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lundi 11 mai 2020

Quand Ndiaye fume sa clope sur BFMTV...

...la bavure n'est pas celle de la chaîne de télévision


Curieusement, le comportement de cette membre du gouvernement ne choque pas la presse

Les internautes attendent mieux des ministres qui leur donnent des ordres et des leçons. Et ils le disent ! 

Ce membre du gouvernement se croit partout
sur le 
tabouret haut d'un zinc gras de routier 
La caméra de BFMTV a surpris Sibeth Ndiaye la cigarette au bec en direct. 

Alors que cette proche que Macron a faite porte-parole du gouvernement se trouvait en plateau pour s'exprimer en cette veille de déconfinement, la poissarde a été filmée en flag, au naturel quelques minutes avant son intervention, pianotant sur son téléphone et cigarette au coin de la bouche.




Remarquant la gaffe de la régie, la journaliste a enfoncé pesamment le clou: "Vous avez vu, elle est en train de se préparer. Elle était dans son bureau, peut-être pas tout à faire consciente qu'elle était filmée".


Quelques minutes plus tard, la chaîne a fait l'erreur de présenter des excuses.

L'arrogante sous-ministre exemplaire n'a pas eu ce réflexe : pour cela, il aurait fallu qu'elle eût de l'éducation. 

Les internautes ont été nombreux à réagir sur Twitter

La vulgaire se fait attendre et Apolline de Malherbe rame:



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Le respect de la loi, c'est pour les autres...
Faites ce que dit la loi, pas ce que je fais:

Les Français en ont assez des contraventions et aussi de la légèreté des macroniens



Faut-il craindre pour sa santé?...


Bilan

Sans oublier Elisabeth Borne au Maroc...
Vous pouvez en ajouter en commentaire !

jeudi 23 novembre 2017

Reste à charge zéro promis: Buzyn fait le buzz

"On n'est pas là pour offrir des montures Chanel à tout le monde", lance Agnès Buzyn

La ministre de la Santé est revenue sur la promesse de Macron d'un reste à charge zéro en optique, dentaire et prothèse auditive


Agnès Buzyn a revu et corrigé la promesse faite par Emmanuel Macron pendant sa campagne, lors d'un entretien avec l'association des journalistes de l'information sociale (Ajis) mardi matin 21 novembre, à savoir la prise en charge à 100% d'ici 2022 pour les lunettes, les prothèses dentaires et l'audition.
"On n'est pas là pour offrir des montures Chanel à tout le monde ou des verres antireflet qui filtrent la lumière bleue", a lâché la ministre,  rapporte Le Figaro. En clair, les dépenses effectuées chez l'opticien ne seront pas remboursées intégralement, contrairement à ce qu'avait promis le président de la République. "Le but est de se mettre d'accord sur un panier de soins nécessaires, et que tout le monde puisse y avoir accès", a-t-elle ajouté. "Mon premier point, c'est la définition du panier de soins. Ensuite, on travaillera sur les coûts. Je n'ai pas une enveloppe financière prédéfinie dans laquelle j'essaie de faire entrer les soins au chausse-pied", a-t-elle grondé.

Les internautes réagissent vivement à la marche arrière du gouvernement, comme à la véhémence de la ministre
Guillaume Balas, député européen, ex-PS et désormais membre du mouvement M1717 de Benoît Hamon, a trouvé cette sortie "déplorable".
Sur LCI, le député Les Républicains Philippe Gosselin a estimé que le remboursement à 100% des lunettes est "un vrai sujet" et qu'on ne peut pas "se contenter de le balayer d'un revers de main avec une petite formule qui se veut faire tilt". 

"La question des lunettes est vitale pour plein de gens en France", a répliqué de son côté Éric Coquerel, député de la France Insoumise. Il lui a échappé que la ministre met en question les lunettes de marques de grand luxe et non les lunettes de "plein de gens."

Valérie Trierweiler tire à boulets rouges sur la ministre.

Sur Twitter, l'ancienne concubine répudiée de l'ex-président Hollande a publié une image provocante, moquant des dernières déclarations de la ministre de la Santé.

Ces accessoires n'ont en effet pas été choisis au hasard. 
Ainsi, la cigarette fait écho à sa remarque -tout-à-fait justifiée- lors d'un débat sur l'image du tabagisme quelques jours plus tôt, et pourtant fustigée pour avoir exprimé son sentiment de ministre de la Santé. "Je ne comprends pas l'importance de la cigarette dans le cinéma français". Certains avaient alors compris qu'elle voulait bannir la cigarette du grand écran où tout ce qui apparaît peut être une incitatif auprès des jeunes. Elle avait dû faire marche-arrière sur Twitter, affirmant n'avoir "jamais envisagé ni évoqué l'interdiction de la cigarette au cinéma ni dans aucune autre œuvre artistique. La liberté de création doit être garantie." Avant de conclure : "Cette polémique n'a donc pas lieu d'être." Les agressions contre la santé, quant à elles, ne font pas polémique...

vendredi 23 septembre 2016

Marisol Touraine : " Nous avons sauvé la Sécurité sociale " !

Marisol Touraine nous ment sur la Santé, comme Sapin sur le chômage

Le déficit du régime général sera ramené à 400 millions d'euros en 2017, affirme Marisol Touraine. 

Elle promet aussi 4 milliards d'économies sur l'assurance-maladie. Des nouvelles taxes instaurées sur l'industrie du tabac devraient y aider.

Vous aviez indiqué que le déficit de la Sécurité sociale serait moins élevé que prévu cette année. Qu'en sera-t-il en 2017 ? 
En 2017, le " trou de la Sécu " aura disparu. Le régime général, qui affichait 17,4 milliards de déficit en 2011, sera à 400 millions de l'équilibre. Pour un budget de 500 milliards, c'est l'épaisseur du trait. L'histoire de ce quinquennat, c'est la fin des déficits sociaux, grâce à des réformes de structure pour mieux répondre aux besoins des Français, et ce sont des droits sociaux nouveaux. La droite avait multiplié les franchises et creusé le déficit. Nous aurons sauvé la Sécu. L'équilibre de la Sécurité sociale, ce n'est pas qu'une affaire comptable. C'est un gage de confiance dans l'avenir de la protection sociale face aux risques de la vie. C'est rassurant pour les Français.

Comment se décomposent les comptes ? 
Dès 2016, l'amélioration est forte : 3,4 milliards de déficit, au lieu de 5,2 milliards annoncés en juin. En 2017, trois branches sur quatre seront à l'équilibre, l'assurance-vieillesse dégagera un excédent de 1,6 milliard. Et l'assurance-maladie est en très nette amélioration, avec un déficit qui passe de 4,1 à 2,6 milliards. Cela est dû à des réformes de structure, parfois difficiles, que j'assume [mais surtout F. Fillon, en matière de retraites], car elles ont permis d'améliorer les droits sociaux des Français. Je pense à la création du compte pénibilité [quel est le rapport avec la baisse des dépenses de la Sécu ?], aux départs anticipés à la retraite [les pensions de retraite coûtent d'autant plus], à l'augmentation jusqu'à 1.000 euros par an des prestations familiales pour les plus pauvres, à la généralisation du tiers payant, à la suppression des franchises médicales pour les plus modestes, à l'accès élargi à la CMU, à la hausse du RSA, à la prime d'activité. La droite, elle, polémique-t-elle, annonce la couleur du retour en arrière. [Et la troisième branche ?]

Vous visez les candidats à la primaire... 
Oui, tous les candidats à la primaire annoncent des déremboursements, des franchises et même des amendes pour les malades qui vont aux urgences. Ils jouent sur les peurs, en niant les résultats. Pourquoi continuer à alimenter les inquiétudes sur l'avenir des retraites alors que l'équilibre est rétabli durablement ? Désormais, on ne peut plus brandir l'argument du déficit pour justifier des politiques de régression sociale. La droite, en fait, porte une vision de la société qui privilégie l'assurance privée plutôt que la solidarité [poursuit-elle dans la polémique, pariant que l'avenir ne viendra pas la contredire].

Le Fonds de solidarité vieillesse reste néanmoins dans le rouge... N'est-ce pas erroné de parler d'équilibre ? 
Le déficit du FSV sera stabilisé à 3,8 milliards d'euros en 2016 et en 2017, sachant qu'en période de sortie de crise [supportée par le précédent quinquennat], les dépenses de solidarité pour les retraites sont plus élevées. Mais regardons le chemin parcouru : en 2011, le déficit du régime général était de 17,5 milliards, nous l'aurons réduit de 17 milliards sous ce quinquennat] 
La dette sociale a commencé de diminuer depuis 2015 et elle sera plus faible fin 2017 que fin 2011. Et cela, j'insiste, grâce à des réformes structurelles : allongement de la durée de cotisation pour les retraites, modulation des allocations familiales en fonction du revenu, réorganisation hospitalière sans précédent via les groupements hospitaliers de territoire, meilleure maîtrise du prix des médicaments...

Une grande partie de la gauche ne semble pas partager ce diagnostic et considère que François Hollande a mené une politique de droite... 
Ce qu'annonce la droite n'a rien à voir avec ce que nous avons fait [la question évoque ici les critiques de la gauche !]. Ce procès n'a pas de sens. La période électorale qui s'ouvre va nous permettre de mettre en valeur ce bilan [Puisse la présidentielle sourire au PS au pouvoir !]. Le président de la République saura aussi évoquer les exigences qui sont les siennes pour l'avenir. Vu le grand bond en arrière que nous proposent les candidats de la droite - retraite à taux plein à 70 ans, suppression du tiers payant, disparition des hôpitaux de proximité, etc. -, il n'y aura pas photo ! Les programmes qui sont proposés, c'est l'irresponsabilité budgétaire et la régression sociale. [Touraine faisait campagne pour un candidat dont elle n'était pas sûre qu'il se représente... Même sa 'fake news' sur le comblement du trou de la Sécu ne lui faisait pas peur]

Le retour à l'équilibre est conditionné à des hypothèses de croissance assez optimistes... 
Le scénario économique est le même que celui que nous connaissons cette année. On me disait la même chose l'an dernier à la même époque, et nous avons fait mieux que prévu.

Il n'y aura donc selon vous aucun besoin de mener une nouvelle réforme des retraites ? 
Aucune ne s'impose aujourd'hui pour des raisons financières. Et puis, la réforme des retraites que j'ai portée va continuer de s'appliquer : la durée de cotisation augmentera avec l'espérance de vie, tout en permettant à ceux qui ont travaillé jeunes et dans des conditions pénibles de partir plus tôt.

Michel Sapin a indiqué que 1,5 milliard d'euros d'économies supplémentaires devront être trouvées sur les régimes sociaux. Comment seront-elles réalisées ? 
Il s'agira d'économies de gestion des caisses de Sécurité sociale, de mesures de lutte contre la fraude, de recettes nouvelles (notamment sur le tabac).

La Cour des comptes craint un dérapage des dépenses d'assurance-maladie en 2017... 
Chaque année la Cour tire la sonnette d'alarme et chaque année nous faisons mieux que prévu [le même argument est multi-usage]. Les réformes structurelles, moi, je ne me contente pas d'en parler, je les fais. Sur l'assurance-maladie, nous aurons réalisé 12 milliards d'économies en trois ans, avec 4 milliards d'économies nouvelles en 2017. Mais nous avons décidé de relever l'objectif de dépenses à +2,1 % l'année prochaine, car je veux pouvoir donner à la communauté des professionnels de santé une reconnaissance financière pour leurs efforts. Les médecins libéraux vont voir le prix de la consultation augmenter [sans que le trou de la Sécu ne se creuse !]. Les revalorisations à l'hôpital sont engagées : elles passent par le point de la fonction publique et des hausses en fonction des carrières, de 250 à 500 euros par an pour un infirmier, jusqu'à 480 euros pour un aide-soignant. Par ailleurs, un plan d'investissement pour l'hôpital va être lancé, dont une première tranche de 250 millions sera débloquée l'année prochaine.


Vous prévoyez certes 4 milliards d'économies, mais celles-ci sont toujours difficiles à identifier... 
Les efforts sont réels par rapport à la tendance naturelle de hausse des dépenses. Les économies attendues sur la mutualisation des achats hospitaliers, la promotion des génériques, le développement de la chirurgie ambulatoire, la maîtrise des prescriptions d'actes afin d'éviter la redondance... sont précisément chiffrées.

Comment ferez-vous face à l'arrivée des traitements innovants contre le cancer, après ceux contre l'hépatite C ? 
L'innovation est une chance pour les Français, et une source de transformation majeure de notre système de santé. Nous généralisons la télémédecine dans tous les territoires. Pour financer dans la durée les traitements innovants, nous allons créer un fonds pour l'innovation médicale [30 millions d'euros pour l'innovation organisationnelle : lissés par le développement de la chirurgie ambulatoire ?] qui permettra de lisser les pics de dépense. Nous pourrons ainsi accompagner la montée en puissance des nouveaux traitements, dont le bénéfice est majeur, en particulier contre le cancer, l'hépatite C, etc. Ce fonds sera doté de 800 millions d'euros à sa création, dont 200 millions seront dépensés dès 2017 pour absorber le choc de l'arrivée des immunothérapies contre le cancer. Ce fonds devra se reconstituer au fil des ans.

Se substitue-t-il aux mécanismes législatifs de régulation des prix des médicaments ? 
Non, nous allons reconduire les mécanismes de régulation existants en 2017.

La Cour des comptes pointe la dégradation de l'accès aux soins dentaires... 
J'ai demandé à l'Assurance-maladie il y a plusieurs semaines de négocier de nouvelles règles avec les dentistes. Je lancerai l'année prochaine un plan national pour renforcer l'accessibilité des soins dentaires. Je veux plafonner le tarif des prothèses et revaloriser les soins conservateurs. J'espère que la négociation qui vient de s'ouvrir permettra d'aboutir, sinon j'assumerai mes responsabilités.

Seuls 17 % des Britanniques fument, contre près d'un tiers des Français. Avez-vous été suffisamment loin dans la lutte contre le tabagisme ? 
S'il y a bien un combat que j'ai porté, c'est la lutte contre le tabagisme. Le paquet neutre est là et sera vraiment visible le 1er janvier après la période de transition dans les bureaux de tabac. J'ai promu l'information et la prévention, j'ai triplé l'aide au sevrage tabagique pour certaines populations... En novembre, nous lançons la campagne " mois sans tabac ", inspirée des méthodes anglo-saxonnes, où chacun encourage son voisin pour arrêter de fumer. En 2017, nous allons rapprocher la fiscalité du tabac à rouler de celle des cigarettes, ce qui augmentera le prix de 15 %.

Des députés de la majorité réclament une forte hausse du prix des cigarettes... 
Ils m'ont dit leur satisfaction avec cette mesure sur le tabac à rouler. J'ajoute que nous allons créer une taxe sur le chiffre d'affaires des distributeurs. Elle rapportera 130 millions par an, qui iront au nouveau fonds de lutte contre le tabagisme.

mercredi 22 juillet 2015

Paquet neutre de cigarettes: les buralistes rejettent le projet morbide de Marisol Touraine

"Les buralistes attaquent le PS." Tweet ? Non, BFMTV !

Les buralistes poursuivent leurs actions contre le paquet de cigarettes neutre

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui veut les voir arriver dans leurs rayons en mai 2016, condamne leurs commerces à mort. En mars dernier, les buralistes ont déjà baissé leurs rideaux en protestation contre le paquet de cigarettes neutre et ils ont encore manifesté ce mardi à Paris contre le projet de loi santé : ils dénoncent l'arrivée, à la mi-2016 du paquet de cigarettes neutre.
Arme anti-marketing, le paquet neutre est un paquet standardisé, sans logo. Il a pour objectif majeur d'éviter l'entrée des jeunes dans le tabagisme.

Plusieurs centaines de buralistes manifestent devant le Sénat à Paris

Ces buralistes en colère ont été tenus à distance du Sénat mercredi mais se sont rassemblés à proximité pour protester contre le projet de paquet de cigarettes neutre, en cours d'examen au Parlement et que la France compte imposer à compter de mai 2016.
La commission des affaires sociales du Sénat examine à partir de mercredi le texte qui introduit le paquet neutre dans le projet de loi de Santé, adopté en première lecture à l'Assemblée en avril.

A grand renfort de sifflets, fumigènes, pétards et cornes de brume, les représentants des fédérations des buralistes ont brandi des pancartes devant le Sénat: "Qui veut la disparition des buralistes ?", "Commerces de proximité en danger" ou encore : "Buralistes en colère".

Buralistes lors d'une action en novembre 2014 à la frontière allemande 
Avec le paquet neutre, la confédération des buralistes redoute que les fumeurs désertent leurs commerces et donc l'augmentation du marché parallèle, qui représente déjà 26,3% de la consommation dans l'Hexagone.

"Nous demandons aux sénateurs d'appliquer la directive européenne", qui prévoit d'accroître la taille des avertissements sanitaires sur les paquets, "mais pas plus", a déclaré Pascal Montredon, président de la confédération des buralistes. "Marisol Touraine se trompe de cible. Il y a plus de 1.100 buralistes qui ont fermé leurs portes l'année dernière. Ce n'est pas parce qu'il n'y aura plus de buralistes qu'il n'y aura plus de fumeurs", a-t-il argumenté.

Le sénateur Jean-Baptiste Lemoyne (LR) a annoncé le dépôt d'un amendement 
Sur une tribune devant les buralistes, l'élu de l'Yonne voudrait supprimer le paquet neutre, qui sera examiné mercredi après-midi.
"Les buralistes, ce sont souvent le dernier commerce en milieu rural. Grâce à eux, les villages de 200, 300, 500 habitants ont accès aux services publics, à la Poste. Nous avons aussi besoin d'eux pour que le tabac ne soit pas distribué par des filières clandestines", a-t-il expliqué.

"Il faut arrêter d'infantiliser les gens. D'un côté, l'Etat nous prend de l'argent, de l'autre on nous explique que ce n'est pas bien", dénonce de son côté Myriam, élue de la fédération du Rhône.

Le cortège a ensuite rejoint l'entrée du palais du Luxembourg pour un rassemblement au départ de la place Edmond Rostand. Au passage, les manifestants ont déversé place de la Sorbonne des pétitions de soutien en leur faveur recueillies en 2013.
Ils sont ensuite passés devant un bureau de tabac "neutre", à la façade recouverte d'avertissements sanitaires et ne proposant à la vente que des paquets neutres.

Depuis plusieurs jours, les buralistes multiplient les actions de protestation dans plusieurs régions.
Ainsi ont-ils neutralisé des radars en Corrèze, Gironde, Midi-Pyrénées, Alsace et Lorraine, en les recouvrant de sacs poubelles.

Ce mercredi, ils ont déversé plusieurs tonnes de carottes devant le siège parisien du Parti Socialiste

Plus tôt dans la matinée en référence à l'enseigne rouge des débits de tabac, "quatre tonnes de carottes" ont été déversées devant le siège du Parti socialiste, rue de Solférino.

vendredi 29 février 2008

Lutte contre le tabagisme: le Burkina-Faso est-il plus évolué?

Nous avons plus à apprendre des pays "sous développés" que nous ne croyons.

LE CORPS DU FUMEUR
L'espérance de vie d'un fumeur est réduite de 20 à 25 ans. Les effets du tabac sur le corps humain sont les suivants:
1- Affaiblissement du système immunitaire:
à l'image de ce qu'entraîne le SIDA et expose à des maladies graves de la peau et une chute- des cheveux.
2- Cataracte:
C'est un vieillissement prématuré du cristallin de l'oil qui peut conduire à la cécité (aveuglement).
3- Rides:
Le tabac détruit la vitamine A de la peau et entraîne des rides.
4- Surdité:
Le tabac entraîne une surdité par destruction des vaisseaux sanguins de l'oreille.
5- Cancer de la peau
6- Caries, jaunissement des dents
7- Maladies respiratoires:
Comme la bronchite chronique, les abcès du poumon, les difficultés respiratoires et surtout l'emphysème 15 dans lequel le poumon devient tout noir à la radio pulmonaire.
8- Ostéoporose:
Par fragilité de l'os responsable de maux de dos fréquents et des fractures suite aux petits mouvements.
9- Maladies du cour :
Le tabac accélère le rythme cardiaque et augmente le risque d'hypertension.
10- Ulcère d'estomac:
Le tabac contribue à l'apparition de cette maladie et l'aggrave avec des difficultés de traitement.
11- Coloration brun-jaunâtre des doigts par accumilation du goudron sur les ongles
12- Cancer chez la femme
Notamment le risque accru de cancer du col, de l'uterus, et des seins.
13- Stérilité masculine:
Le tabac altère le sperme, ce qui entraîne une impossibilité d'avoir des enfants et augmente le risque d'avoir des enfants mal formés. La stérilité est plus fréquente chez le fumeur.
14- Inflammation de la peau:
Appelée encore psoriasis qui donne des tâches rougeâtres suintantes et accompagnées de démangeaisons
15- Maladies des vaisseaux sanguins:
Avec difficultés de circulation sanguine responsable d'amputations des mains et des pieds.
16- Cancer à plusieurs endroits:
poumons (16a), nez (16b), bouche et de la langue(16c), le foie (16d), le pancréas (16e), le sein (16f).

DE NOMBREUSES AUTRES CONSEQUENCES SONT FREQUENTES CHEZ LES ENFANTS
Petit poids de naissance:
A cause de la mauvaise nutrition de l'enfant dans le ventre de sa mère.
Prématurité:
L'enfant arrive plutôt que prévu à cause du tabac. Il est immature pour faire face aux nombreuses maladies.
Mort subite du nourrisson:
C'est le décès le plus fréquent et inexpliqué des petits enfants des fumeurs.
Infection de la sphère ORL:
par exposition au tabagisme des parents
Paralysie de la face:
qui est une complication de l'infection ORL.
Méningite:
qui est également une complication de l'infection ORL.

Campagne anti-cigarette au cinéma dans l'état de New-York

La France sait mieux; c'est aussi "l'exception culturelle"?
L'exemple des artistes fumeurs incite les mineurs au tabagisme, selon un nombre grandissant de New-Yorkais. En France, nous avons la chance d'avoir la "défiance citoyenne". Il est de bon ton de se rebeller contre tout ce qui est bon pour soi...

Les modèles des enfants et adolescents pourraient être Britney Spears ou Amy Winehouse, mais personne ne songe à les interdire, car leur grossièreté ne plaident pas pour le tabac. Pourtant, dans le genre anti-héros, Joey Starr (à droite) ou Fofana font plutôt peur, mais peuvent inspirer les plus instables et le danger doit retenir l'attention. En revanche, dans la catégorie des acteurs et actrices, insipides ou 'glamour', certains se montrent tirant sur leur cigarette bien que depuis longtemps signalés comme dangereux parce qu'ils ne sont pas connus comme subversifs ou anti-conformistes. Le cas des femmes libres et émancipées comme Jeanne Moreau ou Catherine Deneuve, est tout indiqué pour une campagne anti-tabac mais si elles incitent néanmoins les hommes ou les femmes de leur âge à fumer, le danger n'est pas aussi dévastateur que si Lorie, ou Tom Cruise, par ailleurs décrié, apparaissait la clope au bec. Le risque n'est que virtuel. Mais, la cigarette de Daniel Craig (ci-dessous, à droite) pour les unes ou de Virginie Ledoyen (ci-contre à droite) pour les autres ont un impact dévastateur sur les plus jeunes.

Au Canada, il y a quelques semaines, le comédien Jici Lauzon est parti en guerre contre la cigarette à la télévision ou au cinéma et s’est associé aux membres des Commandos oxygène, certains sont restés sceptiques.
Jici Lauzon a dit être interpellé par le problème de la cigarette au grand et petit écran, ayant lui-même interprété un personnage qui fumait à l'écran, jusqu'à ce que la Société Radio-Canada interdise cette pratique.

Il constate un décalage entre la télévision et le grand public. Des études démontrent que les ados non fumeurs dont les acteurs préférés fument à l'écran courent 16 fois plus de risques d'adopter une attitude positive face à l'usage du tabac.

JiCi Lauzon s'étonnait d'apprendre que 80% des films américains, en 2004, classés 13 ans et plus, contiennent des scènes de fumeurs.

On fumerait ainsi trois fois plus souvent à l'écran que dans la vraie vie. Le comédien s'est donné comme mission d'encourager les artisans du milieu du cinéma et de la télévision à reconsidérer la place qu'ils donnent au tabac à l'écran.
Si la cigarette est défendue un peu partout dans les lieux publics, il est temps qu’elle soit bannie au petit écran. Aucune campagne de publicité contre le tabac ne sera efficace tant et aussi longtemps que les comédiens fumeront dans les téléséries.

Aux Etats-Unis, se montrer en public avec une cigarette allumée est jugé offensant par une majorité d'Amé- ricains. Sean Penn, un fumeur invétéré a soulevé un tollé de protestations de la part de tous les invités présents à une première au Museum of Modern Art. L’acteur a eu la très mauvaise idée d’allumer une cigarette pour faire ensuite des beaux ronds de fumée bleue. L’acteur n’a respecté la demande du public qu’après avoir fumé toute la cigarette… les autorités sani- taires de l’Etat de New York lancent une cam- pagne pour limiter l’accès des mineurs aux films qui montrent des acteurs en train de fumer.
Elle consiste en la publi- cation de pages entières dans de grands quotidiens comme le Wall Street Journal ou le New York Times, signées du commissaire de santé publique de l’Etat de New York Richard Daines et de dirigeants de l’industrie du cinéma.

L’avis préconise entre autres mesures d’imposer la classification «R» (interdit aux moins de 18 ans) aux films dans lesquels les acteurs fument.
«L’exposition au tabagisme dans les films représente aujourd’hui la plus grande influence pro-tabac sur les enfants, responsable de la moitié des nouveaux fumeurs chez les adolescents».
Cette proposition ne concerne pas des oeuvres cinématographiques qui montrent de manière «claire et sans ambiguïté» les effets nocifs du tabac ou qui présentent des personnages historiques en train de fumer.

En France, nous sommes plus malins… Les mesures encourageant la lutte contre la dépendance à la cigarette sont dites 'liberticide'… Pourrait-on imaginer des campagnes comme aux Etats-Unis ou au Canada?
Nous aimons pourtant nos enfants autant que les Américains, non?
Mais ce serait s'aligner sur les Américains !

mercredi 31 janvier 2007

Loi anti-tabac: c'est pour demain.

Le Ministère de la Santé informe sur le tabagisme en France
A la veille de l'entrée en vigueur du décret sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics, quelques chiffres sur le tabac en France:
QUI FUME: la France compte 15 millions de fumeurs. Sur ce total, 33% des individus âgés de 12 à 75 ans fument, ne serait-ce qu'occasionnellement. Entre 18 et 34 ans, près d'une personne sur deux fume. La prévalence tabagique passe de 9% pour les 12-14 ans à 41% pour les 15-19 ans et atteint un maximum de 48% chez les 20-25 ans.
A QUEL AGE COMMENCE-T-ON: les jeunes fument en moyenne leur première cigarette vers 14 ans et demi; ils commencent à fumer régulièrement vers 16 ans.
COMBIEN DE FUMEURS SONT DEPENDANTS: les 12-25 ans qui fument régulièrement consomment en moyenne 10 cigarettes par jour. La quantité de cigarettes fumées augmente rapidement au cours de l'adolescence. Alors que moins de la moitié des fumeurs de 12-14 ans sont des consommateurs réguliers, cette proportion dépasse 80% pour les 15-24 ans. Si l'on tient compte de leur consommation quotidienne et du délai qui s'écoule entre le réveil et la première cigarette fumée, les jeunes sont 27% à présenter des signes de dépendance moyenne ou forte. Les adultes de 26 à 75 ans qui fument régulièrement consomment en moyenne 15 cigarettes par jour et sont près de la moitié à présenter des signes de dépendance à la cigarette.
COMBIEN ARRETENT CHAQUE ANNEE: difficile à dire car les fumeurs font souvent plusieurs essais avant réussir à s'arrêter. Plus de la moitié des fumeurs (59%), hommes ou femmes, déclarent avoir envie d'arrêter de fumer. On considère que, chaque année en France, 750.000 personnes arrêtent de fumer durant au moins un an, ce qui correspond à plus de 2.000 chaque jour.
COMMENT EVOLUE LE TABAGISME: dans la population masculine, la proportion de fumeurs réguliers a baissé depuis les années 60, passant de 45% à 35% aujourd'hui. En revanche, dans la population féminine, la proportion de fumeuses régulières a augmenté, passant de 10 à 22%. Parmi les adolescents, le tabagisme est aujourd'hui au moins aussi répandu chez les filles que chez les garçons.
(Source: ministère de la Santé)

Après avoir critiqué les augmentations du prix du tabac qui rapportaient aux caisses de l'Etat,
nous allons entendre les mêmes gémir sur l'aspect contraignant de la loi. Que ne disait-on pas de l'obligation de porter la ceinture en voiture?...