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mardi 13 juin 2017

Ségolène Royal abandonnera le pédalo socialiste en perdition

Le parti présidentiel draine  et héberge  les égarés du paysage politique

Segolène Royal révèle sa trahison : elle a voté En Marche!

Le PS paie ses "divisions" et il va sans doute y avoir une "recomposition" à gauche, a prédi mardi Ségolène Royal, sur RMC (groupe BFM) qui a voté pour une candidate En Marche! au premier tour des législatives.

L'ex-ministre de l'Environnement a ajouté être en contact avec les ministres Nicolas Hulot et Jean-Yves Le Drian pour continuer à travailler sur le climat.
"Je vais continuer le combat climatique; je mettrai mes compétences au service de ce combat et du gouvernement", a-t-elle raconté.

Le président Emmanuel Macron l'aurait, selon elle, appelée au moment de composer le gouvernement, pour lui dire qu'elle n'en ferait pas partie, mais lui a demandé son aide sur le dossier climat, a-t-elle affirmé, comme si Nicolas Hulot, ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, n'était pas à la hauteur. Il "m'a appelée très tard; j'ai été la variable d'ajustement", assure celle qui fut un temps tête de gondole du PS.

Ségolène Royal, qui après la COP21 avait oeuvré à pousser les ratifications de l'accord de Paris, a monté une association, "Manifeste pour une justice climatique".

L'ampleur de la défaite du PS révèle "un système politique qui arrive à épuisement"

Le coeur du PS bat-il encore ?
Le diagnostic de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007 est cruel : "L'alternance verrouillée droite/gauche ne répond plus forcément aux problèmes qui se posent", estime l'ex-concubine de François Hollande qui a présidé au déclin du PS de 1997 à 2008 et à l'affaiblissement de la France de 2012 à 2017.

Ce qui est responsable de l'effondrement du PS, "ce sont les divisions. Les gens ne supportent plus cela". Et "il y a division quand il n'y a pas assez de travail idéologique" autour des mutations de la société, insiste-t-elle.

Brigitte Macron et Ségolène Royal 
ont toutes les deux 64 ans en 2017
Selon Royal, "il y a eu [dans la société] un épuisement général, le 49-3, les attentats... une saturation, et un besoin d'apaisement, d'accalmie. D'où le fait de choisir un courant centriste".

Ségolène Royal, qui dit avoir voté Macron à la présidentielle, ajoute avoir également opté pour la candidate En Marche! dans sa circonscription des Deux-Sèvres. Car "c'était une bonne candidate", dit-elle au sujet de Christine Heintz, qui a devancé de peu au premier tour Delphine Batho (PS), une ancienne proche de S. Royal. 

Royal prépare les esprits à son largage du PS
A la question de sa fidélité au PS, Ségolène Royal a répondu "je ne sais pas". 
Faut-il la tondre ?
"Vous pourriez changer?", a insisté Jean-Jacques Bourdin. "Oui, bien sûr, parce qu'il va y avoir sans doute une recomposition. En tout cas, il faut que quelque chose se passe qui continue à porter les questions de justice sociale et d'émancipation par l'école (...)". "Le Parti socialiste a perdu les raisons de ses combats et de sa création, a-t-elle accusé. Or, ces raisons ne sont pas périmées", selon elle.

"Il n'y a pas de danger démocratique", juge-t-elle, à propos de l'hégémonie parlementaire annoncée pour la 'République en marche'. Mais "cet énorme groupe parlementaire va rendre obligatoire une réforme" du fonctionnement de l'Assemblée, notamment pour renforcer l'initiative parlementaire, a-t-elle néanmoins souhaité, trahissant ainsi une crainte certaine
"Il va falloir trouver une utilité à ces députés, qu'ils ne soient pas que des godillots à lever la main".

Faut-il introduire une dose de proportionnelle aux législatives? 
"Ce serait plus juste, mais il est toujours scabreux de modifier le mode de scrutin", estime Mme Royal, appelant surtout à se concentrer sur le fond des dossiers, comme par exemple la défense de l'agriculture bio.

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