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jeudi 25 février 2016

Vingt pays contribuent à la fabrication des bombes de l'EI

Une cinquantaine de sociétés de 20 pays est impliquée

Ces 20 pays livrent 
des composants servant à fabriquer les bombes de l'Etat islamique

L’Etat islamique utilise des enfants non-musulmans 
comme bombes humaines télécommandées
Les plus de 700 composants, câbles, produits chimiques et autres utilisés par l'EI pour fabriquer des engins explosifs improvisés ont transité par 51 sociétés turques, chinoises, brésiliennes, russes ou encore américaines, selon une étude réalisée par Conflict Armament Research (CAR), commandée par l'Union européenne et publiée jeudi. 

Ces explosifs sont désormais produits à une "échelle quasi-industrielle" par l'EI, qui utilise des composants autorisés et largement disponibles comme les engrais chimiques et les téléphones mobiles, explique le CAR.
Le commerce de ces petits composants bon marché, dont certains n'ont pas besoin de licences à l'export, est bien moins surveillé que les transferts d'armes.

Le pays le plus représenté dans la chaîne de fabrication est la Turquie avec un total de 13 sociétés. 
Hollande en Inde en janvier 2015 pour
tenter de vendre 36 chasseurs Rafale.
Et des composants pour engins explosifs ?
L'Inde arrive en seconde position avec sept sociétés.
Sept sociétés indiennes ont fabriqué l'essentiel des détonateurs et autres cordons de mises à feu. Tout ce matériel a été exporté légalement dans le cadre de licences émises en Inde à des entités au Liban et en Turquie.
Certains composants peuvent être acquis par l'EI en moins d'un mois après leur arrivée en toute légalité chez ses fournisseurs dans la région.

Effort de responsabilisation des pays en cause

Inciter les fournisseurs à avoir des systèmes de comptabilités efficaces pour établir le lieu de destination des marchandises aurait un effet dissuasif, assure James Bevan, directeur exécutif de CAR.

Attentats de Paris :  une jambe
Il précise que le gouvernement turc a refusé de coopérer avec l'enquête menée par CAR, de sorte que le groupe n'a pas pu déterminer l'efficacité de la législation turque sur le suivi des composants.

CAR a pu avoir accès aux composants par exemple via les milices kurdes YPG soutenues par Washington en Syrie, la police fédérale irakienne, le Conseil de sécurité de la région du Kurdistan et les forces du Gouvernement régional du Kurdistan.
Les composants ont été récupérés lors de grandes batailles en Irak à Al Rabia, Kirkouk, Mossoul et Tikrit et dans la ville syrienne de Kobani.

Les sociétés liées aux composants ne répondent pas aux enquêteurs ou ne sont pas capables de dire où sont passées les marchandises une fois venduesindiquent les auteurs du rapport.

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