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dimanche 30 juillet 2017

Les villas corses d'un proche de Macron construites illégalement

L'ami du chef de l'Etat se défend de tout favoritisme

Deux villas corses du président du Paris FC et ami d'Emmanuel Macron échappent à la démolition
 

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La justice a condamné Pierre Ferracci à payer une amende, mais sans ordonner la démolition de ses deux propriétés construites sur un site protégé de la baie de Rondinara, près de Bonifacio (Corse-du-Sud): l'homme d'affaires peut payer le million d'euros et conserver ses villas


Des associations de protection de l'environnement se sont donc élevées jeudi contre cette décision de la Cour d'Appel de Bastia.
"C'est un endroit totalement vierge, en plein espace remarquable, qui a une des plus fortes protections. Le terrain est maintenant ravagé", a regretté Lisandru Plasenzotti, membre de l'association de protection de l'environnement (née en 1986 pour la défense d'un site classé dans la région de Corte, elle fonctionne comme un contre-pouvoir, sans subventions), U Levante, partie civile, avec l' "Association bonifacienne comprendre et défendre l'environnement" (ABCDE), à l'origine de l'appel dans ce dossier.  Aux défenseurs du littoral corse, l'homme d'affaires oppose la légalité du permis de construire initial.
"Le 8 février 2016, en première instance, la chambre correctionnelle du TGI d'Ajaccio avait déclaré la SCI Tour de Sponsaglia, représentée par Pierre Ferracci, coupable d'avoir construit, entre 2010 et 2013, deux villas non autorisées par un permis de construire et l'avait condamné à un million d'euros d'amende, mais pas à la démolition des bâtiments", rappelle l'association U Levante dans un communiqué. 
Tour de Sponsaglia est une SCI (société civile immobilière) en activité depuis 26 ans. Située à Bonifacio (20169), elle est spécialisée dans le secteur d'activité de la location de terrains et d'autres biens immobiliers et gérée, sans aucun salarié, par Pierre Ferracci.

Mercredi, la Cour d'Appel de Bastia a rendu une décision confirmant le jugement du TGI d'Ajaccio.  Ces deux villas construites en plein maquis - pour le père et le fils - dans la commune de Bonifacio, appartiennent à l'homme d'affaires Pierre Ferracci, membre d'une famille implantée depuis longtemps dans la région. Il est par ailleurs le père de Marc Ferracci, un ami proche du président Emmanuel Macron, dont il partage l’intimité depuis plus de quinze ans.

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C’est fin 1999 que Marc Ferracci rencontre pour la première fois Emmanuel Macron, tout juste âgé de 22 ans. Les deux hommes préparent le concours d’entrée à l’ENA et décident de bachoter ensemble. "On a commencé à travailler ensemble à Sciences Po et on ne s’est plus jamais perdus de vue", explique celui qui vient alors de sortir diplômé de HEC, où il a rencontré sa future femme. Leurs révisions auront un succès mitigé : Emmanuel Macron devra s’y prendre à deux fois avant d’intégrer l’ENA et Marc Ferracci n’y parviendra pas, à chaque fois recalé à l’oral. Emmanuel Macron a été son témoin de mariage et Marc Ferracci a été le sien à son mariage avec Brigitte Trogneux.
"Marc et Sophie Ferracci, le couple stratégique de la campagne d’Emmanuel Macron" (Le Monde)Dans ce 'power couple', Marc Ferracci, 39 ans, est professeur en sciences économiques à l'université Panthéon-Assas, conseiller scientifique à France Stratégie (institution rattachée au premier ministre) et enseigne à Sciences-po Paris. Marc Ferracci est engagé politiquement au côté d'Emmanuel Macron, dont il est proche depuis qu'ils ont mené leurs études ensemble : il est notamment son conseiller économique durant la campagne pour l'élection présidentielle de 2017. Il est conseiller spécial de la ministre du Travail du gouvernement Philippe, Muriel Pénicaud, également en délicatesse avec la justice.
Avocate, sa femme Sophie fut directrice de cabinet de Macron au ministère de l'Économie, puis chef de cabinet d'Emmanuel Macron durant sa campagne pour l'élection présidentielle française de 2017. Depuis le 19 mai 2017, elle est chef de cabinet d'Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé.
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"Pierre Ferracci n'est pas en effet n'importe qui. Fils d'Albert Ferracci, figure de la Résistance et responsable du parti communiste et d'une mère syndicaliste enseignante, il préside la société de conseils Alfa et le Paris Football Club", rappelle France Bleu Corse Frequenza Mora. 
"L'amende d'un million d'euros est certes élevée mais elle reste futile pour ce genre de personnes. Cette affaire est gravissime, car elle crée une jurisprudence qui peut ouvrir la porte à n'importe quoi pour des gens avec de l'argent", regrette Lisandru Plasenzotti. 
"Si une famille puissante (financièrement et relationnellement) se permet de construire, sans permis, dans un lieu protégé, vierge, (...) et n'est condamnée qu'à une amende (faible comparée à la valeur estimée des deux villas), sans obligation de détruire, la porte s'ouvre à une bétonisation illimitée de lieux, pour l'instant indemnes, par des personnes fortunées qui se moqueront d'avoir à payer une amende", renchérit l'association dans son communiqué. 
"Aucune amende ne peut compenser la flétrissure et seule la démolition et la remise en état pouvaient effacer la souillure", conclut-elle.

vendredi 27 juin 2014

Interdit écologique: Royal part en croisade contre les sacs plastiques

Diktat écolo: Royal veut bannir les sacs plastiques non dégradables: 
quid des emballages?

Le sac plastique sera biodégradable ou ne sera pas en 2016, selon Ségolène Royal


Cachez ces sacs plastique
que le ministre de l'Economie 

PS  ne saurait voir !
La ministre de l'Écologie a déposé un amendement adopté mercredi soir qui propose de remplacer les sacs par des cabas ou des chariots à roulettes. Les représentants commerçants ne décolèrent pas et demandent le retrait du texte.

Après trois mois au gouvernement, Ségolène Royal continue sur la voie de l'écologie de l'interdit.
La "remise à plat" de l'écotaxe, l'opposition au gaz de schiste et la sortie du nucléaire, toutes les décisions de la nouvelle ministre de l'Écologie agitent l'opinion. Elle relâche le vieux serpent de mer de l'interdiction  des sacs plastiques non réutilisables dans les magasins dès 2016.

Un amendement déposé par la ministre a été adopté mercredi en soirée 
en Commission du développement durable à l'Assemblée lors de l'examen du projet de loi sur la biodiversité. 

La consommation de sacs plastiques distribués dans les grandes surfaces en France est déjà tombée de 10,5 milliards à 700 millions de 2002 à 2011. Un nombre qui devait de toute façon continuer à baisser, avant même la mise en place, le 1er janvier dernier, d'une taxe d'environ six centimes par sac. Mais "près de 5 milliards de sacs de caisse en matière plastique à usage unique et plus de 12 milliards de sacs dits 'fruits et légumes' sont encore distribués dans les commerces" chaque année. 
À la place des sacs plastiques, l'amendement propose donc des "sacs réutilisables quelle que soit leur matière" ou "d'autres modes de transport des marchandises, comme par exemple des cabas ou des chariots".
Les points de vente se voient donc interdire la distribution aux Français des sacs à usage unique, qu'ils soient gratuits ou payants, distribués en caisse ou en magasin.




VOIR et ENTENDRE   Pascal Durand, député européen EELV, estimer que  "l'interdiction des sacs plastiques est une excellente nouvelle":


Cette annonce Royal coûterait environ 300 millions d'euros aux commerçants

La ministre renonce en effet à la prévention par la pédagogie et suscite l'irritation de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution et l'Union nationale des syndicats de détaillants en fruits, légumes et primeurs à propos des 144 millions pour les sacs de fruits et légumes, 100 millions pour les sacs de caisse et 40 millions pour les sacs comptoir. 
"Cette mesure entraînera une hausse des prix, notamment des fruits et des légumes. Une telle inflation sur des produits alimentaires de première nécessité est un frein supplémentaire à la consommation", expliquent les deux organisations qui appellent le Parlement à supprimer cette mesure. "Entamer encore le pouvoir d'achat des Français, dans le contexte économique actuel, est irresponsable", ajoutent-elles.

"On attaque enfin le gras du problème"
(Nicolas Mouchnino, chargé de mission énergie 
et environnement de l'UFC-Que choisir)



A l'inverse, la mesure a été bien accueillie par les associations de consommateurs. 
"On attaque enfin le gras du problème, répond Nicolas Mouchnino, chargé de mission énergie et environnement de l'association de consommateurs, l'UFC-Que choisir, très marquée à gauche, qui, dès 2003, avait réclamé -et obtenu- des mesures drastiques pour réduire le nombre de sacs plastiques non dégradables. Même si les mentalités ont changé depuis le début des années 2000 sous l'impulsion des pouvoirs publics soutenus par certaines groupes comme Leclerc ou Carrefour, il existe encore des poches de résistance de la part des acteurs de la grande distribution. Tous les produits bioplastiques ne sont, par exemple, pas biodégradables. Et ceux biodégradables ne sont pas forcément écologiques".

Ségolène Royal fait de la surenchère sur Bruxelles 

Fin novembre, la Commission européenne avait adopté une proposition visant à imposer aux États membres de l'Union européenne de réduire fortement leur consommation de sacs plastique jetables. Ségolène Royal ne fait donc qu'aller plus loin. L'UFC-Que choisir espère désormais qu'il en sera de même pour les prospectus publicitaires. "Ce sera plus compliqué à faire passer auprès des sociétés», déclare Nicolas Mouchnino.


VIDÉO - «L'interdiction des sacs plastiques est une excellente nouvelle», juge Pascal Durand, député européen EELV.

dimanche 5 janvier 2014

Hollande nous déprime, confirme un sondage IFOP

Les Français ont le moral dans les chaussettes 

Seules 30 % des personnes interrogées sont "optimistes" pour l'avenir,
révèle 
un sondage Ifop.  

Seuls 3 Français sur 10 sont "optimistes" pour l'avenir.
Début 2013, ils étaient encore 49%
 
Hollande a fait chuter le moral des Français à son niveau le plus bas en une vingtaine d'années
seules 30 % des personnes interrogées se disant "optimistes" pour l'avenir, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France. 
Cette étude révèle un recul de 14 points de la proportion d'optimistes depuis la dernière étude, réalisée en août 2013, et  - 19 points en un an : 49 % des personnes interrogées disaient aborder l'avenir avec confiance en janvier 2013. Depuis la création de ce sondage par l'IFOP en février 1995, l'optimisme n'avait chuté qu'une seule fois à un niveau aussi bas, en août 2005.

Le pessimisme culmine chez les retraités (76 %), les ouvriers (70 %), les habitants de communes rurales (72 %) 
et chez les sympathisants de l'UDI (83 %), de l'UMP (82 %) et du FN (77 %). 

Seuls les proches du PS, les "huîtres" selon Mélenchon, affichent majoritairement de l'optimisme (54 %), toutes catégories confondues.  Le recul de la confiance reste par ailleurs plus mesuré en agglomération parisienne (42 % d'optimistes) et chez les sympathisants EELV (41 %). 
Parmi les catégories socioprofessionnelles, l'optimisme est le plus élevé chez les professions libérales et les cadres supérieurs (37 %). 

Les Français ne font pas confiance au gouvernement

Le pouvoir martèle sa "détermination" dans le vide
"Dans ce contexte très dégradé, la confiance dans le gouvernement se situe assez logiquement à un très faible niveau", relève l'Ifop. Seules 13 % des personnes interrogées disent ainsi faire confiance au gouvernement au sujet de l'augmentation du pouvoir d'achat et 20 % concernant la lutte contre le chômage.

Seulement deux domaines continuent à afficher un taux de confiance plus élevé: l'intégration des personnes issues de l'immigration (39 %) et la lutte contre la pauvreté (27 %), lesquels ne sont pas sans rapports.

La confiance est à son plus bas niveau dans tous les domaines, hormis ces deux exceptions, relève l'Ifop. 
L'appréciation qu'ont les Français de la lutte contre l'insécurité est en baisse de 43 % en janvier 2012 et de 49 % en janvier 2013 à 38 % fin décembre 2013.
La protection de l'environnement chute à 38 %, "alors même que des écologistes sont présents au gouvernement", note l'institut.

Le sondage réalisé par téléphone les 20 et 21 décembre auprès d'un échantillon de 1.001 personnes "représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus", selon la méthode des quotas.