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vendredi 26 septembre 2008

RSF : Robert Ménard met le souk et se retire

Jean-François Julliard, nouveau secrétaire général de Reporters sans frontières

Le geste qu’il adresse au public en dit long par sa grossièreté, mais il est peut-être évocateur de l’idée exacte qu’il se fait de l’opinion.

Poussé vers la sortie, Robert Ménard, co-fondateur à Montpellier et secrétaire général de l'organisation Reporters sans frontières (RSF), a annoncé aujourd’hui vendredi 26 qu’il quittera ses fonctions mardi 30 septembre, "par envie de faire autre chose", a-t-il prétendu.
Lors de la réunion du Conseil international de l’organisation, il a déclaré : « Je quitte mes fonctions, mais je reste, bien entendu, militant de l’organisation. J’ai consacré 23 ans à Reporters sans frontières et je continuerai de prendre ma part dans ses combats. Mais différemment. Je ne peux envisager d’existence qui ne se conjugue avec un engagement au service de ces valeurs - la démocratie, les libertés, les droits de l’homme - qui, me semble-t-il, donnent un sens à notre vie. »
« J’ai pris cette décision au moment où tout va bien pour Reporters sans frontières : jamais notre organisation n’a été aussi présente dans le monde. Ses équipes, sa notoriété, son assise financière assurent son indépendance et son efficacité. Elle le prouve jour après jour. Je veux aujourd’hui gagner le pari d’une succession réussie. »

Robert Ménard avait pourtant été élu, pour un nouveau mandat de cinq ans, le 24 mars 2006, par les représentants des sections de Reporters sans frontières, lesquelles viennent de le nommer président d’honneur de l’organisation. Une promotion qui dissimule mal son éviction, alors que son mandat venait à expiration en mars …2011 !

A personnage ambigü, parcours tortueux ...
Après des études de philosophie, Robert Ménard, fils d'un imprimeur proche de l'OAS, il est devenu journaliste à la fin des années 70, alors qu’il était proche des milieux anarchistes, puis trotskistes : il milita à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), de 1973 à 1979, pour virer et échouer au …Parti socialiste.
Il a travaillé dans la presse écrite puis à la radio. Il a fondé - avec trois autres journalistes, Emilien Jubineau, Rémi Loury et Jacques Molénat - Reporters sans frontières, en 1985, à Montpellier. Robert Ménard en est le secrétaire général depuis 1990. Il a reçu en 2005 au nom de Reporters sans frontières le prix Sakharov décerné par le Parlement européen.


On peut être au PS, mais garder intact un engagement trotskiste sous l’ apparence d’un humanitarisme occidental

Ses prises de positions, dépassant la seule liberté de la presse, sont régulièrement critiquées. Sa défense de la liberté d'expression le porte à donner la parole à l'écrivain Alain Soral, à défendre l'humoriste Dieudonné, et à s'opposer à la loi Gayssot (PCF). Sa position en faveur de la non-interdiction sur le territoire français de la diffusion de la chaîne de télévision du Hezbollah, Al-Manar, « au nom de la liberté d'expression », a été également dérangé.
Robert Ménard publiera un ouvrage dans lequel il revient sur la campagne pour le boycott de la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin. Le 7 avril 2008, Jean-Luc Mélenchon "exprime les plus nettes réserves à propos de l’action politique de monsieur Robert Ménard" concernant notamment son action pour la liberté d'expression en Chine (conformément aux engagements pris, lors de l'attribution des J. O. à Pékin), intense lors du relais de la flamme olympique 2008.


Robert Ménard est âgé de 55 ans, marié à Emmanuelle Duverger (rédactrice en chef du magazine Médias et juriste internationaliste à la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme) et père de deux enfants (Michel 32 ans, Clara 6 ans).


Le magazine Marianne s’est déjà payé Ménard
Pour solde de tout compte ?

Robert Ménard, marchand de bien , titra Philippe Cohen

En théorie, Robert Ménard est un journaliste. D'ailleurs, il a la carte. En pratique, il est un activiste des droits de l'homme et du journalisme. Du coup, ça fait déjà vingt-trois ans qu'il n'en fait plus, du journalisme, depuis qu'il a fondé avec le journaliste-éditeur Jean-Claude Guillebaud et Emmanuelle Duverger, sa compagne, Reporters sans frontières. Sur le modèle, bien sûr, de Médecins sans frontières.
Rony Brauman figurait d'ailleurs parmi les parrains de l'association. A l'origine, RSF marchait sur deux jambes: la défense des journalistes réprimés dans le monde et la réflexion critique sur le métier de journaliste. Un second volet auquel tenait beaucoup Guillebaud. «Quand on interpelle les leaders des pays du tiers-monde sur les atteintes aux libertés de la presse chez eux, a-t-il expliqué à marianne2.fr, la question qui se pose automatiquement à nous est de savoir quel usage nous faisons de notre liberté. Or, au bout de sept ans, Robert Ménard a arrêté la critique des médias au prétexte que l'on ne pouvait à la fois tendre la sébile aux médias d'une main et leur donner des coups de bâton de l'autre.
RSF a donc remisé son bâton, et Jean-Claude Guillebaud a poursuivi ailleurs son travail de critique des médias. RSF est devenu une PME de l'humanitaire, et Ménard a repris, vingt ans plus tard, la revue Médias, un trimestriel de réflexion sur les médias, financé notamment par Stéphane Courbit. Avec le double coup d'éclat de Ménard à Athènes puis à Paris, la PME RSF prend des allures de multinationale du bien: 50000 T-shirts noirs vendus en une Journee, par ici la monnaie!
En tout bien tout honneur, rétorquera Ménard en ex-trotskiste roué. Et il aura raison. Car ce n'est pas un garçon intéressé. Critiqué par les « alters » pour son « antichavisme primaire », Ménard développe une conception absolue de la liberté de penser. Sauf que la transparence s'arrête là où commence le sponsoring: à leur demande, il ne cite pas le nom des entreprises qui le subventionnent pour ne pas gêner leur business en Chine...


Il est également permis de lire la réponse d’Emmanuelle Duverger (ci-contre, ne ressemble-t-elle pas au professeur de droit Maurice Duverger -à droite-, dont le parcours de droite à gauche rappelle celuide ... François Mitterrand) aux attaques du fielleux Marianne 2 contre RSF, sous la plume de Philippe Cohen : lien

RSF n'a pas connu la crise
Sa PME compte aujourd'hui 25 personnes au siège, une trentaine à l'étranger, plus de 100 correspondants et dispose d'un budget annuel de 4 millions d'euros par an.
« RSF est financé par la CIA », dénonce Maxime Vivas, auteur de « la Face cachée de Reporters sans frontières », écrit au vitriol. Une accusation qui amuse Ménard: « Et pourquoi pas le KGB ? » rétorque-t-il.
Une galipette…


D'où vient l'argent, alors?
Rosalie Lucas apporte des éléments dans Le Parisien, le 13 avril 2008, p. 8,
Mais qui finance Reporters sans frontières?
L'organisation fondée en 1985 dispose d'un budget de près de quatre millions d'euros, et c'est sur la question de ses fonds que les détracteurs de Robert Ménard attaquent
La moitié du financement de RSF (58 %) provient de ses ressources propres.
Neuf pour cent viennent des cotisations et dons, et la même proportion de financement public.
Le mécénat compte pour 24 %. Le grand groupe pharmaceutique Sanofi Aventis soutient l'organisation depuis sa création en 1985.
« C'est un lien historique, explique Jean-Marc Podvin, chargé de presse chez Sanofi. Notre premier centre de recherche se trouvait à Montpellier, où se trouvait également Robert Ménard » quand il co-fonda RSF sur le modèle de MSF. Le « French doctor » Kouchner lui a d’ailleurs remis la Légion d’Honneur. Le laboratoire continue chaque année ce mécénat, comme Benetton, «sans intervenir dans les campagnes de RSF », faut-il le préciser ?....
Mais l'ONG, comme on peut le lire sur son site, reçoit aussi des fonds du National Endowment for Democracy (NED, fondation nationale pour la démocratie) et du Center for a Free Cuba.

Connaître les ressources et les mécènes de RSF ? Lien

La même chose, plus et mieux encore, par Denis Touret (
lien )

N.B.
L'article suivant est dédié à son successeur, Jean-François Julliard

lundi 24 mars 2008

Désirs d’Avenir 70 pioche sa doctrine dans …Marianne 2

A moins que ce ne soit l’inverse…
Même article signé Philippe Cohen (visionnaire décliniste de 55 ans et pourtant président de l'association Marc Bloch), même titre et même photo-montage de bon aloi, à l’égard de la dame et des symboles nationaux.
S’agit-il d’une campagne orchestrée par Sa Cynique Majesté Royal ? Si c’est ça, la « république du respect », ça donne effectivement envie !
Cà donne ce type de prose; et çà se vend ! Voici le texte: il ne vaut pas la dépense...

Airy Routier, le nouvel allié des Sarkozy
"La leçon de journaliste de Carla Bruni dans Le Monde a laissé les médias sans voix. Comme si la bévue d'Airy Routier nous obligeait à gober n'importe quelle manipulation.
La découverte du
texte joliment troussé de Carla Bruni dans le quotidien vespéral a laissé le monde de la presse sans voix. La profession a baissé les yeux se contentant d'approuver la belle leçon de déontologie donnée par une femme dont on ne perçoit guère la légitimité à la formuler. D'où parle donc Carla Bruni, qui se cache derrière un déni on ne peut plus classique «je n'ai aucune leçon à donner mais» ? Qu'est-ce qui l'autorise à donner la leçon de journalisme amplement méritée par Airy Routier mais que l'on attendrait plutôt d'une grande figure de la profession ? La réponse est assez simple : c'est Airy Routier lui-même qui permet à Carla Bruni d'initier son entrée en politique. Car il ne faut pas s'y tromper : la séquence ouverte par sa lettre d'excuses qui permet à Carla Bruni de répondre dans Le Monde n'a rien de spontané. C'est une nouvelle scénette, un mini-plan com sans doute imaginé par une spin-doctoresse actuellement en cours, la conseillère Catherine Pégard qui vient de bénéficier d'une promotion à la Cour. L'opération permet au Président de s'arranger un profil plus magnanime tout en évitant le probable non-lieu qui aurait clos le procès du SMS s'il avait été mené à son terme. Un autre indice nous met sur la piste de cette mise en scène : jeudi, VSD plaçait en une le titre «Carla change le Président», une cautionnée par la réputation d'intégrité de Denis Jeanbar, signataire de l'article sur le sujet. Le medium - Carla - est le message, c'est-à-dire le coup de com. Notre bon Président, suractif, fougueux, sanguin, a besoin d'un anti-dépresseur féminin. Cécilia a longtemps fait l'affaire, mais il lui manquait «un cerveau», comme l'aurait laissé entendre le Président lui-même (selon la Canard Enchaîné) de façon assez peu élégante. Carla lui succède et voilà notre héros reparti du bon pied. Dans lavie.com, une séquence chasse l'autre pour le plus grand plaisir des citoyens-zappeurs. La lettre de Carla efface le président procédurier. Airy Routier rend au couple élyséen un fier service. Nul doute que le Président magnanime ne l'oubliera pas. "

« Notre métier a mal tourné », selon Cohen, qui le prouve : Cohen est son cauchemar ! Il nous laisse sans voix. Mais si seulement il pouvait se taire...
La « bévue » ou « manipulation », Marianne ne « gobe » pas : d'habitude, il les fait avaler. Cohen ne « baisse pas les yeux » et soutient le regard, au nom de la déontologie qu’il nie à «une femme dont on ne perçoit guère la légitimité à la formuler », une légitimité que ‘Monsieur’ Cohen prend où lui? Nul ne sait ! Mais un homme comme lui se retranche bravement derrière le ‘on’ généralisateur qui pourrait donner à croire qu’ils sont nombreux de sa classe et de son arrogance.
Le sieur Cohen et Marianne ne sont pas quant à eux du genre à écrire «je n'ai aucune leçon à donner mais» ? Chez les bien-pensants de la presse, aucune précaution de style ni aucun égard, ils sont péremptoires, comme le sont les microcosmes infatués. Ne sont-ils pas persuadés d’avoir au contraire des « leçons à donner à la masse ? Airy Routier est d’ailleurs confraternellement envoyé au coin : à Marianne, on n’est pas comme ces gens du Nouvel Obs ! C’est Marianne qui distribue les autorisations et les récompenses. Même le droit de réponse est soumis à l’approbation de Marianne et du petit Cohen.
Face karchée de la bien-pensance, Cohen est vraiment tordu. Est-ce son métier ; est-ce que le métier veut ça. Ou est-ce qu’il faut être tordu-perdu pour être admis au saint des saints du fameux magazine qui fait de la pige à Gala et Voici réunis ?
Cohen pue qui se croît plus crédible en employant un galimatias anglo-saxon. Il s’en prend ensuite–mais de quel droit : qui donc l‘y a-t-il autorisé ?- à la ‘spin-woman-doctor’ (pour être plus correct. Et défendre l'exception culturelle, dès la semaine prochaine?). Croit-il ainsi promouvoir l’image de son canard ? Il chercherait donc à détourner l’attention de la brebis égarée du Nouvel Obs, tout bêtement et avec ses gros sabots. Phiphi Cohen « rend à Airy Routier un fier service », croit-il. Nul doute qu’il n’y aura jamais personne, même magnanime, qui ne l'oubliera pas, notre Cohen. Un grand journaliste d’investigation, si, si….
« Monte dans ta chambre, Cohen ! »

mardi 28 août 2007

Lienemann ajuste Royal dans un entretien au JDD

Elle l’ajuste et lui dit un dernier ‘Au Revoir, Royal’

Royal est responsable du chaos dans la gauche entière. Sans compter le climat délétère qu'elle a créé dans le pays. Et, selon le dernier Journal du Dimanche, Marie-Noëlle Lienemann fait ce que tout le monde rêve de faire: elle règle ses comptes -et les nôtres- avec Marie-sEGOlène Royal dans son nouveau livre Au revoir Royal, à paraître jeudi, chez Perrin (13 € 50): est-ce qu'elle les vaut bien?

M-N Lienemann confirme les rancoeurs du PS dans l’entretien qu’elle a par ailleurs accordé au JDD. Adepte d'une ligne franchement à gauche, seule capable selon elle d'arrêter "la décomposition et l'hémorragie" qui gagnent le PS, la député européenne (PS), proche de Fabius, dit au JDD tout le mal qu'elle pense des positions "rénovatrices" de l'ex-candidate à la présidentielle.


Extraits:


Vous parlez de la campagne de Ségolène Royal comme d'une "déflagration".
Que ce soit sur la stratégie, la méthode d'action et les thèmes choisis, elle a eu faux sur toute la ligne. Elle a été imposée par les sondages et les médias. C'était un leurre. Elle a d'ailleurs joué et joue encore totalement perso. Et n'a tiré aucune leçon de la campagne. Ce qu'elle appelle son autocritique se borne à dénoncer ceux du parti qui ne l'auraient pas soutenu et l'impréparation dont elle aurait été victime. Comme toujours, elle s'épargne et ne peut pas se remettre en cause. Ce qui la rendra incapable de rebondir. Je ne lui reconnais qu'un mérite. Sa détermination au service de sa seule personne. Car elle n'a aucun sens du collectif.

Une seconde candidature Royal vous semble impensable ?
Ce qui s'est passé est irréversible. Et lorsque je dis "Au revoir Royal", c'est qu'il faut tourner la page. Sous prétexte de rénovation et de modernisme, elle a opté pour une ligne de complicité idéologique avec la droite. Avant elle, Jean-Jacques Servan-Schreiber et Gaston Defferre s'y étaient essayés. En pure perte. C'est un fourvoiement, une impasse qui prive la gauche de ses repères fondamentaux et de la victoire électorale. Elle a fait le lit de l'ouverture. Dois-je rappeler que Bernard Kouchner et Jean-Marie Bockel ont été ses premiers soutiens. Où sont-ils aujourd'hui ?

Elle a tout de même fait un score de 47 % ! En 2002, Lionel Jospin n'avait même pas dépassé le premier tour.
47 %, c'est un seuil minimal contre la droite et pourtant Ségolène Royal a bénéficié, à plein, du réflexe du vote utile. N'importe quel socialiste aurait fait ce score. Le total des voix de gauche sous Jospin a été supérieur au total des voix de gauche sous Ségolène Royal qui a fait fuir des électeurs socialistes vers Bayrou. Face à Ségolène Royal qui n'a même pas été capable de reprendre à son compte le thème de la rupture, Sarkozy a fait un des meilleurs scores jamais obtenus par la droite.
"Elle s'illusionne lourdement sur les soutiens dont elle croit bénéficier"

On n'a guère entendu d'autres voix que la sienne pendant la campagne. Où étiez-vous passés ?
Nous avons tout tenté pendant la phase préparatoire pour empêcher ce qui se préparait. Après c'était trop tard, nous ne pouvions pas prendre le risque de faire perdre plus encore notre camp. Ce décalage entre le PS et le peuple de gauche vient de plus loin. Déjà, on l'avait vu lors du "non" au référendum européen. Fidèle à sa tactique d'étouffoir, François Hollande stérilisait tout débat et faisait un chantage constant sur l'unité que nous devions afficher. Nous avons vécu des mois de tension interne maximum, beaucoup d'entre nous pressentaient que nous courrions à la catastrophe.

N'enterrez-vous pas un peu vite Ségolène Royal ? Elle n'a pas l'intention de laisser sa place.
Sa place, mais quelle place ? Si je ne m'attends pas à ce qu'elle tombe comme un fruit mûr, car elle va s'accrocher dur, je crois qu'elle s'illusionne lourdement sur les soutiens dont elle croit bénéficier à l'intérieur du parti. Que ce soit auprès des élus ou des militants. Les Gaëtan Gorce, Manuel Valls, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg prennent déjà, plus ou moins, leurs distances. Ce ne sont plus que des soutiens flottants, prêts à jouer leur carte personnelle dès que l'occasion s'en présentera. Ils sont encore vaguement solidaires mais ils entendent la colère des militants, le dépit de ceux qui ont l'impression d'avoir été menés en bateau, floués, anesthésiés, utilisés au service d'une seule personne et non d'une cause. Les socialistes aujourd'hui sont dans l'expectative, d'autant que la période Hollande s'achève mi-2008. Mais la relève n'apparaît pas encore.

Comment reprendre la main ?
En retrouvant nos valeurs fondamentales. En travaillant dans une dynamique unitaire : le PS, le PC, les Verts, le MDC, les militants syndicalistes, les associations de gauche. Il y a là un vivier immense, fertile, prêt à travailler, autour d'un vrai programme. Il faut parler au peuple de gauche qui est parti vers Bayrou et même vers Sarkozy par désarroi, par manque de corpus idéologique. Dans les années 1970, le total des militants de gauche représentait près de 500 000 personnes. Contre à peine 300 000 aujourd'hui. L'avenir de la gauche passe par un travail de fond que sont prêts à faire Laurent Fabius, Alain Vidalies, Jean-Luc Mélenchon, Henri Emmanuelli, Benoît Hamon. Et d'autres... Le club de réflexion Gauche Avenir se réunit mi-septembre à Paris pour reprendre l'initiative. Il faut rouvrir des débats essentiels: le refus de libre-échangisme, le retour à une économie mixte, la relance de l'industrie dans notre pays, un changement de cap en Europe, de nouveaux droits comme celui au logement, un nouveau pacte républicain... Le champ est large. Nous devons redevenir le parti du monde du travail.


Un pavé dans la marais poitevin. Adieu Royal!

Au revoir Royal, le livre de Lienemann

Propos sur "la décomposition et l'hémorragie" du PS

Un livre remboursé par la Sécurité Sociale

Mot de l'éditeur sur l’ouvrage :

Marie-Noëlle Lienemann, entretien avec Philippe Cohen
Depuis le 6 mai, on nous raconte une histoire à dormir debout : la gauche a éradiqué la tribu des éléphants qui plombait le PS et imposé une candidate moderne et populaire grâce à une potion nouvelle, la démocratie participative. Bref, il n'a manqué que du temps à Ségolène Royal. Voila pourquoi il faut lui confier les rênes de la gauche pour qu'elle la conduise à la victoire en 2012.
Elle devant, tous derrière en rang et admiratifs. Cette "imposture Royal", Marie-Noëlle Lienemann, député européenne et militante de longue date, a décidé de la dénoncer, avec l'aide d'un dynamiteur en chef d'icônes -du Monde à Sarkozy en passant par BHL - Philippe Cohen.
Son récit, nourrit d'anecdotes et de petits secrets de famille socialiste -notamment ceux entendus chaque semaine aux réunions du Bureau National du PS- montre comment le couple Hollande-Royal a mené le PS à une ruine militante, morale et idéologique. Les scores électoraux du PS font encore illusion, et Royal, pur produit de la télé-démocratie, masque la faillite des idées d'une gauche devenue inaudible, incapable d'inventer une stratégie et des solutions face à la mondialisation et au délitement de la Républi-que, une gauche qui a tout misé sur une improbable alliance entre bobos et exclus, ignorant ainsi la majorité du pays. Marie-Noëlle Lienemann démonte un à un tous les échafaudages friables d'un parti dénaturé, à la fois syndicats d'élus et réserve de technocrates. Sa colère rageuse et argumentée n'épargne personne, grâce à Philippe Cohen qui la pousse à aller jusqu'au bout de cette radiographie : Oui, il faut tout changer à gauche pour reconquérir la confiance d'un peuple déboussolé et de classes moyennes apeurées. On ne ressort pas intact de ce dialogue musclé.

Grand journaliste d'investigation, Philippe Cohen est l'ancien rédacteur en chef d'Info Matin et ex-rédacteur en chef adjoint de Marianne. Il est l'auteur du fameux La Face cachée du Monde avec Pierre Péan (2003), BHL (2005), La Chine sera-t-elle notre cauchemar (2006) avec Luc Richard, etc...
Marie-Noëlle Lienemann est députée européenne de la région Nord-Ouest. Elle est entre autre l'auteur de Ma part d'inventaire (2002) aux éditions Ramsay.

L’ouvrage est à paraître jeudi 30 août chez l’éditeur Perrin pour quelque 13€50.

Un pavé dans le marais poitevin, qui éclabousse jusqu'à la rue de Solférino....