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mercredi 10 février 2016

La révision constitutionnelle crée "des divisions dans tous les camps", banalise l'AFP

Hollande, fauteur de troubles partout en France

ucun groupe politique unanime, applaudit l'agence de presse nationale, irresponsable

Un parti du président éclaté
"Un phénomène d’une ampleur inédite. Jamais, depuis 2012, [n'] avait-on vu une si grande proportion de la majorité s’opposer au gouvernement sur un vote solennel," écrit la journaliste parlementaire Hélène Bekmezian dans Le Monde du 11 février. 83 voix contre et 36 abstentions chez les socialistes: le vote mercredi du projet de Hollande, qui inscrit dans la Constitution l'état d'urgence et la déchéance de nationalité pour les personnes condamnées pour terrorisme, bien que passé - uniquement à l'Assemblée nationale - avec pile 3/5e des suffrages exprimés, a fait l'effet d'une dévastation après la bataille, rien qu'à l'Assemblée. 
Après avoir boudé l'hémicycle lors des votes article par article, 567 députés ont pris part au vote final, mais sans être toujours physiquement présents (avec la possibilité de délégation), fait habituel. 3 des 577 sièges sont actuellement non pourvus.

165 de ses 287 membres (PS et apparentés) se sont prononcés pour, dont le président du groupe, Bruno Le Roux, le valet Matti de Hollande, son maître Puntilla, l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui postule aux Affaires étrangères, les numéros un et deux du PS, le fantomatique Jean-Christophe Cambadélis et la chose de Laurent Fabius, Guillaume Bachelay, ou les anciens ministres Elisabeth Guigou, un temps pressentie également au Quai d'Orsay, en dépit de son âge, celui de Fabius, le passéiste Daniel Vaillant, amateur de cannabis et de prières de rues, Jean Glavany, ancien ministre de l'Agriculture de Jospin, alors que Le Foll, l'actuel, sera débarqué pour incompétence et agressivité.
Alors que 122 députés de la majorité font défaut, le journal officieux du PS, Le Monde du 10 février, visiblement fracturé la veille, sous les plumes d'Alexandre Lemarié (rédacteur au service politique, ci-contre à gaucheet Matthieu Goar (ci-contre à droite, qui, dans 20
Minutes, glorifia Clément Méric, militant du groupe Action antifasciste Paris-banlieue), titre : "A l'Assemblée, la droite se fracture sur la révision constitutionnelle". Il fallait en effet oser! ils l'ont fait ! Mais les deux journalistes ajoutent, non sans malignité: "Déjà malmené par sa majorité, l’exécutif devra maintenant composer (sic) avec ces frondeurs de droite (re-sic !) et avec le Sénat". Ca fait du monde, surtout si ils n'omettent pas les 122 rebelles socialistes ... Hélène Bekmezian, la main de Bartolone pour son dernier livre, rétablira la balance. 

83 ont voté contre, parmi lesquels des "frondeurs" comme Christian Paul, Pouria Amirshahi ou Laurent Baumel, les anciens ministres Benoît Hamon, Aurélie Filippetti et Philippe Martin, le proche de François Hollande Kader Arif, ancien secrétaire d'Etat évincé par Ayrault à l'ouverture d'une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués à plusieurs de ses proches, les proches de Martine Aubry, non parlementaire, l'époux Hidalgo, Jean-Marc Germain, et François Lamy, ombre falote de la Ch'tite de Lille, ou encore la vice-présidente -pour la parité !- de l'Assemblée Laurence Dumont, la présidente aubryste de la commission des Affaires sociales Catherine Lemorton, ainsi qu'un sectaire, selon le site d'information Bakchich, Yann Galut (fondateur du courant Gauche forte, lequel affirmait jusqu'ici soutenir l'action du président Hollande, avec Bachelay, membre qui a, quant à lui, voté pour). L'ex-chevènementiste et spécialiste de la démission, Jean-Luc Laurent (MRC), s'est aussi opposé.

Parmi les foireux, des abstentionnistes montés en grade, au nombre de 36, figurent l'ancienne ministre Delphine Batho, le "proche" de Manuel Valls Sébastien Pietrasanta (battu à la mairie d'Asnières), le "fidèle" de François Hollande Bernard Roman, un vice-président du groupe, Olivier Faure, et encore une porte-parole des députés PS, Annick Lepetit, et une vice-présidente de l'Assemblée, Sandrine Mazetier.

- Radicaux de gauche: écartelés
10 ont voté pour, 5 contre et 3 se sont abstenus, dont Roger-Gérard Schwartzenberg, chef de file de ces membres de la majorité présidentielle.

- Les Républicains: une mince majorité favorable 

111 élus LR ont voté pour, dont le président du groupe Christian Jacob, mais aussi le numéro deux du parti, Laurent Wauquiez, ou encore Bruno Le Maire, Jean-François Copé, Christian Estrosi, et des proches de Nicolas Sarkozy, tels Guillaume Larrivé. 
74 ont voté contre, dont François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet, Hervé Mariton, Pierre Lellouche, ainsi que les juppéistes Benoist Apparu et Edouard Philippe. 8 se sont abstenus.

- UDI: massivement pour
Sur les 29 membres du groupe, seuls 4 ont voté contre, dont l'ancien secrétaire d'Etat Yves Jégo.

- Ecologistes radicaux (EELV): plus de deux tiers contre

13 se sont opposés au texte dont la coprésidente du groupe et ancienne ministre Cécile Duflot, Noël Mamère, mais également les réformistes Eric Alauzet, Véronique Massonneau et Paul Molac. 4 ont approuvé la révision, dont la coprésidente Barbara Pompili, François de Rugy, mais aussi Denis Baupin (EELV). Christophe Cavard s'est abstenu.

- Front de gauche: vote stalinien contre

9 des 10 députés FG ont voté contre, seul l'apparenté Marc Dolez, ancien membre du PS, s'étant abstenu: il s'oppose à Mélenchon et préconise une plus grande proximité avec le PS. Leurs 5 alliés d'Outre-mer dans le groupe se sont partagés entre pour, contre et abstention.

- Chez les non-inscrits, les deux élus FN, Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard, ont voté contre. 

L'unique MoDem Jean Lassalle ou l'ancien socialiste Thomas Thévenoud, épinglé comme joueur de Scrabble et "phobique administratif", qui n'a par ailleurs rien su régler à la situation des taxis, ont aussi voté contre, tandis que Nicolas Dupont-Aignan (DLF) a voté pour.

Le pire reste à venir

Car si la presse aux ordres se satisfait de ce vote clivant,
les difficultés ne font qu'arriver par le Sénat qui va retoquer le texte des députés à (très faible) majorité de gauche... Un nouveau vote des députés sera alors nécessaire et l'éclatement de la représentation nationale redouté. Mieux vaudra remiser le projet de Hollande aux objets perdus non réclamés.

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