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vendredi 13 mars 2020

Explosion à l’usine Seveso Saipol, près de Rouen 

Les secours interviennent en urgence sur ce site Seveso.

Une explosion suivie d'un incendie a eu lieu à l'usine Saipol de bio-carburants, vendredi 13 mars 2020 à Grand-Couronne près de Rouen (Seine-Maritime) vers 12h30. 


Un impressionnant panache de fumée s'est échappé de l’usine Saipol, après qu’une explosion a retenti vers 12h30 vendredi 13 mars 2020. Un incendie s’est déclenché dans une unité de d’estérification.

Cet incident industriel serait sans gravité, assure le maire de la commune, Patrice Dupray : "Il n’y a pas de blessé et pas de risque de toxicité, ce n’est pas Lubrizol.Un incendie a déjà éclaté à Rouen, le 26 septembre 2019 dans une usine de produits chimiques de la société Lubrizol classée Seveso seuil haut.

Des scolaires confinés

Un plan Etare (pour les établissements jugés sensibles) a été déclenché par les secours qui interviennent sur ce site classé Seveso.

Les écoles de Grand-Couronne ont été confinées, suite à une décision de la mairie. "On nous a demandé de tout fermer et de ne pas faire sortir les enfants", a confirmé une directrice d’établissement. Des techniciens de la Ville sont passés rendre visite à l’école Jacques-Prévert pour rassurer les enfants et les personnels.

A 16 heures, la préfecture a décidé de la levée de la mise à l’abri préventive des élèves, après que les mesures de qualité de l’air réalisées par les sapeurs-pompiers n’ont révélé aucune anomalie.

"A deux minutes près, on était dans les flammes"

Un périmètre de sécurité de 500 mètres avait dès l’arrivée des secours été mis en place. Le feu a été maîtrisé vers 14 heures.
"On était à 4 mètres quand ça a pété, confie un salarié. A deux minutes près, on était dans les flammes. On a eu chaud. Ça a pété et brûlé comme du carburant qui brûle" Saipol fabrique notamment du Diester, un biodiesel.

Police nationale 76

✔@PoliceNat76

[#Incendie]Incident Usine Saipol à Grand-Couronne (site SEVESO). 
POI déclenché, sapeurs-pompiers @Sdis76 sur place. Respectez le périmètre de sécurité de 500 mètres mis en place.
Respecter les consignes transmises sur place.
https://twitter.com/Prefet76/status/1238441931077804035?s=19 …

Préfet de la Seine-Maritime

✔@Prefet76

Incident Usine Saipol à Grand-Couronne (site SEVESO). 
POI déclenché, sapeurs-pompiers @Sdis76 sur place. Respectez le périmètre de sécurité de 500 mètres mis en place.

13:40 - 13 mars 2020


samedi 12 janvier 2019

Macron invite à Versailles l'élite mondiale du business

Le gotha mondial du business ouvrira-t-il un grand débat avec les Gilets jaunes à Versailles ?

Emmanuel Macron réunira près de 150 dirigeants d’entreprise étrangers et français au château de Versailles le 21 janvier

Image associée

L’an passé, la première édition du sommet "Choose France" avait permis de collecter 3,5 milliards d’euros de promesses d’investissements sur cinq ans, dont certaines étaient déjà dans les tuyaux.

Au final, seront-ils 140 au château  ? 
'Business as usual', assure l'Elysée, tandis que la Nouvelle République assure que "La France effraie les touristes"  et que L'Express titre que "La France attire moins les touristes en 2019"...

Ce ne sont pas les 'gueux' du mouvement des "gilets jaunes" qui vont empêcher Emmanuel Macron de continuer à afficher une politique pro-business, affirme toutefois ChallengeS, et de dérouler le tapis rouge aux grands patrons du monde entier. Comme l'an passé, dans dix jours,le président de la République recevra entre 100 et 150 dirigeants d'entreprise étrangers et français au château de Versailles -  le 21 janvier, à la veille du Forum économique de Davos auquel il ne se rendra pas "en raison d'un agenda chargé", a fait dire le locataire de l'Elysée. 
Il ne quitte plus l'Elysée et ne lâche plus la main de maman : il hésiterait même à se rendre de nuit 6 rue de Trévise, sur les lieux de l'explosion au gaz qui a fait, pour l'heure, 2 morts et 49 blessés (dont 12 personnes en urgence absolue) dans une boulangerie du 9e arrondissement de Paris, à 20 minutes...   

Cette rencontre vise à vanter les atouts de la France auprès des investisseurs étrangers. 
Ce grand raout du gotha mondial des multinationales de l’industrie et de la finance devra s'adapter aux tensions sécuritaires actuelles. "Nous souhaitons inviter à parité des patrons français et étrangers, alors que les dirigeants étrangers étaient largement majoritaires l’an dernier, avoue-t-on à l’Elysée. Le but est de valoriser le tissu industriel français en suscitant davantage de rendez-vous entre grands patrons internationaux et dirigeants de PME installées dans les territoires." L’Elysée en a également profité pour inviter plus de patrons des pays émergents.

Dîner avec le couple Macron

Le décor a fait ses preuves et demeure inchangé.
Le président de la République régalera ses invités dans l’ancienne résidence du Roi Soleil. Le sommet s'ouvrira par un déjeuner avec le premier ministre, Edouard Philippe, et se clôturera par un dîner avec Jupiter soi-même. 

Résultat de recherche d'images pour "VERSAILLES galerie des Batailles"

L’an passé, c’était le chef monégasque Alain Ducasse qui était aux fourneaux et le dîner se tenait dans la galerie des Batailles (ci-dessus). Durant l’après-midi, les patrons pourront échanger entre eux ou avoir des entretiens avec les ministres présents, tels le ministre des Finances, Bruno Le Maire, ou la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui faisait déjà de la retape pour Macron à Las Vegas lors de sa campagne. "Seuls les invités ont accès au site Internet sécurisé qui permet de s’inscrire aux différents événements", confie le conseiller d’un grand patron convié. Le Gilet jaune Eric Drouet n'est pas de la fête...

Image associée
L’an dernier, à l’issue du sommet, SAP (logiciels innovants de gestion d'entreprise) avait promis d’investir 750 millions d’euros dans la R&D (Recherche et Développement) made in France ; le Suisse Novartis, 900 millions dans les biotechs tricolores ; Toyota (ci-contre) d’étendre son usine près de Valenciennes pour 300 millions ; Facebook et Google, de parier à fond sur l’intelligence artificielle. 

Lloyd Blankfein, le très perspicace PDG de Goldman Sachs, la banque d'investissement à qui nous devons la crise des subprimes (scandale financier au nombre des causes de l'effondrement boursier de 2008) et la crise de la dette grecque, avait, lui, tweeté : "Grand meeting avec les PDG internationaux organisé par le président Macron. Gros effort, sincère et efficace. Je sens qu'un nouveau jour se lève en France.
Mais c’était bien avant les hausses de prix des carburants et les mobilisations des "gilets jaunes" pour la défense du pouvoir d'achat.

mardi 28 octobre 2014

Barrage de Sivens: un jeune activiste victime d'une explosion à l'origine encore indéterminée

L'extrême gauche accuse les forces de l'ordre

Le jeune activiste mort sur le site du barrage de Sivens
 (Tarn), 

Barrage du Tarn: le jeune manifestant victime d'une explosion à l'origine indéterminée
On reconnaît le style  "Anonymous" des panneaux,
c'est-à-dire anarchiste révolutionnaire
contesté par les écologistes radicaux soutenus par Joseph Bové et la Confédération paysanne, a été victime d'une explosion 

L'enquête doit déterminer si la mort de Rémi Fraisse a été causée par une grenade des forces de l'ordre ou le cocktail Molotov d'un activiste.
Selon les premiers résultats d'autopsie présentés à la presse par le procureur d'Ali Claude Dérens, "la plaie importante située en haut du dos de Rémi Fraisse a été causée, selon toute vraisemblance, par une explosion".
"On ne peut pas aujourd'hui exclure que l'explosion importante aurait pu être causée par une grenade, puisque (...) une grenade semble avoir été lancée depuis la redoute dans laquelle les gendarmes s'étaient retranchés", a ajouté plus tard le procureur, interviewé sur RTL. 
Ce représentant du ministère de la Justice précise que le corps du jeune homme avait été piétiné quand les gendarmes l'ont découvert et que son sac à dos avait disparu. La jeune fille qui accompagnait la victime n'est plus mentionnée, bien que Jean-Pierre Fraisse ait fait état de sa présence.
Camille, un activiste très en pointe contre la construction du barrage, donne sa version de la mort du "sympathisant" de la cause altermondialiste. "Les gendarmes ont effectué une grosse charge précédée d’envois de gaz lacrymogène et de bombes assourdissantes", raconte-t-il, "des témoins ont vu Rémi se faire toucher par trois assourdissantes, l’une d’elles s’est coincée dans son sac et a explosé dedans, lui arrachant l’épaule." Il paraît donc d'autant plus étrange que la victime ait été abandonnée au sol par ses camarades. De nouvelles analyses, dont les résultats pourraient être connus mardi, doivent éclaircir ces zones d'ombre humides.

Les 70 gendarmes "attaqués" par une centaine d'opposants très déterminés avait découvert le corps de Rémi Fraisse dimanche,
à deux heures du matin quand ils avaient éclairé la zone et aperçu le manifestant abandonné à terre par ses camaradesPour récupérer le jeune homme inanimé et lui porter secours, en vain, des gendarmes étaient alors sortis de l'enclos grillagé où ils s'étaient protégés.

La famille de 
Rémi Fraisse envisage de déposer plainte, ce mardi à Albi, si toutefois la preuve est faite des accusations portées contre la police pour homicide volontaire commis "par une ou plusieurs personnes dépositaires de l'autorité publique", ont annoncé lundi de ses avocats.

L'engagement des activistes ne faiblit pas

Les affrontements avaient été violents
 sur le site du projet de barrage
, dans la nuit de samedi à dimanche, à Lisle-sur-Tarn

Aux jets de cocktails Molotov et de pierres de leurs agresseurs, les gendarmes avaient répondu par des gaz lacrymogènes et au moins une grenade assourdissante.
Plusieurs opposants ont également mentionné l'usage de grenades de désencerclement.

Lundi, la tristesse et la colère des opposants étaient intactes, au lendemain de l'annonce du décès de Rémi, étudiant à Toulouse et bénévole botaniste au sein d'une association de défense de l'environnement, Nature Midi-Pyrénées.

Environ un millier d'opposants se sont rassemblés lundi dans le centre d'Albi où , avec la haine, ils ont d'abord scandé : "Rémi, Rémi, on ne t'oublie pas". Des heurts violents ont en effet rapidement éclaté entre plusieurs dizaines de manifestants, pour certains cagoulés et jetant des pavés et les CRS. Le calme était revenu vers 19h00, après plus de deux heures d'un face à face tendu ponctué de salves de gaz lacrymogènes.

"A mains nues", au départ

Le père de Rémi, Jean-Pierre Fraisse, a reconnu sur i-télé l'existence des radicaux du mouvement pour assurer que son fils n'en faisait pas partie et était allé sur le site "un peu en touriste", à 90 km, "avec sa copine", selon ce retraité divorcé de sa femme qui vit avec leur fille, et conseiller municipal divers gauche de Plaisance du Touch (Haute-Garonne).
Rémi y "est allé à mains nues, apparemment, au milieu de tout ça, alors que les gens sont normalement casqués (...), même les manifestants", rapporte ce père visiblement bien informé.
Depuis le début du défrichement du site, le 1er septembre, les opposants ont mené toutes sortes d'opérations de guérilla militante pour tenter d'empêcher la destruction d'un réservoir de biodiversité de 13 hectares de "zones humides". Pour eux, ce projet vise à satisfaire des besoins en irrigation surévalués, de leur point de vue, et ne bénéficiera, qu'à un faible nombre d'exploitants, disent-ils,  mais en vérité à de petits agriculteurs en recherche de développement pour leur survie plutôt que de profits.

Des pouvoirs publics divisés sur le projet


Les experts mandatés par le gouvernement ont critiqué un projet surdimensionné, au coût d'investissement (8,4 millions d'euros) élevé. "Continuer sans rien changer est une erreur", a déclaré lundi l'un des  hommes-liges de S. Royal, Nicolas Forray, devant la presse, l'autre ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts étant Pierre Rathouis. Le ministère de Ségolène Royal a en effet intégré Forray au corps d'inspection du Commissariat général au développement durable, à Paris, le 1er juin 2014. Il était également délégué régional de l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire). 
Or, la mission de ses experts qui a débuté le 8 septembre 2014 devait être une expertise "permettant de s’assurer de la qualité et de l’ambition du projet de territoire (lié à la réalisation de la retenue) et des mesures compensatoires visant à préserver la biodiversité du site", avec l’objectif de "rétablir un climat serein"...


Ségolène Royal disait vouloir calmer le jeu. Par deux fois, dimanche 7 et lundi 8 septembre, la ministre de l'Ecologie avait exprimé sa désapprobation sur deux projets – les boues rouges de Gardanne (Bouches-du-Rhône) et le barrage de Sivens (Tarn) – s'opposant aux représentants locaux de l'Etat qui soutiennent le projet.


Les ambiguïtés de Ségolène Royal avaient en fait entretenu les tensions. 
L'annonce de Ségolène Royal par tweet publié mardi 21 octobre à 17 h n'a pas apaisé les deux membres du collectif du Testet qui sont en grève de la faim. Elle y promet que le rapport des experts sur le barrage de Sivens fera l’objet d’une "réunion de restitution en Préfecture du Tarn dès le début de la semaine prochaine". Christian Conrad et Roland Fourcard, les soupçonneux grévistes de la faim, demandaient que ce rapport soit rendu public pour pouvoir cesser leur action. Le collectif du Testet et les grévistes de la faim demandaient des précisions à la ministre, alors que, depuis des mois, le Conseil général du Tarn, maître d'ouvrage, défend ce projet de barrage-réservoir d'1,5 million de m3 d'eau stockée, reconnu d'"utilité publique" et "d'intérêt général".

Ce décès marque un tournant tragique dans ce mouvement de contestation. 
Mais lundi, Thierry Carcenac, le président socialiste du Conseil général du Tarn, a dit accepter "les préconisations du rapport des experts" portant notamment "sur une nouvelle répartition de l'eau" et "une amélioration des mesures environnementales". "Cette réalisation n’est pas remise en cause mais des adaptations sont demandées pour en faire un projet des territoires plus équilibré sur le plan environnemental".

"Mourir pour des idées, c'est une chose mais c'est quand même relativement stupide et bête" a estimé l'élu socialiste. "Mais je tiens à dire que je comprends et je me mets à la place des parents dans cette situation", s'est repris le président du Conseil général devant la presse.

Dans toute la France, une dizaine de manifestations ont rassemblé des militants d'extrême gauche pour protester contre le décès de Rémi Fraisse. "Oseront-ils construire un barrage sur un cadavre ?", interrogeait une banderole (ci-contre) à Marseille.

Ecologistes "républicains" d'EELV
soutenus par Joseph Bové et 
C. Duflot, ex-ministre de Hollande 
Plusieurs responsables politiques se sont déjà prononcés pour l'abandon pur et simple du projet, de l'ancienne ministre de l'Écologie, Delphine Batho (PS), de la députée Cécile Duflot (EELV) et du député européen José Bovéd'Europe Écologie-Les Verts (EELV) et syndicaliste agricole de la Confédération paysanne et de Via Campesina.

La secrétaire nationale de leur parti, Emmanuelle Cosse, a réclamé une "enquête exemplaire" et "l'arrêt immédiat des travaux"Dans un communiqué, EELV, co-"organisatrice" des actions violentes sur le site a conclu que "s'entêter dans la poursuite du projet de barrage "serait désormais irresponsable et dangereux", mais un peu tard. 
Ce matin, ce vieux filou de Bové a déjà prévu devant JJ. Bourdin que, dans la nuit du drame, des "infiltrés" aient pu côtoyer des militants vertueux...

vendredi 27 septembre 2013

Trois morts et un blessé grave dans une explosion au centre de Paris

"Les pompiers ont déployé un important dispositif dans la rue d'Enghien"  

L'explosion qui s'est produite jeudi sur un chantier dans le Xe arrondissement de Paris vers 15h45 a fait au moins trois morts

Vers 18h00, on signalait aussi un disparu. 

L'explosion s'est produite au premier sous-sol d'un garage situé au 21, rue d'Enghien
, et a fait s'effondrer une partie du sol du rez-de-chaussée. Quatre ouvriers étaient en train de dessouder d'anciennes cuves de fioul provoquant la déflagration.

L'origine de la déflagration, vraisemblablement accidentelle, est pour le moment indéterminée. Mais selon les premières constatations, des vapeurs de fioul, accumulées dans la cuve sur laquelle les ouvriers travaillaient dans le sous-sol, se seraient enflammées en présence d'une flamme.
Deux ouvriers bloqués sous les décombres

Explosion d'une cuve à fioul dans le sous-sol du parking 21 rue d'Enghien (Paris 10e) pic.twitter.com/MIqxDC80Km
— Pierre L. CONSTANT (@PL_Constant) September 27, 2013

Un blessé a été évacué, deux autres personnes ont été repérées vivantes sous les décombres et une quatrième était toujours portée disparue en fin d'après-midi.
Un poste médical a été installé. 
Les sauveteurs recherchaient l'ouvrier disparu, notamment à l'aide de chiens, et tentaient de dégager les deux autres ouvriers bloqués sous les décombres.

Un riverain qui possédait une place dans ce parking a indiqué avoir vu "une grande fumée noire", et un des ouvriers blessés "sortir".


Manuel Valls qui n'est jamais loin, s'est transporté sur place

Selon le ministre, l'ancien propriétaire du garage venait de le "vendre à la société qui a pris en exploitation l'immeuble", et démontait les cuves à la demande de l'acquéreur.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls est arrivé sur place peu après 17 heures. Sur 
Twitter, un journaliste a posté une photo des pompiers. 

dimanche 19 mai 2013

Mystère autour du missile français qui explose en vol

Hollande s'est assoupi sur le bouton rouge ?

Le chef de l'Etat a participé à l'opération en appuyant sur le bouton rouge

Le Mouvement pour la Paix milite
pour le respect du traité de
 non-prolifération du nucléaire (TNP)
Alors qu'on ne sait toujours pas pourquoi le tir d'un missile M51 a explosé en vol le 5 mai au large de Lorient dont le maire fut Le Drian, Le Point révèle que, pour la première fois dans ce type d'exercice, le président a participé en conditions réelles.
Bien qu'impertinents jusqu'en mai 2012, les journalistes n'ont posé aucune question sur l'incident du M51 au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, au cours de son entretien avec Jean-Pierre Elkabbach, le dimanche 19 sur Europe 1. De quoi interpeller sur la nature de l'accident qui a provoqué l'échec du tir de validation d'un missile M51 de série, au large du petit port breton de Penmac'h (PS), dans le sud du Finistère. À ce stade, la commission d'enquête, réunie sous la présidence de l'ingénieur général de l'armement (IGA) Denis Plane, n'a pas encore abouti à des conclusions précises. Les techniciens de haut vol - militaires, industriels, ingénieurs de l'armement - réunis autour de l'IGA Plane auraient cependant acquis une première conviction, qui doit encore être confirmée : le navire transportant et lançant le missile, le sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Vigilant (2004), ne serait pas en cause dans l'accident. 

Opacité la plus complète

En langue de bois, la presse explique que "
les causes du problème du M51 sont recherchées dans une ou plusieurs anomalies de fonctionnement de certains de ses équipements", mais que "les enquêteurs sont encore dans le flou" et seraient incapables à ce stade de déterminer, dans l'hypothèse d'un problème informatique, s'il concerne l'équipement (hardware) ou un élément logiciel (software)"... Beaucoup de mots pour rien.

Cette première de Hollande fait froid dans le dos
L'idée d'un sabotage
suit son cours
L'échec du tir du 5 mai est d'autant plus dommageable qu'il était en réalité une première depuis que la force de dissuasion existe. Jamais depuis l'entrée en service du premier SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d'engins) français Le Redoutable, en décembre 1971, un tir n'avait été préparé dans les conditions réelles d'un lancement stratégique inopiné depuis un sous-marin en patrouille opérationnelle. Cela veut dire que le missile stocké sur le site-bunker de Guenvénez, à quatre kilomètres de l'île Longue, avait été transporté vers Le Vigilant dans des conditions et un timing "opérationnels", avant d'être embarqué à bord du sous-marin qui a ensuite quitté la rade de Brest, dans les mêmes conditions que pour une mission classique. Pour que ce tir soit "réel", il fallait que l'ordre du feu nucléaire le soit aussi.
Et Cécile Duflot ne s'est émue de rien ? 

François Hollande était à la manoeuvre 


Le président de la République a-t-il fait des noeuds: Hollande se trouvait personnellement "dans la boucle". 
Dans des conditions et dans une situation non élucidées, Pépère, chef des armées a donc utilisé en personne le code d'accès au feu nucléaire. Il a transmis ses instructions par des moyens classifiés exigeant une chaîne de communication protégée permettant à la "chaîne stratégique" de s'assurer qu'il se trouvait bien aux commandes, avant d'appuyer sur le "bouton rouge". Or, l'agenda du président ne mentionne aucune activité officielle pour la journée du 5 mai. On peut conclure que vers 9 heures, entouré de son chef d'état-major particulier, l'amiral Benoît Puga, et de l'adjoint de celui-ci, le capitaine de vaisseau Bernard-Antoine Morio de L'Isle - un sous-marinier chargé, entre autres, des affaires nucléaires militaires -, le chef de l'État était aux manettes pour appuyer sur le bouton rouge.
Poisseux à ce point, c'est un handicap majeur qui devrait justifier sa révocation.

Autodestruction
Les tirs nucléaires de missiles sous-marins sont très particuliers : le ciblage de l'engin est programmé sans que l'équipage sache vers quelles cibles ses têtes nucléaires seront tirées. Après que l'ordre de mise à feu a été reçu par le commandant du submersible, qui exécute en personne la directive présidentielle, l'engin est expulsé du porte-avion par une puissante "chasse" d'air comprimé, comme au temps de la poste pneumatique. Le premier étage ne s'allume que lorsque le missile est complètement sorti de l'eau, comme le montre une vidéo du fabricant Astrium, une filiale d'EADS, visionnée le 18 mai vers 23 heures. Dès lors que le missile est tiré, "plus personne ne peut l'arrêter" (sic) et aucune instruction extérieure ne peut plus être reçue par l'engin, qui n'émet pas non plus la moindre donnée. Pour cette raison, le communiqué officiel publié après l'échec évoque une "autodestruction" qui s'est produite sans intervention humaine: le missile s'est suicidé ! Sans assistance médicale...

Pas de boîte noire
A en croire les media, le missile mène sa vie. Il ne contient aucune "boîte noire". Pour les artisans de la filière militaro-nucléaire française - Direction générale pour l'armement DGA, marine nationale, industriels -, crème de la crème de l'appareil militaro-nucléaire français, l'échec n'est pas une option ! A tel point que le ministère refuse de communiquer.

Le gouvernement serait sur le point d'appeler la Corée du nord à l'aide

Les sites du ministère de la Défense n'ont pas été mis à jour après l'accident du 5 mai.  A propos de la plus puissante des armes françaises, on pouvait encore lire ce dimanche matin sur le portail de la DGA que "tous les essais en vol du M51 ont été des succès complets"...
On se croirait de l'autre côté du rideau de fer !

Le changement, c'est le retour aux années cinquantes.

jeudi 13 août 2009

L'entreprise Legré-Mante à son tour menacée d'explosion

Une certaine presse prend le parti des maîtres-chanteurs

L'agence de presse R****** a-t-elle pour mission de prendre parti ?

Lui appartient-il d'assurer que 3 salariés ont été « délogés » de l'usine qui les emploie et de qualifier de « musclée » l'action de la police qui libère des locaux privés ?
Fondée en 1784, l'entreprise Legré-Mante (groupe Margnat) en cause produisait 5 000 tonnes d'acide tartrique et de sels dérivés par an. Plus de 75 % de la production du seul fabricant français d'acide tartrique étaient destinés à l'exportation.

Des menaces criminelles non condamnées


Jeudi matin, trois des 48 salariés du groupe Legré-Mante se tenaient devant l'entrée de l'usine que les employés ont décidé d'occuper le 24 juillet, après son placement en liquidation judiciaire. Les autres employés n'étaient pas présents.

Depuis plusieurs semaines, encouragés notamment par la CGT et FO, des salariés sont passés à des actions musclées, en France comme nulle part ailleurs, pour obtenir des primes de licenciement, plutôt que pour conserver leurs emplois. Ils se sont livrés à des violences physiques en séquestrant des patrons et des cadres et en leur jetant des projectiles. Dans certains cas, comme les délégués CGT de « New Fabris », ils ont menacé de faire sauter leur usine avec des bouteilles de gaz. Or, ni les élus ni les responsables syndicats n'ont clairement condamné ces exactions qu'ils ont d'ailleurs toujours justifiées.

D'ailleurs, Marie-France Palloix, conseillère municipale et régionale communiste est sur les lieux à la façon du "rapace" Besancenot. Les propos que la presse rapporte d'elle sont modérés, mais n'appellent pas à un retour à la raison. "Legré-Mante est un fleuron marseillais et français, nous avons espoir que Margnat négocie au plus juste pour les ouvriers et qu'un repreneur honnête et volontaire se fasse connaître" affirmait-elle. Son commentaire est tellement neutre qu'il est insipide et irresponsable.

Sur place, au risque de leurs vies, cette fois les démineurs ont découvert deux cocktails Molotov à l'entrée du site de la société Legré-Mante, dans les quartiers sud de Marseille. Mais aussi deux sacs de chlorate à proximité immédiate de deux cuves de mazout (le mélange du chlorate et du mazout est explosif), un sac de chlorate contre deux bouteilles de gaz. Pas de quoi motiver l'intervention d'une cinquantaine de policiers pour« déloger » les artificiers ?

Les journalistes rapportent pourtant les précisions communiquées par la préfecture.
« Compte tenu de la nature du site, de la présence de matières dangereuses, de l'opposition de quelques salariés au pompage des cuves d'acide sulfurique, de soude, de mazout et de la station d'épuration des eaux industrielles de l'usine, l'intervention des forces de l'ordre a eu pour objectif de sécuriser le site et par conséquent de limiter le risques d'atteinte à l'environnement et à la population ».

Le quotidien régional La Provence apporte cette information que R******, semble-t-il, ne possède pas...
L'avocat de la famille Margnat, propriétaire de l'usine, explique que les forces de police étaient mandatées "pour enlever des produits dangereux et des boues polluantes", ce à quoi les employés auraient "opposé un refus".
Sans intérêt, en effet, selon le point de vue auquel on se place...

Les journalistes qui dénoncent l'intervention musclée de la police sont coupables
.
Leur mauvais usage de la liberté d'expression ne peut être assimilé ni à de l'insolence ni à de l'impertinence, mais constitue un abus de pouvoir et une incitation au crime, puisque leur prise de position met en péril la vie d'autrui, qu'il s'agisse des exaltés ou des autres salariés, comme des habitants du quartier.

Que les journalistes s'en tiennent aux faits et ce sera déjà un exploit de leur part:
la liberté de la presse n'est pas une arme partisane à usage personnel, politique ou syndical, dont les journalistes militants peuvent abuser impunément.