactalis fut débouté de sa plainte contre "Envoyé Spécial", le 25 septembre 2017. Emmanuel Besnier avait porté plainte en 2016 contre l'émission de France 2 pour la diffusion, le 13 octobre 2016, du reportage intitulé "Le beurre et l'argent du beurre", pour "atteinte à la vie privée".
"Monsieur Besnier est un personnage public, de sorte que le respect dû à sa vie privée n'est pas atteint par la publication de renseignements d'ordre purement patrimonial", est-il écrit dans le jugement du tribunal de Laval. Après la diffusion du reportage en octobre 2016, le tribunal avait pourtant adressé à l'émission de France 2 l'injonction de ne pas rediffuser certaines parties du reportage consacré à Lactalis.


VOIR et ENTENDRE  la chronique humoristique de Christine Berrou sur RTL consacrée notamment à Lucet, alors qu'on la retrouve associée aux dénonciations des "Paradise papers" :


La presse est-elle par définition irréprochable ?

La plainte pour diffamation de l’Azerbaïdjan contre Élise Lucet a été déboutée.

Le mardi 7 novembre, le tribunal correctionnel de Nanterre a jugé irrecevable la procédure intentée par l’État d’Azerbaïdjan contre France Télévisions et deux journalistes dont la présentatrice de France 2 Élise Lucet, poursuivie en diffamation pour avoir qualifié cet État de "dictature" dans son émission 'Cash Investigation' diffusée le 7 septembre 2015.
L'insulte était en vérité beaucoup plus lourdee, puisque la journaliste présentait le régime de Bakou comme une "dictature, l’une des plus féroces au monde", l'une des plus féroces au monde".
La charge n'était encore pas suffisante. Evoquant le même jour sur France Info ce reportage dont il est l’auteur, le journaliste et réalisateur Laurent Richard - également jugé dans cette affaire, tout comme la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte - avait qualifié le pays de " dictature" et aussi son président azerbaïdjanais Ilham Aliev, non moins  frontalement, de "despote".

Un front commun de la presse, de la justice et de l'Etat.
Le Syndicat National des Journalistes apporte "son total soutien à Elise Lucet et Laurent Richard et invite la profession à le faire très concrètement." Ce syndicat administre aussi une piqûre de rappel aux juges : "Le SNJ rappelle qu'il n'appartient pas à la justice française de donner un satisfecit à la politique d'un pays étranger." 
Les avocats de la défense avaient demandé l’irrecevabilité de cette procédure, suivis par le ministère public. Le juge "indépendant" a donc estimé que la loi sur la liberté de la presse ne permettait pas d’étendre à un État souverain d’attaquer un citoyen, a fortiori un journaliste, en diffamation.

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