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jeudi 1 mars 2012

Idéologie et irréalisme isolent Hollande, candidat de la gauche assoiffée de pouvoir

"Hollande est seul contre tous en Europe", explique Philippe Tesson

Les positions du candidat socialiste sont à l'opposé de l'exigence d'austérité qui prévaut chez nos partenaires.

Irréaliste
, estime Philippe Tesson.

"Ainsi donc, François Hollande a pris l'air de Londres, brève étape d'une tournée européenne qui sera modeste.
Mais l'attend-on avec tant d'impatience et curiosité dans les différentes capitales du continent ? D'ailleurs la journée londonienne ne laissera pas une trace considérable dans l'histoire. Elle avait un double objectif: adresser un signe aux Français de l'étranger, formalité rituelle, et rassurer les Anglais. Les premiers mots du candidat à sa descente du train à la gare de Saint Pancras répondirent à ce souci : "Non, je ne suis pas dangereux." Tout était dit, il aurait pu remonter dans le train en faisant l'économie d'une journée sans intérêt.

Pas dangereux ? C'est aux actes qu'on le jugera, le premier d'entre eux concernant la ratification du pacte européen. Le second, celle du Mécanisme européen de stabilité. Sur ces deux dispositifs, on connaît la position du candidat : elle est négative. Pour des raisons diverses, sur lesquelles les socialistes et leurs alliés ne présentent d'ailleurs pas un front commun. Ils y voient à la fois une menace sur la croissance, une promesse d'austérité, une soumission de l'Europe à la finance, une mesure tardive et insuffisante, que sais-je... Déjà s'il est élu, François Hollande devra-t-il avant de passer à l'offensive mettre ses troupes d'accord et proposer à ses partenaires des solutions alternatives crédibles.

Faits têtus

Mais la cause est déjà entendue : l'opposition des dirigeants européens à François Hollande est inscrite dans les faits. Angela Merkel, forte de son leadership, aussi bien que Herman Van Rompuy, fort de sa fonction de président du Conseil européen, ne sont pas disposés à transiger. La situation économique des pays européens, qui tend à s'aggraver, n'arrange pas les intérêts de François Hollande. La menace de récession ne donne à son argumentation qu'une force d'apparence. Car pour conjurer la crise de croissance, il propose des mesures contraires à la stratégie de ses partenaires. Mario Draghi, président de la BCE, récusait récemment toute alternative à la mise en oeuvre de sévères plans d'austérité. Il est exclu, disait-il, que les pays européens fassent marche arrière sur leurs objectifs de réduction de dette. Les marchés réagiraient immédiatement. La réduction des déficits publics s'impose plus que jamais, assortie de profondes réformes structurelles, concernant notamment les systèmes sociaux, ajoutait-il. N'est-ce pas une réponse a anteriori à l'espoir de François Hollande de trouver l'oreille de ses partenaires ?

Que les propositions du candidat socialiste fassent écho aux difficultés des peuples des pays européens les moins favorisés et aux inquiétudes du peuple français est une chose. Mais les faits sont têtus, aussi compréhensible que soit cette angoisse, et le réalisme doit l'emporter sur le sentiment. Au coeur de l'Europe, François Hollande serait un homme seul parmi ses pairs."

Faible et paresseux, mais velléitaire et imprévisible, influençable et flexible, mais têtu et prêt à tout, cet homme "normal" est dangereux !

1 commentaire:

  1. Faible, velléitaire et imprévisible, influençable et flexible, têtu et prêt à tout, je savais, mais paresseux, là, j'apprends!!Décidemment, il à toutes les qualités le nul inconscient!!!

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