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jeudi 25 juin 2020

Covid-19: Véran procède à des tests, maintenant qu'il en a

Le ministre de la Santé a reparu, pour annoncer une campagne de tests d'identification des "clusters dormants"

Tout arrive, au moment d'une "deuxième vague" redoutée


Une campagne de tests virologiques "de très grande ampleur" va être lancée pour "identifier les éventuels clusters dormants" : on avait eu le "grand débat national" bidon de Macron, en réaction au mouvement des Gilets-Jaunes, et voici la grande parade de Véran contre la covid-19... Trente communes d'Ile-de-France sont dans le collimateur, a annoncé Olivier Véran, ministre de la Santé, jeudi dans Le Monde. L'Ardèche doit se débrouiller seule, sans annonce claironnée: elle est en cours sur un parking d'Aubenas, ces mercredi, jeudi et vendredi 25juin. 

Cette "campagne de très grande ampleur qui s'adresse à tous les habitants" le la Région Ile-de-France va cibler "des territoires à proximité de clusters identifiés où (...) il y a du réservoir viral, avec des personnes asymptomatiques, qui peuvent transmettre le virus sans le savoir", expose le responsable. En fait, ils vont faire enfin ce que le professeur Didier Raoult a aussitôt fait, constituer une banque de données pour savoir de quoi ils parlent.

Des chiffres époustouflants, méthode soviétique de com'

"Près de 1,3 million de personnes vivant dans trente communes d'Ile de France vont ainsi recevoir des 'bons' de l'Assurance maladie leur proposant d'aller faire un test virologique dans n'importe quel laboratoire public ou privé, même s'ils n'ont pas de symptômes", a zozoté Véran : une grande première en France, après six mois d'épidémie et 30.00 morts. L'objectif est "d'identifier les éventuels clusters dormants".
"On est pour l'instant au stade de l'expérimentation pour regarder si cela correspond à un souhait des Français. Cette expérimentation pourra ensuite être étendue à d'autres régions", avoue encore Olivier Véran, qui a tout son temps, mais peut-être pas autant de tests que nécessaires...
Quatre régions (Ile de France, Grand-Est, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Hauts-de-France) regroupent 74% des patients hospitalisés en réanimation en raison de la Covid-19. Onze décès supplémentaires ont encore été rapportés mercredi par la Direction générale de la santé (DGS).

"Le pic de mars-avril est derrière nous, mais nous n'en avons pas terminé avec le virus," a insisté le ministre de la Santé, pour son retour devant les media. "Il faut éviter les grands rassemblements et les comportements à risque", insiste-t-il, après coup: les apéros du Canal Saint-Martin et plus prévisible, mais non anticipé, la Fête de la musique, ce 21 juin, marquée par des scènes d'inconscience collective, sans gestes barrière ni masque.

Probable réalisation d'une promesse datant de la mi-mai...

Le ministre de la Santé avaiT promis que 500.000 tests virologiques seraient effectués chaque semaine à partir du 11 mai. La question des tests sérologiques, elle, restait alors entière. Et toujours aujourd'hui, six semaines plus tard

La stratégie post-confinement du gouvernement, particulièrement floue pendant de longues semaines, devait commencer à s'affiner, mais cet affinement s'avéra être une valse-hésitation, voire un tango: un pas en avant, deux en arrière. 

Lors de son allocution télévisée lundi 13 avril, Macron avait indiqué qu'à partir du 11 mai, la France testerait "toute personne présentant des symptômes" du Covid-19. C'est donc dix longues semaines lourdes de conséquences qu'il aura fallu à Macron pour se retourner... 
Dubitatifs, plusieurs "savants" qui le conseillent avaient d'ailleurs rappelé que les campagnes de dépistage se doivent d'être les plus massives possible pour être réellement efficaces et ne pas seulement se limiter aux personnes exprimant des symptômes. Une réalisation impossible au vu des stocks déficitaires: périmés, ils n'ont pas été reconstitués, par souci d'économie et de gestion fine des fonds publics: un respect qui a coûté la vie à plusieurs dizaines de milliers de patients... Le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy avait notamment plaidé pour que les personnes asymptomatiques craignant d'avoir été contaminées puissent également être testées.
Il n'en a rien été. Maintenant, la macronie semble être prête pour la seconde guerre mondiale. Enfin, c'est ce qu'on espère...

dimanche 10 mai 2020

Un proche d'Olivier Véran a tenté de toucher une commission sur des masques

Un "ex-collaborateur", selon Le Point: "ex", bien sûr, il a dû démissionner depuis.... 

L'individu a confirmé les faits relatés par Mediapart et a démissionné de son poste

"Cette histoire" ne me "concerne pas", a rétorqué Olivier Véran au quotidien Le Dauphiné libéré.
https://fl24.net/wp-content/uploads/2020/05/tewfik-696x464.jpg
Derbal, sous l'oeil tutélaire du portrait de Macron



Ex-footballeur de l'US Sassenage et, 
en tout et pour tout, titulaire d'une licence pro (une année "terminale" - sans possibilité de poursuite - après un BTS) délivrée par l'Université Pierre Mendès-France (Grenoble II, Gestion des Ressources Humaines/Métiers de l'emploi et de la formation, 2013-2014), Derbal est cinq ans plus tard collaborateur de ministre, celui de la Santé, et ce serait une affaire compromettante pour tout autre qu'Olivier Véran ou le ministère de la Santé, qui n'a pas mis au clair le rôle du couple Buzyn-Lévy, mais le ministre assure que si ça lui en touche une, ça ne bouge pas l'autre. Pourtant, selon le site d'information Mediapart, cet homme de confiance  a tenté de toucher une commission en plaçant auprès du ministère une offre de masques FFP2, à la mi-mars, en pleine pénurie de masques de protection contre l'épidémie de coronavirus: une "économie souterraine" comme une autre dans le 9.3...

Grenoble : Emilie Chalas lance les municipales de 2020 - Exprimeo.fr
Deux députés exemplaires de La République en marche de l'Isère
Il a "confirmé" les faits révélés par le site d'information et a donc démissionné de son poste vendredi, précise dans un communiqué la députée de l'Isère. 
Engagé par la députée LREM, Emilie Chalas assure qu'elle "ignorait tout" - comme on l'espère - de ces "faits et comportements", qu'elle "condamne avec la plus grande fermeté", selon la formule consacrée. 

Olivier Véran a répondu au quotidien Le Dauphiné libéré que "cette histoire" ne le "concerne pas".
Pourtant, le malfaiteur est son ancien assistant parlementaire... 
Parti sans laisser d'adresse !
Alors qu'Olivier Véran (ex-député de l'Isère) était déjà ministre, à la mi-mars, Tewfik Derbal a profité de sa proximité avec le gouvernement pour chercher à positionner une offre de masques FFP2 auprès du ministère de la Santé, explique Mediapart. 
Ces masques en grande quantité – au moins un million – étaient proposés par une société française d'import-export avec la Chine, auprès de qui "plusieurs pays" avaient manifesté leur intérêt, "sauf la France", selon le quotidien.

La transaction n'a pas eu lieu, mais l'intention est avérée

"Les premières semaines, le ministère a reçu des centaines d'offres de masques, par tous les canaux imaginables. A tel point que la cellule de crise a dédié une équipe à l'examen de ces offres. L'écrasante majorité était d'ailleurs, hélas, bidon. J'imagine que celle de Tewfik Derbal l'était aussi, vu qu'aucune suite n'y a été donnée", argumente-t-il. Interrogé par l'Agence France-Presse, jugé "fiable" par la page de l'Elysée qui recensa brièvement les media à sa convenance (avec Libération, Le Monde et 20minutes), le ministère de la Santé s'est refusé à tout commentaire: et vogue la galère !

Selon des messages produits pour preuve par Mediapart, la société est alors entrée en contact avec Tewfik Derbal, qui s'est prévalu d'être "en lien" avec le ministère de la Santé, réclamant une commission en tant "qu'apporteur d'affaires": un certain pourcentage du prix sur chaque masque vendu. 
Un contrat est signé entre les deux parties, mais "la transaction n'aura jamais lieu", et "Tewfik Derbal ne finalisera jamais la commande de l'Etat", assure le journal.

A son côté, la député LREM Emilie Chalas s'accommode d'un escroc.

La LREM Emilie Chalas à l’Assemblée, en 2018.
A-t-elle porté plainte pour abus de confiance et atteinte à son honneur?
A l'Assemblée nationale, lors des débats sur les projets de loi pour... la confiance dans la vie politique, cette élue de l'Isère - une ex-cadre territoriale, ci-dessus au côté de Véran - s'opposa à l'interdiction complète de l'exercice d'une activité de conseil pour un parlementaire.

En juillet 2019,
elle est investie tête de liste LREM aux élections municipales de 2020 à Grenoble. Elle faisait face à Olivier Six, référent LREM en Isère, dont les partisans mirent en avant, mais en vain, le soutien que lui apportent les militants locaux. Au 1er tour, le 15 mars 2020, la liste qu'elle conduiisait obtint 13,75% des voix, arrivant en troisième position.

Originaire de Moirans,
elle est membre de la commission des Lois constitutionnelles, de la Législation et de l'Administration générale de la République...

samedi 4 avril 2020

Un car de patients atteints du coronavirus obligé de faire demi-tour

Le transfert de huit malades graves du coronavirus empêché d'arriver à Tours, pour raison... administrative

Vers un "mea culpa" des autorités administratives non identifiées

Ce car avec à son bord huit patient atteints du coronavirus devait rejoindreElles se dissimulent après un couac "administratif", ou plutôt une faute, car elles ont mis en danger la vie de plusieurs personnes en situation de grande vulnérabilité, alors que le transfert des patients atteints de nouveau coronavirus à bord du car était en cours entre Reims et Tours, le mardi 31 mars.

Une information qui n'a pas retenu l'attention des chaînes d'information en continu lesquelles préfèrent ressasser  les mêmes informations, en éliminant d'autres, malgré leur difficultés à meubler leur temps d'antenne, bien qu'elles disposent d'un important contingent d'intervenants qui se répètent le plus souvent : ils sont en charge de la diffusion de la pensée officielle du jour.

Le convoi sanitaire a dû rebrousser chemin en cours de route.
Le bus médicalisé prit en otage transportait huit patients marnais atteints du nouveau coronavirus vers le CHU de Tours (Indre-et-Loire), quand il a été contraint de faire demi-tour en chemin, leur transfert n’ayant pas été autorisé par les autorités sanitaires, a-t-on appris mercredi de sources concordantes, mais qui ne révèlent pas l'identité de ces "autorités sanitaires": la transparence promise est une promesse de gascon, picard, en l'occurence .

Affrété par le CHU de Reims auprès des Autocars Schidler de Metz (Moselle), ce bus devait conduire huit patients de la polyclinique privée Courlancy de Bezannes et de l’hôpital de Châlons en Champagne vers le CHU et la clinique Saint-Gatien de Tours (Indre-et-Loire).

Mais après plus d’une heure de route, le chauffeur du bus a été sommé de rebrousser chemin. 
"La directrice du CHU a reçu un coup de téléphone”, indiquant “qu’il fallait arrêter ce transfert et faire revenir les patients,” a expliqué Arnaud Robinet, maire de Reims et président du conseil de surveillance du CHU de Reims.

Le centre de crise sanitaire du... ministère de la Santé mis en cause

"Les échanges interrégionaux (de patients atteints de Covid-19) sont soumis à l’autorisation du centre de crise sanitaire du ministère de la Santé, ce qui n’était pas le cas" lors de ce transfert, a justifié l’Agence Régionale de Santé (ARS) du Grand Est, un Etablissement public à caractère administratif placé sous la tutelle des ministres chargés de la santé, de la sécurité sociale, des personnes âgées, Olivier Véran, et des personnes handicapées, Sophie Cluzel.
"La doctrine est nationale et déclinée à l’échelon régional. Ainsi, il est d’abord privilégié les transferts interdépartementaux au sein des groupements hospitaliers de territoires”, a-t-ON ajouté de même source.
“Le transfert a été retardé [sic] afin d’être... en phase avec la régulation mise en oeuvre au niveau national. Si d’autres transferts devaient avoir lieu, ils le seraient en conformité avec ce cadrage national”, avait assuré mardi soir le CHU de Reims dans un communiqué. L’établissement se refuse depuis à tout commentaire. La macronie n'a la transparence à aucun étage...  

Le maire de Reims est maître de conférences et praticien hospitalier en pharmacologie à l'Université et au CHU de Reims...
Arnaud Robinet est aussi ancien secrétaire national de l'UMP chargé de la santé. Il a regretté un “couac administratif” mais “pas médical!”, rappelant que l’hôpital de sa ville est actuellement "au bord de la saturation".

Au 30 mars, selon les derniers chiffres, le CHU de Reims comptait 93 patients hospitalisés confirmés Covid-19 ou en attente de confirmation et 38 patients en réanimation dédiée Covid-19, soit 77% d’utilisation des capacités.

mercredi 25 mars 2020

Olivier Véran envoie la carrière de sa compagne au septième ciel

L’ascension éclair de Coralie Dubost, compagne du ministre, fait jaser

Olivier Véran, le ministre des Solidarités et de la Santé fait feu des quatre fers

Résultat de recherche d'images pour "madelon"L'amour par visio-conférence
En premier ligne dans la gestion de la crise sanitaire qui confine la France, Véran parvient néanmoins à dégager du temps pour une vie sexuelle aussi harmonieuse que possible, ou plutôt pour sa préparation en post-confinement. Car le Covid-19 guette sa nouvelle relation réduite aux rapports intimes les plus animaliers, à condition qu'il n'y mette pas trop de passion et ne transpire pas. En même temps, est-ce qu'un ministre mouille sa chemise? Or donc (!), puisque les bisous et a fortiori les pelles baveuses leur sont interdites, au risque de transmission du virus entre porteurs sains, il soigne la carrière de sa compagne, en guise de préliminaires. Et elle adore. 

Olivier Véran est partout, notamment à la promotion sociale.  
En duplex dans les journaux de télévision, en réunion de crise ou en conseil de défense. Pas beaucoup de répit pour le ministre des Solidarités et de la santé, pas beaucoup de temps non plus pour passer du temps avec sa compagne, la députée LREM Coralie Dubost, sortie récemment de 16 jours de confinement total pour cause de fièvre.

Avant de divorcer et de refaire sa vie, l'actuel ministre de la Santé a été marié à une médecin gynécologue-obstétricienne avec qui il a eu deux enfants. Son ex-femme - une quadragénaire..., tandis que Mlle Dubost est une trentenaire de 37 ans - dont le prénom est gardé secret, exercerait en cabinet et en clinique tout près de Grenoble d'où elle serait originaire elle aussi. Il a connu la mère de ses enfants au cours de ses études de médecine à Grenoble, lors d'une de ces soirées festives dont les carabins ont le secret. "J’étais en charge des soirées, confiait Olivier Véran en 2017 dans un entretien relayé par Les généralistes CSMF. Les premières affiches que j’ai collées étaient pour les organiser. (…) J’ai connu les internats avec les fresques [sic: les illettrés auront compris 'frasques'], les ambiances carabines. En tant qu’interne, on a besoin d’exutoires. C’est humain". Et tous deux  auraient exercé au même moment au CHU de Grenoble.
Pour Mme Véran, il  avait pris un serment...
Olivier Véran avait pris un engagement fort : “Ma femme m’encourage dans ma démarche, confiait-il  avant son divorce. Elle a fait des concessions professionnelles pendant trois ans lorsque j’étais à l’Assemblée nationale et elle est prête à en refaire, mais en échange, je prends l’engagement de ne pas faire de la politique toute ma vie. Il faut qu’elle puisse, elle aussi, avoir l’occasion de se réaliser dans son activité professionnelle". “Serment de maquerelle, on le pèse sans peine. Serment de maquereau pèse une araignée d'eau,” assure Antoine Spire (Le Monde de l'éducation - Juillet - Août 2001).
De son temps à l'Assemblée, on retiendra que ce député PS a voulu interdire l'embauche de mannequins trop maigres.

Le successeur d'Agnès Buzyn a été suppléant de la socialiste Geneviève Fioraso députée de la première circonscription de l'Isère (2007-2017) et ex-ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du gouvernement Ayrault puis secrétaire d'État chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement Valls (2012-2015).

De militante En Marche! à compagne sanitaire, en passant par députée décorative.

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Il a les pieds plats, mais ça ne se voit pas dans toutes les situations
Entrée en religion politique en avril 2016, elle intégra le parti d'Iznogoud, celui qui voulait "être calife à la place du calife". "Au tout début de la présidentielle, on me qualifiait souvent de plante verte, que j’aurais été choisie pour mon physique... Classique! Et quand j’ai commencé à piloter le mouvement, je suis passée au statut d’autoritariste," raconte Coralie Dubost au Midi Libre Montpellier.
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Elle a longtemps aimé sucer son pouce
Elle deviendra alors la référente du parti pour le département de l’Hérault. Un an plus tard, en juin 2017, elle est élue députée de la 3ème circonscription de l’Hérault, sous étiquette LREM. Coralie Dubost devient ensuite vice-présidente du groupe LREM à l'Assemblée nationale. Quelques mois plus tard, elle intègre le programme des Young Leaders de la France China Foundation et part en Chine au côté d'Emmanuel Macron.

"On aimerait la voir plus souvent"
L'ascension de cette juriste de formation de 37 ans n'a rien que de très ordinaire en cette période de disette et de renouvellement des cadres de la vie politique: la rareté donne de la valeur à ce qui en manque. Les député(e)s LREM ne se sont-ils pas aussitôt signalés par leur inexpérience arrogante et, bientôt, leur incompétence agressive ?  

Les élus de la majorité se félicitent entre eux. 
Certains  louaient ainsi les innombrables qualités de la députée qui a gravi les marches quatre à quatre, à la force du poignet, pour vite arriver au sommet. "Je ne suis pas surpris de son parcours, elle a les ressources, et le talent pour cela (...) Elle travaille le soir, parfois tard la nuit, elle fait des fiches, et ne se satisfait jamais d’un seul son de cloche," confiait Joël Raymond, le maire LREM de Montaud à nos confrères. 
"C’est une véritable bosseuse [à domicile], elle prend son travail très au sérieux. Elle aime le détail, elle m’a toujours demandé des choses extrêmement précises. Mais c’est aussi quelqu’un de très bienveillant, naturel, Qui ne connaît pas le politiquement correct. Elle est atypique dans ce milieu," soulignait pour sa part Mathieu Casuccio.

En revanche, les maires des petites communes de la métropole de Montpellier faisaient part de leur mécontentement.
Dans un article de 20 minutes daté de 2018, ils regrettent ses nombreuses absences sur le terrain. "Elle a été élue pour représenter les citoyens, et quand on l’invite dans nos communes, elle ne vient pas, elle ne s’excuse pa?s" pestait Laurent Jaoul, le maire du village de Saint-Brès. 
"On aimerait la voir plus souvent, c’est vrai. C’est mon regret. Sans doute a-t-elle beaucoup de travail, elle a beaucoup d’activités," regrettait à son tour le maire de Saint-Géniès des Mourgues, Yvon Pellet.

mardi 17 mars 2020

Buzyn révèle avoir prévenu Macron de l'ampleur de l'épidémie de coronavirus

Une bombe dans le jardin du chef de guerre d'opérette

Agnès Buzyn livre des confessions qui accablent Macron

L'ex-ministre de la Santé qualifie de "mascarade" la tenue des élections municipales. 

L'onde de choc provoquée par les propos explosifs de l'ex-ministre de la Santé dans Le Monde du 17 mars ne fait que commencer à se propager, en pleine crise du coronavirus, contre laquelle Emmanuel Macron a pris la posture du "chef de guerre"... sanitaire.
Humiliée par son classement au troisième rang du premier tour de la municipale à Paris, celle qui a dû remplacer au pied levé le candidat LREM chéri de Macron, Benjamin Griveaux, contraint à l'éjection précoce pour des vidéos de masturbation diffusées, affirme qu’elle était parfaitement au courant de l’ampleur que prendrait l’épidémie du covid-19, assure-t-elle - ce qui a pu la décider à abandonner le navire du gouvernement pour tenter de sauter dans le siège occupé par Anne Hidalgo, la maire PS sortante. 

"En même temps", elle se trahit, admettant en creux avoir menti aux électeurs puisqu’elle s'est tue, n' hésitant pas à se lancer prioritairement à la conquête de la capitale, plutôt que de livrer son combat de médecin contre le virus. "On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade," déclare-t-elle du premier tour des municipales pendant la phase 2 de l'épidémie au Covid-19.

Elle avait prévenu Emmanuel Macron et Édouard Philippe dès le mois de janvier de la catastrophe sanitaire qui se profilait. 

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"Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu", affirme celle qui, il est vrai, ne cachait pas ses larmes lors de sa passation de pouvoirs avec Olivier Véran. Le chef de guerre l'a-t-il écartée pour défaitisme ou pour incompétence ?

Buzyn libère-t-elle sa conscience ou la "buse" se venge-t-elle de son envoi au casse-pipe?
Agnès Buzyn poursuit: "Depuis le début je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. La dernière semaine a été un cauchemar. J’avais peur à chaque meeting. J’ai vécu cette campagne de manière dissociée." 

Pourtant, c’est bien son équipe de campagne qui a contacté, via SMS, 500.000 électeurs pour les appeler à voter Agnès Buzyn dimanche 15 mars, avec tous les risques sanitaires que le déplacement aux bureaux de vote comportait. 

Pourquoi, alors, a-t-elle vidé les stocks français de masques, à la mi-février, pour les envoyer en Chine, en pleine conscience ?
Le député européen du Rassemblement national Thierry Mariani a regretté l'envoi par la France de "17 tonnes de masques et de gants en Chine", alors que les hôpitaux français manquaient déjà de masques. Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères confirme dans un communiqué de son ministère, daté en effet du 19 février dernier. "La France a décidé de manifester sa solidarité à l’égard du peuple chinois confronté à l’épidémie de Coronavirus", précise le quai d'Orsay. "Un Airbus A 380 affrété par la France a décollé ce soir de l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle à destination de Wuhan", précise le communiqué.

Plus incohérent, la ministre-médecin avoue avoir pris conscience très tôt de l’ampleur de la crise à venir. 
“Le 11 janvier, j’ai envoyé un message au président [Macron] sur la situation”, indique l’ex-ministre. 
Elle précise même avoir prévenu Edouard Philippe dès le 30 janvier pour l’avertir "que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir". Pourtant, quand Griveaux a giclé de la campagne, l’ex-ministre de la Santé a quand même quitté le ministère de la Santé pour tenter l’aventure électorale. 
"Je recevais des milliers de textos me disant : ‘Il n’y a que toi…’ Je me suis dit que je n’allais pas laisser La République en marche dans la difficulté… Paris est un beau mandat. J’ai appelé moi-même le président pour lui dire que j’y allais", admet la vaniteuse. Des propos rétrospectifs surprenants, sachant qu’elle avait elle-même attaqué Anne Hidalgo sur sa gestion du coronavirus. Ce mardi dans Le Monde, ce choix de Macron d'une ministre inappropriée prédit maintenant des “milliers de morts” dans l’Hexagone. 

lundi 16 mars 2020

Royal s'abat sur Olivier Véran comme le coronavirus sur la crise à l’hôpital

Pas de trêve du coronavirus pour Royal qui prend à partie le ministre de la Santé

Ségolène Royal a apostrophé le ministre de la Santé sur les moyens alloués à l’hôpital public




L'amère Royal a fait grimper la température sur le plateau de TF1 consacré aux municipales ce dimanche. En ce soir de premier tour, Olivier Véran était invité non pas pour s'exprimer sur les résultats du scrutin, mais pour évoquer la crise du coronavirus et les dernières dispositions gouvernementales. Mais une politicienne invitée avait quelques mots aigrelets à lui postillonner à ce sujet.

C
onviée par la chaîne à commenter les résultats du camp socialiste, Ségolène Royal, l'ex-candidate socialiste refoulée à la présidentielle de 2007, a en effet profité de l'occasion pour interpeller l'actuel ministre de la Santé sur les rémunérations des personnels soignants, en première ligne dans la gestion de la crise. 
"Je pense que vous faites le maximum dans le cadre des moyens qui vous sont alloués mais honnêtement, les personnels hospitaliers, ils en ont assez des coups de chapeaux, ils veulent des remises à niveau, vous avez enlevé 900 millions à l'hôpital public en 2018", a commencé une Ségolène Royal visiblement remontée.
Olivier Véran, ex-socialiste, aujourd'hui LREM, a peu apprécié la mise en cause de l'ex-ministre. "Mme Royal, vous faites de la polémique ce soir, vous être vraiment sûr que c'est le soir pour le faire?, a-t-il d'abord sèchement interrogé. Une remarque qui n'a pas freiné la démagogue : "Ce n'est pas de la polémique, vous avez enlevé plus de 600 millions (sic)…" a martelé l'ancienne ambassadrice des pôles.

Les deux anciens camarades se sont étrillés.

Le substitut d'Agnès Buzyn, elle-même  substitut de Benjamin Griveaux a commencé par légitimer sa présence au gouvernement : "Je consultais encore à l'hôpital public, il y a un mois, j'ai été aide-soignant en Ehpad, je n'ai pas de leçons à recevoir, je connais la difficulté que traverse l'hôpital, je la connais plus que vous," a fait valoir le neurologue. 
Avant de hausser le ton. "Vous vous prétendez leur porte-parole, je ne crois pas que ce le soit le soir. Mon message ce soir, c'est de la santé publique. Je ne suis pas venu faire de la politique", a une nouvelle fois tenté de couper court le ministre.

Depuis plusieurs semaines, Ségolène Royal a fait du manque de moyens de l'hôpital public son cheval de bataille. Sur les réseaux sociaux notamment, la politicienne a pris fait et cause pour les personnels hospitaliers qu'elle estime maltraités par le gouvernement.

Ce dimanche soir,
Olivier Véran, lui, avait visiblement mieux à faire que de polémiquer. 
Alors que Ségolène Royal repartait à la charge, lui reprochant à nouveau de ne pas "écouter les personnels hospitaliers", le ministre a fait observer à son ancienne camarade de parti qu'elle n'est pas leur "porte-parole". Tout en la défiant, assurant qu'en tant que médecin, il serait "ravi" de discuter avec elle de la crise du Covid-2019.
Economiste français spécialisé en économie mathématique et prêtre catholique jésuite, Gaël Giraud occupait les fonctions de chef économiste de l'Agence française de développement (AFD). Est-il alarmiste ?

Et les twittos militants se sont payés Ségolène Royal 

A-t-elle manqué de jugement en divisant quand la pandémie commande aux acteurs politiques
- même sans légitimité électorale - de rassembler?
Appelée à évoquer la crise du coronavirus et les dispositions laborieusement mises en place par Macron, Ségolène Royal n'a pas su se tenir de saisir la perche qui lui était tendue et de taper sur le ministre de la Santé, un m'as-t-vu en fonction depuis le 16 février 2020.  Bien mal lui en pris...

Sur les réseaux sociaux, 
les militants hyperactifs de LREM se sont déchaînés. 

Ils savaient à quoi s'attendre avec elle et L'Elysée a en effet lâché les chiens.
Qu'ils appartiennent ou non à des comptes d'influence, ils sont capables de publier jusqu'à 115 tweets par heure (et pourraient rédiger autant d'amendements au projet de réforme des retraites...) et sont des influenceurs de twittos organisés en secte (et les écolos ne sont pas mauvais non plus dans le genre compulsif), mais ça finit par se remarquer. Ils se font donc démasquer, mais rebondissent en changeant de profil ou de statut. 

Dans ce monde de l'anonymat-roi, les plus reconnaissables ont #FBPE pour signe de ralliement
: les quatre lettres de ce hashtag, créé dans le cadre du Brexit, signifient 'Follow Back Progressive EU'. A l'origine, c'est un signe de ralliement censé permettre aux pro-européens de tous les pays de se suivre sur Twitter, mais son créateur néerlandais ne lui assigne aucune limite. Il assure qu'il ne correspond à aucun parti en particulier, son but étant de rassembler. Et les Bernard l'Hermite s'en sont emparés, comme de tout ce qui traîne, puisque les macroniens  n'ont jamais rien créé de leurs mains : ce sont des spécialistes du détournement, des repreneurs d'entreprises et des squatteurs.
Couronnons le tout:

Notons que
le signe de ralliement est désormais identifié et moqué, on le voit, par des twittos ignorant même l'origine des quatre lettres.

lundi 17 février 2020

"Ça frise la provocation", réagit un porte-parole des urgentistes à la nomination d'O.Véran au ministère de la Santé

Christophe Prudhomme, porte-parole de l’AMUF, s'inquiète de la nomination de Véran

Le remplacement de Buzyn par O'Véran n'est pas une affaire selon l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF)

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La nomination d'Olivier Véran inquiète le médecin urgentiste et porte-parole de l'AMUF, qui pointe l'urgence de la crise que traverse l'hôpital public. 
Véran pourrait repousser le dialogue, prévient-il, lors d'une conférence de presse le 12 septembre 2019 à Paris. 

"Pour nous, mettre comme ministre celui qui avait été à la manœuvre pour faire voter la loi de finance, qui motive aujourd’hui le mouvement à l’hôpital, ça frise la provocation", dénonce dimanche 16 février Christophe Prudhomme, médecin urgentiste (AMUF), alors que le député LREM Olivier Véran a été nommé ministre des Solidarités et de la Santé, à la suite de l'envoi d'Agnès Buzyn au front de la municipale à Paris, à la suite de la démission forcée de son prédécesseur, Benjamin Griveaux, pour diffusion de sex-tapes explicites de harcèlement sexuel, alors que sa campagne LREM ne décollait pas : avant le scandale, le choix du président était situé 3e, voire même 4e. Véran succède à une ministre cataloguée bécasse et inefficiente. 
Avec la pandémie qui était arrivée, le départ de Buzyn était apparu comme un limogeage : elle savait, de son propre aveu, que l'épidémie venue de Chine serait un "tsunami" et que la France n'était pas prête, mais elle n'avait pas pris les dispositions qui aurait permis d'amortir le coup et d'épargner des vies.
Le président n'a pas jugé raisonnable et responsable d'annuler le premier tour des municipale, bien  que, selon ses dires, elle l'ait mis en garde d'un risque sanitaire majeur. 

"La Santé nécessite de faire de la politique et on nous vend des médecins comme ministre de la Santé, ce qui ne nous paraît pas être la meilleure solution", déplore Christophe Prudhomme. "On aimerait bien que les politiques, plutôt que de se répandre dans les médias sur des affaires qui préoccupent moyennement les Français, se préoccupent de la crise qui existe aujourd’hui à l’hôpital public et qui est dénoncée depuis plusieurs mois", explique-t-il.


"Mr Véran a été à la manœuvre pour voter la loi de finance de la Sécurité sociale que l’ensemble de l’hôpital rejette"

Des antécédents qui plaident contre le "générique" de Buzyn. "On a peu d’espoir que la politique change" l’ensemble de l’hôpital, conclut Christophe Prudhomme.

Dans l'attente"qu'un dialogue s'instaure" entre le nouveau ministre et les organisations syndicales, l'urgentiste craint de nouveaux délais : "Quand un nouveau ministre arrive, il y a toujours un temps où il va mettre en place ses équipes, étudier les dossiers, alors que la situation est là, il y a urgence à des décisions."

Le médiatique docteur urgentiste Patrick Pelloux (AMUF) a su faire évoluer sa position face au danger d'épidémie :

"Ce qui nous rend très suspicieux, c’est que le gouvernement est piloté par le couple de Mr Macron et de Mr Philippe, qui sont à la baguette", observe Christophe Prudhomme. Pour le porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France, "les ministres ont des marges de manœuvre assez réduites."

Dans le combat mené contre la pandémie du coronavirus, "nous n'avons aucune marge de manœuvre," alerte l’Association des médecins urgentistes de France qui pointe le manque de lits d'hôptaux, mais aussi de respirateurs, jusqu'à la pénurie en masques chirurgicaux et au rationnement des tests de dépistage du Covid19.

VOIR et ENTENDRE ce médecin neurologue de la Pitié-Salpétrière alertant le "chef de guerre" au cours de son petit tour des popotes, le 27 février: