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dimanche 18 août 2019

Clandestins non désirés :ouverture d'un centre pour mineurs dans les Alpes-Maritimes

Des mineurs, mais dans la fleur de l'âge : travail assuré à Schiappa

Les associations pour l'égalité femmes-hommes et contre les abus sexuels ont de "beaux" jours devant elles




Dans le petit village de Sainte-Agnès, charmante commune de 1.200 habitants des Alpes-Maritimes, dont l'appellation ne prédestinait pas à l'accueil en nombre de musulmans d'ethnies diverses et variées, un centre pour migrants mineurs doit voir le jour au mois d’août. Les associations d’aide aux migrants font toutefois la fine bouche, déplorant une situation géographique trop isolée pour des jeunes livrés à eux-mêmes - dont les esprits simples pensaient pourtant qu'elles les encadraient - et un manque de préparation de la population. Est-ce à dire que les villageois ne sont pas volontaires : s'ils n'ont pas été consultés, le gouvernement s'attend-il donc à des "difficultés" ?  Pourquoi Castaner, ministre de l'Intérieur, ne propose-t-il pas leur accueil sur sa commune de Forcalquier, Alpes-de-Haute-Provence ?

L’accueil pour migrants mineurs ouvrira bel et bien ses portes dans la commune de Sainte-Agnès, contre l’avis du maire du village qui avait déposé un recours. Selon Albert Filippi, soucieux de la paix publique, entre 75 et 150 lits vont être mis à disposition des migrants dans cet ancien centre de loisirs dès le mois d’août. Une grosse capacité, ce qui n'est pas de nature à rassurer la population paisible : plusieurs arrivages, en vagues successives, sont à craindre, tandis que Macron appelle les Français à se réconcilier !

Les personnes concernées mettent en garde contre les dangers associés à cette improvisation 
"Le lieu n’est pas équipé pour accueillir des mineurs. Il n’y a pas d'activité prévue, pas de cours de français, rien…", s'inquiète David Nakache, président de l’association 'Tous citoyens', hébergé par le Club Mediapart. Ce gauchiste crée des difficultés autour de lui, mais  n'est jamais responsable de rien. Une précédente expérience malheureuse ne lui donne pas à réfléchir, puisqu'il écrit : "Les tensions et violences survenues au foyer pour mineurs isolés étrangers les Pins, à Valbonne, sont la conséquence directe de choix économiques : pour dépenser moins, le Département 06 a choisi d'ouvrir une structure trop grande de 100 lits qui entrave le suivi personnalisé et la prévention des conflits. Une telle structure favorise la mise en danger physique et psychologique du personnel comme celle des jeunes.

L'accompagnement des jeunes exilés [sic] nécessite des structures plus petites de 30 à 40 lits maximum, du personnel diplômé et formé en nombre suffisant. Ces mineurs ayant souvent subi des violences et des actes de torture, un suivi psychologique adapté et constant est indispensable."

Afin d'éviter des oppositions de maires ou de riverains, comme à Saint Agnès [ceux et celles qui savent de quoi ils parlent disent 'Sainte-Agnès'], nous préconisons un travail en amont, pour ne pas mettre la population et les élus locaux devant le fait accompli. Il s'agit de concevoir l'accueil de ces mineurs en accord avec la population, les élus et les associations locales et nous invitons le Département et la Préfecture à la concertation et au dialogue préalables."

La décision est tombée d'en haut, sans concertation.
"C’est la chronique d’un échec annoncé".
Résultat de recherche d'images pour "migrants rodeurs"
Ni la préfecture des Alpes-Maritimes, qui a exigé l’ouverture de ce centre, ni le Conseil départemental n'est en mesure de communiquer sur cette arrivée non concertée : le pouvoir central a encore imposé ses choix depuis Paris, sans dialogue. Christine Poupon, de l’association 'Relais réfugiés', même s'agissant de clandestins, dénonce également une décision aussi précipitée qu'incohérente. “Sainte-Agnès est un village charmant avec des balcons typiques de la région, certes, mais il n’y a rien à y faire. Mettre là-bas quelque 70 jeunes, de différentes ethnies en plus, est un peu une hérésie.

Le village sait de quoi il parle.
En 2015, Sainte-Agnès, située à 10 kilomètres de Menton, ville de retraités à environ une heure de route de Nice, avait déjà accueilli un groupe de migrants. Cela avait à l’époque “posé des problèmes”, selon plusieurs sources convergentes. Le maire de la commune parle notamment de jeunes hommes migrants importunant des jeunes filles du village. Pour d’autres, les migrants, livrés à eux-mêmes, traînaient simplement dehors. “Rien de bien méchant mais, vous savez, les gens se font vite des mauvaises idées”, explique Christine Poupon, qui vit à Eze, à 40 minutes de là. “Le problème, c’est que rien n’est mis en place pour préparer la population locale à accueillir ces personnes.”

Crainte de refoulements systématiques à la frontière.
Pour cette militante, la zone géographique excentrée de la commune est un problème majeur. Craint-elle de les voir débarquer dans son village d'Eze ? "Ces jeunes seront très isolés : il n’y a qu’un bus par jour pour Menton. Pour peu qu’ils aient des démarches à faire, ou qu’ils doivent décrocher un emploi en apprentissage, ils ne vont pas avoir beaucoup d’opportunités." Son association les laisse donc livrés à eux-même. Et en bande(s)...

Cédric Herrou, le passeur et pseudo-berger de la vallée de la Roya, va-t-il leur adresser des clandestins ?
La proximité de la bourgade avec la frontière italienne éveille les soupçons des craintes des associatifs. "Nous craignons que ce centre ne serve de mise à l’abri dans l'attente de leur évaluation de minorité et que ces jeunes, s'ils sont déclarés majeurs, ne puissent pas faire valoir leurs droits de recours et soient refoulés systématiquement à la frontière", suppute David Nakache, qui rappelle que des refoulements abusifs, selon lui, sont déjà survenus par le passé dans les Alpes-Maritimes.
Et d'anticiper : "On redoute que ces jeunes n’aient pas la possibilité de déposer un recours contre la décision de l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) au cas où cette dernière refuserait de reconnaître leur minorité", poursuit David Nakache, puisque ces jeunes n'ont pas d'état civil. "Il n’y a de toute façon pas de possibilité matérielle de recours à Sainte-Agnès : concrètement, comment peuvent faire ces jeunes pour se rendre à Nice aux horaires de bureaux, sans moyens de déplacements et souvent sans comprendre la langue française ?” C'est peut-être aux associations de passer des déclarations critiques aux actes positifs. Et citoyens, respectueux des Français.

“On a l’impression, à Valbonne et à Sainte-Agnès, qu’on crée des ghettos”
On ne s'attendait pas à celle-là, de la part des cyniques qui opèrent en réseaux pour les attirer et les convoyer. Mais la mauvaise foi "humanitaire" et la malveillance politique n'ont pas de limites parmi les 'No border' !
L'ouverture imminente de ce centre à Sainte-Agnès survient alors qu'un autre établissement de la région, le foyer des Pins à Valbonne, présente déjà des problèmes de dysfonctionnement. Dans cette commune située à une trentaine de kilomètres de Nice et à une heure de route de Sainte-Agnès, la prise en charge de 77 migrants est un "fiasco", titrait Nice-Matin en février. "Direction débordée, éducateurs non formés, migrants trop nombreux", "bagarres", "désœuvrement", énumère ainsi le quotidien. Occultant les tensions d'ordre sexuel...

"Ces gros centres, ce sont des lieux propices au pourrissement de la situation", assène Christine Poupon, en observatrice aux bras ballants. "Pourquoi les migrants sont-ils dans ce genre d’endroit ? A partir du moment où ces jeunes ont été reconnus mineurs, ils doivent être traités comme des enfants et, donc, être hébergés dans des foyers de bien plus petite taille. On a l’impression, à Valbonne et à Sainte-Agnès, qu’on crée des ghettos," commente-t-elle.

Le 4 juillet dernier, des violences entre les 77 pensionnaires et leurs éducateurs ont éclaté à Valbonne. 
Ces trois Africains ont intégré le discret foyer valbonnais fin 2018 et bénéficiaient abusivement de la prise en charge des mineurs non accompagnés, gérée par le Conseil départemental des Alpes-Maritimes, financé par l'impôt. Le pot aux roses fut découvert au début juillet quand, malgré la canicule, la préfecture n'avait pas livré les ventilateurs. La chef de service en prêta un, à titre provisoire. Mais lorsqu’un médiateur se présenta pour le reprendre, les jeunes clandestins refusèrent de le restituer. Ils exigèrent de le remettre à sa propriétaire, en mains propres. Soupçonnés d'arrières-pensées, le ton monta. Le médiateur se fit insulter. Chacun empoigna le ventilateur… qui tomba et se cassa. Effet de groupe et ingratitude aidant, le personnel se retrouva bientôt aux prises avec une dizaine de jeunes violents. Résultat de recherche d'images pour "Macron et petites frappes de Saint..."
Des menaces, de mort, puis des coups fusèrent. "Je vais prendre un fusil et vous tuer !" "On va brûler ce foyer ce soir !" "On va les tuer ces connards !" C'était le moment de leur 'envoyer la commère du gouvernement, mais elle était justement réfugiée derrière son portable, à tweeter comme une malade. Peut pas être partout et passer de l'admonestation verbale aux actes positifs... Mieux, la terreur des petites-frappes de Saint-Martin (ci-dessus) !
Bilan : parmi le personnel, cinq victimes de ces "jeunes" mineurs. Le directeur et le médiateur avaient été malmenés, un éducateur, frappé à la tête, et une secrétaire se retrouva en état de choc. La chef de service dut aller consulter à l'hôpital.
Or,
selon des radiographies de leurs poignets, les agresseurs auraient en fait 18 ou 19 ans. Et seraient donc majeurs. Me Édith Founkoue, avocate des trois adultes africains, ne se démonte pas et conteste la fiabilité de l’examen osseux, citant une décision du Conseil constitutionnel qui constate une large marge d’erreur. "Il subsiste un doute quant à leur âge. Ce doute doit leur profiter !" Le tribunal présidé par Isabelle Demarbaix lui donne raison. Il ne peut que se déclarer incompétent et renvoyer les assaillants à Valbonne.Le Département envisagerait toutefois de ne pas en rester là et d’écarter les principaux fauteurs de troubles, en les confiant à d’autres foyers à travers la France. Que les amateurs lèvent la main !
Résultat de recherche d'images pour "migrants rodeurs"
Les trois migrants envoyés en détention provisoire y sont-ils toujours ou dans notre voisinage et celui de nos enfants ? Nul doute, bien sûr, que ces charmants jeunes gens sont reconnaissants à la France de consentir des efforts en les accueillant au dépoté..., mais il serait prévoyant, et sage, M'dame Schiappa, de prévenir les risques d'agressions sexuelles sur nos petites jeunes filles, ne pensez-vous pas, avant qu'elles ne passent un mauvais quart-d'heure et fassent grimper les statistiques ? D'ailleurs, nos SDF seraient quant à eux pleins de gratitude, assurément, s'ils bénéficiaient de la même sollicitude associative.

samedi 6 février 2016

Les "No Border" de Calais, une "poignée" de militants "décriés" ?

Tolérance pour les anarcho-révolutionnaires, intolérance pour les patriotes, dans Le Monde 

Le journal Le Monde fait croire à un 
"tir groupé"  des autorités contre les 'No Border'.
 
150 migrants clandestins prennent un ferry d'assaut,
à Calais le 24 janvier 2016
"Depuis plusieurs jours, les autorités ont pris pour cible ces militants qui luttent pour l’abolition des frontières", estime Le Monde, le journal officieux du PS, mais c'est vraiment peu dire. Est-ce d'ailleurs vrai ? S'ils luttaient pour une noble cause, qui ferait consensus, et dans le respect des lois du pays, sur lequel ils mènent des raids, le journal serait justifié.


Or, ces "militants" sont des activistes de l'espèce non pas "normale" mais violente et la région de Strasbourg (lien PaSiDupes: "Vandales anti-OTAN à Strasbourg - Un militant UNSA-police accuse sa hiérarchie") , à défaut de la journaliste Enora Ollivier, qui tient un blog sur ...Mediapart, a gardé les séquelles des violences des Black Blocs" à l'occasion du sommet de l'Otan. Dans Le Monde, elle prétend que les autorités accuseraient ces "activistes radicaux sans frontières" (selon L'Obs), "entre autres griefs, d’instrumentaliser les migrants présents à Calais et de favoriser les confrontations avec les forces de l’ordre". Le vocabulaire rend peu compte de la réalité: ces militants sont des activistes pour qui "personne n’est illégal"
VOIR et ENTENDRE un autre descriptif de ces activistes "d'extrême gauche" qui "encadrent" les illégaux et "orchestrent ces assauts", selon France 2, en octobre 2015 :

Calais: l'extréme gauche instrumentalise les migrantsEurotunnel à Calais:des 'No border", groupes violents d'extrême gauche, encadrent les intrusions mettant en danger la vie de migrants
Posté par Pasidupes-blog Pasidupes sur dimanche 4 octobre 2015
Le Monde pointait Xavier Bertrand, président Les Républicains (LR) de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie qui, selon Mlle Ollivier, n’a pas eu, de mots assez durs, le mercredi 3 février sur France Info, contre ceux qu’il a qualifiés "d’agitateurs" et de "provocateurs". L’ancien ministre a réclamé que soient "mis hors d’état de nuire" ces militants qui "viennent activer les migrants et parfois (...) dire à certains 'attaquez les CRS' "

La maire de Calais, Natacha Bouchart (LR), a confirmé, en jugeant nécessaire, dans un entretien au Monde, au lendemain de la manifestation de soutien aux migrants du 23 janvier, qu’on éloigne [de la ville] ceux qui doivent l’être. Y compris les No Border et les activistes". "Il faut que l'armée intervienne", a-t-elle insisté, lors de la visite d'Alain Juppé, alors qu'on attend toujours François Hollande.

"Week-end sous tension à Calais, poudrière de la crise migratoire", titra sobrement Le Monde
Choix d'illustration du Monde
Le gouvernement cherche notamment à éviter que les violences du weekend des 23 et 24 janvier ne se reproduisent: ce jour-là, après une manifestation de migrants (ci-contre), en présence de représentants politiques, comme l’ex-candidat d'extrême gauche à l’élection présidentielle, Philippe Poutou (NPA, trotskiste), ou la députée européenne écologiste (EELV) Karima Delli (ci-dessous placée sous la protection d'Eva Joly),

 une cinquantaine de migrants avait réussi à s’introduire dans un ferry en partance pour l’Angleterre.
Six illégaux et deux No Border, qui sont également montés sur le bateau, doivent être jugés pour ces faits le 22 févrierSur les quelque 150 personnes qui étaient parvenues à pénétrer dans l’enceinte du port, plusieurs dizaines ont réussi à monter à bord du navire. Les anarchistes titrèrent "La manif en soutien aux migrants part à l’abordage d’un ferry.
Vers 20 h 30, après plus de trois heures de blocage et la fermeture provisoire du premier port de voyageurs de France, les clandestins ont été évacués par la police, qui a dû avoir recours à une passerelle mobile pour faire la jonction avec le bateau. Selon la préfecture du Pas-de-Calais, 24 migrants et 11 militants de l’association No Border (réseau d'activistes anti-européens qui profitent de la détresse des migrants) ont été interpellés sur le ferry et emmenés dans les locaux de la Police de l’air et des frontières (PAF).
Les six migrants et les deux militants de No Border qui devaient être jugés lundi 25 janvier en comparution immédiate pour "infraction au code des transports" ont vu leur procès reporté au 22 février. Ils risquent une amende de 3.750 euros et six mois de prison. 


Pendant le rassemblement, le groupe aurait également tagué d'un 

"Nik la France" la statue du Général De Gaulle et d'Yvonne de Gaulle, érigée dans le centre-ville.

A son tour, mercredi 3 février, le ministre de l’Intérieur,
Bernard Cazeneuve, a dénoncé "l’irresponsabilité" et le "cynisme" des militants de No Border. Il a annoncé l’interdiction temporaire à Calais de toutes les manifestations " susceptibles d’occasionner des troubles à l’ordre public".

"Ils n’ont jamais été plus d’une trentaine," minimise Le Monde

Difficile de décrire cette "mouvance" (sic; en fait, un mouvement d'ultra-gauche)  dont les membres fuient la presse, comme se dissimule la journaliste Enora Ollivier (ci-contre). "Nous préférons nous exprimer nous-mêmes, avec nos propres mots, plutôt que d’être médiatisés et édités par des journalistes", écrivent-ils sur leur blog, en anglais et en arabe, et rejettent tout positionnement politique, raconte la journaliste pour ne pas admettre que la clandestinité est fondamentale dans le mode opératoire de la subversion.
"Etiquetés 'altermondialistes' ou 'anarchistes' "(synonymes, comme les "pacifistes" du réservoir de Sivens?), ils réclament par la force et la violence la fin des frontières, qui empêchent de fuir les victimes de la guerre menée par les rebelles et les islamistes de l'Etat islamique (Daesh)  contre les forces régulières, singulièrement en Syrie, mais aussi en Irak et en Lybie, déstabilisés par les Frères musulmans.

Les No Border avouent leur infiltration de la "jungle de Calais" depuis juin 2009, où ils vivent au plus près des clandestins. Leur propagande s'étale sur leur site :
"Nous réalisons un ensemble d’activités variées qui a pour but de construire la résistance face aux agressions policières, d’éveiller les consciences sur la situation calaisienne, de montrer notre solidarité avec les migrants, et tout simplement d’essayer de rendre la vie des gens un peu plus facile."
En novembre, la préfecture du Pas-de-Calais comptait "entre quarante et cinquante" No Border en semaine à Calais, un chiffre pouvant "doubler le week-end", de l'aveu du ministère de l'Intérieur. Les révolutionnaires de ce réseau transnational de collectifs et d'individus incontrôlables prétendent être "beaucoup moins de cinquante".

L'associatif Philippe Wannesson, décrit par le Secours populaire comme un militant des droits de l'homme, participe à la désinformation en estimant qu' "ils n’ont jamais été plus d’une trentaine". Ce militant estime que, depuis plusieurs mois, "on met derrière le terme 'No Border' beaucoup de gens, y compris des Belges et des Britanniques, qui sont sur le terrain, dans le bidonville, sans qu’ils aient forcément de liens avec le mouvement", ce qui reste à démontrer. Comme chacun sait depuis les attentats de novembre 2015, on peut être Belge et terroriste, voire islamiste.
Pour cet acteur du chaos de la jungle de Calais, les deux Français poursuivis pour l’intrusion sur le ferry le 23 janvier auraient même "découvert l’existence de No Border en garde à vue". D’ici  leur procès, les six migrants "seront maintenus en détention", a précisé le président du tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer.

Une manière pour les autorités de "détourner le regard"

Activiste manifestant contre les frontières
(Calais, 9-9-2015)
Contrairement aux associatifs, les élus dénoncent les agitateurs politiques qui squattent des logements et attisent les réactions d'habitants excédés et de groupes de patriotes. Le 14 décembre 2015, le tribunal de Boulogne-sur-Mer a d'ailleurs relaxé un activiste No border de 20 ans, originaire de Saint-Jean d’Angély en Charente-Maritime et porteur d'une carte d'étudiant, poursuivi pour provocation à la rébellion, jets de pierre sur les forces de l’ordre. Le rebelle a en revanche été condamné pour avoir refusé de se soumettre à un test d’ADN et de donner ses empreintes.

Les No border nuisent aux illégaux et aux associations traditionnelles

D'autres témoignages ont aussi resurgi dans la presse, ces derniers jours. Des associatifs se désolidarisent des No Border, les qualifiant de "nuisance" ("ils essaient d'endoctriner les migrants, qui veulent juste aller en Grande-Bretagne", expliquait à l'Obs Dominic, un adhérent de l'association l'Auberge des Migrants), d'agités pleins de haine qui "essaient d’endoctriner les migrants" ou d’étudiants intermittents "tranquilles dans leurs universités" quand ils y réapparaissent et "qui viennent s’encanailler ici pendant les vacances".

"On agite tout l’imaginaire existant autour de l’ultragauche", feint de soupirer Wannesson, en attendant que la presse cesse de ressortir la vérité du terrain. Il craint en revanche pour de vrai que le coup de force du gouvernement "suscite des mesures qui touchent l’ensemble des bénévoles, des témoins sur le terrain" et brise la connivence entre "les associations d’ici qui seraient les gentils et les méchants qui viennent de l’extérieur".

Les extrémistes conservent le soutien des associations qui ont préservé leur image de modération malgré leur communauté de vues. Le très peu ambigu Thierry Kuhn, président d’Emmaüs France, ci-contre, a choisi son camp. Selon lui, la focalisation actuelle des autorités, tant locales que gouvernementales, sur les No Border ne serait qu’une manière pour les autorités de "détourner le regard" "On voudrait faire croire que les criminels, ce sont quelques militants qui essaient de mettre la lumière sur une situation intenable pour six mille migrants. C’est incompréhensible et inacceptable. La responsabilité, c’est le gouvernement qui la porte."
L’association fondée par l’abbé Pierre a rompu le dialogue avec le gouvernement sur la situation calaisienne en septembre 2015. Elle estime qu’il faut « entendre ce que disent les No Border » et plaide pour une ouverture des frontières entre la France et la Grande-Bretagne, ainsi que pour une renégociation des accords du Touquet. Signés en 2003, après la fermeture de Sangatte, ces accords ont renforcé les contrôles pour réguler le nombre de migrants cherchant à se rendre au Royaume-Uni via la France, et ont notamment permis à des agents britanniques de procéder à des vérifications à Calais. 

lundi 12 janvier 2009

Les voeux du Président aux enseignants à Saint-Lô

Des enseignants qui veulent imposer leurs vues aux électeurs

Le président Nicolas Sarkozy se déplace aujourd’hui à Saint-Lô (Manche) pour présenter ses voeux aux personnels de l'Education nationale, sur le thème de l'école primaire. (Lire PaSiDupes) Le chef de l'Etat sera accompagné de Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale.

Des syndicats tentent de prendre le pas sur les électeurs
Les démocrates de certaines fédérations de l'Education ont fait savoir en effet qu'elles boycotteraient ces voeux et qu'elles ne se rendraient pas à Saint-Lô en raison de "la situation de tension actuelle dans l'Education". Selon elles, ces tensions seraient dues au fait que le président et le gouvernement " ne veulent pas écouter les personnels".
En fait, les syndicats réactionnaires refusent de perdre la co-gestion du ministère, acquise de haute lutte au fil des grèves, et de reprendre la place qui est la leur et qu'ils n'auraient jamais dû quitter. A coup sûr, le président lui manque de respect...

La gauche opte pour le monologue
Ce refus de dialogue des fédérations sera assorti lundi d’une conférence de presse à Paris pour faire connaître "leurs voeux pour l'Education".
Courtoisie et " république du respect" !

Le programme de la visite à St Lô
  • En fin de matinée, le Président de la République se rendra dans une école élémentaire publique. Une rencontre à huis-clos avec les enseignants y est notamment prévue.
  • Le président prononcera ensuite une allocution pour présenter ses voeux à l'ensemble des personnels de l'Education Nationale.
    Lors de cette allocution, il devrait notamment insister sur la réforme des lycées, qu'il doit expliquer, considérant à la désinformation dans les lycées (ainsi, des calicots de manifestants annoncent-ils 45 élèves dans les classes !…) .
  • Expliquer la réforme aux victimes de la désinformation
    Compte tenu du contexte d’opposition et de manipulation d’une certaine jeunesse romantique, Xavier Darcos a décidé le 15 décembre de reporter d'un an cette réforme. Il a aussi indiqué vouloir "repartir de zéro" et lancer une vaste concertation sur le sujet. Ce qui n'empêche pas les syndicats d'opposition de prétendre qu'ils ne sont pas entendus et que le ministère veut leur imposer la réforme. Ca a un nom: la mauvaise foi !
    Les organisations lycéennes continuent d'ailleurs d’affirmer pour leur part que le ministre veut imposer son projet initial affirmant en outre qu’un projet mis en débat est déjà une loi. Une différence que les professeurs de Sciences économique et sociale n’ont manifestement pas enseignée. La pratique à gauche du « débat participatif’ demande donc à être affinée…

    Le président Sarkozy a affirmé que la réforme se ferait
    La réforme n'est pas enterrée. "Je ne comprenais pas la réforme (...) J'ai préféré qu'on l'arrête et qu'on la reprenne sur de bonnes bases", a-t-il d’ailleurs confié récemment à quelques journalistes.

    Une opposition aussi aveugle que stérile
  • Jeudi 8 janvier, des lycéens étaient encore dans la rue contre la réforme et le gouvernement, mais ils étaient si peu nombreux que les organisateurs ont parlé d'un "tour de chauffe" avant d'autres mobilisations, le 17 janvier.
    Les lycéens (et assimilés…) étaient en effet nettement moins nombreux que le 18 décembre dernier (moins de 7.000 selon un décompte d’agence de presse sympathisante contre 127.000 à 160.000, dans vingt-six villes, selon cette agence militante qui n’a pas les mêmes lunettes que les autorités). Est-ce qu’à chaque fois chaque promeneur, chaland avec poussette, livreur et vieillard compte aussi pour trois lycéens ?
  • Les lycéens, absentéistes et rebelles à tout craignent encore des suppressions de postes : alors qu’elles ont déjà commencé, leurs organisations continuent de les chiffrer à 13.500 et de faire croire que ce ne sont tous que des postes d’enseignants. M. Darcos a dit que la réforme n'entraînerait pas de dégradation du taux d'encadrement des élèves. "Les élèves de lycée ne verront aucune différence à la rentrée prochaine", a-t-il affirmé, puisqu’il s’efforce de remettre face à des élèves des professeurs détachés qui ne savent pas à quoi ressemble un potache, depuis le temps qu’ils coulent des jours heureux dans la nébuleuse des associations et organisations para-scolaires où ils n’ont évidemment jamais enseigné: ils ne veulent qu'une chose, c'est qu'on les oublie. Sinon, ils manifestent.
    Et le public les prend pour des associatifs... Des 'bénévoles' dont en fait ils paient les salaires traitements de fonctionnaires!