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mardi 28 novembre 2017

Afrique : l'explosion d'une grenade pour l'arrivée de Macron fait trois blessés

L'explosion d‘une grenade à Ouagadougou a blessé trois civils lundi soir

Un véhicule transportant des militaires français était visé
Fleurs pour Macron, après la grenade contre un véhicule militaire français
"Un véhicule militaire français attaqué à la grenade", titre francetvinfo. 
"L'attaque est intervenue quelques heures seulement avant l'arrivée d'Emmanuel Macron au Burkina. Deux individus encagoulés ont lancé, lundi 27 novembre dans la soirée, une grenade contre un véhicule de l'armée française dans un quartier nord de Ouagadougou." Les deux attaquants qui circulaient à motocyclette sont activement recherchés, selon Radio France Internationale, qui cite des informations des services de sécurité.


Arrivé lundi en fin de soirée au Burkina Faso, première étape d‘une tournée africaine au cours de laquelle Emmanuel Macron entend s‘adresser à la jeunesse et défendre un partenariat “renouvelé” entre la France et l‘Afrique.
Le chef de l‘Etat était attendu mardi matin à l‘université de Ouagadougou pour un discours sur sa politique africaine. 


Sur le trottoir, trois personnes ont été blessées par l'explosion

L'une d'entre elles est grièvement atteinte. 
Encore non revendiquée, l'attaque a eu lieu dans le centre de la capitale, loin de l'aéroport où un important dispositif sécuritaire avait été déployé.

En août dernier, un attentat dans un café-restaurant de Ouagadougou avait fait 20 morts, dont un Français.
Un attentat revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), contre le restaurant chic Le Cappuccino et l’hôtel Splendid avait déjà fait 30 morts à Ouagadougou en janvier 2016. Deux pick-ups avaient explosé devant cet hôtel fréquenté par les Occidentaux et le personnel des agences onusiennes.
Deux gendarmes ont en outre été tués et deux autres blessés dans l’explosion d’un engin au passage d’un convoi au nord du Burkina Faso, a-t-on appris le 27 septembre 2017. 

Présence islamiste au Burkina-Faso

La grenade a explosé sur la chaussée sans atteindre sa cible militaire. Il n‘y a cependant à l‘heure actuelle aucune preuve d'une volonté explicite de viser l'armée française, s'empresse de déclarer une source diplomatique anonyme. 

Le 16 décembre 2016, douze soldats burkinabè du groupement des forces anti-terroristes avaient pourtant été tués par "une quarantaine d’individus (…) lourdement armés", au poste militaire de Nassoumbou, dans le nord du pays, à une trentaine de kilomètres de la frontière avec le Mali.

Le nord du Burkina est en effet en proie aux attaques régulières des djihadistes. Début octobre, cinq militaires avaient péri à Intagom (près de la frontière malienne), là où, trois policiers avait été tués trois mois plus tôt. Ces séries d’attaques contre les forces de sécurité et de défense ont fait une vingtaine de victimes depuis 2015.
A Djibo, la capitale du Soum, un couple australien avaient été kidnappés en 2015. La femme a été libérée après une médiation nigérienne, mais son mari reste toujours aux mains des ravisseurs.

Depuis 2016, le pays est en fait confronté au phénomène islamiste, notamment avec Ansarul Islam, groupe créé par un prédicateur local, Ibrahim Dicko. Lequel est donné pour mort depuis juillet 2017.

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