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samedi 7 septembre 2019

Patrick Balkany, menacé "d'égorgement" par ses agresseurs, selon son épouse

Des récidivistes : ils avaient déjà envahi la mairie de Levallois-Perret y a quelques mois, révèle Isabelle 

Des menaces de mort sur personne en charge d'un service public


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Après l'agression de Patrick Balkany ce jeudi 5 septembre en plein coeur de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), sa femme a réagi sur l'antenne de RTL, donnant ainsi plus de détails sur l'"incident", selon l'AFP. 

Les assaillants filment leur scène de provocation pour se victimiser: voici la version des agresseurs "agressés"...

Une altercation mise en scène - avec diffamation - a opposé deux jeunes hommes de couleur dans la force de l'âge (30 et 38 ans) de la Ligue de défense noire africaine (LDNA), une ligue, au maire septuagénaire de Levallois-Perret, Patrick Balkany. Un affrontement qui n'a aucune commune mesure avec les "attaques" de permanences de députés LREM, mais largement relayés par la presse aux ordres, qui banalise et minimise une agression physique contre un élu.

Egountchi Behanzin, l'un des activistes de ce
mouvement racial  se déclarant en lutte, notamment contre la négrophobie, a filmé en direct sur Facebook une partie de l'échange.  

Le Parquet de Nanterre a confirmé à l'AFP que le maire de Levallois-Perret avait été "agressé" le 5 septembre dans sa commune des Hauts-de-Seine et deux hommes, nés en 1981 et 1989, avaient été placés en garde à vue.
Pourtant, dans la vidéo de la LDNA, Egountchi Behanzin affirme à de très nombreuses reprises que les agressés sont ses camarades et lui.  
Le Parquet a transmis une tout autre version à l'AFP. Selon ses informations, l'édile a été "bousculé" vers 17h le 5 septembre et "deux gardiennes d'immeubles sont venues à son aide". Le maire et les deux dames ont porté plainte, selon la même source, qui ajoute que l'enquête a été confiée au commissariat de Levallois-Perret.

Après un échange "dans le calme", les deux agités de l'organisation communautariste ont "suivi, invectivé et insulté" Patrick Balkany "en ayant des propos insultants et diffamatoires tout en cherchant le contact physique", affirme l'édile dans un communiqué. "L’un des deux hommes a bousculé le Maire et l’a attrapé par l’épaule, cherchant clairement à faire dégénérer la situation".

Isabelle Balkany a expliqué que le maire de Levallois-Perret et son collaborateur faisaient une tournée de la ville quand ils ont été interpellés par "le président d'une Ligue de défense [...] des Africains" (LDNA), son président, Dr Jérôme Munyangi (dit 'Dr Jérô', ci-dessus à gauche, un médecin-chercheur congolais qui travaille sur l'artemesia), et un adhérent (qui pourrait être Egountchi Behanzin, porte parole de Ldna, ci-dessus à droite). Nés en en 1981 et 1989, ils sont extérieurs à la ville et, à aucun moment, l'AFP ne mentionne qu'ils sont Africains: il faut lire entre les lignes; au lecteur de décrypter... On notera que c'est la presse qui fait de la rétention d'information, puisque le logo de l'association ne fait pas mystère de son orientation raciale.

L'échange aurait [conditionnel de l'AFP] totalement dégénéré par la suite.
"Les deux messieurs ont menacé de les égorger, de les tuer", a indiqué l'épouse du maire.

Un membre de la Ligue de défense noire africaine (LDNA) appelle à tuer des "Blancs, des Indiens et des Chinois"

Exemple de propagande anti-française diffusée par la LDNA







La Ligue de défense noire africaine (LDNA) organisait le 6/9/209 une manifestation devant l’ambassade d’Afrique du sud à Paris contre les violences xénophobes qui frappent actuellement le continent africain. Lors de ce rassemblement, sous les applaudissements de tous les autres membres, un membre de la LDNA a appelé à tuer des Blancs, des Chinois et des Indiens plutôt que de se tuer "entre frères".

Vendredi 6 septembre 2019 vers 16h30 devant l'ambassade sud africaine en France. 1 membre de la @LDNAOFFICIEL appelle à tuer les blancs, les chinois et les indiens sous les applaudissements de tout les autres membres. Voila le vrai visage de la ldna.

Traduction : "La Xénophobie doit s’arrêter. Si vous voulez de la xénophobie, très bien : commencez à tuer des Blancs, commencez à tuer des Chinois, commencez à tuer des Indiens, mais ne tuez pas vos frères ! Nous sommes tous noirs !"
Lors de son incitation au crim, ce même membre menace de revenir brûler l’ambassade si les violences xénophobes devaient continuer en Afrique du sud (Vidéo en entier)

Un autre membre de la LDNA avertit ensuite : "Nous allons nous ordonner, nous allons nous organiser, nous allons nous discipliner,
nous sommes en guerre !"

L'agresseur bien connu de Patrick Balkany



Selon Isabelle Balkany, le Noir en question était déjà connu du couple. "Il y a, je crois, à peu près quatre mois, ils ont déjà envahi la mairie de manière extrêmement brutale". Ils seraient entrés dans l'hôtel de ville pour défendre une boulangère de la ville qui rencontrait des problèmes avec sa copropriété. Un incident qui aurait toutefois nécessité l'intervention de la BAC, précise Isabelle Balkany.

"Tout à coup, hier, quand mon mari est passé devant, le fameux président de cette ligue a reposé pour la énième fois la question, mon mari a répondu très calmement 'non'", a-t-elle poursuivi.
"A ce moment-là,
ce monsieur et un autre les ont suivis, ont commencé à les insulter verbalement, violemment et à les serrer de très près", a précisé l'épouse de l'élu, suggérant une intimidation physique.

Les assaillants ont menacé le maire de mort : un "chahutage", selon BFMTV
 


Les agresseurs récidivistes présumés ont été placés en garde à vue par la police.
Est punie de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende la menace de commettre un crime ou un délit contre les personnes ou les biens proférée à l'encontre d'une personne investie d'un mandat électif public, d'un magistrat, d'un juré, d'un avocat, d'un officier public ou ministériel, d'un militaire de la gendarmerie nationale, d'un fonctionnaire de la police nationale, des douanes, de l'inspection du travail, de l'administration pénitentiaire ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique, d'un sapeur-pompier professionnel ou volontaire, d'un gardien assermenté d'immeubles ou de groupes d'immeubles ou d'un agent exerçant pour le compte d'un bailleur des fonctions de gardiennage ou de surveillance des immeubles à usage d'habitation en application de l'article L. 127-1 du code de la construction et de l'habitation, dans l'exercice ou du fait de ses fonctions, lorsque la qualité de la victime est apparente ou connue de l'auteur.

vendredi 13 août 2010

Musique rap d'incitation au meurtre de policiers

Silence coupable de l'opposition

Des extraits du texte d'incitation au crime

La police de la république pour cible
"Une balle dans sa race, une balle dans sa race. Tirez sur les keufs et sur le comico. Gros big up à nos reufs qui sont en GAV, qui sont au carpla à cause de tous ces tardba. Une balle dans sa race, une balle dans sa race. Nique la police, nous on fait rien d'mal, ces putes nous fouillent comme des lopes".
Aide lexicale au français 'caillera', langue étrangère:
keufs=flics/police; comico=commissariat; big up=félicitations; reufs=frères arabes; carpla=placard/prison; tardba=bâtard; lope=homo

Indignation des républicains responsables

En conséquence, le clip présent sur plusieurs sites a été supprimé, mais il reste d'accès facile.
"L'auteur de cette diarrhée verbale utilise sans vergogne des termes tels que 'tirer sur les keufs, si tu en vises un, tu ne le rates pas, [...] toutes les banlieues de Paname brûlent la police'", écrit Synergies Officiers sur son site internet, dénonçant "un clip crasseux et ignominieux". Le syndicat se déclare "révolté par ce véritable appel au meurtre sur des fonctionnaires de police".
Du côté d’Alliance Police, on insiste sur le fait que "la liberté d'expression ou la création artistique ne peuvent en aucune façon légitimer de telles incitations à la haine".
Et qu'en pense le PS candidat à la magistrature suprême ?

Le ministre de l'Intérieur ne fait pas la sourde oreille

Brice Hortefeux a porté plainte contre Abdul X, le rappeur français âgé de 19 ans, qui a publié en juillet ce clip agressif, incitant clairement à tirer à l'arme à feu sur des policiers.
Brice Hortefeux souligne que le chanteur "insulte explicitement les forces de sécurité et que sa chanson constitue un véritable appel à la violence". Un communiqué du premier policier de France a annoncé qu'il a "porté plainte contre ce rappeur devant le procureur de la République, comme à chaque fois que des individus bafouent l'honneur des forces de l'ordre".
Les syndicats ont exprimé leur indignation et Brice Hortefeux les a entendus. Alliance, deuxième syndicat de policiers, et Synergie-Officiers ont estimé qu'un tel message ne pouvait être banalisé dans un climat marqué par des agressions ou menaces contre des policiers, "comme récemment à Grenoble". Plusieurs policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) de Grenoble ont récemment été mutés ou mis en congé, après des menaces de mort proférées à la suite du décès d'un braqueur de casino qui avait riposté à la police à l'arme à feu.

Des paroles qui suscitent l’indignation des gardiens de la paix
En conséquence, le clip présent sur plusieurs sites a été supprimé, mais il reste facilement accessible.
VOIR et ENTENDRE
le 'tardba' dont l'indigence des textes (« je suis venere ») et la pauvreté des musiques, pour apprécier le niveau culturel primitif, typique de la culture rap.


Commentaires d'internautes
La créativité de la musique et la profondeur de la pensée vous ont-elles convaincus ? Peu exigeant, le Net ne s'y est pas trompé !
UpSimplePlan : "Alors, non seulement la musique est à chier complet, mais en plus, leurs interprètes sont extrêmement débiles (et encore, le mot est très faible)!"
Un autre, dans son jus ?
br952: « si vous voulez une guerre sainte mais vous allez vous faire exterminé par le monde musulmans eux sont sportif avec une foi incommensurable et un dévouement absolu alors qu'en face ils trouveron des occidenteaux gros pateaux drogué aux shit qui ne tienne meme pas un sprint sur 30m ahhaah vous allez prendre chere les fasho »

L'opposition approuve l'incitation au crime sur les policiers

En pleine vague de violences la gauche politique abonde:

- Arnaud Montebourg (PS): le pouvoir « se frontnationalise »;
- Michel Rocard (PS): "On n'avait pas vu ça depuis les nazis"
mais pour les révolutionnaires du NPA, ça devient: «Rocard traite Sarko de nazi!"
- l'idée plaît à Eva Joly (Europe Ecologie): elle accuse Sarkozy de pratiquer "un racisme d'Etat"
- et le silence coupable de la Ch'tite Aubry: la faisant fonction de premier secrétaire du PS ne peut prononcer puisqu'une nouvelle fois elle n'a rien entendu !

et les encouragements médiatiques

- "Les pouvoirs publics alimentent la xénophobie" (Michel Tubiana, avocat franc-maçon et ex-président de la Ligue des droits de l'homme)
- Rue89 a toutes les indulgences pour les coupables, mais accuse le pouvoir de récupération: « Un jeune homme des Hauts-de-Seine [sic] chante n'importe quoi[pas de quoi en faire une affaire!], balance ses morceaux sur YouTube et MySpace et risque bien de provoquer la polémique dont le gouvernement a besoin en ces temps du tout sécuritaire. »
Le site détourne rapidement du sujet et stigmatise un blogueur déjà dans le colimateur: «François Desouche, star de la blogosphère d'extrême droite, publie un morceau d'Abdul X déniché on ne sait comment. » [soupçons, mais de quoi ?] Et le rappeur, alors ? «Abdul X a un flingue et fait le malin entouré d'hommes au visage découvert (sauf un). » Point final sur le pauvre "jeune homme" !
Et Rue89 a des références. « Sur Le Post, Marc Louboutin, ancien policier et animateur de groupe explique :« Je constate que les policiers sont la seule catégorie de personnes dont on peut appeler au meurtre, de manière relativement récurrente, sans que cela ne pose de problème, ni de modération de la part des hébergeurs de ce genre de vidéo, ni de surveillance de ces espaces normalement dédiés à l'échange et aux débats. Selon lui, cet appel au meurtre doit être pris au sérieux» Et selon Rue89 (Libération) ou LePost (Le Monde) ? Ca fait quelques organes de presse visiblement soumis au pouvoir...
Rue89 trouve en revanche des qualités à l' 'artiste'. « Même si ça ressemble à une parodie grotesque, il s'agit bien d'une démarche artistique sérieuse. Dans « Demande originale » [passant subrepticement à un autre texte], ce désormais célèbre inconnu scande : « Demande à la juge qu'elle mette nos casiers à zéro. […] Demande à cette pute [déjà que c'est une "vieille éthique", selon JV Placé, un 'rappeur' des Verts] qu'elle libère mes frères sous écrou. Demande aux keufs qui a forcé leur barrage. J't'assure que quand ça tire, y'a plus de flics dans les parages. […] »
Retour à l'idée unique de départ pour finir: «cela n'empêchera pas certains de tenter d'exploiter cet embryon de polémique pour justifier le virage sécuritaire actuel. »

- Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la Famille, a été la première à dénoncer sur RMC la Une "insultante" de l'édition de Marianne du 7 au 13 août, titrée "Nationalité, immigration, délinquance, le voyou de la République" qui conforte les quartiers.
Jean-François Kahn, "engagé au côté de François Bayrou" en 2007, "ne partage pas du tout les opinions de Nicolas Sarkozy. C'est son choix. Mais une telle couverture, je trouve que c'est grave", s'est-elle indignée. "Où est le respect envers le chef de l'Etat qui a été élu au suffrage universel et mène une politique pour laquelle il a été choisi et sa politique validée ?".
Jean-François Kahn, co-fondateur de Marianne, couvre cette atteinte à la fonction présidentielle. "Mme Nadine Morano ne manque pas d'air", se défend-il, dans un communiqué. "Hier, elle qualifiait les journalistes d'investigation de 'fascistes', puis, à la façon des staliniens, de 'fascisto-trostkistes' [cf. le NPA, plus haut...], puis les comparait aux journalistes pro-nazis des années 30. Hier encore, elle accusait les responsables de la gauche d'être complices des assassins", écrit-il, lucide de sa responsabilité, et confirmant le bien-fondé des propos de Nadine Morano.
"Au désespoir de ses propres amis politiques, aucune outrance ne l'arrête", accuse celui que les confrères méprisent pour ses survoltages de caténaires synapses et déraillements de la pensée. La propension de la presse actuelle au trébuchement le pousse à la course en tête. Il estime ainsi que "voyou, c'est vraiment charmant par rapport à fasciste ou à complice d'assassin". Les cailleras vont s'en trouver encouragés à jouer les Shere Khan face à Mowgli !

Traiter le président de la République de voyou, "c'est quand même épouvantable", s'est indigné Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux Collectivités locales.

Le député UMP Lionnel Luca a lui aussi vivement réagi au nom du respect dû à la fonction : "Rien ne justifie l'outrage au président de la République élu démocratiquement. Rien ne justifie l'insulte à l'homme politique qui bafoue également ceux qui l'ont élu", écrit-il dans un communiqué,
Selon lui, "rien ne justifie ces dérives sinon l'intérêt financier d'une opération commerciale pour meubler l'actualité estivale". De plus, "il est paradoxal de dénoncer les dérives vichystes en utilisant les méthodes de la presse d'extrême droite d'avant-guerre, dont on sait ce qu'elle a été sous l'occupation", souligne-t-il

A gauche, Pierre Moscovoci (PS) a prôné lui aussi le respect de la fonction estimant par conséquent le terme voyou "pas approprié".

- France Info a-t-elle diffusé à parité l'entretien avec le syndicat Alliance contre celui de son rival le syndicat indépendant des commissaires de police (SICP, CFDT) en la personne de son secrétaire national, Jean-Paul Megret (élections professionnelles 2006: 35,79% des suffrages exprimés).
Et pourtant, les cibles sont des fonctionnaires de l'Etat, les forces de l'ordre.

L'opposition est complice des voyous

Les élus d'opposition refusent ostensiblement de mettre en oeuvre les moyens légaux de lutte contre la délinquance mis à disposition par le pouvoir. Leur laxisme passivité les rend complices des exactions contre les personnes et les biens.
En gardant maintenant le silence, alors qu'elle est prompte à dénoncer et insulter, la gauche radicale, comme républicaine, se rend complice des incitations au crime.
Elle devra rendre compte devant l'opinion.

jeudi 22 juillet 2010

Tiens, on a un bébé au frigo ! La mère, mise en examen

Le « déni de grossesse » stimule et fait des émules

Encore un bébé au freezer

Le 6 juin 2010, le corps d'un nouveau-né a été découvert dans le congélateur d'un appartement à Metz.

La maman de 38 ans, dont l'identité n'a pas été révélée, a été mise en examen après la découverte pour "homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans" et placée sous contrôle judiciaire, a précisé le procureur de la République de Metz, Rémy Heitz.
Une autopsie complétée
par des examens d'anatomo-pathologie ont établi que le bébé était viable à la naissance, qui remonterait à la mi-mai, selon une source proche du dossier.
Le corps du nouveau-né avait été découvert congelé, "soigneusement emballé" dans un plastique, par un ami de la mère venu faire le ménage dans l'appartement alors que celle-ci était hospitalisée.

Nous avons échappé de peu au bac à glaçons

«Le déni de grossesse peut concerner toutes les femmes»

Gaëlle Guernalec Lévy, journaliste au magazine «Parents» et écrivaine, a enquêté sur ce phénomène méconnu… Elle aussi a ses « révélations » sur le déni de grossesse. Comme il se doit, elle « décrypte » un phénomène jusque-là méconnu du grand public et récemment médiatisé dans l'affaire dite des «bébés congelés».

Gaëlle Guernalec-Lévy a répondu à des questions de lectrices de 20minutes.fr et ça donne ça «(le 20 mars 2007):


Pourquoi une enquête sur le déni de grossesse? N’est-ce pas un phénomène marginal?

Pas tant que ça. Il y a très peu d’études sur le sujet, mais on estime qu’il y a 1 à 3 cas pour 1.000 naissances en France, soit 800 à 2.400 dénis de grossesses par an. On comptait à peu près autant de morts subites du nourrisson jusque dans les années 1990. Lorsque la piste criminelle a été rejetée – on a longtemps cru que les bébés étaient victimes d’infanticides – et qu’une campagne de prévention a été menée, la mort subite a reculé de 75%.

Le déni de grossesse aboutit-il toujours à la mort du bébé?

Bien sûr que non! Le néonaticide est une issue mineure, qui concerne moins de 10% des dénis de grossesse. Malheureusement, seules les affaires qui se terminent mal sont médiatisées, comme l’affaire Courjault.

Vous pensez qu’il s’agit dans ce cas d’un déni de grossesse? Il y a pourtant eu trois néonaticides… [hyper chic, ce mot]

Cette affaire est particulière du fait de la récidive. Mais elle présente des signes typiques du déni de grossesse: Véronique Courjault a été vue en justaucorps et en maillot de bain alors qu’elle était à sept mois de grossesse. Ses proches n’y ont vu que du feu. On ne peut pas être simplement dans la dissimulation à ce stade. Il y a un refus inconscient de se savoir enceinte, d’où l’absence de symptômes et de modification corporelle.

Mais comment est-ce possible?

Ces bébés sont comme de petits passagers clandestins qui, ne se sentant pas les bienvenus, joueraient à cache-cache entre les organes de la mère, s’allongeraient le long de la colonne ou se rouleraient en boule, très haut dans la cavité abdominale. La maman prend peu de poids et peut continuer à avoir ses règles. Soit parce qu’elle prend toujours la pilule, qui provoque des menstruations artificielles, soit parce qu’une partie de la muqueuse utérine se dégrade pendant la grossesse, sans conséquences pour le développement du fœtus.

D’où leur surprise quand elles accouchent…

C’est une véritable sidération. Certaines pensent qu’elles ont une bonne gastro et se retrouvent avec un bébé dans les bras. L’issue est souvent heureuse – le mari s’en rend compte et le couple file à l’hôpital pour cette naissance surprise – mais parfois malheureuse: la femme, isolée et paniquée, pense que l’enfant est mort et le met dans un sac, provoquant l’asphyxie. D’autres accouchent sur la cuvette des toilettes et n’ont pas le réflexe de retirer le bébé de l’eau. Dans la majorité des cas, le bébé meurt d’un défaut de soins et non d’un geste de la mère. Il faut comprendre dans quel état se trouve cette dernière. Comment concevoir que cet enfant existe alors qu’il n’a pas été investi pendant toute la grossesse?

Quels sont les facteurs d’un tel déni?

Ils sont plus nombreux qu’on ne croit. Le déni de grossesse peut concerner toutes les femmes, jeunes, moins jeunes, issues d’un milieu social aisé ou défavorisé. Surtout, il ne résulte pas forcément de troubles psychiques graves. Le déni peut survenir après une première grossesse, comme si le deuxième enfant profitait du passage du premier pour se glisser en douce dans son sillage. Il peut aussi se produire car la femme se pense stérile et est à mille lieues de se croire enceinte. Ou bien encore parce qu’elle souhaite inconsciemment vivre une grossesse non médicalisée. Il y a bien sûr des motifs plus graves: la venue d’un enfant peut être perçue comme un danger s’il est le fruit d’un adultère ou d’une relation non tolérée par la famille ou bien s’il est tout simplement de trop.

Quel traitement la justice réserve-t-elle à ces femmes?

Il est tout à fait inadéquat. Depuis 1994, la notion d’infanticide a été retirée du code pénal et remplacée par «homicide volontaire sur mineur de 15 ans», passible de la perpétuité. Même si leur peine de prison va rarement au-delà de dix ans et couvre souvent la détention provisoire, c’est très cher payé. La justice a encore une vision morale des choses et cherche à punir ces meurtrières d’enfant, qui auraient très bien pu avorter. Encore faudrait-il qu’elles aient eu conscience d’être enceinte avant le délai légal d’avortement. Tant que le déni de grossesse ne sera pas reconnu comme une vraie pathologie, on enverra encore des femmes en prison sans raison.

On ne compte plus les bébés congelés

- Véronique Courjault est le premier cas médiatisé – aussi pathologique que pathétique – qui a laissé la France sidérée, mais la liste de ses consoeurs est maintenant longue (et non exhaustive...). Le mari Courjault avait découvert le petit corps le 23 juillet 2006.

Nous avons une pensée pour les bébés de:
- Valérie Le Gall, à St Brieuc, jugée en même temps que Véronique Courjault, pour une autre affaire d'infanticide (mars 2008-juin 2009) Huit mois de prison.
- Dans l'Aude , une trentenaire déclara aux gendarmes (juin 2010) qu'elle ignorait être enceinte - bébé congelé – né viable.
- Une mère de quatre enfants à Toulouse, âgée de 39 ans, qui a reconnu avoir étouffé son bébé à la naissance en 2004, puis l'avoir congelé.
- Et aux autres.

jeudi 13 août 2009

L'entreprise Legré-Mante à son tour menacée d'explosion

Une certaine presse prend le parti des maîtres-chanteurs

L'agence de presse R****** a-t-elle pour mission de prendre parti ?

Lui appartient-il d'assurer que 3 salariés ont été « délogés » de l'usine qui les emploie et de qualifier de « musclée » l'action de la police qui libère des locaux privés ?
Fondée en 1784, l'entreprise Legré-Mante (groupe Margnat) en cause produisait 5 000 tonnes d'acide tartrique et de sels dérivés par an. Plus de 75 % de la production du seul fabricant français d'acide tartrique étaient destinés à l'exportation.

Des menaces criminelles non condamnées


Jeudi matin, trois des 48 salariés du groupe Legré-Mante se tenaient devant l'entrée de l'usine que les employés ont décidé d'occuper le 24 juillet, après son placement en liquidation judiciaire. Les autres employés n'étaient pas présents.

Depuis plusieurs semaines, encouragés notamment par la CGT et FO, des salariés sont passés à des actions musclées, en France comme nulle part ailleurs, pour obtenir des primes de licenciement, plutôt que pour conserver leurs emplois. Ils se sont livrés à des violences physiques en séquestrant des patrons et des cadres et en leur jetant des projectiles. Dans certains cas, comme les délégués CGT de « New Fabris », ils ont menacé de faire sauter leur usine avec des bouteilles de gaz. Or, ni les élus ni les responsables syndicats n'ont clairement condamné ces exactions qu'ils ont d'ailleurs toujours justifiées.

D'ailleurs, Marie-France Palloix, conseillère municipale et régionale communiste est sur les lieux à la façon du "rapace" Besancenot. Les propos que la presse rapporte d'elle sont modérés, mais n'appellent pas à un retour à la raison. "Legré-Mante est un fleuron marseillais et français, nous avons espoir que Margnat négocie au plus juste pour les ouvriers et qu'un repreneur honnête et volontaire se fasse connaître" affirmait-elle. Son commentaire est tellement neutre qu'il est insipide et irresponsable.

Sur place, au risque de leurs vies, cette fois les démineurs ont découvert deux cocktails Molotov à l'entrée du site de la société Legré-Mante, dans les quartiers sud de Marseille. Mais aussi deux sacs de chlorate à proximité immédiate de deux cuves de mazout (le mélange du chlorate et du mazout est explosif), un sac de chlorate contre deux bouteilles de gaz. Pas de quoi motiver l'intervention d'une cinquantaine de policiers pour« déloger » les artificiers ?

Les journalistes rapportent pourtant les précisions communiquées par la préfecture.
« Compte tenu de la nature du site, de la présence de matières dangereuses, de l'opposition de quelques salariés au pompage des cuves d'acide sulfurique, de soude, de mazout et de la station d'épuration des eaux industrielles de l'usine, l'intervention des forces de l'ordre a eu pour objectif de sécuriser le site et par conséquent de limiter le risques d'atteinte à l'environnement et à la population ».

Le quotidien régional La Provence apporte cette information que R******, semble-t-il, ne possède pas...
L'avocat de la famille Margnat, propriétaire de l'usine, explique que les forces de police étaient mandatées "pour enlever des produits dangereux et des boues polluantes", ce à quoi les employés auraient "opposé un refus".
Sans intérêt, en effet, selon le point de vue auquel on se place...

Les journalistes qui dénoncent l'intervention musclée de la police sont coupables
.
Leur mauvais usage de la liberté d'expression ne peut être assimilé ni à de l'insolence ni à de l'impertinence, mais constitue un abus de pouvoir et une incitation au crime, puisque leur prise de position met en péril la vie d'autrui, qu'il s'agisse des exaltés ou des autres salariés, comme des habitants du quartier.

Que les journalistes s'en tiennent aux faits et ce sera déjà un exploit de leur part:
la liberté de la presse n'est pas une arme partisane à usage personnel, politique ou syndical, dont les journalistes militants peuvent abuser impunément.