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samedi 27 février 2016

Pérou: le courant ne passe pas non plus entre Hollande et son avion présidentiel

Panne de Hollande, lâché par son Airbus A330

L'appareil 
qui a refusé de démarrer a été abandonné au profit d'un Falcon de remplacement prévu à cet effet.

Une panne électrique l'a cloué au sol à Lima. Pluie torrentielle, panne électrique... La scoumoune colle aux talons du président par défaut et, depuis son départ pour la Polynésie française et l'Amérique latine, le président de la République a encore ajouté aux avatars attachés à son élection: foudre sur son avion pour son premier déplacement à Berlin, le 15 mai 2012, ou des inondations et sa prise en otage .
Le Falcon présidentiel qui accompagnait le chef de l'Etat dans sa tournée dans le Pacifique, de Wallis-et-Futuna ("près de" la Nouvelle Calédonie) à l'Amérique du Sud, en passant par Tahiti, en Polynésie. 

En juillet dernier,
la Cour des comptes notait dans un rapport sur les dépenses de la présidence de la République que l'Elysée a fait un recours plus modéré à cet appareil en 2014. "Il n'a été fait usage de l'Airbus A330 que onze fois. Sept déplacements se sont faits sans recours à l'appareil de secours, soulignait ainsi la Cour. Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd...

Airbus A330 à Hollande : "Dégage pov'con" !

La pluie est au rendez-vous de Hollande

L'Airbus A330, un temps baptisé 'Air Sarko One', fut d'abord un souhait de Nicolas Sarkozy. L'appareil avait effectué son premier vol en octobre 2010, avant d'être utilisé par le président de la République. Un rapport de la Cour des comptes de 2011 avait tenu à gonfler la dépense pour tacler le précédent président, faisant valoir que cet achat d'occasion pour 50 millions d'euros hors taxe, aurait en fait coûté plus cher, si l'on inclut,  à la louche, les systèmes de communication (20,5 millions d'euros), l'installation de nouveaux moteurs (23,4 millions d'euros) et des aménagements adaptés à la fonction. 

C’est le servocommande de l'appareil qui serait tombé en panne. "Une panne rarissime, peut-être en raison de l’humidité", selon un membre de la délégation présidentielle.
 Les installations électriques de l'avion présidentiel ont donc pris l'eau et les économies de bout de chandelle auront à nouveau plongé Hollande dans le ridicule. 

Utilisé également par le Premier ministre, l'A330 ne sert pas uniquement aux grandes tournées internationales. 
En 2014, la Cour des comptes avait noté que l'appareil avait été utilisé pour aller à Bruxelles à l'occasion de sommets européens, pour un coût de 9.500 euros par voyage. 
Un engagement de plus non tenu.
Au début de son quinquennat, François Hollande avait insisté pour utiliser le train pour se rendre à Bruxelles. Mais ce coup de com' n'a pas été suivi d'effet: les contraintes logistiques et de sécurité sont trop importantes, a découvert ce bras cassé à l'usage.

La flotte gouvernementale ne se limite pas à l'imposant A330. 
En janvier 2015, le député René Dosière, qui surveille depuis des années le train de vie de l'Etat, avait obtenu une réponse plutôt détaillée à sa question parlementaire sur l'utilisation d'avions par le gouvernement. En 2013, François Hollande a passé plus de dix jours en vol à bord de l'Airbus. Jean-Marc Ayrault, lui, a volé un peu moins de huit jours, au total.

François Hollande a donc poursuivi son voyage dans son Falcon 7x. 

Les sbires de l'Elysée passèrent l’Air Louze One au sèche-cheveux pour faire qu'il s'envole et ne se disloque pas au-dessus du Machu Picchu. Le "chat noir" de l'Elysée et la délégation française ont finalement dû embarquer, mais  Mais c'est le Falcon qui a décollé à 15 heures, pour Buenos Aires (Argentine) où il était attendu pour la suite de son périple aux antipodes. Il a atrerri à bord d'un avion de dépannage, le "spare", un Falcon de la République, 14 places, qui suivait l'Airbus de 60 places.
René Dosière et la Cour des Comptes vont certainement évaluer le surcoût et le publier.


"Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille", disait Chirac.

Autres désagréments de cette tournée au long cours: le chef de l'État est arrivé dans la capitale argentine le jour d'une grève générale. Un mouvement social d'ampleur pour exiger des augmentations de salaires et condamner les milliers de licenciements. Pour lutter contre le dépaysement.
 
La veille, Hollande avait rencontré son homologue péruvien qui,  le jour même à Lima, avait dû rejeter les accusations de la police fédérale du Brésil qui le soupçonne d'avoir reçu des pots-de-vin du géant brésilien du BTP Odebrecht, impliqué dans le scandale de corruption autour de Petrobras. 

Tout cela sans compter la charge de Martine Aubry dans Le Monde, mercredi matin, qui assassine la politique menée par l'exécutif depuis deux ans et qui a cueilli le chef de l'État à son réveil dans la capitale péruvienne.

Quand il va à Tahiti, il pleut. Quand il veut quitter le Pérou, son avion tombe en panne. Quand il arrive en Argentine, c'est en pleine grève générale. Quand il est hors de France, Martine Aubry l'assassine. Son existence n'est qu'une énorme guigne. François Hollande est l'homme qui a le moins de bol au monde. Un juste retour des choses pour ce bonhomme, spécialiste des coups fourrés.

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