POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est application mobile. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est application mobile. Afficher tous les articles

samedi 11 avril 2020

Epidémie de coronavirus: drones de police, oui, mais traçage, non?

Les libertés individuelles vont-elles faire des morts ? 

Les ayatollahs de la LDH valent-ils plus cher que les membres du "comité scientifique" de Macron

Voici comment fonctionnera StopCovid l’application de traçage numérique du gouvernement
La "distanciation sociale" numérique en question
A Rennes, la police déploie un drone pour veiller au confinement contre le Coronavirus.
Si la majorité des habitants respectent le confinement, les autres tentent d’y échapper, menaçant la vie de cette majorité de citoyens. Alors, un drone piloté par la police scrute la zone des  prairies Saint-Martin, par exemple, et repère les récalcitrants. Des patrouilles de policiers se charge du reste. Et Ouest France du 26 mars titre : "A Rennes, la police déploie [sic] un drone [et un seul] pour veiller au confinement": si, clairement, la presse a perdu le sens des mots, elle conserve sa fonction de relais du gouvernement. Et "on voit bien" que son seul et unique souci est la prévention : "La, "derrière le bosquet d’arbres, il y a deux personnes assises dans l’herbe. Deux personnes qui pensaient pouvoir profiter allègrement du soleil, à l’écart des sentiers piétonniers d’où ils pourraient être aperçus. Mais c’était sans compter sur un drone surveillant les lieux et piloté par un policier. Ce dernier informe, par radio, ses collègues patrouillant dans les prairies à vélo de la position des contrevenants au confinement. Quelques minutes plus tard, ils sont trouvés. La pause soleil va leur coûter cher." Bienveillance des recouvreurs de fonds... 
Mis à disposition par la police judiciaire du ministère de l'Intérieur, ce drone, dont l'utilisation était "justifiée" par le maintien de l'ordre dans les mobilisations de rue, désormais, "nous permet de surveiller plus facilement une zone étendue, avec des arbres et des futaies épaisses qui nous rendent difficile le contrôle de cet espace, explique la commissaire Nathalie Freche du commissariat de Rennes. Il est nécessaire de rappeler régulièrement les règles du confinement [un rappel payant]. Les sorties physiques sont limitées à une heure et elles ne doivent pas être à plus d’un kilomètre du domicile. Il en est de même pour la sortie des animaux de compagnie." 

Restrictions de la liberté individuelle d'aller et venir.
Quinze jours plus tard, les consignes gouvernementales ont changé. Ainsi, à compter du 8 avril 2020, les sorties pour des activités sportives ne sont plus autorisées entre 10h et 19h sur l’ensemble du territoire du Val-de-Marne.
A la même date, un communiqué commun de la mairie de Paris et du préfet de police a annoncé l’interdiction de "toute activité sportive individuelle" dans le même créneau. Elle devient la première ville à renforcer les mesures du confinement après l’appel du gouvernement, la veille, à ne pas relâcher les efforts pour lutter contre la contamination au Covid-19. Bizarrement, Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris, a précisé sur Twitter (un réseau social pourri mais utile !) que les "promeneurs" ne sont pas concernés... 

Ce type d’opération de surveillance sera renouvelé très régulièrement, sans que la LDH ne dresse l'oreille.
Volant à une centaine de mètres de hauteur, le drone est furtif : il est quasiment inaudible et invisible dans le ciel. Quant à son opérateur, il dispose d’images vidéo de très bonne qualité, grâce à sa caméra embarquée haute résolution. L'engin peut aussi se rendre dans des endroits difficilement accessibles, insiste la commissaire. Au motif du risque de contamination des écureuils ?

La LDH laisse se développer la surveillance aérienne depuis un an 
Depuis la mi-juin 2019, le Conseil Départemental de Charente-Maritime présidé par Dominique Bussereau a reçu sa commande de drones - quatre pour les services de sécurité intérieure, deux pour les pompiers, un pour la gendarmerie et un pour la police et les pompiers, les gendarmes et les policiers disposent de trois télé-pilotes - pour huit drones - formés par la gendarmerie aux contrôles de la circulation routière, des incendies ou des manifestations.
A 120 mètres de haut un drone est quasiment invisible : on ne l'entend pas, et on ne le voit pas. Surtout s'il est blanc, comme le drone pourtant massif utilisé par la gendarmerie de Charente-Maritime : "l'avantage de ce drone là, c'est qu'il devient invisible quand il y a du soleil" : "on voit bien" que l'objectif est "clairement" la prévention et le sécurité... Nullement de prendre en défaut et de verbaliser ! quoi rasséréner la Ligue des Droits de l'Homme ?

Macron est-il capable d'un traçage bienveillant des citoyens ?

Un projet d'application de traçage des relations sociales des Français a filtré
Actuellement en phase de mise au point, une application appelée StopCovid vise à retracer l'historique des déplacements de ses utilisateurs. 
Mercredi, dans un entretien avec Le Mondele ministre de la Santé Olivier Véran et le secrétaire d'Etat au Numérique Cédric O. ont révélé les grandes lignes du fonctionnement  de l'application pour téléphones portables dans le but avoué de  prévenir les usagers volontaires s'ils ont côtoyé une personne testée positive au coronavirus. Fonctionnant par Bluetooth, dont la portée n'est que de quelques mètres, StopCovid constituerait une menace, mais limitée à la fois dans le temps et à la lutte contre le virus tueur : une sorte de bracelet électronique, certes à courte distance mais, "en même temps", une placement en semi-liberté.  
"Si ça peut marcher, si cela se fait sur la base du volontariat, s'il ne s'agit pas d'une surveillance généralisée, s'il y a un contrôle de la CNIL et du Parlement, alors on sort du fantasme d'une application liberticide et on utilise cet outil, un outil parmi d'autres, avec les mesures barrières bien évidemment, mais avec énormément de garanties", s'est avancé l'ancien locataire de Matignon.

Le socialiste Manuel Valls défend l'utilisation d'une application de 'tracking'
L'ancien premier ministre  franco-espagnol de Hollande ne défend pas la langue française, mais nous parlerons, quant à nous, de 'traçage'. Rangé derrière le gouvernement, ce socialiste estime que, par le biais d'une application, l'utilisation du traçage numérique pourrait faciliter la sortie du confinement de la population, alors que le projet gouvernemental de suivi numérique des citoyens divise jusqu'au sein de la majorité.
 
Il fallait sortir "du fantasme d'une application liberticide"a estimé l'ex-ministre de l'Intérieur, ce jeudi 9 avril sur l'antenne d'Europe 1. Et de faire valoir que "l'objectif du traçage numérique de la population à l'issue du confinement est de sauver des vies""Si ça peut marcher, si cela se fait sur la base du volontariat, s'il ne s'agit pas d'une surveillance généralisée, s'il y a un contrôle de la CNIL et du Parlement, alors on sort du fantasme d'une application liberticide et on utilise cet outil, un outil parmi d'autres, avec les mesures barrières bien évidemment, mais avec énormément de garanties", s'est avancé l'ancien locataire de Matignon.

Un contrôle librement consenti est-il envisageable ?
L'une des principales limites opposées à ce dispositif est qu'il nécessite un taux important de pénétration de la population pour produire des résultats contre la pandémie. "Il faut parler vrai, obtenir le consentement des populations, leur confiance, susciter l'adhésion", a listé Manuel valls, rappelant que "le débat a lieu aussi en Espagne", où le gouvernement "est sur le papier, l'un des plus à gauche en Europe".

Le 'traçage' (tracking) des données de smartphones est utilisé dans de plus en plus de pays pour maîtriser l'épidémie de Covid-19. Faut-il, là encore, attendre que l'efficacité de ces solutions soit établie: le Parlement va-t-il fixer un "protocole", comme en fixent les mandarins de la Santé qui bloquent l''extension du recours au traitement du professeur Raoult, alors que s'allonge la liste des morts du coronavirus ? Singapour, dont l'application basée sur les contacts Bluetooth TraceTogether a fortement influencé l'approche française, vient de compléter son dispositif de traçage par le confinement d'une partie de la population car le nombre de contaminations est reparti à la hausse, faute de participants au 'traçage".

La Ligue des droits de l'Homme choisit-elle les idées contre la vie ?

En France, la presse évoque les repoussoirs de Corée du Sud ou de Chine qui obligent depuis le début de la crise leurs habitants à se géolocaliser sur leur téléphone portable pour empêcher la propagation du coronavirus. Bien qu'il ne soit pourtant 
pas question de "géolocalisation" par 3G ou 4G, précises au mètre près, mais bien de Bluetooth, de rayon d'action très limité, l'idéologie dominante veut que les Français privilégieraient les idées contre la vie et qu'ils préfèrent la mort à'une atteinte à leurs libertés individuelles. Or, le Premier ministre envisage néanmoins que des volontaires pourraient y avoir recours.

Mais l'Edouard dit tout et son contraire
Mercredi soir, devant la commission d'information de l'Assemblée nationale, le premier ministre Edouard Philippe a affirmé qu'une telle mesure ne s'appliquerait pas en France, tout simplement parce que... "ces dispositifs ne seraient pas légalement permis".
"En même temps", Edouard Philippe affirme que la question d'un recours à des méthodes de "tracking" est "encore ouverte : on pourrait peut être, et je dis bien peut être, insiste Edouard Philippe, sur le fondement d'un engagement volontaire, utiliser ces méthodes pour mieux tracer la circulation du virus" en France. 

La ligne rouge est le consentement des personnes. D'ailleurs, l'exécutif travaille sur la question. Le 24 mars, Macron a chargé un comité de chercheurs [un de plus !] de se pencher sur le sujet. Depuis la mi-mars, un consortium de chercheurs européens, dont des Français, travaillent à la création d'une application de tracking respectueuse des normes européennes en matière de protection des données, puisque les applications utilisées en Asie ne sont pas transposables telles quelles chez nous.

Le 'traçage' vertueux à l'européenne, comment ça marche ? 
Cette "corona-app" européenne fonctionnerait de manière assez simple pour l'utilisateur. Vous téléchargez l'application sur votre téléphone et vous aurez ensuite 2 choix possibles sur votre écran : appuyer sur "je me protège", ou "j'ai le coronavirus". 
Si vous indiquez être malade, l'application va utiliser la géolocalisation de votre téléphone pour retracer tous vos déplacements des 14 derniers jours. Si vous pensez être sain, l'algorithme de l'application va utiliser les données des malades pour les croiser avec vos déplacements des 14 derniers jours. Si des données coïncident et que vous avez été exposé à un risque, l'application vous le dira. Selon les presses belge et suisse, l'application devrait être finalisée d'ici le 13 avril.  Dans deux jours.
En France, le traçage pourrait aussi aider à enrayer l'épidémie et à préparer le déconfinement. 


Restent les ayatollahs droitsdelhommistes...

Les associations de défense des libertés craignent l'ouverture d'une brèche dans leur fonds de commerce. Maître Arié Alimi, de la Ligue des Droits de l'Homme s'interroge sur France Info : "Ces dérogations, ces mesures exceptionnelles, vont-elles durer après la crise sanitaire?"

Sur France Info toujours, en croyant être transparent, le défenseur des droits nommé par François Hollande en juillet 2014, Jacques Toubon, 79 ans, reste dans le flou :
Il faut voir d'un côté ce que sont les exigences des libertés et de l'autre côté quel est le bénéfice de cette mesure de géolocalisation pour l'épidémie.
On en est là, c'est-à-dire nulle part.

 

lundi 19 septembre 2016

Fausse alerte attentat de Paris: deux "adolescents" assument un "canular"

Ces hackers insaisissables sont-ils des nôtres ?

Une fausse alerte attentat a provoqué une opération antiterroriste surdimensionnée dans le centre de Paris samedi après-midi

Cette fausse alerte est tout sauf un canular potache:
c'est un acte militant de déstabilisation et de subversion,
visant des Chrétiens en épargnants des musulmans
De deux olibrius, L'Obs fait des vedettes, les présentant comme deux adolescents de génie qui assument leur canular comme un exploit. De futures recrues de Xavier Niel ? Du côté des enquêteurs, qui n'ont aucun sens de l'humour, on confirme néanmoins que la thèse de l'acte malveillant est privilégiée. La fausse alerte attentat a suscité de la peur samedi et a déclenché une vaste opération de police dans le 1er arrondissement de Paris, et a un coût.

Les auteurs de la fausse alerte fanfaronnaient sur Facebook
Dès la fin d'après-midi de samedi, les pseudos "ados" ou ados demeurés se sont vantés de leur malveillance sur leurs page Facebook : "J'ai fait déplacé des hélico, le gouvernement, 50 voiture de flics (sic)". 


 - Capture écran / Facebook
Une heure avant l'envoi de l'alerte - via l'application gouvernementale SAIP - celui qu'on peut 'liker' sur Facebook sous le pseudonyme de 'Tylers Swatting' annonçait : "Dans 10 minutes, je swatt l'église". Autant d'éléments qui n'ont pas fait renoncer L'Obs à la glorification des deux militants admirateurs d'Ulcan.  

Sur son site, L'Obs a donné la parole aux deux crétins qui revendiquent le coup de fil à l'origine de la fausse alerte. Les deux "plaisantins", selon l'AFP, elle-même très responsable, prétendent avoir 16 et 17 ans. 
Des âges qui ne sont pas affichés par hasard, puisqu'ils ne peuvent ré-ouvrir le débat sur la majorité pénale des moins de 16 ans: le code pénal pose le principe de l'irresponsabilité pénale absolue des enfants de moins de quinze ans. Mais, du même coup, les deux ostrogoths se déclarent mineurs de 18 ans capables de discernement. Les mineurs capables de discernement sont pénalement responsables des crimes, délits ou contraventions dont ils ont été reconnus coupables, dans des conditions protectrices fixées par une loi particulière. De 16 à 18 ans, les délinquants multirécidivistes se voient refuser automatiquement l'excuse atténuante de minorité.
Or, les premiers appels de ce type par les deux acolytes remontent à trois ans, alors qu'à les croire, ils avaient donc 13 et 14 ans.
Sur les réseaux sociaux, ils sont connus sous les pseudos "Tylers Swatting" et "Zakhaev Yamaha", précise L'Obs, sans doute désireux de faire leur promotion. "Le projet initial était de 'swatter' une mosquée mais, après Saint-Etienne-du-Rouvray, on s'est dit que ça marcherait mieux avec une église", racontent-ils au média. 
Pourtant, Imran Zakhaev était un trafiquant d'armes russe, un ultranationaliste et un terroriste. Son fils, Viktor Zakhaevest est animé par l'idée de rétablir le régime communiste en Russie. Mais ce sont les héros du... quatrième jeu de la série Call of Duty, un jeu de tir à la première personne sorti en novembre 2007 et le premier de la série Modern Warfare !
Quant à "Yamaha" évoque un certain Hocine, supporter du CRB et de l'équipe nationale, véritable figure du football algérien, assassiné par balles, il y a 20 ans, ce qui décrédibilise l'âge des deux acolytes.
Le "swatting" consiste à signaler un événement imaginaire pour provoquer l'intervention de la police à un endroit spécifique, ou à accuser une personne de crimes inventés pour provoquer son arrestation. La pratique, qui fait fureur aux Etats-Unis, est désignée d'après le nom des unités d'intervention de la police américaine, le SWAT. De nombreuses personnalités en ont fait les frais : Justin Bieber, Rihanna, Tom Cruise et d'autres, ont ainsi pu voir débarquer chez eux des policiers en tenue combat, armes au poing, prêts à mettre fin à une fausse prise d'otage ou à une fausse fusillade.
Admirateurs du franco-israélien Ulcan

Samedi, vers 15h30, les deux jeunes hackers appellent la police et se font passer pour le "père Mathis". "J'ai dit que j'étais caché dans la cave et que dix maghrébins étaient rentrés avec des armes dans l'église", rapporte L'Obs. Pour prouver ce qu'ils avancent, ils ont fait écouter aux journalistes de l'hebdomadaire l'enregistrement de leur conversation avec les policiers. France Info avance qu'ils auraient réussi une manipulation technique permettant de faire croire que l'appel provenait de la ligne de téléphone fixe de l'église.

Se disant admirateurs du hacker Ulcan, les deux demeurés assurent avoir réalisé le canular pour la gloire. "On a fait ça pour le buzz. Si les gens ont eu peur, c'est leur problème", commentent les deux minus habens. 
Le hacker Ulcan est le franco-israélien sioniste Grégory Chelli, qui est l'objet de deux informations judiciaires ouvertes en France pour de nombreux chefs d'accusation, dont "attaques informatiques", "violences volontaires" et "atteinte à la vie privée". En 2015, dans un entretien à la chaîne israélienne i24news, il démentit toute responsabilité dans les derniers "canulars", notamment ceux qui ont provoqué des interventions du Raid aux domiciles des journalistes Daniel Schneidermann (Arrêt sur images), Pierre Haski (site d'informations Rue89 détenu par L'Obs) et Denis Sieffert (directeur trotskiste, anti-libéral et altermondialiste de la rédaction de l'hebdomadaire Politis). Il nia aussi avoir menacé de mort le patron d'Orange, Stéphane Richard.
Et ils s'en vantent sur les réseaux sociaux. 
"J'ai fait le pire SWATT, (...) j'suis passer en premier sur twitter, j'suis passer sur periscope, j'suis passer sur facebook, j'suis passer sur BFMTV et 10 journal hihi #églisefuck #flicKO", écrit "Tylers Swatting" sur sa page Facebook, fautes d'orthographes et de grammaire comprises. La page était inaccessible lundi matin. Gloire éphémère relayée par L'Obs.

La police ne leur fait pas peur. Ni l'état d'urgence ?

Les deux hackers sont très sûrs d'eux et n'ont rien à faire de la bouche de Valls tordue par la colère sur tous les écrans, escorté de son petit croque-mort de l'Intérieur. "On n'est pas traçable, on utilise des serveurs cryptés. On est à moins de deux heures de Paris; on a pas peur de la police", assurent les héros de L'Obs.

"Comportements totalement irresponsables"
"Ce sont des personnes qui ont vraisemblablement voulu faire le buzz. Reste à les trouver, ce qui peut demander du temps", a repris une source policière qui prend ses informations à L'Obs. Si l'enquête confirme que des hackers sont derrière cette action, "ce sont des comportements totalement irresponsables", a grondé Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur. "Ils le sont plus encore dans le contexte de menace terroriste actuel: c'est prendre sciemment le risque de détourner les forces de sécurité et de secours de véritables cas d'urgence, et de mettre en péril la vie d'autres personnes", a commenté le factotum rond et mou de l'impressionnant Cazeneuve.

Le Parquet de Paris a ouvert une enquête pour "dénonciation de crime imaginaire" et "divulgation de fausses informations afin de faire croire à une destruction dangereuse", a-t-on appris de source judiciaire. "Les enquêteurs cherchent à déterminer les conditions dans lesquelles cette alerte a été donnée et s'orientent vers une fausse alerte malveillante", a déclaré la même source anonyme.

Scènes de panique à Paris

C'est un appel à la police, à 15h39, donnant l'alerte sur une possible prise d'otages en cours à l'église St-Leu, située dans le quartier des Halles, qui a déclenché cette vaste opération de police, avec intervention de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), avait indiqué samedi le porte-parole du ministère de l'Intérieur. Le secteur avait été bouclé et des habitants évacués ou confinés.
  
Via l'application mobile SAIP pour smartphone (Système d'alerte et d'information aux populations) du ministère de l'Intérieur, les autorités gouvernementales avaient publié un message "église - alerte attentat". L'hypersensibilité du système et la formulation de ce message sont critiqués, car pour beaucoup elle donnait à croire qu'un attentat était réellement en cours. Mais rappelons aux journalistes qui colportent des approximations que le dispositif SAIP -qui met à contribution les citoyens- a pour objet de "prévenir dans les 15 minutes" les populations "en cas de suspicion d'attentat ou d'événement exceptionnel." Il serait indécent de leur demander en plus de savoir apprécier à chaud s'il est ou non en présence d'une "crise majeure". Ce sont ces mêmes journalistes qui sollicitent l'envoi de vidéos d'amateurs pour meubler leurs antennes à moindre frais, tout en taxant l'accès à leurs sites internet... 

Avant que l'alerte ne soit levée après quarante-cinq minutes, l'alerte attentat et l'opération anti-terroriste des forces de l'ordre qui en a résulté interpellent d'autant plus  la population sur sa sécurité qu'une autre alerte a été lancée à la cathédrale de Saint-Etienne, le lendemain, dimanche 16, en plein "état d'urgence".

mardi 1 mars 2016

"Coucou Flanby" : quand Hollande se fait pourrir sur Periscope

"Grollande", "Casse-toi,"... François Hollande se fait insulter sur Periscope

La communication du président, ça craint aussi !

Il a choisi le support de Serge Aurier...
Sur les conseils de Gaspard Gantzer, conseiller shooté en charge de la communication du président, l'Élysée a décidé mardi de retransmettre la visite de François Hollande dans une entreprise, en direct sur internet, via l'application Periscope. Mais les commentaires des internautes, très vindicatifs, ont fait capoter l'opération de communication. Pas malin de forcer la nature pour ne pas paraître son âge: les jeunes ne l'ont pas manqué !

L'application Periscope a donc encore fait parler d'elle ce mardi. 
Après le joueur du PSG Serge Aurier, qui s'était filmé en train de tenir des propos homophobes sur son entraîneur traité de "fiotte" en direct sur les réseaux sociaux ou méprisants de ses co-équipiers du PSG,  François Hollande n'a pas trouvé mieux que de s'exposer aux railleries des habitués de cette appli. A l'occasion d'une visite d'entreprise improvisée afin de justifier devant la presse la reculade du gouvernement sur la réforme du code du travail, le président sexagénaire a voulu utiliser ce canal de diffusion à l'occasion d'une visite de l'entreprise Showroom Privé à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Mais il a surtout récolté des commentaires moqueurs, voire acerbes des internautes.


L'expérience n'aura duré que 24 minutes et peut être qualifiée de "bon gros fail" (un échec), pour reprendre un terme répandu sur Internet. Car pendant que le président de la République échangeait cordialement avec les salariés, les internautes se défoulaient, déversant un torrent de commentaires, parfois encourageants, parfois moqueurs, mais le plus souvent insultants. C'était l'occasion de se soulager quand les CRS ne sont pas convoqués.

Le 'community manager("animateurs de communauté en ligne") tente de filtrer les commentaires les plus injurieux, mais si la modératrice a bien tenté de bloquer les internautes les plus irrespectueux, elle s'est rapidement fait dépasser et, elle aussi a été insultée.

Le bras cassé provoque la risée générale  

Periscope permet de diffuser en direct sur les réseaux sociaux ce que vous filmez avec votre smartphone. Les images peuvent être commentées en temps réel par les internautes. Et ils ne s'en sont pas privés sur les images reloues d'un débat auquel participait Hollande dans les entrepôts de Showroom Privé, entreprise de VPC pour marques à -70%. De "Coucou Flanby" à "Hollande ntm" (Nique Ta Mère), en passant par "il crosse les jambes comme une catin." Après quelques pétards, Gaspard Gantzer, 35 ans et petit protégé de Fabius, ne devait pas être très lucide.


Quand l'opération Periscope du Président dérape - Aucun(e)



Les internautes ont chambré, voire insulté le Président  - Aucun(e)

A la recherche d'un nouveau public...

Gaspard Gantzer, chef de la communication du président, assume cette opération malgré ses déboires. "Comme souvent sur les réseaux sociaux, il y a de tout, des commentaires négatifs et positifs, des propos pertinents et d'autres hors sujets", déclare-t-il pour Francetvinfo, et il assure que "cela permet de varier les modes de dialogue et de discussion avec les citoyens en dehors des media classiques."

vendredi 24 juillet 2015

Les VTC Uber gagnent une bataille à New York

Plébiscité par le public, le VTC correspond à un besoin

Le conseil municipal a décidé de ne pas voter la limitation du nombre de VTC à New York

Nouvelle bataille entre les Anciens (taxis jaunes et groupe G7)
et les Modernes (tel Uber ou Drivy)
Déterminé à réguler le nombre de VTC dans sa ville, le maire de New York, membre du Parti démocrate, s'était engagé dans un bras de fer avec Uber. Les deux parties viennent de conclure un accord qui va permettre à Uber de poursuivre son chemin.

Voitures de transport avec chauffeur, les VTC étaient dans le viseur de la mairie de New York. Entrée en guerre contre la pollution et les bouchons, elle voulait limiter la croissance de ses voitures dans ses rues. Depuis 2011, leur nombre a explosé de 60%. lls sont presque 2 fois plus que les taxis jaunes: 25.000 arpentent les rues de New York, les trois quart appartenant à la société Uber, entreprise technologique qui développe et exploite des applications mobiles de mise en contact d'utilisateurs avec des conducteurs réalisant des services de transport.
Cette semaine, le conseil municipal de gauche new-yorkais devait voter une loi, dont la mesure principale visait à limiter à 1% l'augmentation du nombre de VTC à New York pendant une année, le temps d'évaluer son impact sur les embouteillages et la pollution. Uber ne s'est pas laissé faire et a mené une intense campagne pour dénoncer une décision prise sous la pression des taxis. Finalement, c'est le leader des VTC qui a obtenu gain de cause.

Le groupe de pression de Uber a eu raison des ayatollahs de gauche

L'entreprise californienne a très vite trouvé sa clientèle à New York avec plus de 20.000 véhicules contre 13.587 taxis jaunes, exploités par des sociétés privées et agréées par la Commission de Taxi et Limousine de New York,
Uber a proposé un débat en direct sur internet pour confronter les points de vue mais Bill de Blasio s'y est refusé. "Je ne débats pas avec les sociétés privées. Soyons clairs, Uber est une entreprise multi-milliardaire et se comporte comme telle (...). Ils mettent leurs bénéfices au-dessus de toute autre considération", a-t-il polémiqué. "Il y a quelques années, personne n'avait jamais entendu parler d'Uber et maintenant, il y a plus de véhicules Uber que de taxis jaunes à New York... Il est sensé demander une pause, d'étudier la situation", a insisté le maire anti-libéral.
Outre la pollution et les embouteillages, cmilitant pacifiste, antinucléaire et anti-apartheid évoque aussi la question des droits des consommateurs et des travailleurs. En revanche, Uber a affirmé que le maire va détruire 10.000 emplois et priver d'un service vital les arrondissements hors Manhattan, où les taxis jaunes vont peu. Elle l'a aussi accusé d'être "à la solde de ses gros donneurs, les taxis".

Or, pour participer à la lutte contre les embouteillages et la pollution, la société californienne consent à publier les données de circulation dont elle dispose. Selon les termes de l'accord conclu avec Uber, la ville va mener une étude sur quatre mois, jusqu'en novembre. Et le vote limitant l'augmentation du nombre de VTC est "ajourné pour la durée de l'étude", a précisé le bureau du maire, Bill de Blasio .

La startup californienne sort victorieuse de son bras-de-fer avec Bill de Blasio, indique Bloomberg.

Cette étude sur l'état du trafic commandée par le maire sera bien menée mais sans immobilisation des VTC
, qui y participent avec les données qu'ils récoltent. Le maire de New York, un homme de gauche,  la startup est responsable de ce ralentissement du trafic. Mais certains estiment que la mesure n'est qu'un autre moyen de s'attaquer à Uber, qui pèse peu comparé au 800.000 voitures en circulation en moyenne chaque jour dans la ville, affirme le quotidien socialiste Libération qui milite pour le maintien du privilège des taxis parisiens du groupe G7, ainsi que pour le développement de OuiCar
, site de location entre particuliers lancée dès 2009 sous le nom de Zilok auto et satellite de la SNCF, entreprise publique. En 2012 et 2014, l’entreprise avait levé 4,5 millions d’euros. Le 25 juin dernier, c’est la SNCF, déjà présente au capital, via le fonds Ecomobility Ventures, qui a investi cette somme. Du même coup, le groupe public prenait 75 % du capital. 
La start-up fut du même coup valorisée à plus de 37,5 millions d’euros. L'interventionnisme de l'Etat et son injection de capitaux publics devraient intéresser la Commission européenne sensible à la concurrence déloyale. Ainsi s'explique le déclenchement d'affrontements par les taxis du groupe G7 proche du gouvernement socialiste et visant sa rivale Uber.

Uber répond à un besoin qui explique son succès. En quatre ans, 20.000 véhicules Uber sont arrivés dans la ville et la vitesse moyenne de circulation a baissé de 9%. 

Le conseil tranche en faveur d'Uber. Finalement, le conseil n'a pas voté la loi. "Cela n'a pas de sens de limiter arbitrairement Uber ou d'autres sociétés de voitures avec chauffeurs avant d'avoir étudié l'impact de la congestion des rues de New York", explique Scott Stringer, le contrôleur des finances municipales, au journal Le Monde.


Les VTC rouleront sans limite particulière, mais sous certaines conditions. Uber devra coopérer en améliorant l'accessibilité des handicapés et en contribuant au financement des transports collectifs. Une idée positive que n'a effleuré ni le gouvernement, ni la municipal orientés sur la condamnation et la répression. Si l'un de ces engagements n'est pas respecté, la Mairie  de New York pourrait limiter le nombre de véhicules. Le conflit entre Uber et Bill De Blasio est un conflit de longue haleine.

lundi 23 février 2015

VTC : Uber conduit la France au tribunal

Covoiturage, oui; voiturage non !

La 
loi française votée en septembre dernier s'expose à une annulation 

La société américaine de VTC  Uber a déposé plainte le 30 janvier dernier contre la France, révèle Les Echos deux semaines plus tard, le 17 février: l'information va vite en France. Elle bloque même sur i-télé, succursale du groupe Canal+ lié aux concurrents d'Uber, les Taxis G7, propriété de la famille fondatrice de la chaîne privée à péage. 
C'est à la Commission européenne qu'elle en appelle pour faire annuler la loi Thévenoud - oui, oui,  le député fraudeur fiscal et élu pour jouer au Scrabble dans l'hémicycle - votée en septembre dernier qui prend parti dans les relations entre les voitures de tourisme avec chauffeurs (VTC) et les taxis, notamment G7 à qui il faudrait garantir le quasi monopole ante. Uber devrait aussi entamer une procédure contre l'Espagne et contre l'Allemagne.
"Les mesures prescrites par la loi enfreignent sérieusement un certain nombre de dispositions fondamentales et des principes du droit de l’Union européenne", est-il écrit dans la plainte d'Uber. En privant les clients de  la possibilité de géolocaliser les taxis VTC, les parlementaires interventionnistes ont pris fait et cause pour les taxis, obligeant les  VTC à rentrer au garage entre deux courses. La start-up souhaite son annulation, jugeant qu'elle constitue une attaque déloyale à la libre entreprise et du favoritisme. Quant aux clients, ils ne sont pas pris en compte... 

UberPOP est aussi sous la menace d'une interdiction
  
Le gouvernement a aussi annoncé la fin de l'application UberPOP, un service de covoiturage proposé par la société américaine. Si pour le moment, le gouvernement n'a pas la possibilité de passer à l'action, le 23 février prochain, le tribunal de commerce de Paris se prononcera dans un appel d'un jugement en référé sur l'interdiction de ce service, demandé par des concurrents, qu'une certaine presse évite de nommer. Procédant par ordre face à une loi déjà existante, Uber fait appel à Bruxelles, souhaitant mettre la France face à son obligation du respect de la réglementation européenne.

Uber avait déjà porté plainte contre la même loi française en novembre dernier. Un point de procédure n'aurait pas été respecté par la France, selon la start-up : la proposition de loi n'aurait en effet pas été présentée à la Commission européenne, avant son adoption.