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vendredi 1 février 2019

Le "maître des horloges" ne fait pas arriver les trains à l'heure

Mieux vaudraient des infrastructures en état plutôt que des bons d'achat à chaque retard de train

Panne à Montparnasse: la SNCF demande aux voyageurs de reporter leurs trajets en TGV sur l'arc Atlantique...


La SNCF lancera des TGV « low-cost » l’an prochain.

Le trafic TGV est très perturbé depuis jeudi matin, vers et à partir de la gare Montparnasse à Paris, avec des retards pouvant atteindre jusqu'à 4 heures.

Un incident électrique est d'abord survenu à 08h45 en Gare de Paris Montparnasse. Il a entraîné une interruption des circulations sur deux voies.


Des passagers incriminés. L'alimentation a été rétablie un quart d'heure plus tard, mais, alors que le trafic était déjà désorganisé par l'incident, des voyageurs sont descendus d'un train arrêté en pleine voie, entraînant l'immobilisation de toutes les circulations à proximité, pour des raisons de sécurité.

Les
 voyageurs qui devaient se déplacer jeudi en TGV entre Paris et l'arc Atlantique ont été invités à reporter leur trajet, à la suite d'incidents qui ont provoqué d'importants retards à la gare Montparnasse, ce jeudi.
Cette incitation concerne les voyageurs qui ont fait confiance à la SNCF entre Paris et les régions Bretagne, Pays-de-la-Loire et le Sud-Ouest de la France, pas loin de la moitié de la France. La SNCF demanda à ces personnes de reporter leur voyage "à demain" vendredi.

Par ailleurs,
le trafic à destination et en provenance du Sud-Ouest est transféré de gare Montparnasse vers la gare d'Austerlitz. Plus précisément, les TGV entre la capitale et Tours, La Rochelle, Poitiers, Bordeaux, et les gares au-delà de Bordeaux "seront départ et arrivée Austerlitz à partir de 15h27", a indiqué la SNCF.
Tous les trains Ouigo ou tous les autres TGV à destination de la Bretagne et des Pays-de-la-Loire "demeurent départ et arrivée Paris Montparnasse", a précisé un porte-parole.
De nouveaux problèmes électriques sont en outre apparus. 
"On a encore des alimentations électriques qui disjonctent", a expliqué un porte-parole.
La presse n'évoque que les "nombreux" usagers qui ont patienté calmement malgré le froid sur les quais de la gare Montparnasse en milieu d'après-midi. Pourtant, les  trains affichaient de 40 minutes à 4 heures de retard.

Un TGV Paris-Lille arrive à destination avec 6 heures de retard

Parti de Paris vers 22 heures jeudi soir, un TGV est arrivé à destination vendredi matin, peu avant 6 heures.
En cause, cette fois, une panne sur le système de freinage.

Les 328 passagers de ce TGV Paris-Lille sont restés bloqués, sans eau ni nourriture, durant toute la nuit
du jeudi 31 janvier au 1er février, rapportent France Info et La Voix du Nord. Le train a mis plus de 7 heures pour parcourir un trajet qui prend seulement une heure, habituellement.



Parti de la gare du Nord, à Paris, vers 22h20 jeudi, le convoi était attendu dans la capitale des Flandres à 23h40, mais il n'est arrivé que vendredi matin, peu avant 6 heures. 
Le train est en fait resté immobilisé sur les voies durant une grande partie de la nuit, en raison d'une panne.


Le TGV s'est d'abord arrêté pendant deux heures pour un premier souci technique sur le système de freinage. 
Résultat de recherche d'images pour "panne SNCF"
"On nous a annoncé un problème, un cheminot a dû descendre sur les voies pour vérifier", a raconté un voyageur présent à bord, cité par La Voix du Nord. Le train est reparti, mais s'est de nouveau immobilisé quelques instants plus tard, en gare d'Arras, toujours pour un problème de freins.

A Arras, la situation s'éternise. "Des techniciens de la SNCF sont venus, mais on avait l'impression qu'ils ne savaient pas quoi faire", rapporte un autre passager. A bord, une personne fait un malaise. Les pompiers interviennent et l'emmènent à l'hôpital. Les voyageurs sont finalement regroupés dans l'une des deux rames qui composent le train. "Il y avait des femmes enceintes, des gens malades à l'avant du train", indique un jeune homme de 25 ans, cité par France Info. "On n'avait ni eau ni nourriture; on nous donnait des infos au compte-goutte, et je n'ai jamais vu passer les agents de la SNCF dans les wagons."


Au milieu de la nuit, le conducteur décide de détacher l'une des deux rames - celle sur laquelle a eu lieu la panne - et de la laisser sur place. Le conducteur et les passagers repartent donc... en marche arrière, la rame immobilisée se trouvant à l'avant. Après avoir changé de voie, le train prend finalement la direction de Lille, où les passagers sont arrivées vers 5h50. 

Youpie ! Leurs billets devraient être remboursés, seulement en partie, rappelle La Voix du Nord.Résultat de recherche d'images pour "remboursement SNCF"

vendredi 29 décembre 2017

SNCF : Guillaume Pepy met au défi le pouvoir de lui reprendre son mandat

Le patron de la SNCF met son mandat "à la disposition" du gouvernement

Le patron de la compagnie ferroviaire et le président de SNCF Réseau, Patrick Jeantet, sont tous deux convoqués

Fait rarissime, les départs en vacances d'hiver coïncident avec le week-end de Noël, samedi 23 et dimanche 24 décembre : les responsables du tourisme et de l'hôtellerie, de l'Education et des collectivités territoriales n'avaient pas prévu que 1,2 million de places à petits prix seraient vendues pour ce seul weekend, soit 50% de plus qu'en 2016... SNCF attendait 5 millions de voyageurs pour cette période de vacances de fin d'année. La SNCF n'a visiblement pas suffisamment anticipé cet afflux. Un trafic SNCF en hausse et le succès du TGV low-cost  ont fait de cette fin d'année une galère pour les usagers.

De nombreux voyageurs n'ont pas pu prendre leur train samedi. 
Les gares d'Austerlitz, Lyon et Bercy étaient particulièrement encombrées. Les voyageurs ont une nouvelle fois été pris au piège d'une importante pagaille dans plusieurs gares. Entre les quais bondés, les trains saturés et les changements de gare, les voyageurs font part de leur exaspération sur les réseaux sociaux.


Panne géante à la Gare Montparnasse, le 3 décembre.
Le trafic était totalement interrompu dans la gare parisienne ce dimanche 3 décembre. Tous les trains au départ et à l’arrivée de la gare Montparnasse à Paris ont été supprimés, suite à une panne technique qui a débuté vers 13h30. Le directeur général de SNCF Transilien mit la panne sur le compte d'un ..."problème informatique" dans la mise en service prévue ce week-end d’un nouveau système permettant d’augmenter le nombre de TGV au départ de Montparnasse. La SNCF avait dû dérouter sur Austerlitz 6 trains au départ de Bordeaux. 
"Ce nouvel incident est inacceptable, quelques mois seulement après celui de juillet et alors que les travaux étaient pourtant prévus de longue date", indique dimanche soir un communiqué du ministère. Une panne de signalisation, dans l’alimentation électrique d’un poste d’aiguillage à Vanves (Haut-de-Seine), avait déjà provoqué trois jours de pagaille fin juillet, en plein chassé-croisé estival, pénalisant des dizaines de milliers de voyageurs. Cela avait conduit la SNCF à annoncer un gros plan d’investissement de 150 millions d’euros investis dans l’information.

Le 26 décembre, la série noire continuait pour les usagers.
A Saint-Lazare, le trafic a été totalement interrompu pendant plus de deux heures. "Je n'en peux plus, les Français n’en peuvent plus, tonne une voyageuse excédée. Il y a un problème électrique. Ils ne sont pas capables de nous donner des infos. C'est ça le problème". 

Un plan d'investissement sur dix ans
La compagnie ferroviaire  - qui, à l'instar de l'exécutif, prend les Français pour des billes - a tenté de minimiser la portée de l'incident assurant que l'événement est "arrivé après l'heure de pointe à une période de l'année, entre Noël et le Nouvel an, pendant laquelle la fréquentation des trains est traditionnellement beaucoup plus faible". Circulez, il y a si peu à voir... 

Un bug informatique, ça va une fois...  
L'incident de mardi 26 est "très différent des difficultés rencontrées en gare de Paris-Bercy" samedi, a assuré la SNCF, en affirmant en outre que l'événement était aussi "totalement différent de celui survenu l'été dernier à Montparnasse" l'été dernier, quand une panne dans l'alimentation électrique d'un poste d'aiguillage avait provoqué trois jours de pagaille. Début décembre, c'est une panne informatique qui avait encore paralysé l'installation et la SNCF avait alors promis une "profonde réorganisation" de son fonctionnement.

La vétusté du réseau, vieux de plus de 30 ans, est pointée du doigt depuis des années : 30.000 km de rails souvent obsolètes, la moitié des ponts et tunnels vieux de plus de cent ans. Ce réseau en piteux état serait la conséquence des choix d'investissement de l'Etat, qui a préféré pousser la SNCF à favoriser le TGV, selon Fabienne Keller, sénatrice juppéiste (LR) du Bas-Rhin. Pour les associations d'usagers, ce déséquilibre est d'autant plus incompréhensible que la majorité du trafic ne se concentre pas sur les TGV. 
Pour sortir de cette spirale du prestige, la SNCF va investir 34 milliards d'euros d'ici 2026.

Et le surbooking, parlons-en...
Il est, notamment, pointé du doigt. Des personnes qui avaient réservé leur billet se trouvent dans l'incapacité d'accéder à leur place. Selon eux, des trains surbondés sont partis même avec de l'avance, obligeant ceux qui n'ont pu y accéder à prendre le suivant.
Les gares parisiennes d'Austerlitz, Bercy et Lyon sont tout particulièrement touchées.
Les passagers sont redirigés en nombre vers d'autres gares, d'autres se sont vus remettre des billets de réduction.



Les images de couloirs et de wagons bondés se multiplient sur les réseaux sociaux.
Ce journaliste de France Info qui a bloqué à PaSiDupes
l'accès à son compte Twitter est-il un démocrate
partisan des libertés d'opinion et d'expression ?


La SNCF reconnaît "une situation difficile" : elle parle peu mais, au moins, que ce soit intelligemment ! 


La ministre des Transports leur demandera des comptes le 8 janvier à midi. 

Elisabeth Borne leur réclame des explications
,
après les incidents qui ont perturbé le trafic depuis plusieurs gares parisiennes ces dernières semaines. Mais "il s'agira d'une réunion de travail, pas plus," assure l'entourage de la ministre, qui fut directrice de la stratégie de la SNCF en 2002.

Pourtant, dans la lettre qu'elle leur a adressée mercredi, Elisabeth Borne somme Guillaume Pepy et Patrick Jeantet de présenter des "analyses" et les "actions engagées".

Le président du directoire de la SNCF, Guillaume Pepy, déclare vendredi dans 'Le Parisien' que son "mandat est à la disposition du gouvernement". "Mon boulot, avec Patrick Jeantet, c'est de trouver des solutions. Le temps n'est pas aux états d'âme", lance Guillaume Pepy dans cet entretien. La SNCF est une entreprise publique, dont le président est nommé par décret.

Guillaume Pepy ne nie pas les problèmes : il désigne même les coupables.
"Sur la voie, ça va mieux. Avec l'alimentation électrique et la signalisation, on attaque un sujet plus difficile. L'âge moyen du réseau commencera à baisser en 2025", explique-t-il. Il estime cependant que les voyageurs ont été au rendez-vous cette année. "2017, c'est le retour en force du train, assure Guillaume Pepy. On gagne des clients, +3,2% sur Transilien, +4,6% sur les TER".

"Ce sont des causes différentes qui provoquent des conséquences différentes"

Le directeur général adjoint de l'entreprise, Mathias Vicherat, s'est défendu de son impéritie vendredi matin sur Europe 1, tout en valorisant l'impact du plan de rénovation du réseau, qui représente cinq milliards d'euros par an sur les dix ans à venir.

Pour la première fois depuis les incidents en série à la SNCF pendant ce mois de décembre calamiteux pour les usagers, Guillaume Pepy est sorti de son silence dans les colonnes du Parisien."Ces gigantesques travaux, en pleine exploitation, comportent des risques de bugs, d'incidents électriques, des risques de travaux qui ne sont pas suffisamment préparés", déclare pour sa part Guillaume Pepy dans Le Parisien. 


En un an, les pannes se sont multipliées dans les gares parisiennes et en province où on ne compte plus les incidents d'aiguillage ou de signalisation. Conséquences : des centaines de trains bloqués, des milliers de voyageurs exaspérés.
"Cela fait dix ans qu'on répète que le réseau classique est en piteux état. Eh bien là, on est dans le dur", explique Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa-Ferroviaire, deuxième syndicat cheminot. Le mal est connu : pendant trente ans, la SNCF, sous l'égide de l'Etat, a privilégié le TGV au détriment des trains du quotidien et de l'entretien des infrastructures. Pas étonnant qu'au plus haut sommet de l'Etat, on fasse profil bas.

Les voyageurs des grandes lignes ont la possibilité de demander un remboursement partiel du voyage, au-delà de 30 minutes de retard imputable à la SNCF. 
Le contribuable devra être solidaire... au détriment d'investissements salutaires qui éviteraient les pannes et la gabegie des ...remboursements !

dimanche 30 juillet 2017

Une panne mystérieuse paralyse la gare Montparnasse à Paris

Trafic SNCF interrompu gare Montparnasse à Paris en plein week-end de chassé-croisé

A la mi-journée, la SNCF est incapable de préciser quand un trafic normal reprendra
.

La circulation des trains, notamment des TGV, est interrompue, dimanche matin 30 juillet, au départ et à l’arrivée de la gare Montparnasse à Paris en plein week-end de chassé-croisé entre juillettistes et aoûtiens, a annoncé la SNCF.
Sollicitée sur le réseau social par de nombreux voyageurs en quête d'informations, l'entreprise publique fait savoir que le départ de la plupart des trains s’effectue gare d’Austerlitz, pour certains avec retard. Des TGV ont été supprimés. 

Le "trafic est interrompu au départ et à l’arrivée de Paris-Montparnasse, en raison d’un dérangement d’installations à Vanves-Malakoff", près de Paris, affirme la SNCF. Un SMS envoyé à un usager indique, lui, une "panne de signalisation". Une cinquantaine d’agents spécialisés ont été envoyés sur place durant la nuit de samedi à dimanche 30 juillet et sont toujours en cours d’intervention à 13h00.


La SNCF invite ses clients à "reporter" leur voyage


Les trains "Intercités partent ou ont pour terminus exceptionnel Dreux. Certains de vos Intercités sont supprimés", ajoute la SNCF sur son site Internet. La société invite ses clients à "reporter" leur voyage "toute cette journée de dimanche 30 juillet".
Les TGV au départ de Montparnasse desservent notamment la Bretagne et le Sud-Ouest, régions très prisées des vacanciers l’été.

La circulation avait déjà été perturbée au départ et à l’arrivée de la gare Montparnasse le 17 juillet en raison d’une panne d’alimentation électrique, provoquant des retards pour des centaines de voyageurs.

Sur la route, dimanche est classé orange dans le sens des départs et vert dans le sens des retours sauf en Auvergne-Rhône-Alpes et sur l’arc méditerranéen (orange).

Black-out : l'information ne circule pas non plus

La compagnie ferroviaire a recommandé aux voyageurs de se débrouiller pour "consulter les canaux d’info-Trafic avant de se rendre en gare". Pour sa part, la ministre des Transports, Elisabeth Borne, a également manifesté sa présence, sur Twitter , quelque part dans le monde : "Les équipes SNCF mobilisées pour rétablir les circulations en gare Montparnasse au plus vite", a-t-elle indiqué, assurant suivre "attentivement la situation" : autant de mots pour ne rien dire.

La cause du "dérangement" n’avait pas encore pu être détectée en milieu de matinée. Officiellement, on ne sait pas si c’est un problème électrique ou des câbles dénudés", selon le porte-parole de la SNCF. Une rétention d'information qui ouvre la vanne à toutes les supputations et inquiétudes. 
Dans, la matinée aucun train n'a pu partir ou arriver à Montparnasse, mais aussi d’autres gares. Faute de train, des milliers de voyageurs ont dû reporter leur voyage. 


Galère des usagers : " Nous avons dû racheter des billets à la dernière minute"
Armand Riollacci et son fils avaient acheté un billet Ouigo, le service à prix réduit de la SNCF, et devaient voyager de Paris vers Bordeaux. Armand témoigne à Ouest-France : "A 7h45, une annonce nous signale que tous les trains OuiGo depuis Massy Palaiseau sont supprimés et qu’il faut que l’on reporte notre voyage". Presque toutes les personnes se sont alors rabattues sur la gare Montparnasse pour le même trajet. "Nous avons donc dû racheter des billets de dernières minutes à plus de 220 €".

Mais arrivés en gare Montparnasse, aucun train. Ils ont été "ré-acheminés" vers la gare d’Austerlitz. Après être allé dans trois gares différentes et avoir patienté 4 h et dépenser 220 € supplémentaires par billet, Armand ne cache pas sa frustration : "des incidents comme celui-ci ne devraient pas se produire !", fulmine-t-il.
Les voyageurs sont invités à reporter leur départ, avoue la SNCF. Des TGV étaient reportés en gare de Paris-Austerlitz et d’autres en gare de Massy. 

"Des bus ont été mis en place 
et un renfort de la ligne d’autobus 91 "(Montparnasse vers Austerlitz) a été demandé à la RATP, selon le porte-parole de la SNCF.

Un service de bus et de taxi a été mis en place pour emmener les voyageurs à Austerlitz ou Massy, indique encore la SNCF.
Vendue par l’ancien locataire de Bercy, désormais président de la République, comme la solution miracle à la mobilité et à la création d’emplois, la libéralisation des lignes de bus longue distance était déjà un fiasco en 2016. 
Gageons que le malheur des usagers de la SNCF fera le bonheur des statistiques de Macron et les affaires du groupe britannique - opérant en France pour le compte d’une start-up allemande, Stagecoach, via sa filiale Megabus (rachetée par Flixbus), dans le transport à bas coût par autocar "libéralisé" par la loi Macron et pesant 4 milliards de chiffre d’affaires - , devait licencier ses 175 employés, non sans avoir "bénéficié des aides de l’État et évité de payer des impôts en France", accusent les salariés.
Ce dérangement ferroviaire en cours aidera-t-il à réduire le fiasco : 1.400 embauches sur les 22.000  promises – un chiffre que l’ex-ministre de l'Economie a qualifié de "fou" à la télévision – soit à peine 6 % de l’objectif. Et pour quel résultat ? Des lignes fermées moins d’un an après leur ouverture, une ultra-concentration du secteur à rebours du discours sur les soi-disant vertus de la "libre concurrence", et la guerre menée au service public ferroviaire.
Pour le moment, une reprise très progressive du trafic est annoncée, à raison de 3 trains par heure. Elle est encore loin, la mer...

mercredi 2 mars 2016

"L'amateurisme s'installe au sommet de l'État," souligne Laurent Wauquiez

Les crises d'hystérie de Valls, le bras cassé de Sapin, le malaise de El Khomri ou la confusion mentale de Hollande: sommes-nous gouvernés?

En une semaine, François Hollande s'est attiré trois humiliations


"Humilié au Salon International de l'Agriculture, défié par sa majorité sur la loi Travail et insulté sur les réseaux sociaux lors d'un déplacement": Laurent Wauquiez, vice-président Les Républicains, a dressé la liste et s'en est inquiété sur le plateau des 4 Vérités de France 2, invité de Guillaume Daret ce mercredi 2.
VOIR et ENTENDRE le coup de com' foireux qui tourne à la catastrophe, un "calvaire pour l'Elysée", selon L'Obs, comme si Hollande n'était pas seul responsable de ses paroles et faits et gestes:


Sans compter
l'avion présidentiel cloué au sol par une panne électrique à Lima et sa confusion d'esprit entre Pérou et Bolivie:
Le Figaro qui, avec compassion, s'interrogeait en juin 2014: "Hollande : vraie catastrophe ou bouc émissaire idéal ?" a-t-il obtenu sa réponse?

Laurent Wauquiez a déclaré sa "préoccupation" sur le fait "qu'en une semaine, on a rarement autant eu une chute de la crédibilité et du poids politique d'un chef de l'État. Aux yeux d'une très grande majorité de Français [et jusqu'à l'international], François Hollande n'a plus l'étoffe d'un président de la République, observe cet ancien ministre chargé des Affaires européennes. Et ce n'est pas bon pour l'année qui vient dans notre pays,".

Sur le projet de loi El Khomri comme sur un autre, le président Les Républicains de la région Auvergne-Rhône-Alpes estime qu'on "ne cède pas quand on a l'autorité d'un président de la République. Ce qui me gêne, c'est ce profond sentiment d'amateurisme qui s'installe à la tête de l'État".

"Il faut manger français"
Les agriculteurs ne demandent pas des primes, mais des prix et des débouchés. Pour les aider, il faut consommer français et "remettre les produits de notre agriculture dans nos assiettes, en commençant par celles des cantines scolaires". Dans les lycées de sa région, "il n'y a même pas 30% des produits des cantines qui sont produits localement," note l'ancien ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. "Je veux qu'on mange de la lentille verte du Puy-en-Velay, du Saint-Nectaire, du Reblochon et de la viande française dans les cantines, les maisons de retraite ou les hôpitaux", insiste Laurent Wauquiez. De quoi réjouir le Parti communiste...

Concernant la présidentielle américaine, l'élu estime que le cas Donald Trump "révèle qu'aujourd'hui, dans les démocraties, les citoyens ne veulent plus avoir des gens qui leur disent ce qu'ils ont le droit de penser ou le droit de dire". Il ne précise pas que la candidate Hillary Clinton aura 70 ans en 2017 et que Juppé les a déjà: il en aura 72. 

Sur la présidentielle française, il répète qu'
il "souhaite que Nicolas Sarkozy soit candidat en ayant tiré les leçons des erreurs faites dans le passé".

samedi 27 février 2016

Pérou: le courant ne passe pas non plus entre Hollande et son avion présidentiel

Panne de Hollande, lâché par son Airbus A330

L'appareil 
qui a refusé de démarrer a été abandonné au profit d'un Falcon de remplacement prévu à cet effet.

Une panne électrique l'a cloué au sol à Lima. Pluie torrentielle, panne électrique... La scoumoune colle aux talons du président par défaut et, depuis son départ pour la Polynésie française et l'Amérique latine, le président de la République a encore ajouté aux avatars attachés à son élection: foudre sur son avion pour son premier déplacement à Berlin, le 15 mai 2012, ou des inondations et sa prise en otage .
Le Falcon présidentiel qui accompagnait le chef de l'Etat dans sa tournée dans le Pacifique, de Wallis-et-Futuna ("près de" la Nouvelle Calédonie) à l'Amérique du Sud, en passant par Tahiti, en Polynésie. 

En juillet dernier,
la Cour des comptes notait dans un rapport sur les dépenses de la présidence de la République que l'Elysée a fait un recours plus modéré à cet appareil en 2014. "Il n'a été fait usage de l'Airbus A330 que onze fois. Sept déplacements se sont faits sans recours à l'appareil de secours, soulignait ainsi la Cour. Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd...

Airbus A330 à Hollande : "Dégage pov'con" !

La pluie est au rendez-vous de Hollande

L'Airbus A330, un temps baptisé 'Air Sarko One', fut d'abord un souhait de Nicolas Sarkozy. L'appareil avait effectué son premier vol en octobre 2010, avant d'être utilisé par le président de la République. Un rapport de la Cour des comptes de 2011 avait tenu à gonfler la dépense pour tacler le précédent président, faisant valoir que cet achat d'occasion pour 50 millions d'euros hors taxe, aurait en fait coûté plus cher, si l'on inclut,  à la louche, les systèmes de communication (20,5 millions d'euros), l'installation de nouveaux moteurs (23,4 millions d'euros) et des aménagements adaptés à la fonction. 

C’est le servocommande de l'appareil qui serait tombé en panne. "Une panne rarissime, peut-être en raison de l’humidité", selon un membre de la délégation présidentielle.
 Les installations électriques de l'avion présidentiel ont donc pris l'eau et les économies de bout de chandelle auront à nouveau plongé Hollande dans le ridicule. 

Utilisé également par le Premier ministre, l'A330 ne sert pas uniquement aux grandes tournées internationales. 
En 2014, la Cour des comptes avait noté que l'appareil avait été utilisé pour aller à Bruxelles à l'occasion de sommets européens, pour un coût de 9.500 euros par voyage. 
Un engagement de plus non tenu.
Au début de son quinquennat, François Hollande avait insisté pour utiliser le train pour se rendre à Bruxelles. Mais ce coup de com' n'a pas été suivi d'effet: les contraintes logistiques et de sécurité sont trop importantes, a découvert ce bras cassé à l'usage.

La flotte gouvernementale ne se limite pas à l'imposant A330. 
En janvier 2015, le député René Dosière, qui surveille depuis des années le train de vie de l'Etat, avait obtenu une réponse plutôt détaillée à sa question parlementaire sur l'utilisation d'avions par le gouvernement. En 2013, François Hollande a passé plus de dix jours en vol à bord de l'Airbus. Jean-Marc Ayrault, lui, a volé un peu moins de huit jours, au total.

François Hollande a donc poursuivi son voyage dans son Falcon 7x. 

Les sbires de l'Elysée passèrent l’Air Louze One au sèche-cheveux pour faire qu'il s'envole et ne se disloque pas au-dessus du Machu Picchu. Le "chat noir" de l'Elysée et la délégation française ont finalement dû embarquer, mais  Mais c'est le Falcon qui a décollé à 15 heures, pour Buenos Aires (Argentine) où il était attendu pour la suite de son périple aux antipodes. Il a atrerri à bord d'un avion de dépannage, le "spare", un Falcon de la République, 14 places, qui suivait l'Airbus de 60 places.
René Dosière et la Cour des Comptes vont certainement évaluer le surcoût et le publier.


"Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille", disait Chirac.

Autres désagréments de cette tournée au long cours: le chef de l'État est arrivé dans la capitale argentine le jour d'une grève générale. Un mouvement social d'ampleur pour exiger des augmentations de salaires et condamner les milliers de licenciements. Pour lutter contre le dépaysement.
 
La veille, Hollande avait rencontré son homologue péruvien qui,  le jour même à Lima, avait dû rejeter les accusations de la police fédérale du Brésil qui le soupçonne d'avoir reçu des pots-de-vin du géant brésilien du BTP Odebrecht, impliqué dans le scandale de corruption autour de Petrobras. 

Tout cela sans compter la charge de Martine Aubry dans Le Monde, mercredi matin, qui assassine la politique menée par l'exécutif depuis deux ans et qui a cueilli le chef de l'État à son réveil dans la capitale péruvienne.

Quand il va à Tahiti, il pleut. Quand il veut quitter le Pérou, son avion tombe en panne. Quand il arrive en Argentine, c'est en pleine grève générale. Quand il est hors de France, Martine Aubry l'assassine. Son existence n'est qu'une énorme guigne. François Hollande est l'homme qui a le moins de bol au monde. Un juste retour des choses pour ce bonhomme, spécialiste des coups fourrés.

dimanche 15 février 2015

Les déraillements de Hollande plus fréquents que les arrachages de caténaires

Le chef de l'Etat a parfois la langue qui fourche 

C'est fou comme les caténaires sont fragiles pour les départs en vacances
Ligne Paris-Brest
Une rupture de caténaire dans le tunnel sous la Manche a perturbé la circulation des navettes automobile et poids lourds dans les deux sens et le trafic des trains Eurostar le lundi 9 février, a indiqué le Centre régional d'informations et de coordination routière français (CRICR)
Les trains Eurostar reliant Bruxelles et Londres, et Paris et Londres, ont d'abord eu droit à un problème de signalisation. Puis, une partie du tunnel sous la Manche a dû être fermée en raison de la panne d’un train, a indiqué Jasmien Roelens, porte-parole chez Eurostar. "Les trains doivent circuler sur une voie."   (lien PaSiDupes 2008)

Pour la visite officielle de Hollande au Maroc   
le pays de Najat Vallaud-Belkacem pavoise
de drapeaux... hollandais: logique !
Le hasard a fait que le vendredi 13, le TGV Paris-Brest est tombé en panne, perturbant le trafic ferroviaire toute la journée pendant plusieurs heures. Les 500 passagers du TGV sont restés bloqués pendant près de quatre heures en pleine campagne à cause d'une panne d'alimentation. Vers 9 heures ce matin, le train s'est arrêté brusquement à hauteur de Laval (Mayenne). Les services de la SNCF ont essayé en vain de rétablir le courant. "On a une quinzaine de kilomètres de lignes caténaires qui ont été dégradés suite à l'arrachage de la caténaire par la motrice", assure le chef d'escadron Terryn de la gendarmerie de Laval. Le train a dû être tracté jusqu'à la gare la plus proche et les passagers ont été acheminés vers leur destination finale par des TER. Ce vendredi, jour de départs en vacances, la plupart des trains au départ de Paris vers la Bretagne ont dû être détournés par Nantes.

Et le cerveau de Hollande ne perd pas le contrôle de sa langue seulement aux vacances

Jeudi, François Hollande a commis une boulette. Après que ses conseillers ont passé une nuit blanche de négociations sur l'Ukraine à Minsk, c'est Hollande qui s'est réveillé l'esprit embrumé au moment de s'exprimer sur les ventes de Rafale. Outre ses vagues commentaires en "il y a", "nous devons" et "il faut", le moment des précisions a été aussi chaotique que la zone-tampon entre les rebelles ukrainiens de Kiev et les Ukrainiens russophone de l'Est.

On le savait piètre économiste et piteux historien, mais il ne vaut pas mieux en géographie:  
 il ne s'est pas tout bêtement embrouillé dans des lignes frontières, mais a confondu l'Asie et le Proche Orient, l'Inde et l'Égypte. L'Elysée va maintenant avoir du mal à convaincre que les employés de Dassault Aviation lui doivent la vente de 24 avions Rafale. Bruno Le Roux et Michel Sapin pourraient s'y risquer: ils volent en escadrille... 
La "gauche molle" que la planète nous envie aura-t-elle eu tout loisir de récupérer des heures de sommeil pour conclure avec l'Inde qui poursuit des négociations avec l'entreprise française ? Et si seulement les ringards Mamère et Cosse d'EELV - qui dénigrent l'expertise des ingénieurs et techniciens et la vente de ce fleuron de la technologie française - pouvaient rester au hangar!   

Monsieur P'tite Blague a toujours près un nouveau sketch 
La Banque centrale européenne "complote", Sarkozy "prisonnier innocent" ou encore cette vente de Rafale en Inde: voici le recueil des lapsus de François Hollande depuis son élection à la présidence de la République.

Hollande explique que ce qui le fatigue, c'est l'espoir: l'attente est longue en effet pour les chômeurs...