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lundi 11 mai 2020

Quand Ndiaye fume sa clope sur BFMTV...

...la bavure n'est pas celle de la chaîne de télévision


Curieusement, le comportement de cette membre du gouvernement ne choque pas la presse

Les internautes attendent mieux des ministres qui leur donnent des ordres et des leçons. Et ils le disent ! 

Ce membre du gouvernement se croit partout
sur le 
tabouret haut d'un zinc gras de routier 
La caméra de BFMTV a surpris Sibeth Ndiaye la cigarette au bec en direct. 

Alors que cette proche que Macron a faite porte-parole du gouvernement se trouvait en plateau pour s'exprimer en cette veille de déconfinement, la poissarde a été filmée en flag, au naturel quelques minutes avant son intervention, pianotant sur son téléphone et cigarette au coin de la bouche.




Remarquant la gaffe de la régie, la journaliste a enfoncé pesamment le clou: "Vous avez vu, elle est en train de se préparer. Elle était dans son bureau, peut-être pas tout à faire consciente qu'elle était filmée".


Quelques minutes plus tard, la chaîne a fait l'erreur de présenter des excuses.

L'arrogante sous-ministre exemplaire n'a pas eu ce réflexe : pour cela, il aurait fallu qu'elle eût de l'éducation. 

Les internautes ont été nombreux à réagir sur Twitter

La vulgaire se fait attendre et Apolline de Malherbe rame:



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Le respect de la loi, c'est pour les autres...
Faites ce que dit la loi, pas ce que je fais:

Les Français en ont assez des contraventions et aussi de la légèreté des macroniens



Faut-il craindre pour sa santé?...


Bilan

Sans oublier Elisabeth Borne au Maroc...
Vous pouvez en ajouter en commentaire !

samedi 2 mai 2020

Où en est le "grand" essai clinique européen Discovery ?

Le "comité scientifique" de Macron en attendait la lune, mais ces essais ne décollent pas

Les cobayes humains ne se sont pas portés volontaires

Les "savants" du  "comité scientifique" peuvent-ils comprendre que les candidats sacrifiés pour la science ne se soient pas bousculés ?

L'essai clinique a été lancé le 22 mars. Photo d'illustration.

Lancé le 22 mars pour tester quatre traitements potentiels en parallèle administré contre le coronavirus, l'essai Discovery devait impliquer 3.200 patients en Europe. 
Mais les résultats ne sont toujours pas connus: il a en effet été compliqué de trouver des hommes et des femmes acceptant de donner leur vie à la Science. Les patients n'ont pas été assez nombreux pour se soumettre à l'aveugle à un placebo, tandis que d'autres auraient été soignés avec un traitement offrant des chances de soulagement, voire de guérison, sachant en outre que ceux à qui aurait été donné de l'hydroxychloroquine n'auraient pas bénéficié de l'antibiotique que le professeur prescrit de lui associer, explique plus ou moins ouvertement le docteur Jimmy Mohamed, au micro d'Europe 1.



Où en est l'essai Discovery ?
Coordonné par l'INSERM, dans le cadre du programme européen REACTing, et dirigé par Florence Ader, infectiologue à l'hôpital de la Croix-Rousse de Lyon, cet essai clinique de grande ampleur - qui réclamait au moins 800 Français en sacrifice - a pris un peu de retard. Le docteur Jimmy Mohamed peut avancer des raisons.
L'étude comporte cinq groupes de traitement. "Le premier est un groupe conventionnel, traité comme d'habitude [euphémisme signifiant plus ou moins "avec de l'eau de source"]. Le second teste un traitement antiviral contre Ebola, le remdesivir. Le troisième teste le Kaletra, utilisé contre le VIH. Le quatrième porte sur le Kaletra associé à un anti-TNF, une forme d'immuno-suppresseur", détaille Jimmy Mohamed. Enfin, le cinquième groupe porte sur l'hydroxychloroquine, seule [sans l'antibiotique prescrit par  le Pr. Didier Raoult] et "dont les effets sont vantés par le docteur Didier Raoult," comme il dit... A Paris, d'autres l'appellent le "savon de Marseille" !
La fin de l'essai clinique était prévue fin avril, rappelle Jimmy Mohamed.
Comme dit la Grande gueule, les "scientifiques" ont donc un peu de retard, même à l'échelle de l'Histoire. 
Au micro d'Europe 1, le médecin précise que l'étude est adaptative. "Si on se rend compte qu'en cours de traitement, un médicament ne marche pas, on l'abandonne et on passe à autre chose." 
Les patients en réa passe à quoi ?

dimanche 19 janvier 2020

Arrestation de Taha Bouhafs: Danièle Obono accuse le macronisme "de racisme"

L'exécutif et ses élus sont-ils racistes ?

Ndiaye se reconnaît caution de l'exécutif

Résultat de recherche d'images pour "Obono Bouhafs racisme"

La dernière polémique en date divise la diversité multiculturelle 
L’affaire Taha Bouhafs tire son nom de celui d'un détenteur de carte de presse qui assistait vendredi soir à une représentation dans un théâtre parisien et qui a révélé sur Twitter que les Macron étaient installés bien en évidence dans les premiers rangs du parterre, plutôt que dans une loge. "Je suis actuellement au théâtre des Bouffes du Nord (Métro La Chapelle), 3 rangées derrière le président de la république [le journaliste ne s'embarrasse pas de majuscules]. Des militants sont quelque part dans le coin et appelle tout le monde à rappliquer. Quelque chose se prépare... la soirée risque d’être mouvementée", a-t-il ainsi posté dans la lignée d’autres Twittos. La formulation est un appel à peine voilé à venir manifester aux lieux indiqués avec précision.

Informés, les détracteurs du président et de sa  réforme des retraites se sont rendus sur place et ont "tenté" d’entrer dans le théâtre, provoquant une exfiltration du président et de sa femme, qui ont été hués et dont la voiture a été caillassée. Redite de la visite nocturne de Macron au Puy-en-Velay.

Mais
cet appel à la mobilisation a valu à Taha Bouhafs d’être placé en garde à vue pour "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations" et "organisation d’une manifestation non déclarée". Sans mention de menace sur la personne du président. 

Pour son avocat, Me Arié Alimi, qui s’apprête à déposer plainte contre X pour dénonciation calomnieuse, "ce n’est pas une affaire d’Etat, mais c’est grave: c’est un aveu de faille du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR)", en charge de la sécurité du président désigné sous de nom de code 'Vega'. 
Le jeune homme, qui assume être "journaliste des luttes" dans sa biographie Twitter, a été défendu par de nombreux militants, parmi lesquelles Danièle Obono, députée La France Insoumise

Le "jeune homme" avait été arrêté par racisme, a estimé la députée d'extrême gauche Danièle Obono (LFI)

Image illustrative de l’article Taha BouhafsInvitée samedi de BFM TV, cette dernière a ainsi estimé : "Informer n’est pas un délit, manifester non plus. Monsieur Taha Bouhafs est un journaliste, je sais que ça en défrise beaucoup qu’un jeune homme arabe, sans être sorti des grandes écoles [sans bénéficier d'aucune filière réservée aux quartiers], puisse avoir ce statut mais il l’est". Depuis décembre 2018, sur le site web d’information 'Là-bas si j’y suis'. Problème des critères de l'attribution d'une carte de presse...
Cet activiste franco-algérien participe à différents mouvements protestataires depuis 2016, notamment à 19 ans, en tant que militant du comité Adama. Il est un des déclencheurs de l'affaire Benalla - c'est lui qui filme la première vidéo publiée, place de la Contrescarpe à Paris - et, en tant que journaliste, couvre différents mouvements protestataires.

Elue naturalisée française en 2011, Obono a poursuivi en envoyant un tacle à BFM TV et autres chaînes d’info en continu. 
Appelée par la chaîne privée du franco-israélo-libanais Patrick Drahi à réagir sur la garde-à-vue du journaliste Taha Bouhafs, né en Algérie et pourtant français, Danièle Obono, députée La France Insoumise, n'a pas épargné BFM.
"Il n’est pas plus militant que tous les éditorialistes que l’on voit sur votre plateau et qui prennent des positions politiques sans assumer qu’il s’agit de positions politiques", a-t-elle lancé, avant d’être coupée par la journaliste de BFM TV,  Sandra Gandoin.
"C’est de notoriété publique que des journalistes ont des points de vue politiques (...) [La "notoriété publique est bonne juge, comme la rumeur] J'imagine Madame que vous avez des points de vue politiques. Certains de vos collègues se sont retrouvés candidats et même eurodéputés pour la République en marche. (...) A moins de souscrire à un mépris de classe et de racisme, c'est un journaliste", a malgré tout ajouté Danièle Obono.

Se prenant en exemple d'intégration, la porte-parole franco-sénégalaise du gouvernement soutient que le pouvoir ne peut être taxé de racisme 

Résultat de recherche d'images pour "ndiaye accoutrement" Ndiaye s'est invitée à l'émission politique de BFM Politique ce dimanche pour défendre les siens contre les accusations de racisme proférées par la députée, mais au prétexte de dénonciation des actions menées contre les lieux et personnes emblématiques de la macronie, lesquelsà mesure que l'avant-projet se précise, sont de plus en plus ciblés par les opposants à la réforme Macron des retraites, comme les permanences d'élus de la majorité par des Gilets Juanes
La majorité diffuse un élément de langage faux sur la base d'une soi-disant légitimité du projet que les électeurs du président auraient appelé de leurs voeux dans les urnes. Or, en choisissant Macron - d'ailleurs par défaut - les Français n'ont pas pu voter pour cette réforme des retraites, puisque les discussions ont duré deux ans à compter de 2017 son contenu est resté flou jusqu'en décembre 2019 et qu'il ne contenait pas la notion d'âge pivot. 
La porte-parole du gouvernement s'est notamment exprimée sur la manifestation qui a eu lieu vendredi soir au théâtre des Bouffes du Nord, où le couple Macron faisait de la provocation en prenant du bon temps, pendant que les Franciliens galéraient dans les grèves, notamment des transports. L'ex-chargée des relations du locataire de l'Elysée avec la presse s'est aussi exprimée sur l'arrestation du journaliste militant Taha Bouhafs, interpellé, puis placé en garde à vue pour avoir partagé une vidéo montrant le couple présidentiel assistant au spectacle de ce théâtre du 10e, un arrondissement populaire, La Mouche, histoire, pour l'ex-banquier Rothschild, de se faire voir partageant quelques minutes avec des Bidochon.

Sibeth Ndiaye a asséné que le racisme de l'exécutif n'a "aucun sens".
"Honnêtement [ça commence mal !], accuser le Macronisme de racisme, je crois que c’est un non-sens évident", a-t-elle lâché, en se montrant. "Je me montre moi même parce que dans le gouvernement, vous avez eu Mounir Mahjoubi, vous avez Cédric O, Sibeth Ndiaye... C’est ridicule. Il y a plus de députés noirs car il y a eu un élan important de renouvellement porté par La République en marche (...) Ce n'est pas à la hauteur de Danièle Obono", a conclu la porte-parole.


Cette dénonciation d'un racisme de la macronie est-elle la réponse de la bergère au berger qui accusait les Gilets Jaunes de "fascisme" dans ses évocations des "heures les plus sombres de notre Histoire"



BHL les avait assimilés au nazisme avant d'appeler à soutenir Macron. "la peste brune qui a manifesté" sur les Champs-Elysées à Paris, selon Gérald Darmanin, faisant écho à Macron qui le premier remonta le temps de l'Histoire.



Taha Bouhafs est ressorti libre samedi soir sans être mis en examen, mais l'enquête se poursuit. Il a été placé sous le statut de témoin assisté.

mercredi 27 novembre 2019

Elabe et BFMTV, à l'offensive contre les grévistes du 5 décembre, au côté de Macron

Le soutien des Français à la mobilisation du 5 décembre serait en "net recul", selon  BFM

La paire BFM-Elabe aurait-elle pris la peine d'annoncer que la mobilisation est massivement approuvée ? 



L'entreprise de sondages Elabe, pilotée par BFM, a sondé par internet des Français sélectionnés (cookies ou adresse IP repérées) sur leur appréciation de la mobilisation du 5 décembre prochain. Et si les sondés sont encore majoritaires à soutenir les grévistes, ce soutien semble s'étioler au fil du temps, selon l'entreprise commerciale de sondages à la demande. 

A quelques jours de la grève du 5 décembre, l'homme d'affaires propriétaire de BFM a investi dans un sondage de complaisance envers la majorité, alors que les sondés ne savent rien, ni du projet flou de réforme, ni de l'ampleur et de la durée des grèves reconductibles annoncées. Alors que les salariés des transports et des services publics ont prévu une journée de mobilisation qui  s'annonce extrêmement suivie, de l'aveu même du premier ministre, ce jour, plusieurs syndicats, dont la CGT, FO, la FSU et Solidaires et quatre organisations satellites de la jeunesse (Unef, UNL, MNL et FIDL) ont également confirmé leur présence afin de s’opposer à la réforme des retraites voulue par le gouvernement. Sans compter une partie de la CFDT (Cheminots et RATP), menacée de scission. 

Ce mercredi, si, soulignant sa volonté de mener cette réforme jusqu'au bout sans transiger sur les régimes spéciaux, tout en assurant "en même temps" être "prêt à la discussion," le premier ministre Edouard Philippe a assuré qu'il n'est pas "tétanisé" par la grève interprofessionnelle qui s'annonce pourtant massive,  Macron la craint et la caricature d'avance. Plus offensif, il s'applique d'avance à la caricaturer, polémiquant sur la défense des acquis sociaux et des régimes spéciaux.

Elabe participe à la pression médiatique de l'Elysée sur l'opinion, mettant en oeuvre un nouveau sondage "L’Opinion en direct" publié ce mercredi. Sans surprise, il assure que les Français sont divisés sur cette grève comme sur les précédentes, mais que leur soutien est en net recul depuis la rentrée de septembre.

Un soutien "encore" (sic) majoritaire 

Résultat de recherche d'images pour "réforme des retraites"
A une semaine de la mobilisation, cette nouvelle enquête affirme, malgré une marge d'erreur non précisée, que 53% des Français interrogés approuvent la mobilisation contre la réforme des retraites. Un chiffre en baisse de 11 points en comparaison d'une étude datant de début novembre.
Seulement 30% s'y disent opposés, soit grosso modo les inconditionnels actuels du régime selon les sondages, voire hostiles (+6%), selon les sondages. 
Et 17% indifférents (+5%). 

Parmi les catégories socioprofessionnelles d'actifs interrogées, ce sont les ouvriers et les employés qui semblent les plus enclins à soutenir la mobilisation (66% et 64%) : ils sont aussi les plus vulnérables et exposé à la valeur accordée dans l'avenir au point de retraite. En revanche, les retraités semblent plus incertains puisque 48% la désapprouvent et 42% la soutiennent : ils ne semblent pas être directement visés et menacés. 

Selon leurs préférences politiques, les sympathisants semblent également dans l'expectative et la réforme des retraites "polarise les électorats de l’élection présidentielle de 2017", estime Elabe, dont la référence ne tient pas la route, qu'il s'agisse de l'électorat socialiste ou ex-UMP. Ainsi, l'approbation est plus forte parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (81%), de Marine Le Pen (65%) et de Benoît Hamon (64%), ce qui ne fait pas davantage sens en termes de pourcentages. 
En revanche, elle est minoritaire chez les sympathisants de Macron (31%) président apprécié de la "société civile" et des privilégiés et de François Fillon (32%). Cette dernière identification semblant dépassée depuis des années : que les sondés s'en réclament paraît plus que suspect et jette un peu plus le discrédit sur Elabe.

Une grève reconductible ? 

Résultat de recherche d'images pour "greve cheminots  CFDT"
Le syndicat CFDT-Cheminots a annoncé, jeudi 21 novembre, qu'elle déposera un préavis de grève reconductible à partir du 5 décembre
La durée de la mobilisation est une inconnue qu'Elabe et ses sondés ne semblent pas prendre en compte, relativisant donc ainsi l'intérêt de cette commande par BFM.
Les Français interrogés sont une très large majorité à penser subjectivement que le mouvement va s'inscrire dans la durée (73%), un chiffre en nette hausse, +7%, en comparaison de l'enquête Elabe du 7 novembre pour Les Echos, Radio Classique et l’Institut Montaigne, danseuses médiatiques de Bernard Arnault, l'homme d'affaires propriétaire de LVMH, groupe de luxe
A l'inverse, ils sont 26% à estimer que la mobilisation sera courte.

L'enquête à huit jours de la mobilisation est tendancieuse, voire fallacieuse, puisque fondée sur des a priori et des ressentis et motivée par la volonté de manipuler les Français. 
Elabe prend toutefois des précautions. Le clivage "semble" s'estomper, puisque pour une très large majorité des électeurs de l'élection présidentielle de 2017, comme si le paysage politique n'avait pas été profondément bouleversé, le mouvement sera le début d'une mobilisation d'ampleur dans le temps: 85% (+11) des électeurs de Benoît Hamon, 84% (+6) de ceux de Jean-Luc Mélenchon, 77% (+15) de ceux de François Fillon (faut-il dire à Elabe que le spectre de Fillon ne fait peur à personne et que LR n'est pas son enfant ?), 71% (=) de ceux de Marine Le Pen et 65% (+12) de ceux du banquier Macron.

Macron et son gouvernement pointés du doigt 

La réforme des retraites est un puissant levier de la contestation sociale du régime.
Résultat de recherche d'images pour "réforme des retraites"
Sur le fond de la mobilisation, les Français ne font pas confiance à Macron qui, pour 42% des sondés, est l'unique responsable du conflit social provoqué par sa réforme des retraites. 
Ils sont en revanche 24% à estimer que la responsabilité (de la mobilisation ?!) est imputable aux syndicats de salariés et 34% à penser que la responsabilité est partagée, bien qu'ils n'aient rien demandé. Elabe doit relire sa copie !

Et - pendant qu'on en est à intoxiquer l'opinion - cette ambiguïté se retrouve quand on interroge les sondés sur la cause de cette mobilisation. En effet, ils sont à l'évidence nombreux (46%) à penser que la journée du 5 décembre est en réalité une mobilisation globale d'opposition à la politique menée par Macron et le gouvernement (et non par les syndicats ou les partis comme suggéré par les questions précédentes du sondeur).

Ils ne sont que 29% à estimer que cette grève est organisée "avant tout pour défendre les régimes spéciaux" et 24% seulement à penser que cette mobilisation est organisée "contre l'ensemble de la réforme des retraites prévue par le gouvernement." Le mécontentement est donc profond, au-delà même du sujet hyper-sensible des retraites.

Toujours sur le fond de la mobilisation, 7 Français sur 10 se disent pessimistes sur les effets réels de la phase de "concertation" bilatérale du gouvernement avec les parties ces dernières semaines, puisque, selon eux, "tout est déjà décidé" et cette phase "ne sera pas prise en compte." Un chiffre en augmentation, +9%, depuis la précédente étude.
A l'inverse, ils ne sont que 30% (les macroniens) à croire que cette phase de concertation sera prise en compte (-8%).  La défiance des Français grandirait-elle ?

Sondage Elabe réalisé pour BFMTV sur un échantillon de 1006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 26 et 27 novembre 2019.

samedi 6 avril 2019

Altice et Free prennent leurs clients en otages, marchandant la diffusion de BFM-TV 

Diffusion de BFM-TV : le torchon brûle entre les actionnaires de Libération et du Monde 

Les diffusions des quatre chaînes d’Altice aux 6,5 millions d’abonnés à la Freebox ont été suspendues

Résultat de recherche d'images pour "interruption de diffusion BFMTV"

Faute d’accord trouvé entre les deux parties pour la distribution des chaînes du groupe de media de Patrick Drahi, vendredi 5 avril, les clients de Free n'avaient plus le choix de leur manipulateur de l'info. Deux heures plus tard, Free rétablissait le signal.

BFM n'avait rien laissé ignoré à ses clients des chicaya entre les marchands de tapis  Altice et Free (dont le fondateur, Xavier Niel, est actionnaire à titre individuel du Monde), puisque la chaîne commerciale n'a pas hésité à faire pression sur Free en balançant des encarts donnant à croire qu'elle sortait de leur entente la tête haute. 

La querelle portait sur la distribution des chaînes du groupe de Patrick Drahi (BFM-TV et Business, RMC Découverte et Story). Vendredi 5 avril, Free, la maison mère de SFR a décidé, faute d’accord, de suspendre, dès 7 heures du matin, la diffusion de ses quatre chaînes aux 6,5 millions d’abonnés à la Freebox. 

Mais coup de théâtre, le trublion des télécoms, Xavier Niel, a rétabli le signal par ses propres moyens, moins de deux heures plus tard, provoquant la colère d'Altice), Drahi accusant l’opérateur Free de pirater la livraison du signal de ses chaînes. 

Au cœur du conflit, l’accord de diffusion signé entre les deux groupes, et qui est arrivé à échéance le 20 mars. Altice souhaitait profiter du renouvellement du contrat pour en revoir les termes, et faire payer Free un montant de 5 à 6 millions d’euros pour l’accès à ses chaînes et à leurs services ajoutés tels que la télévision de rattrapage. 
Mais le groupe de media s'opposa à ce chantage : l’opérateur, peu disposé à rémunérer des chaînes gratuites - jugeant les services ajoutés insuffisamment pertinents pour justifier une rétribution - ne s'attendait toutefois pas à une fin de non-recevoir. "Malgré notre position d’ouverture et la prolongation de la période de discussions, Free a refusé de négocier un accord de distribution des chaînes et services associés de BFM-TV, BFM Business, RMC Découverte et RMC Story", a expliqué Altice, la maison mère de SFR, par communiqué.

Un mariage malheureux

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La coupure par Altice, puis le rétablissement du signal par Free, n'ont fait qu' exacerber des tensions anciennes entre les deux camps. La maison mère de SFR a menacé de suites judiciaires, indiquant que des "mesures juridiques, réglementaires et judiciaires" étaient en cours "face à cette situation illégale ". 
De son côté, Free dénonce, comme contraire à la réalité, "la communication mise en œuvre depuis plusieurs semaines" par Altice, déballant régulièrement ses problèmes  avec Free sur ses chaînes.

Ce conflit n’est pas le premier du genre. 
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Les méthodes des media et des opérateurs
sont-elles respectueuses des Français ?
En 2018, il y a moins d'un an, une bataille avait éclaté entre les opérateurs de téléphonie et les groupes audiovisuels, dont notamment TF1 et M6, qui avaient réclamé une rétribution pour la diffusion de leurs chaînes et de leurs services ajoutés. Les opérateurs avaient finalement renoncé devant les groupes audiovisuels. 
La situation s’enlisant, lundi 1er avril, Altice demanda l’ouverture d’une procédure de règlement des différends au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Mi-mars, le gendarme de l'audiovisuel avait déjà proposé une médiation aux deux parties, sans succès. L’instruction de l’affaire a repris au CSA.

Derrière ce bras de fer avec Free se profile celui à venir avec Orange. 
L’accord de distribution qui lie l’opérateur historique à Altice doit prendre fin cet été. Et les négociations pour un nouvel accord s’annoncent d’ores et déjà ardues. "Ça discute mollement", confie-t-on sobrement chez Orange. 
Mi-mars, Fabienne Dulac, la directrice générale d’Orange France,  avait pris fait et cause pour son homologue, trouvant le montant réclamé par Altice à Free exagéré au vu des audiences de ses chaînes.



samedi 30 mars 2019

L'argent du Gabon perçu par Libération met dans une colère noire les salariés du journal

Les prétentieux de Libé ont de gros besoins: ils se sont mis dans une méchante affaire 

Le Parquet National Financier a ouvert une enquête

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Cette enquête préliminaire du PNF porte sur des mouvements de fonds liés à l’organisation par le quotidien d’un forum à Libreville au Gabon, en 2015. La Lettre A, a fait cette révélation mercredi 27 mars : c'est une publication numérique quotidienne consacrée aux actualités politique, économique et médiatique en France. Publiée à Paris par le groupe de presse Indigo Publications, elle se donne pour objectif de décrypter les réseaux de pouvoir et d'en dévoiler les coulisses.

La direction de Libération prise le doigt dans le pot de confiture
La rédaction du quotidien des hommes d'affaires Bruno Ledoux, propriétaire du siège du journal, et Patrick Drahi, président-fondateur du consortium (luxembourgeois!) Altice (Groupe l'Express, dont L'Express, L'Expansion, L'Etudiant, mais aussi BFM ou Free) a convoqué une réunion de crise dès le matin du mercredi 27 mars pour l'après-midi passée en assemblée générale portant sur des mouvements de fonds liés à l’organisation par le quotidien d’un forum au Gabon, en 2015. Ce forum visait à associer Libération à un plan de communication d’Ali Bongo, "pour redorer son blason", selon Laurent Mauduit (Mediapart).
Le producteur de cinéma (financeur de films encensés par Libération, le Groupe L'Express et BFM) Bruno Ledoux, héritier de la Société minière et métallurgique de Peñarroya (Metaleurop), est président du conseil de surveillance du journal et son ex-femme est la suppléante de Gilles Le Gendre (LREM) et actuel cornaque des députés soumis du parti du président dans la deuxième circonscription de Paris, rive gauche (parties des 5e, 6e et 7e arrondissements riveraines de la Seine)..
Et, fait exceptionnel, mais mineur, Laurent Joffrin, le directeur de la publication, en première ligne et fusible usager de 66 ans, n’a pas publié sa chronique quotidienne. Il a perdu de sa sérénité de vieux bonze boudeur et susceptible.

Résultat de recherche d'images pour "Pierre Fraidenraich et Evelyne Diatta-Accrombessi"
Selon la lettre spécialisée, L. Joffrin (ci-dessus à gauche) et l’ancien directeur opérationnel Pierre Fraidenraich (ci-dessus à droite), qui a démissionné jeudi, à la suite de ces révélations, de son poste de directeur général de la chaîne BFM Business, ont été entendus par les enquêteurs. Ces derniers travaillent sur des pistes d’éventuels faits de blanchiments, de surfacturations et de détournements de fonds.
Ce forum tombait à point nommé, alors que le journal, racheté par l’homme d’affaires boulimique mais endetté Patrick Drahi, restait en difficulté. En 2015, Libération connaissait des "problèmes de trésorerie" avérés : le journal avait bouclé l'année avec un résultat net négatif de 3,2 millions d'euros. Situé à l'extrême gauche lors de sa création, le journal bénéficie aujourd'hui de subventions de la part de l'Etat français des contribuables français.

La justice soupçonne que le contrat initial est entaché par des irrégularités et des montages financiers offshore suspects. 

Résultat de recherche d'images pour "Macron et president du Gabon"
Depuis plus d'un an, les présidents autoritaires Macron et Ali Bongo opèrent un rapprochement entre Paris et Libreville 
Libération aurait accepté ce contrat de 3,5 millions d’euros passé dans le dos de la rédaction et versé pars les autorités gabonaises  pour l’organisation de ce forum
Résultat de recherche d'images pour "Liberation Joffrin"
Durant l’assemblée générale, Joffrin a reconnu  avoir "vaguement" entendu parler, de par sa position, mais sans "être au courant", d’un tel contrat, ne l’ayant jamais vu. L’idée du forum est venue de Pierre Fraidenraich, un ancien du Groupe Canal+, racontent plusieurs sources anonymes, qu'il serait temps de vérifier: le service 'CheckNews' de Libération ne se flatte-t-il pas d'avoir déjà "répondu à 3068 questions" ?

Des combines frauduleuses pour maintenir les niveaux de salaires et le train de vie du journal.
Le contrat a donné lieu, pour Libération, à un versement de 450.000 euros, "en accord avec la société des journalistes et personnels de Libération", somme qui a fait réaliser au journal un profit minime", racontent deux cogérants, Clément Delpirou et Laurent Joffrin

L'essentiel de la somme - 3 millions - a été versé à la société mère du quotidien, en 2015, sa holding PMP (société Presse Media Participations), alors majoritaire dans le capital du journal. Pour les deux cogérants, ces fonds "ont servi à combler le déficit du journal".

Les salariés étudient une motion de défiance contre la direction.

Ali Bongo Ondimba sur les marches de l'Elysée, sous la présidence de François Hollande
lors d'une visite officielle en France, en 
septembre 2015
Hautement politisés, les journalistes et salariés ont également publié un texte mercredi, rappelant s’être opposés à l’organisation d’un tel forum "dans un pays non démocratique et à son financement par un régime autoritaire et opaque". Ils avaient obtenu la présence d’ONG (Transparency International et Reporters sans frontières, RSF) et d’opposants intérieurs au régime, ainsi que la promesse que le journal n’en tirerait aucun bénéfice.

Résultat de recherche d'images pour "Liberation Joffrin"
Est-ce encore vrai ?
Quatre ans plus tard, ils constatent que les promesses n’ont pas été tenues. Selon les cogérants, l’enquête diligentée en interne a révélé que 450.000 euros de commissions ont été versés à "un intermédiaire". Selon plusieurs sources, il s’agit de Nadine Diatta, une Sénégalaise, directrice de l'agence de communication N2D Conseil International, très bien introduite au palais présidentiel de Libreville : elle est la sœur d’Evelyne Diatta-Accrombessi, épouse de Maixent Accrombessi, un homme d’affaires béninois, ami et directeur du cabinet du président gabonais Ali Bongo Ondimba jusqu’en 2016.
Mis en examen l’année suivante en France pour "corruption" et "blanchiment en bande organisée",  Maixent Accrombessi a été écarté du premier cercle du pouvoir, même s’il conserve le titre de "haut représentant" d’Ali Bongo. Contactée, Nadine Diatta minimise son rôle dans le forum et ne souhaite pas s’exprimer. 
La France de Jupiter fait également une large part aux conseillers et élus issus de la "société civile". 

Le groupe BFM éclaboussé avec les époux Fraidenraich

Tous à Libération disent découvrir, effarés, un autre fait révélé par l'enquête : les "intérêts personnels d’un manageur de l’époque avec les milieux d’affaires gabonais", selon la cogérance. En effet, des documents du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, au cœur du scandale des 'Panama Papers' – révélé par le Consortium international de journalistes d’investigation dont Le Monde est partenaire –, montrent que la société familiale de Pierre Fraidenraich, 'Dino Jo' (active depuis 7 ans, implantée à Paris 16e et présidée par son épouse, Marie-Amélie Fraidenraich, 49 ans), avait investi, en janvier 2015, dans la chaîne de télévision de divertissement fondée par Evelyne Diatta-AccrombessiEDAN 
Résultat de recherche d'images pour "Evelyne Diatta-Accrombessi"(acronyme de Evelyne Diatta-Accrombessi Network), une chaîne de télévision financée à hauteur de 5 millions d'investissement par le groupement de partenaires africains et européens et diffusée sur Canal+ (filiale du groupe Vivendi détenu par Bolloré) et sur CanalSat, lancée le 24 mars.

N’était-ce pas un conflit d’intérêts évident ? 
Contacté, M. Fraidenraich, nommé à la direction opérationnelle du journal Libération en mars 2014 mais qui est DG de BFM Business depuis juillet 2016, ne répond pas. "Cette participation a été depuis cédée sans aucune contrepartie que ce soit. Je n’ai jamais perçu la moindre rémunération ni touché de dividende d’EDAN"a-t-il déclaré à la Lettre A. Or, en 2015, EDAN a rémunéré la société de Nadine Diatta pour des prestations diverses. 
Les salariés de Libération devaient se retrouver jeudi à 13 heures pour débattre d’une éventuelle motion de défiance.

Le même jour, le directeur général de BFM Business, Pierre Fraidenraich, a donné sa démission. 
Pierre Fraidenraich a annoncé son départ après des révélations sur les conditions de l’organisation du forum de 'Libération' au Gabon, lorsqu’il en était directeur opérationnel. 
Résultat de recherche d'images pour "Macron a Las Vegas"Une espèce de levée de fonds qui rappelle l'opération du candidat Macron à Las Vegas, par l'entremise de Muriel Pénicaud, alors directrice de l'organisme public Business France, lors du Consumer Electronics Show dans le Nevada), le 7 janvier 2016.