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dimanche 2 octobre 2016

Aux Sables d'Olonne, Sarkozy a dénoncé une infiltration des idées de gauche dans la primaire de la droite et du centre

Nicolas Sarkozy a pourfendu "la pensée molle", samedi aux Sables d'Olonne

Aussi a-t-il mis en garde les Français contre un élargissement de la primaire de la droite à l'idéologie de gauche

Sables d'Olonne, Vendée, 48.000 habitants
Un risque incarné par son concurrent Alain Juppé 
L'enjeu de la  primaire des 20 et 27 novembre aiguise la rivalité entre les deux favoris du scrutin, l'ex-chef de l'Etat pointant le projet du maire de Bordeaux qui prépare une "alternance molle" en invitant les "déçus du hollandisme" et les électeurs du centre à voter pour lui.
"La primaire de la droite et du centre, ce n'est pas la primaire de la droite, du centre et de la gauche", a rappelé samedi l'ancien chef de l'État lors d'une réunion publique aux Sables d'Olonne (Vendée) devant près de 800 militants et sympathisants.

"Regardez les résultats des grandes coalitions en Europe, en Autriche notamment... La confusion, ça amène quoi ? L'explosion des extrêmes" dans le paysage politique, a-t-il souligné. "L'Autriche, capitale intellectuelle de l'Europe au XXe siècle, a donné le deuxième tour de la présidentielle à un bobo écolo et à un leader d'extrême-droite."

Le second tour de l'élection présidentielle en Autriche, le 4 décembre, opposera Alexander Van der Bellen, un indépendant soutenu par les écologistes, et Norbert Hofer, le candidat du Parti de la liberté (FPÖ, extrême droite), pour l'heure favori dans les sondages.

Sarkozy met en garde contre les petits arrangements

Séance de dédicaces aux Sables
"Qui peut dire que, si je n'avais pas pris en main l'UMP et créé Les Républicains, nous ne serions pas aujourd'hui dans une situation analogue ?" à l'Autriche, a interrogé Nicolas Sarkozy. "Nous aurions un débat cadenassé, une gauche et une droite qui n'assument pas leurs convictions, un système politique où règnent le politiquement correct, et par-dessus tout, une pensée molle." 

Nicolas Sarkozy estime par ailleurs qu'un élargissement aux idées de gauche pose un problème de "loyauté", dans la mesure où les électeurs de la primaire seront appelés à signer une charte où ils disent adhérer aux valeurs de la droite et du centre.
"Quand on cherche à se faire élire avec les voix de la gauche, il faut se préparer à donner une politique qui donnera des gages à la gauche, à faire des petits arrangements", a insisté Nicolas Sarkozy.

Sarkozy souhaitant la fin des "débats interdits" et du "tribunal de la pensée autorisée". L'ex-chef de l'Etat a de nouveau promis une loi pour "interdire le burkini sur toutes les plages de France" et a fait la proposition d'un "gigantesque plan Marshall en Afrique" pour inciter les jeunes Africains à rester dans leurs pays.

Il a également fait la promesse de la réintroduction, sous une nouvelle forme, les "peines plancher" abrogées par François Hollande à son arrivée à l'Elysée.
"Tout récidiviste verra sa peine augmentée de 25% au premier coup, de 50% au deuxième et de 100% au troisième", a ainsi déclaré Nicolas Sarkozy. "Ma stratégie, c'est de tout dire avant, pour pouvoir tout faire après", a-t-il conclu.

vendredi 4 mai 2012

Sarkozy avec le centriste J. Arthuis aux Sables d'Olonne

Nicolas Sarkozy, offensif et confiant

Nicolas Sarkozy  combatif jusqu'à "la dernière minute du dernier jour"

Le candidat de la droite s'est montré offensif et confiant en Vendée lors de son meeting de clôture de campagne, à 48 heures du second tour de présidentielle.

Devant 2.500 personnes environ , rassemblées dans la chaleur moite du palais des congrès des Sables d'Olonne, sous-préfecture en Poitou, dont le maire est président de l'UMP de Vendée, N. Sarkozy a utilisé tour à tour l'indignation, pour dénoncer "la calomnie", "les injures" et "les torrents d'outrances" que ses adversaires, estiment-il, ont déversés sur lui, l'ironie, pour moquer le milieu "médiatico-politique" de gauche, ce "monde égocentrique qui se regarde le nombril", ou la persuasion, dramatisant le "choix historique" auquel font face les Français dimanche.
"Dimanche, vous n'imaginez pas à quel point les choses vont se jouer sur le fil du rasoir", a-t-il réaffirmé, faisant fi des sondages qui depuis bien avant le premier tour le donnaient battu par son adversaire socialiste, et qui continuent à manipuler les électeurs en dépit d'un resserrement des courbes depuis le débat d'entre-deux-tours de mercredi soir.
De meeting en meeting, affichant une détermination sans faille et une confiance à toute épreuve, il a une certitude: il voit grossir "la mobilisation" des Français en sa faveur.
"Vous ne devez pas accepter la main mise de la pensée unique du système politico-médiatique pour choisir la direction de la France des cinq années à venir", a-t-il déclaré, après avoir également ironisé sur "les six mois de bourrage de crâne" pendant l'interminable primaire socialiste qui a monopolisé les media dès l'automne dernier, en toute inéquité.

VOIR et ENTENDRE ce discours de Vendée/
Nicolas Sarkozy a exhorté son auditoire

Dans son discours d'une heure sans notes, le président-candidat a encouragé les Français
"Dimanche, chacun d'entre vous a l'avenir du pays entre ses mains, pas une voix ne pèse plus que l'autre, chaque voix va compter".
"Il ne s'agit pas de choisir un camp contre un autre, un candidat contre un autre, mais l'orientation de la France" car "c'est de la France qu'il s'agit, pas de M. Hollande ou de moi", a-t-il répété.

Le président sortant sait qu'il lui faut non seulement faire le plein des voix de droite, mais aussi convaincre le plus de centristes possible - malgré le basculement de François Bayrou vers son adversaire - aussitôt marqué par l'avis de décès du centre publié par Mélenchon, ancien trotskiste mais candidat des communistes - et surtout la plupart des 6,4 millions d'électeurs de Marine Le Pen (FN).

Symbole de cette alliance jugée a priori délicate, la présence dans l'auditoire du sénateur centriste Jean Arthuis, ancien ministre de l'Économie et des Finances de Jacques Chirac et soutien de François Bayrou au premier tour, et de Patrick Buisson, conseiller officieux de N. Sarkozy, ancien journaliste d'extrême droite, comme d'autres sont des trotskistes repentis (?) ou en activité subversive, mais  néanmoins candidats à la présidentielle.

Nicolas Sarkozy a pointé ceux, à gauche, qui veulent l'"empêcher" de parler aux électeurs de Mme Le Pen 
"Qui sont-ils, quels sont leurs titres de gloire ?", a-t-il lancé. "Je ne l'accepte pas, ce n'est rien d'autre qu'une forme de racisme et d'intolérance", a-t-il ajouté, en dénonçant ceux "qui font en permanence le procès de la majorité silencieuse". "La majorité silencieuse n'a pas à supporter l'injure, ça vaut pour les minorités, mais ça vaut aussi pour les majorités", a-t-il insisté, villipendant la "république exemplaire" de son adversaire qui divise les Français en ostracisant ceux qui ne lui conviennent pas.
Il a une nouvelle fois terminé son meeting en citant la célèbre phrase de Jean Paul II: "n"ayez pas peur", ajoutant: "ayez confiance en vous, si vous mobilisez, si vous amenez tous ceux qui peuvent venir, le 6 mai, ce sera votre victoire".

Victoire sur les media soi-disant "indépendants", mais en vérité ostensiblement soumis au PS.