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dimanche 4 juin 2017

Marseille : le directeur du Samu social en garde à vue

A Marseille, du mi-temps payé à plein temps

Le directeur du Samu social, René Giancarli, a enfin été entendu sous le régime de la garde à vue

Cette audition  révélée le 2 juin par le site d'information Marsactu, a eu lieu dans le cadre de l'enquête préliminaire en cours - depuis janvier 2017 - sur des soupçons d'emplois fictifs et de détournement de fonds publics au service municipal du Samu social

Le préjudice s'élèverait à cinq millions d'euros au détriment de la collectivité et sa solidarité. 
L'organisation du temps de travail est au centre de ce dossier dans lequel la Ville a annoncé s'être constituée partie civile. Ces agents municipaux travaillent une semaine sur deux, soit 10 à 12 jours par mois pour un fonctionnement 7 jours sur 7, 24h sur 24, en équipes.

Le Samu social est un ensemble d'associations non gouvernementales

Ces associations sont regroupées en France par la Fédération nationale des samus sociaux, et au niveau international par le Samu social International.
Pendant la période hivernale (du 1er novembre au 31 mars), les équipes du Samu social sont renforcées par des équipes partenaires : Brigade d’Assistance aux Personnes Sans Abri (BAPSA), Croix Rouge Française, Ordre souverain de Malte France, Transports Automobiles Municipaux (TAM), Restos du Cœur et Protection Civile). 

Cette nébuleuse, où le flou est la règle, échappe à un contrôle strict des financeurs. C'est ainsi que le Samu social peut aisément être confondu avec le "SAMU". Ce dernier signifie initialement "service d'aide médicale urgente", évoquant un organisme s'occupant en urgence de la détresse, tandis que le "Samu social", qui est distinct, désigne le "service d'aide mobile d'urgence social". Le 19 juillet 2011, Xavier Emmanuelli démissionne de la présidence, à la suite de l'annonce par l'État de réductions drastiques des moyens alloués à l'hébergement d'urgence. Le problème de l'encadrement de la gestion du Samu social tentaculaire n'était pas pour autant réglé.

L'incurie générale récupérée pour accuser la municipalité

L'opposition au maire instrumentalise les infractions du Samu social
La gauche détourne l'attention des emplois fictifs et des détournement de fonds publics. La question majeure n'est plus la faute, mais sa connaissance, ou non, par la Ville de Marseille.

Aux dires des agents incriminés, cette organisation illégale du temps de travail aurait cours depuis 10 ans au Samu social. Jean-Claude Gaudin se voit reprocher d'avoir très souvent exprimé sa confiance en ce service, composé de 80 agents chargés de l'accueil des sans-abri, dans la deuxième ville de France, un port ouvert sur l'Orient méditerranéen.

Ces agents se disent "sous le choc"
Leur directeur, René Giancarli, a été placé en garde à vue, mardi 30 et mercredi 31 mai, et l'enquête sur d’éventuels détournements de fonds publics au Samu social de Marseille ébranle ce service municipal destiné au secours et à l’hébergement des SDF. Après douze années d'existence, 2005 fut, disait-on alors, une année marquante sous le signe du renouveau pour le Samu social marseillais, incarné par un homme, René Giancarli, ancien policier du GIPN qui prenait la direction de l'association, à la demande de Jean-Claude Gaudin, avec la charge de changer en profondeur son fonctionnement.
VOIR et ENTENDRE les agents déterminés à "rétablir leur ...honneur" dans cette affaire de "malversation présumée" :

Le mouvement associatif est ainsi une nouvelle fois pris en défaut.

Depuis une dizaine d’années,
la majorité des 80 agents ne travaillait que 10 à 12 jours par mois. Un mi-temps payé plein temps: la pénibilité expliquant cela... L’enquête a débuté fin 2016 dans le sillage de la plainte d’un employé pour un banal différend avec son employeur, ce qui a révélé ce que certains qualifient déjà de "système frauduleux à la marseillaise", en plus du "fini-parti" instauré  par FO avec la complicité de Gaston Deferre (PS), dans les années 70, au profit des éboueurs marseillais, comme à La Poste.
La pratique du "fini-parti" permettait aux éboueurs de la cité phocéenne de partir dès leur tournée terminée, le travail étant plus ou moins bien fait... Il y fut mis un terme pendant la mandature du sénateur-maire Gaudin, avec l'annulation, le 26 avril 2014, d'un règlement intérieur de la communauté urbaine de Marseille (CUM, devenue Marseille Provence Métropole) par la Cour administrative d'Appel.la chambre régionale des comptes.
Dans un rapport publié en 2007, elle estimait que
l'autorisation faite aux 500 éboueurs marseillais de quitter leur poste dès leur service terminé, sans considération horaire, aboutissait à une présence journalière de 3h30, soit "la moitié du temps de travail légal". Des horaires de travail réduits auxquels beaucoup de Marseillais attribuaient les problèmes de propreté de leur ville.
S
elon le quotidien régional La Provence, des agents municipaux d'encadrement sont depuis en charge de vérifier, que le travail a été fait correctement et qu'aucun déchet n'a été oublié. Ils doivent aussi s'assurer que les containers ont été bien refermés et ne traînent plus au milieu de la chaussée.
Le 19 janvier, les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Marseille ont perquisitionné les locaux du Samu social et saisi plannings, feuilles de présence, fiches de paie... 
Le 10 février 2016, la Cour des comptes a épinglé  la pratique du "fini-parti" des facteurs, considérant qu’elle génère de la sous-activité. Une observation que conteste, non pas FO, mais  la CGT-FAPT, cette fois, pour qui la charge de travail n’est pas la même chaque jour. "Persistent sur le terrain des situations de sous-occupation pour certains facteurs, et donc un potentiel de productivité inexploité et qui n'est pas toujours mesuré par La Poste", juge l’institution dans son rapport annuel. Le facteur trotskiste Olivier Besancenot (NPA) en a-t-il, ou non, connaissance ?

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