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jeudi 7 mai 2020

Déconfinement dans les transports: port du masque obligatoire, attestation de déplacement au delà de 100 km

Dans les transports, le 11 mai n'est pas le retour à la normale

Quelles sont les nouvelles règles ?

Partout en France, le port du masque sera obligatoire dans les transports en commun pour les passagers à partir de 11 ans, à partir du lundi 11 mai. 

En Ile-de-France,  région classée rouge, il faudra une attestation de son employeur ou avoir un motif impérieux pour prendre le bus, le métro, le RER ou le tramway aux heures de pointe, a annoncé ce jeudi la ministre des Transports Elisabeth Borne dans sa présentation du plan de déconfinement.

En cas de contrôle, si vous ne portez pas de masque ou si vous ne pouvez pas présenter d'attestation de votre employeur ou pour motif impérieux lors de vos déplacements en Ile-de-France, vous pourrez être verbalisés. 
L'amende sera de 135 euros.

Pour mémoire, VOIR et ENTENDRE comment la doctrine officielle a changé et qui est porteur des nouveaux messages :

Heures de pointe à éviter, des gares ou stations pourront être fermées

La RATP prévoit de faire monter en puissance la mise en service de ses trains 
jusqu'à plus de 75% du trafic à partir du 11 mai. "Aujourd'hui la fréquentation est de 6%, elle restera limitée à 15%", a précisé la ministre des Transports.  Elle a rappelé que les entreprises devaient "étaler les horaires d'arrivée et de départ des salariés pour éviter qu'il y a trop de monde aux heures de pointe".

Borne a insisté pour que le télétravail s'impose aux entreprises comme la règle pour les salariés qui le peuvent. 

L'accès aux gares et aux stations de métro sera régulé. 
Certaines gares ou stations de métro pourront être fermées si besoin (de l'ordre de 60). 
Déconfinement : les nouveautés dans les transports en commun de ...
"Les forces de l'ordre apporteront leur concours", a précisé la ministre qui a encouragé le co-voiturage et les déplacements à vélo pour éviter les embouteillages sur les routes. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé que "20.000 policiers et gendarmes seront mobilisés et pourront verbaliser".

Les déplacements interrégionaux restent limités. 
"La SNCF prévoit 20 à 30% du trafic TGV et Intercités à partir du lundi 11 mai pour monter à 40% fin mai", a annoncé Borne. 
La réservation sera obligatoire. 

La fin du confinement ne signifie pas fin des gestes barrières et des mesures de distanciation physique.
Un siège sur deux sera condamné. 
Du gel hydroalcoolique sera à disposition des voyageurs. Les trains, les bus, les métros et les tramways seront désinfectés au moins une fois par jour.
https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDA1NWUzNDhlYWI0NGFkY2ViMWE5NGJhMGQzMmM5NTVlMmQ?width=630&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=10614764ddd821694a8d2f6f9f3ba397a4eba1f058d6da636fd306df6a95f6e3


Attestation obligatoire pour les déplacements de plus de 100 km

A partir du 11 mai, "il sera possible de sortir librement dans la rue sans attestation", a rappelé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. 
Une limite de 100 km "à vol d'oiseau" est toutefois imposée autour du lieu de résidence.
Déconfinement : les nouveautés dans les transports en commun de ...

Une attestation sera toutefois obligatoire pour les déplacements de plus de 100 km autour de sa résidence, a précisé le ministre. Cette attestation sera mise en ligne sur le site internet du gouvernement. Il faudra la présenter aux forces de l'ordre en cas de contrôle.

Comment calculer votre zone de 100 km autour de votre domicile. 
Voici quelques liens différents pour calculer au mieux vos déplacements :
- carte-sortie-confinement.fr
- Via Michelin avec la fonction "Rayon 100"
- Coordonnees-gps.fr (onglet zone 100 km)
- Calcmaps.com/fr (saisissez une adresse, puis cliquez sur "dessiner un cercle")
- Google Maps (à partir d'un point d'intérêt sur la carte, faites un "clic droit" puis "mesurer la distance"
- Oalley.fr en renseignant votre adresse.
Cette appli à télécharger gratuitement estime la distance que peut parcourir une voiture électrique, ou peut aussi donner rendez-vous exactement mi-chemin pour tous à des amis dispersés. Il vous suffit de renseigner le point de départ dans l'encart dédié, puis de spécifier le temps de route maximal à parcourir. Oalley prend ensuite en compte ces données et affiche sur une carte interactive la zone complète que vous pouvez couvrir dans le temps imposé.

https://img.autoplus.fr/picture/2020/05/07/1548440/photo_1_bd5b0-1200-800.jpgNe pas oublier le justificatif de domicile en cas de contrôle. Vous êtes en France...

samedi 2 mai 2020

Déconfinement: Castaner va faire tomber une pluie de PV

Macron va élargir le champ des sanctions contre les réfractaires au déconfinement


Si les attestations de déplacement n’auront plus cours, certains agents des transports en commun et les réservistes seront autorisés à sanctionner les infractions aux règles de déconfinement


Le pouvoir de verbalisation sera étendu notamment aux agents des transports en commun, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, ce samedi, bien qu'ils ne soient pas assermentés. "Le 11 mai, si les conditions sont réunies, la règle générale redeviendra la liberté de circulation et les Français n’auront plus à produire d’attestation pour sortir dans la rue", a-t-il déclaré à l’issue du Conseil des ministres qui a décidé la prolongation jusqu'au 24 juillet de l'état d'urgence sanitaire en France, mesure xénophobe pour lutter contre l'introduction du  "coronavirus étranger"!.

Cependant, le port du masque sera rendu obligatoire dans les transports en commun, a rappelé le ministre, et les commerces rouvriront sous conditions de respecter les gestes barrières.

Pour ces raisons, "les adjoints de sécurité, les gendarmes adjoints volontaires, les réservistes de la police et de la gendarmerie nationale ainsi que, et c’est important, les agents de sécurité assermentés dans les transports mais aussi les agents des services de l’autorité de la concurrence pour les commerces pourront constater le non-respect des règles de l’urgence sanitaire et le sanctionner", a-t-il détaillé. Tout le monde, sauf vous et moi...

"Une marque de confiance"

L’image contient peut-être : 1 personne"C’est un apport considérable, c’est une marque de confiance. C’est nous donner toutes les chances pour que le déconfinement se déroule dans les meilleures conditions sanitaires possible", s'est justifié Christophe Castaner, appelant cependant les Français au "civisme".

"C’est grâce à ce civisme et cet esprit de responsabilité - sous la menace de son voisin -que le confinement a été possible, c’est grâce à eux aussi que le déconfinement sera possible", selon Castaner. "La lutte est dure, la lutte est âpre", a-t-il commenté, assurant qu'"avec le respect du confinement nous avons pu sauver des milliers de vies"

"Le 11 mai le moment sera venu de reprendre nos vies progressivement, patiemment, prudemment, apprendre à vivre avec le virus, voilà l’objectif des prochaines semaines, des prochains mois", a prédit le ministre de l’Intérieur.

La question des déplacements

Aucune description de photo disponible.
Interrogé sur l’autorisation de se déplacer dans un rayon de 100 km autour de son domicile, et notamment sur la méthode de prise en compte de cette distance, Castaner a indiqué que "le dispositif […] n’est pas arrêté dans ses modalités". 

Le ministre apparent de l’Intérieur a par ailleurs précisé qu’il n’y aura pas de restrictions de déplacement d’une zone administrative à l’autre, notamment d’un département "vert" pour un autre classé "rouge" sur 99 kilomètre.

dimanche 24 mars 2019

Deux "Gilets jaunes" verbalisés pour le port d'un pull "Oui au RIC" dans une zone interdite

Le pouvoir est devenu fou, mais nos oligarques de  la presse approuvent sa radicalisation

Le couple a refusé de payer les amendes et a contacté un avocat 

Le couple portait ce pull lorsqu\'il a été verbalisé le 23 mars 2019.

Deux habitants de l'Orne se sont fait verbaliser samedi 23 mars près de l'Arc de Triomphe, à Paris, alors qu'
ils portaient un pull sur lequel était inscrit "Oui au RIC, je dis oui au référendum d'initiative citoyenne", selon plusieurs sources concordantes.

Jérôme et Béatrice sont-ils des Gilets noirs, membres de l'ultra-gauche ?
Ils étaient venus manifester à Paris samedi dans le cadre de la mobilisation des Gilets jaunes", mais est-ce déjà un délit en soi?  Ils expliquent que, une fois la manifestation dispersée, des policiers les ont abordés, alors qu'ils s'apprêtaient à prendre le métro place de l'Etoile, rue Victor Hugo, dans le 16e arrondissement de Paris. Selon eux, les fonctionnaires de police leur ont interpellés au motif qu'ils portaient un pull en faveur du RIC dans un périmètre interdit par la préfecture. 
Les deux "terroristes" ont écopé d'une amende de 135 euros chacun.

Le pouvoir macronien crée de nouvelles zones de non-droit

"C’est de l'abus de pouvoir : vous vous rendez-compte pour un pull, où il y a écrit 'Oui au RIC'", s'indigne Jérôme qui considère que les manifestants n'ont plus aucun droit. Avec ces zones de non-droit d'un nouveau genre, au coeur de Paris, "on n'a plus le droit de s'exprimer en France." 

"On n’allait pas manifester sur les Champs-Elysées; on allait au métro, mais ils n’ont pas voulu entendre. On a même proposé d’enlever notre pull mais ils ont 
refusé", poursuit Béatrice.
Le procès-verbal adressé à Béatrice
Le couple a refusé de signer ces contraventions "inappropriées" et donc de payer les amendes et a contacté un avocat. 
La préfecture de police de Paris refuse de communiquer.
Il reste donc du pain sur la planche pour la Haut-commissaire aux Droits de l'homme de l'ONU ou pour le Conseil de l'Europe. Quant au Défenseur des droits, Jacques Toubon, il reçoit toujours son salaire...

mardi 9 avril 2013

PV contre le port du tee-shirt de l'opposition au mariage homosexuel. Et de la burqa ?

Procès verbaux en série pour le port du sweat-shirt de la Manif pour tous

Une douzaine de personnes ont été verbalisées le lundi de Pâques au jardin du Luxembourg.


Porter le sweat-shirt avec le symbole de la Manif pour tous a causé des ennuis à une douzaine de personnes.
Porter le sweat-shirt avec le symbole de la Manif pour tous 
a causé des ennuis à une douzaine de personnes.


Leur délit ? Porter un sweat-shirt avec le symbole de la Manif pour tous. La qualification varie selon les procès-verbaux.
La mésaventure de Franck Talleu, le 1er avril au jardin du Luxembourg, n'était ni une farce ni un cas isolé. Verbalisé pour avoir porté un sweat-shirt, dont le dessin figurait un père et une mère tenant leurs deux enfants par la main, ce père de famille nombreuse, venu pique-niquer et cacher les œufs de Pâques, a été emmené au poste par deux gardiens assermentés. Après un interrogatoire d'une heure, il a reçu une amende cas n° A. D'abord pour «port d'une tenue contraire aux bonnes mœurs», requalifié ensuite en «organisation d'une manifestation ludique dans le jardin du Luxembourg sans autorisation spéciale». Il attend maintenant d'être convoqué par le tribunal de police. L'objet du scandale -le sweat-shirt- pourtant sans slogan «pouvait choquer», s'est-il entendu répondre par les autorités qui ont reconnu le dessin symbolique de la Manif pour Tous. Mi amusé mi-médusé, il craint pour l'avenir des familles: «Si le seul dessin d'une famille sur un tee-shirt est contraire aux bonnes mœurs, quid d'un couple dans la rue qui se baladera demain par la main avec ses enfants? Il se fera verbaliser?».

La qualification de ce délit sur le procès-verbal n'existe pas



Franck Talleu aurait pu faire l'objet d'un excès de zèle des autorités, surtout un premier avril. Mais une douzaine de personnes a été verbalisée ce jour-là pour les mêmes raisons. Christophe, un jeune chef d'entreprise, a été interpellé par trois agents alors qu'il venait de commencer un jogging. Même délit, même PV. Hors de question pour lui de retirer le vêtement provocant ou de le recouvrir, comme les hommes en képi lui en ont intimé l'ordre. «Pensant être victime d'une erreur, voire d'un mauvais poisson d'avril, je les ai écoutés calmement et accepté de les suivre, encadré et fermement tenu par le bras tel un voleur, raconte-t-il. Ils m'ont enfermé dans un local aux vitres teintées, m'ont demandé mes papiers d'identité et m'ont fouillé». Une heure plus tard, après avoir eu «un mal fou à qualifier le délit sur le procès-verbal», les agents ont dépêché une voiture de police afin de conduire le jeune homme au commissariat du 6è arrondissement pour une vérification d'identité. Une heure de plus, à tenter de comprendre si c'est du lard ou du cochon, à guetter les caméras cachées d'une télévision en panne d'inspiration pour un farce du jour. «Ubuesque, juge-t-il. J'aurais eu un tee-shirt à l'effigie d'un dictateur, j'aurais eu moins de problème!, dit Christophe. J'ai été traité comme si j'étais un danger public, capable de violence. C'était ridicule et disproportionné». Comme Franck Talleu, le contrevenant insensé a contesté son amende dans la case dédiée à cet effet. Et attend sa convocation.

La liberté d'expression, c'est une abstraction

Marie-Capucine, elle, 19 ans, a eu droit à une autre qualification sur son amende: «gêne à la tranquillité des promeneurs par affichage ostentatoire d'éléments relatifs à une manifestation interdite». C'est surtout la mine de l'étudiante qui en reste interdite, aujourd'hui encore. «J'avais juste retiré mon manteau pour faire le tour du jardin en courant», s'étonne-t-elle. Frédéric, un contrôleur de gestion également verbalisé le week-end de Pâques, va pour sa part contacter son avocat. Contrairement aux autres, il a eu un mot partisan, en plus du port du sweat-shirt: «Hollande, ta loi on n'en veut pas!». Amende. «Gêne à la tranquillité par cris et vociférations». «Les policiers m'ont dit que si j'avais dit «Hollande ta loi va passer!», je n'aurais eu aucun problème», s'indigne-t-il, non sans en rire. «La liberté d'expression, c'est un concept», dit un de ses amis.
Le texte de loi sur le mariage pour tous étant en plein débat au Sénat, situé dans les jardins du Luxembourg, les autorités fébriles «craignent des débordements», justifie un fonctionnaire des lieux. Elles ne pourraient faire le distinguo entre les manifestants qui improvisent des pique-niques et les électrons libres qui portent le sweat-shirt par soutien moral. Et verbaliseraient systématiquement. David, qui est à l'origine de «Camping pour tous», des regroupements indépendants du mouvement La Manif pour tous, où l'on discute en grignotant, croit savoir que la vague de verbalisations vient d'instructions de la part des questeurs du Sénat. «Cela porterait atteinte à la neutralité du Sénat», dit-il en rapportant «l'argument» qui lui a été communiqué. 
Lundi, en fin de matinée, les quelques «campeurs» réunis dans les jardins du Luxembourg, avaient reçu la visite de la directrice de la sécurité du Sénat. «Elle leur a dit que le sweat-shirt était interdit aujourd'hui sous peine d'expulsion, en tout cas si elle voyait le logo en entier», témoigne David. Leurs mésaventures sont largement détaillées sur les réseaux sociaux. Photos de PV et enregistrements sonores à l'appui.

Post largement inspiré d'une information du journal Le Figaro