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vendredi 9 mai 2014

8 mai 2014: les Français ont boudé le président sur les Champs-Élysées

8 mai 2014 dans l'adversité pour le président socialiste

Les Français ne se sont pas déplacés pour assister aux cérémonies commémorant l'armistice de 1945.
François Hollande avait prévu une voiture fermée pour ne pas entendre les huées et sifflets. Il s'est aussi abstenu d'aller au contact du public, contrairement à Arnaud Montebourg, qui s'est fait interpeller par un travailleur mécontent. 

Les Français boudent leur oppresseur
Gardons-nous d'y voir une preuve de la désaffection des Français pour les commémorations historiques.  Certains envisagent que le temps maussade ce jeudi matin de mai aurait suffi à tenir les Français loin des Champs-Elysées. Force est plutôt de constater que Hollande ne déplace pas la foule des chômeurs et des contribuables surfiscalisés. Il serait plus vrai de signaler que les abords des Champs étaient quadrillés de policiers qui en interdisaient l'accès aux mécontents.

En bas de l'avenue des Champs-Elysées, quelques minutes avant le début des cérémonies, les trottoirs étaient complètement vides, comme le montre cette photo prise sur place.  

Aux pieds de la statue de Charles de Gaulle,  François Hollande a déposé une première gerbe. Puis, le chef de l'État a remonté l'avenue très clairsemée, comme le montrent les images de France 2.

C'est ce qui s'appelle battre froid àquelqu'un ! 


L'assistance ne s'est faite moins clairsemée que tout en haut de l'avenue, à proximité de l'Arc de Triomphe, où François Hollande a rallumé la flamme du Soldat inconnu, entouré de tous les membres du gouvernement et d'élus venus faire nombre:


Commentaire de Pierre Servent, expert en affaires militaires, invité sur France 2: 
"C'est vrai que c'est quand même très clairsemé", doit-il admettre, à son corps défendant.

A l'issue de la cérémonie, le chef de l'État s'est tout de même offert un petit bain de foule parmi les jeunes collégiens invités à assister à la commémoration en prévision d'une nécessité de contre-partie à l'hostilité attendue de la population


Après les sifflets reçus à Carmaux, François Hollande ne s'est pas non plus risqué à aller au contact du public plus bas dans l'avenue. La zone était étroitement surveillé par un important dispositif policier déployé le long des barrières de sécurité. L'Elysée était hanté par l'idée que se reproduisent les incidents du 11 Novembre dernier, lorsque le chef de l'État avait été hué sur les Champs-Elysées par des opposants et des militants de tous bords.

Comme l'an passé, Arnaud Montebourg a paradé

Inconscient de sa responsabilité, le fossoyeur de l'industrie a  tenu à se distinguer en redescendant une partie de l'avenue à pied. Mais le ministre m'as-tu-vu a été interpellé par un travailleur : "On nous donne plus la faculté de nous battre vis-a-vis de la concurrence", a reproché ce professionnel du bois au nouveau ministre de l'Économie. Un échange qui n'a pas échappé aux caméras des chaînes d'info en continu.



vendredi 30 août 2013

Syrie: Hollande s'obstine contre l'avis de 64% des Français

Une forte majorité de Français désavoue le va-t-en guerre Hollande

H
ollande n'exclut pas une intervention avant mercredi 

Le rêve de guerre du président.  Le chef de l'État, qui a eu ce vendredi "un échange approfondi avec Barack Obama", affirme que le refus des Britanniques ne change pas la position de Paris prêt à se ranger aux côtés des rebelles islamistes.

Dans une entretien daté de samedi avec le quotidien socialiste Le Monde, le chef de l'État déclare que
"la France veut une action proportionnée et ferme contre le régime de Damas", se démarquant du refus commun des Britanniques et de leur Parlement de participer à une telle opération.

Le président socialiste court-circuite les élus du peuple
Il exclut certes toute intervention avant le départ de Syrie des inspecteurs onusiens, mais ne compte pas pour autant attendre que le Parlement se réunisse ce mercredi, affirmant disposer "d'un faisceau d'indices qui vont dans le sens de la responsabilité du régime de Damas" dans l'utilisation d'armes chimiques. " La France veut une action proportionnée et ferme", déclare le chef de guerre. "Et si j'ai engagé la France, le gouvernement l'informera des moyens et des objectifs poursuivis, conformément à l'article 35 de la Constitution", conclut-il.

Rien ne l'arrête plus
À la question : "Peut-on agir sans nos alliés traditionnels anglais ?" le chef de l'État répond clairement: "Chaque pays est souverain pour participer ou non à une opération. Cela vaut pour le Royaume-Uni comme pour la France", insiste-t-il.

Hollande passe outre le non franc et massif du peuple français

Selon un sondage réalisé par l’institut BVA pour i > télé - CQFD -  le Parisienet Aujourd’hui en France, les Français sont très majoritairement hostiles à une participation de notre pays à une intervention militaire (64 %) contre le régime de Bachar al-Assad.

Dans le détail,
ils redoutent que cette intervention fasse basculer la Syrie vers un régime islamiste (37 %) et qu’elle embrase la région (35 %) et qu’au final elle ne change rien à la situation des habitants au quotidien (22 %). 

Autres préoccupations :
le manque de preuves claires de l’implication du pouvoir dans l’utilisation des gaz chimiques (17 %) ou encore le risque d’attentats, de représailles du régime et de ses alliés contre les intérêts français (18 %). 

Fuite en avant d'un Hollande blessé d'être jugé mou
Avec le soutien de la presse massivement à gauche, François Hollande compte faire de la pédagogie pour renverser la tendance et cautériser ses blessures d'amour-propre, alors que plusieurs pays occidentaux ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne participeront pas à d’éventuelles frappes. "Attention, les Français ne sont pas des va-t-en-guerre, mais ils se rangent majoritairement derrière le chef de l’Etat — par réflexe patriotique — dès que l’opération est déclenchée", anticipe Céline Bracq, de BVA. 

Dans les jours qui viennent,
le chef de l’Etat mettra l’accent sur le risque de prolifération et les préoccupations sur la sécurité nationale en cas d’utilisation — non punie — des armes chimiques. Raisons pour lesquelles il engage la France au côté des Etats-Unis. 

Qu'adviendra-t-il si le Parlement convoqué mercredi pour une session extraordinaire consacrée à la situation en Syrie désavoue le belliqueux président.

Sondage exclusif BVA pour i > télé - CQFD - «le Parisien» et «Aujourd’hui en France»réalisé auprès de 1 010 personnes recrutées par téléphone et interrogées par Internet les 29 et 30 août 2013. Méthode des quotas.

jeudi 1 mars 2012

Présidentielle 2012 : les challengers de Sarkozy font illusion dans les sondages

Etude: Bayrou souffre de "solitude"

Les candidats d'appoint démocratique perdent du terrain

PaSiDupes a déjà souligné que la campagne de Hollande marque le pas et s'enlise dans les injures, les reculades, les improvisations et les approximations.
Lien PaSiDupes : "
Idéologie et irréalisme isolent Hollande, candidat de la gauche assoiffée de pouvoir "
Il s'est également intéressé à la courbe de Bayrou.
Le blog revient encore sur les difficultés du Béarnais.

Le sentiment d' "une véritable solitude du candidat"
explique le recul des intentions de vote en faveur de François Bayrou dans les sondages, selon une enquête qualitative de Ipsos-Logica Business Consulting (LBC).

Les électeurs (appelés "changeurs") qui ont modifié leur intention de vote par rapport à l'enquête précédente (début février) au détriment du leader centriste ont "le sentiment d'une véritable solitude du candidat, sans équipe visible, sans soutien apparent et sans machine électorale derrière lui " , souligne cette enquête.


Transfert de votes à Sarkozy et Hollande

Cette étude
a consisté à réinterroger en ligne (elles l'avaient déjà été début février) 4728 personnes recrutées dans un panel constitué spécialement pour l'élection présidentielle. Elle a été menée pour le CEVIPOF (Sciences Po, proche du PS), Le Monde (propriété des soutiens financiers du candidat Hollande), la Fondapol (Fondation pour l'innovation politique, cercle de réflexion de centre-droit) et la Fondation Jean Jaurès (devinez son orientation politique !)
.

Entre le début et la mi-février, François Bayrou a régressé de 1,5 point (de 12,5% à 11%) dans les intentions de vote mesurées par Ipsos-LBC (la perte atteint même 3 points par rapport à la mi-janvier). Ce reflux s'explique pour 1 point par des transferts de vote au profit de Nicolas Sarkozy et François Hollande (+ 0,5 point chacun), et pour un demi-point par "une baisse de mobilisation" d'électeurs qui ne sont désormais plus sûrs d'aller voter le 22 avril.


"Une faiblesse intrinsèque"

Outre sa "solitude", François Bayrou souffre d'une autre "faiblesse intrinsèque": les "changeurs" ont "le sentiment de ne pas vraiment savoir où il se situe politiquement" et ce, au moment où la campagne est entrée dans une phase forte de bipolarisation. Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen souffrent moins du duel Hollande-Sarkozy car ils sont "plus clivants" et donc plus visibles, note IPSOS qui a mené dix entretiens qualitatifs.

Selon l'institut, "l'ambiguïté politique de François Bayrou agace chez les électeurs de droite" qui l'ont délaissé et lui préfèrent aujourd'hui "le candidat naturel de la droite, qui semble le mieux placé", en l'occurrence Nicolas Sarkozy. Quant aux "changeurs" qui ont opté désormais pour François Hollande, ils le font parce que celui-ci apparaît "le candidat le mieux placé pour battre le président sortant, même par défaut". Entre-temps, Nicolas Sarkozy est entré en campagne.

De cette étude qualitative, Ipsos tire la conclusion que "l'effet du vote utile est dévastateur". "Le retour vers François Bayrou apparaît peu probable. Les craintes de victoire du camp d'en face sont trop importantes pour éparpiller ses voix", analyse l'institut.
L'autocrate François Bayrou paie le prix fort ses difficultés à travailler en équipe.

Idéologie et irréalisme isolent Hollande, candidat de la gauche assoiffée de pouvoir

"Hollande est seul contre tous en Europe", explique Philippe Tesson

Les positions du candidat socialiste sont à l'opposé de l'exigence d'austérité qui prévaut chez nos partenaires.

Irréaliste
, estime Philippe Tesson.

"Ainsi donc, François Hollande a pris l'air de Londres, brève étape d'une tournée européenne qui sera modeste.
Mais l'attend-on avec tant d'impatience et curiosité dans les différentes capitales du continent ? D'ailleurs la journée londonienne ne laissera pas une trace considérable dans l'histoire. Elle avait un double objectif: adresser un signe aux Français de l'étranger, formalité rituelle, et rassurer les Anglais. Les premiers mots du candidat à sa descente du train à la gare de Saint Pancras répondirent à ce souci : "Non, je ne suis pas dangereux." Tout était dit, il aurait pu remonter dans le train en faisant l'économie d'une journée sans intérêt.

Pas dangereux ? C'est aux actes qu'on le jugera, le premier d'entre eux concernant la ratification du pacte européen. Le second, celle du Mécanisme européen de stabilité. Sur ces deux dispositifs, on connaît la position du candidat : elle est négative. Pour des raisons diverses, sur lesquelles les socialistes et leurs alliés ne présentent d'ailleurs pas un front commun. Ils y voient à la fois une menace sur la croissance, une promesse d'austérité, une soumission de l'Europe à la finance, une mesure tardive et insuffisante, que sais-je... Déjà s'il est élu, François Hollande devra-t-il avant de passer à l'offensive mettre ses troupes d'accord et proposer à ses partenaires des solutions alternatives crédibles.

Faits têtus

Mais la cause est déjà entendue : l'opposition des dirigeants européens à François Hollande est inscrite dans les faits. Angela Merkel, forte de son leadership, aussi bien que Herman Van Rompuy, fort de sa fonction de président du Conseil européen, ne sont pas disposés à transiger. La situation économique des pays européens, qui tend à s'aggraver, n'arrange pas les intérêts de François Hollande. La menace de récession ne donne à son argumentation qu'une force d'apparence. Car pour conjurer la crise de croissance, il propose des mesures contraires à la stratégie de ses partenaires. Mario Draghi, président de la BCE, récusait récemment toute alternative à la mise en oeuvre de sévères plans d'austérité. Il est exclu, disait-il, que les pays européens fassent marche arrière sur leurs objectifs de réduction de dette. Les marchés réagiraient immédiatement. La réduction des déficits publics s'impose plus que jamais, assortie de profondes réformes structurelles, concernant notamment les systèmes sociaux, ajoutait-il. N'est-ce pas une réponse a anteriori à l'espoir de François Hollande de trouver l'oreille de ses partenaires ?

Que les propositions du candidat socialiste fassent écho aux difficultés des peuples des pays européens les moins favorisés et aux inquiétudes du peuple français est une chose. Mais les faits sont têtus, aussi compréhensible que soit cette angoisse, et le réalisme doit l'emporter sur le sentiment. Au coeur de l'Europe, François Hollande serait un homme seul parmi ses pairs."

Faible et paresseux, mais velléitaire et imprévisible, influençable et flexible, mais têtu et prêt à tout, cet homme "normal" est dangereux !

samedi 15 janvier 2011

Emplois à domicile plus chers et assistance plus difficile

Coup dur pour les plus défavorisés

Mauvaise nouvelle pour les particuliers qui emploient du personnel à domicile

A compter du 1er janvier, en vertu de la loi de finances pour 2011, les particuliers employeurs supporteront désormais la suppression brutale des 15 points d'exonération de charges sur les cotisations patronales de Sécurité sociale (retraites, indemnités journalières en cas de maladies, etc.).

Les dangers pour les salariés
Cette disposition revient à surenchérir de 12% le coût d'une employée à domicile déclarée au réel. " La suppression de cet abattement va limiter l'autonomie professionnelle des salariées et fragiliser leur protection sociale ", déplore Marie Béatrice Levaux, présidente de la Fédération des particuliers employeurs de France (Fepem).

Les aidants familiaux sont également touchés dans leur capacité à trouver un peu de repos en recrutant un salarié en complément de leur présence».
Dans de nombreuses familles, les femmes salariées risquent en outre d'avoir à choisir entre leur vie professionnelle et leur vie privée, pour garder leurs enfants, accompagner leurs parents âgés ou malades.

Les conséquences pour les employeurs
Une seule alternative : soit réduire le nombre d'heures de travail de leur employée déclarée au réel, soit maintenir le nombre d'heures et la déclarer au forfait.
Choix de la déclaration au forfait
Cette solution nécessite un accord des deux parties et, lors de l'établissement du chèque emploi-service, de bien cocher la cas «forfait».

Portée de la loi de finances pour 2011

Cas d'une famille employant une
femme de ménage à raison de 22 heures par mois. Déclarée sur la base de son salaire réel, cette employée de maison est rémunérée à 10,50 euros net de l'heure. Par mois, elle reçoit un salaire net de 231 euros, compte tenu de 10% de congés payés.
En 2011, la famille réglera à l'URSSAF des charges de 190,06 euros par mois, se ventilant en cotisations patronales de 121,40 euros et en cotisations salariales de 68,66 euros. En 2010, la famille réglait des charges de 145,11 euros par mois -soit 76,45 euros de cotisations patronales (121,40 euros minorés de 15%) et 68,66 euros de cotisations salariales.

En appliquant le même raisonnement à une garde d'enfant à domicile, à raison de 10 heures par jour, soit 200 heures par mois et rétribuée 7,69 euros net de l'heure, une famille devra décaisser 300 euros supplémentaires par mois.

Les élus parlementaires ont brutalement changé les règles du jeu

Que reste-t-il du Plan Borloo ?
L'allégement de charges de 30% pour favoriser l'emploi à domicile déclaré aura vécu cinq ans. L'employeur particulier était encouragé à ne pas payer ses salariés au SMIC (11€ en moyenne), tout en avantageant ces derniers en matière de salaire et de couverture sociale.
Depuis 2005, 70% des employeurs particuliers étaient passés à la déclaration au salaire réél.

On risque de favoriser le travail au noir
Les particuliers sont les seuls employeurs de France à ne bénéficier d'aucun allègement de charges. Ils ne vont pas tarder à s'adapter et à retourner à leurs paratiques anciennes.

De nombreuses familles ne pourront plus faire face
En terme de salaire, les emplois à domicile représentaient 10 milliards d'euros et 6 milliards d'euros de charges sociales. Des nounous, femmes de ménage, jardiniers ou professeurs particuliers vont rester sur le carreau et, face au coût supplémentaire qui est imposé aux employeurs particuliers, nombre de services rendus ne le seront plus.

Cette atteinte au lien social n'est pas en cohérence avec la politique gouvernementale annoncée de lutte contre la solitude.

vendredi 24 décembre 2010

La solitude, grande cause nationale

Lancement de la campagne contre la solitude
Chaque mois devrait être consacré à une forme d'isolement : SDF, mères, personnes âgées…

«Pas de solitude dans une France fraternelle.»
C'est le slogan de la grande cause nationale, lancée mercredi à Matignon par François Fillon. Autour de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, connue pour son action auprès notamment des personnes âgées et des personnes isolées, se sont mobilisées 24 associations, parmi lesquelles le Secours catholique, le Secours populaire, l'Armée du salut, l'Ordre de Malte, mais aussi les Banques alimentaires, SOS Amitié et SOS Villages d'enfants pour l'organisation d'événements au cours de cette année.

30 % des Français disent souffrir de la solitude
C'est ce que révèle un sondage réalisé cette année par la SSVP. A des degrés divers, contrairement aux idées reçues, la solitude ne touche pas seulement les personnes âgées, mais aussi, et dans des proportions supérieures, les femmes de 35 à 49 ans, notamment frappées par des séparations.
Dans les grandes agglomérations, le phénomène est accru : à Paris, Lyon et Marseille, le sentiment d'isolement concerne 45 % des habitants, contre 30 % dans les autres zones urbaines. « La solitude n'a ni âge ni milieu social, lance Bruno Dardelet, président de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Et aujourd'hui, pour lutter contre la solitude, il faut remettre à l'honneur la fraternité. »

Dans une société solidaire du "bien-être"...

Afin de communiquer concrètement sur la lutte contre l'isolement, les associations impliquées ont décidé de dédier chaque mois de l'année prochaine à un type de solitude et d'organiser des événements dans des villes différentes. Mercredi, saluant le travail de ces associations, François Fillon a indiqué qu'« il était temps de reconnaître l'ampleur du mal social qui continue de nous échapper ».

Le calendrier

Les événements du mois de janvier se dérouleront à Bordeaux sur le thème des sans-domicile fixe.
Le mois de février sera dédié, via des événements à Lille, à la formation de bénévoles.
Le mois de mars à la solitude des villes et des campagnes.
Le mois d'avril aux maisons de retraite et aux hôpitaux, avec des actions phares probablement à Paris.
Le mois de mai aux mères de famille.
Le mois de juin aux familles isolées.
Le mois de juillet aux handicapés.
Le mois de août aux enfants et aux départs en vacances.
Le mois de septembre aux jeunes en recherche d'emploi.
Le mois d'octobre à la solidarité intergénérationnelle.
Le mois de novembre aux appels téléphoniques aux personnes isolées.
Et enfin le mois de décembre traditionnellement aux exclus des fêtes de fin d'année.

Au-delà, chaque association partenaire proposera dans ses lieux d'accueil et ses permanences un panonceau «Point Fraternité». Bruno Dardelet prône la création d'un observatoire de la solitude. Il réfléchit également aux modes d'actions pour lutter contre la solitude, notamment le téléphone et les nouvelles technologies. Des contacts pour rompre l'isolement que la Société de Saint-Vincent-de-Paul trouve utiles et parfois moins intrusifs qu'une visite à domicile.

Enfin, comme chaque année, le collectif d'associations va bénéficier de campagnes d'information sur les écrans de télévision. Des réunions sont prévues avec France Télévisions, sur fond de remise prochaine par le CSA au premier ministre d'un rapport sur la représentativité des associations dans les media.

dimanche 26 août 2007

Revoilà Royal! Plutôt morose, sa ‘fête de la rose’!

Le pot aux roses se craquelle !

Ils ne sont pas venus, ils ne sont pas tous là

On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même ! Organisée à l’initiative Royal par sa fédération socialiste des Deux-Sèvres, cette toute nouvelle "Fête de la rose" de samedi est du sur mesure: elle a crée ce rendez-vous pour s’en servir de tribune. La date de cette rencontre n’a pas été fixée par hasard : elle devance d'une semaine l'université d'été du PS, qui marque traditionnellement la rentrée des socialistes !

Bronzée à son retour de vacances aux Antilles, se présentant comme une "femme neuve" et "tranquille", la présidente de Poitou-Charentes dément toute velléité de court-circuiter le calendrier officiel du parti, affirmant au contraire ne pas avoir voulu "préempter" le rendez-vous de La Rochelle. Il faut la croire sur parole, puisqu’elle le dit! "Si je ne fais pas de discours à La Rochelle, on dit: 'ça y est, elle n'est plus qu'une présidente de région. Si j'en fais un, on dira que c'est une OPA", se défend-elle devant les journalistes après son allocution. Qui a dit quoi que ce soit ? Toute honte bue, elle continue de falsifier la réalité.

En petit comité local pour l’essentiel. Bien sûr les personnels et leurs familles se pressaient mais aucun ténor ne s’est mêlé aux nostalgiques de la campagne présidentielle. Seul le ringard Jean-Louis Bianco avait fait le déplacement. ‘Has been’ notoire, il a perdu toute ambition et tout désir d’avenir. Les autres, tel Dray-le-félon ou Frère Rebsamen, s’agitent plutôt dans le panier à crabes socialiste parisien. Sa Cynique Majesté Royal connaît la solitude. Car les Filipetti et Batho n’ont pas d’existence hors de la sphère Royal : ne sont-elles pas ses ‘choses’ ?...

De la rose, elle n’a pas changé l’eau du pot

Trois mois après son échec à la présidentielle, Marie-sEGOlène Royal a livré ses propres clés de la rénovation socialiste, alignant des mots, tels que ‘aggiornamento idéologique’ et transformation des ‘outils’ du parti.

Non, je n’ai pas changé !’

Au coeur de la circonscription qu'elle a abandonnée lors des dernières législatives, Sa Cynique Majesté Royal a versé au pot commun de la rénovation socialiste les premières "leçons précieuses" fournies, selon elle, par la campagne. Tiens, donc !

Sur le fond, celle qui rechignait à prononcer le mot "défaite" avant l'été a esquissé un timide mea-culpa. "Moi-même, je l'admets, j'ai parfois improvisé", a-t-elle dit au millier de partisans venus l'écouter sous un soleil écrasant. Mais si elle a perdu au soir du 6 mai, c'est surtout parce que le PS a manqué de temps et de discipline, qui "n'est pas un mot que les socialistes aiment beaucoup". C’est pas moi, c’est les autres…

Elle veut refaire le coup du père François ! Laisser le temps au temps’ ?

En privé, l'ex-candidate assure qu'elle n'est ni "dans la nostalgie" de la présidentielle ni blessée, mais qu'elle veut se laisser du temps pour poursuivre sa réflexion. Elle a déjà pris trois mois : rien ne presse en effet pendant que le gouvernement est à la tâche.

En guise d’action, elle pérore. Ainsi a-t-elle consacré la majeure partie de son discours de rentrée d'une heure et demie à la "mutation" du PS. "Nous devons surmonter ce qui nous a divisé", a-t-elle réclamé, prônant une réforme des statuts du PS pour favoriser "de vrais débats participatifs" et non une "prolifération de motions qui donnent souvent lieu à des règlements de compte".

La plaie présidentielle reste béante. "Ce qui ne peut plus durer au PS, (ce sont) les champs clos d'affrontements obscurs (...) une violence verbale incompatible avec l'idéal socialiste (...) cela doit appartenir au passé", a-t-elle intimé…

Elle se positionne au-dessus de la mêlée

Toujours aussi hautaine et vaniteuse, elle a rappelé : "Je ne suis en compétition avec personne". Traduction : personne ne m’arrive à la cheville ! Comme si son échec à la présidentielle lui conférait une stature et des droits sur les autres. Les battus se retirent, mais elle s’incruste. Il faudra au PS employer les grands moyens pour lui ouvrir les yeux. A l'orée d'une année chargée pour le PS, qui doit s'organiser pour les municipales et préparer son prochain congrès, prévu dans la foulée, l’aggiornamento n’est pas gagné.

En juin, elle avait affirmé qu'elle présenterait une motion - les programmes des courants internes - lors du congrès de 2008 et qu'elle pourrait briguer le poste de premier secrétaire que son ex-compagnon, François Hollande, laissera vacant l'an prochain.

Ce n'était pas de la précipitation, argumente-t-elle deux mois plus tard. Elle agit par souci de "rassurer" et de "dire en clair (qu'elle) ne (s)e retirait pas de la vie politique".

Aujourd'hui, elle "ne sait pas" -toujours pas!- exactement ce qu'elle va faire au PS mais elle refuse d'être "rigidifiée sur le timing".

"Je n'hésite pas, je prends mon temps (...) Je verrai le moment venu", affirme-t-elle, reprenant quasiment mot pour mot sa rhétorique d'avant la primaire socialiste. "Si je peux être utile à mon parti...", répète-t-elle sous une tente dressée dans le parc de la Garenne. Qu'elle prenne tout son temps; on n'est pas pressés...

Les attaques

Bien qu’elle critique les effets d’annonce chez les autres, elle annonce elle-même la publication de son autocritique dans le courant de l'automne.

Il faut dire qu’un grand nombre d'ouvrages critiquent sa campagne et sont annoncés en librairie, dont celui de sa consoeur Lienemann. Elle tente donc de sauver sa peau en occultant. On l’attend toujours, comme ses autres publications de campagne, mais son opération ‘survie’ atteint un niveau pathétique dans l’indécence.

Royal fait diversion. Tout en reprochant au PS de son ex-concubin Hollande de ne rien avoir mieux à proposer que la critique systématique de l’action du gouvernement, elle révèle une perception très personnelle et objective des 100 premiers jours de Nicolas Sarkozy au pouvoir. A Melle, quelque part en France, dans son village du Poitou-Charentes, l'ancienne candidate battue à l'Elysée a dressé samedi le bilan, selon elle : "vieilles méthodes", débauche d'annonces et au final "immobilisme" Le prisme Royal ne serait-il pas légèrement déformant?

Qu’a-t-elle à offrir ?

A la tribune, Royal a tracé les grandes lignes idéologiques de son "socialisme du XXIe siècle", ni plus ni moins: économie de marché assumée, équilibre des droits et des devoirs individuels et construction d'un "grand parti moderne". En "ouvrant les portes et les fenêtres".Cette dernière suggestion ne rappelle-t-elle pas, jusque dans les termes exactes, les propos personnels, tenus spontanément, par Filippetti?... (LIRE le précédent billet de PaSiDupes!)

Rassemblement! La maîtresse appelle à former les rangs: pas de doute, c'est la rentrée! Elle a si peu à offrir qu'elle cherche piteusement à enrôler des mercenaires, en lancant un appel à toutes les forces de gauche, Verts, PCF, radicaux, mais également - "je ne vois pas pourquoi je ne le dirais pas" - aux centristes. Après avoir pris un rateau, elle ratisse large, très large. (Vous êtes invités à participer au Forum PaSiDupes avec Blogflux, colonne de droite.)

Son ouverture s'adresse même aux socialistes ayant accepté de rentrer dans le gouvernement Fillon. Depuis sa chaire, la grande prêtresse sur le retour s'adresse à ses ouailles. Chers frères, chères soeurs, "Je ne suis pas à la messe mais si les brebis égarées veulent revenir travailler avec nous, pourquoi pas. Chacun a le droit de se tromper".

Le renouveau du PS,selon Royal, passe par l’ouverture ? Mais n’avons-nous pas déjà entendu ça quelque part ? Même que Sarkozy la pratique !