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vendredi 9 juin 2017

Aucune affaire frappant l'entourage de Macron ne choque Edouard Philippe

Emplois fictifs du MoDem: Bayrou n'est pas "fragilisé", estime son premier ministre 

Un ex-collaborateur du MoDem a révélé à la justice son absence de travail comme assistant parlementaire de l'ex-eurodéputé Bennahmias

Macron a réservé 96 investitures aux élus centristes
(soit les revenus de 300 assistants parlementaires fictifs ?)
Mais Bayrou, patron du MoDem, n'est pas "fragilisé" par une affaire d'emplois fictifs, oppose Edouard Philippe, le premier ministre de Macron, président attaché à la moralisation de la vie publique. Un ex-collaborateur du MoDem a avoué mercredi qu'il n'a jamais travaillé  comme assistant parlementaire auprès de l'ancien eurodéputé Jean-Luc Bennahmias. 

"Je ne crois pas" que la position du Garde des Sceaux François Bayrou "soit fragilisée", a riposté le premier ministre sur Europe 1, vendredi 9 juin. "Je ne crois pas que sa position soit fragilisée", a déclaré Edouard Philippe, interrogé sur le président du Modem et garde des Sceaux de son gouvernement qui s'est allié avec Emmanuel Macron fin février. 

Un ex-collaborateur du MoDem a libéré sa conscience mercredi dans un signalement à la justice, mais le MoDem a immédiatement contesté les aveux de l'intéressé, affirmant avoir respecté "toutes les règles". Une défense éculée, mais classique, dans un premier temps, en ces circonstances de mépris de la déontologie politique. 
Basé au siège parisien du MoDem, l'assistant parlementaire fictif dit n'avoir "jamais mis les pieds" dans la circonscription de Jean-Luc Bennahmias ou au Parlement européen, selon Le Parisien. 
"L'auteur du signalement a assuré à la justice n'avoir 'jamais' travaillé pour lui 'en particulier'", rapporte également l'hebdomadaire Le Point. 

Le MoDem avait organisé un système de racket du Parlement européen

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Corinne Lepage avait refusé (et dénoncé dans un livre)
la combine d'extorsion de fonds publics européens 
"Sur la période 2009-2014, une dizaine de salariés du siège du parti étaient parallèlement collaborateurs des députés européens du Modem", précise Radio-France. "Je ne vais pas commenter les révélations et les lettres de dénonciations formulées ici et là", a cavalièrement balayé d'un revers de manche le premier ministre vendredi. La morale est-elle le cadet des soucis de l'exécutif macronien ?

L'exécutif délègue la morale aux juges

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Bayrou et Macron lavent plus blanc
Le pouvoir poursuit sa marche sur la voie du laxisme et de l'iniquité
"Primo, j'ai fixé les règles s'agissant de la participation des ministres au gouvernement", à savoir qu'un ministre mis en examen devra quitter le gouvernement, a rappelé Edouard Philippe, qui avait édicté cette règle en réponse à une question sur le cas du ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand. 
"Deuxio, nous nous sommes engagés sur un texte extrêmement ambitieux de rétablissement de la confiance dans l'action publique; c'est le texte qui est porté par le Garde des Sceaux qui va profondément changer la donne [sic]. C'est ça qui m'intéresse", a poursuivi Edouard Philippe, dont la cohérence est prise en défaut. 
"Nous serons d'autant plus forts collectivement que nous respecterons ce sur quoi nous nous sommes engagés, c'est-à-dire que nous réussirons à transformer le droit pour faire en sorte que toute une série de pratiques passées soient rendues impossibles dans l'avenir", a-t-il conclu. Et ça peut attendre quand les copains sont mouillés...

Ce gouvernement de gauche est-il crédible, dès lors qu'il est formé sur la base de débauchages de traîtres issus de la droite.

Macron ne moralisera pas la vie politique en urgence 
Dans les affaires de favoritisme et d'enrichissement personnel impliquant le ministre Ferrand,  d'une part, ou dans celle d'emplois fictifs de la ministre des Affaires européennes (justement !), Marielle de Sarnez, d'autre part, tous dans le gouvernement ...Philippe, les procureurs ont fait de la résistance, tentant de gagner du temps à la veille des législatives, avant d'ouvrir une enquête préliminaire.
Une enquête préliminaire est une enquête de police judiciaire, déclenchée soit sur plainte, dénonciation ou relevé d'infraction, soit à la demande du Parquet, lequel est dépendant du ...garde des Sceaux, ...François Bayrou, patron du MoDem: d'où l'accusation de conflit d'intérêts politiques.
Une personne mise en examen (c'est-à-dire inculpée) est mise en cause au cours d'une information judiciaire, qui est une enquête dirigée par un juge d'instruction indépendant du pouvoir.
En dépit de "l'exaspération des Français", Édouard Philippe a renouvelé sur France 2 son soutien au ministre de la Cohésion des territoires...
"Je me suis fixé des règles très claires", a insisté le chef du gouvernement, le 30 mai dernier : la première est qu'"un ministre qui serait mis en examen devrait démissionner, il n'y a aucune ambiguïté là-dessus". La deuxième règle demandée aux ministres de son gouvernement, "c'est d'être exemplaire dans leur attitude de ministre, et être exemplaire y compris dans leur vie privée", avait ajouté Édouard Philippe, selon qui cette exemplarité "sera respectée strictement".
Ironie du sort et moralité de façade, François Bayrou présente le projet de loi de moralisation de la vie publique.
La présentation du projet de loi de moralisation de la vie politique, prévue pour "avant les législatives", devait finalement avoir lieu lors du Conseil des ministres du 14 juin. Le premier texte du quinquennat Macron, en cours de préparation par le ministre de la Justice, François Bayrou, comprendra "des dispositions assez innovantes" qui rendent le texte "compliqué à écrire." Rattrapé par les affaires, le gouvernement et Bayrou ont fait du zèle : le ministre de la Justice a osé présenter lui-même leur projet, le 1er juin, deux semaines plus tôt que prévu... Pourquoi tant de hâte ?
Les électeurs seront-ils pareillement indifférents à la moralité de leurs élus ?
Le président du MoDem et ministre de la Justice de Macron peut-il encore espérer réaliser l'objectif qu'il s'était assigné en rejoignant Alain Juppé, en 2016: disposer d'un groupe à l'Assemblée nationale ?

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