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mardi 25 septembre 2018

Budget 2019: Macron fait des économies sur le plan climat, à peine Hulot a-t-il tourné le dos

Quand Macron rivalise avec Trump sur le plan climat

Le projet de loi de Finances présenté ce matin renonce à transformer le CITE en prime pour la rénovation thermique


Le CITE, crédit d'impôt pour la transition énergétique, est maintenu mais l'enveloppe est rabotée de 33%! Ce projet était pourtant ardemment défendu par l'ex-ministre de la transition écologique. Son successeur, François de Rugy a-t-il entrepris d'effacer toute trace du passage de Nicolas Hulot ? 

L'une des mesures phares du plan climat de l'ancien ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, la transformation du CITE (Crédit d'impôt pour la transition énergétique) passe à la trappe au détour du projet de loi de Finances pour 2019, présenté ce lundi matin par Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et son collègue Gérald Darmanin en charge des Comptes publics. 

Jugé trop coûteux et inefficace, il est transformé en un système de primes davantage ciblé sur les ménages les plus modestes - ceux logeant dans les fameuses passoires thermiques - et sur des matériaux plus performants. 
Surtout, l'enveloppe de ce crédit d'impôt est rabotée, passant à 800 millions d'euros seulement en 2019 contre 1,2 milliard en 2016, une baisse d'un tiers en trois ans ! L'enjeu énergétique est pourtant de taille. 

3,5 millions de ménages en précarité énergétique
Sont concernés, les bâtiments,  notamment les logements représentent 45% de la consommation d'énergie en France et 27% des émissions à effets de gaz. Entre 7 et 8 millions de ménages vivent dans des logements très mal isolés et près de 3,5 millions disent souffrir du froid l'hiver, selon une étude de l'ADEME. 

Alors que que les prix du fioul domestique se sont envolés ces derniers mois, Monique, une septuagénaire célibataire, propriétaire d'une maison isolée non loin d'Argenton-sur-Creuse dans l'Indre, est au nombre des Français en situation de précarité énergétique qui redoutent l'arrivée des premiers frimas. Cette retraité vient de débourser un peu plus de 900 euros pour remplir sa cuve : "C'est 150 euros de plus qu'il y a un an. Avec ça, j'espère tenir jusqu'en janvier. Tout dépendra des températures mais c'est difficile à encaisser quand on a une pension de 1100 euros seulement par mois". Pourquoi ne pas changer de système de chauffage ? "Trop coûteux", répond-t-elle. Certes, après avoir généralisé cette année le "chèque énergie" destiné aux ménages en situation de précarité énergétique, le gouvernement a prévu d'augmenter cette subvention de 150 euros à 200 euros par an en 2019. Une rallonge toujours bonne à prendre, mais qui ne résout pas la question du financement des travaux. 

"L'avantage de la prime proposée par Hulot, c'était d'abord d'effacer le problème du décalage de trésorerie entre le paiement des travaux l'année n et le remboursement du crédit d'impôt l'année n+1", fait valoir Alain Grandjean, économiste et fondateur du cabinet Carbone 4. 

La raison de cette reculade de Macron ? 
"Une problème essentiellement technique, raconte un conseiller de Bruno Le Maire. La conversion du crédit d'impôt nécessitait de mettre en place une infrastructure informatique qui aurait permis de gérer le remboursement des frais engagés en temps réel". Dans les faits, ni l'Agence de services et de paiement (ASP), qui gère les aides de la politique agricole commune et les aides à l'emploi, ni l'Anah (Agence nationale de l'habitat) ne sont outillées pour prendre en charge une telle mission. Ces résistances de l'ASP et de l'Anah font ainsi que le CITE prolongé d'une année, au détriment des précaires. 

Le CITE, trop coûteux, mal ciblé, inefficace

Jupiter a pris l'habitude de faire les choses à moitié.
Macron fait des choix contestables de dépenses. En juillet dernier, le rapporteur général de la commission des Finances de l'Assemblée Nationale tirait pourtant à boulets rouge sur ce crédit d'impôt, reprenant largement les conclusions d'un rapport publié un an plus tôt par l'Inspection Générale des Finances : trop coûteux, mal ciblé, inefficace. "Le dispositif fiscal dont un million de Français ont bénéficié au cours des dix précédentes années semble [propagande merveilleuse: du nanan pour les "fact-checkers"...] avoir été concentré sur les foyers les plus aisés" peut-on ainsi lire. De fait, les 20% de Français les plus riches ont capté près de 50% de la dépense fiscale. Des "cadeaux fiscaux" qui dans 90% des cas sont utilisés par les propriétaires pour leur résidence principale. Les bailleurs sont en réalité peu incités à réaliser des travaux de rénovation thermique dans les logements qu'ils louent alors que la facture d'énergie est supportée par les locataires. Autre point noir du dispositif : les travaux ne sont pas concentrés sur les logements les plus anciens, ceux pourtant théoriquement les plus mal isolés. 

Enfin et surtout " le rapport coût-efficacité énergétique" du CITE est limité. Ce que confirme Yamina Saheb, économiste en charge du chapitre sur le logement dans le prochain rapport du GIEC. "C'est une gabegie d'argent public avec des résultats en terme de réduction de la consommation d'énergie qui ne sont pas du tout à la hauteur des sommes engagées", ne cache pas la jeune femme, justifiant la réduction soudaine de Macron. En cause : l'éparpillement des travaux - une année, la toiture, une autre les fenêtres - réalisés sans aucune réflexion systémique ou globale. 

Impossible de rénover toutes les passoires thermiques d'ici 2025
Difficile dans ces conditions de respecter les engagements pris dans la loi sur la transition énergétique votée en 2015, éliminer toutes les "passoires thermiques" à l'horizon 2025. "Compte tenu du retard pris, il faudrait rénover près de 1 million de logements chaque année, alors qu'on arrive difficilement à en traiter 300.000", déplore Romain Riollet, responsable des projets d'efficacité énergétique au Cler-Réseau. "Comme on ne prend pas au sérieux les objectifs de rénovation thermique, on ne parviendra pas à tenir les engagements de diminution de la consommation d'énergie. Il ne faudra pas alors s'étonner qu'on soit moins ambitieux en matière de fermetures du nombre de centrales nucléaires. Tout est lié", s'agace Alain Grandjean.  Donc, le meilleur choix serait de ne rien faire, ou le moins possible...

Bien qu'Emmanuel Macron ait reculé sur le CITE, renoncé à interdire formellement le glyphosate à l'horizon 3 ans, et joué la montre sur le projet de Montagne d'Or en Guyane, le rétropédaleur devrait être sacré "Champion of the Earth", mercredi prochain à New York, lors de la deuxième édition du "One Planet Summit", parce que la terre ne tourne pas rond... 
Du fond de son domaine breton, Nicolas Hulot pourra-t-il se féliciter d'avoir fait confiance à Macron ? 

vendredi 27 septembre 2013

Trois morts et un blessé grave dans une explosion au centre de Paris

"Les pompiers ont déployé un important dispositif dans la rue d'Enghien"  

L'explosion qui s'est produite jeudi sur un chantier dans le Xe arrondissement de Paris vers 15h45 a fait au moins trois morts

Vers 18h00, on signalait aussi un disparu. 

L'explosion s'est produite au premier sous-sol d'un garage situé au 21, rue d'Enghien
, et a fait s'effondrer une partie du sol du rez-de-chaussée. Quatre ouvriers étaient en train de dessouder d'anciennes cuves de fioul provoquant la déflagration.

L'origine de la déflagration, vraisemblablement accidentelle, est pour le moment indéterminée. Mais selon les premières constatations, des vapeurs de fioul, accumulées dans la cuve sur laquelle les ouvriers travaillaient dans le sous-sol, se seraient enflammées en présence d'une flamme.
Deux ouvriers bloqués sous les décombres

Explosion d'une cuve à fioul dans le sous-sol du parking 21 rue d'Enghien (Paris 10e) pic.twitter.com/MIqxDC80Km
— Pierre L. CONSTANT (@PL_Constant) September 27, 2013

Un blessé a été évacué, deux autres personnes ont été repérées vivantes sous les décombres et une quatrième était toujours portée disparue en fin d'après-midi.
Un poste médical a été installé. 
Les sauveteurs recherchaient l'ouvrier disparu, notamment à l'aide de chiens, et tentaient de dégager les deux autres ouvriers bloqués sous les décombres.

Un riverain qui possédait une place dans ce parking a indiqué avoir vu "une grande fumée noire", et un des ouvriers blessés "sortir".


Manuel Valls qui n'est jamais loin, s'est transporté sur place

Selon le ministre, l'ancien propriétaire du garage venait de le "vendre à la société qui a pris en exploitation l'immeuble", et démontait les cuves à la demande de l'acquéreur.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls est arrivé sur place peu après 17 heures. Sur 
Twitter, un journaliste a posté une photo des pompiers. 

mercredi 5 septembre 2012

Gaz-électricité: la tarification progressive, un monstre politique du Loch Ness

Energie: les tarifs progressifs s'appliqueront fin 2013, début 2014


Inciter aux économies d'énergie tout en aidant les ménages à régler des factures qui flambent ?

La révolution de la "tarification progressive" aura lieu d'ici fin 2013, début 2014, et sera précédée d'une extension des tarifs sociaux à 4 millions de foyers.

Le député PS de l'Isère François Brottes, chargé de mettre en musique la création du tarif progressif de l'électricité et du gaz promise par François Hollande, a dévoilé mercredi la proposition de loi instaurant cette réforme, qui promet de bouleverser les usages des consommateurs.

ENTENDRE le commentaire de A. Vidalies:

On se demande avec qui a eu lieu la concertation...

Le tarif progressif consistera à facturer la consommation de gaz, d'électricité et de chaleur en trois paliers (quels que soient le fournisseur et le type d'offre souscrite), et selon un système de "bonus/malus", a-t-il expliqué.


Les paliers seront "personnalisés" selon "une démarche unique au monde", via trois critères : le nombre de personnes occupant le logement, la zone climatique et le mode de chauffage.

Concrètement, ces données seront collectées via les déclarations d'impôts et transmises ensuite aux fournisseurs.

La consommation sera répartie selon trois tranches : un volume "de base", qui coûtera 3 à 10% moins cher que les tarifs existants, puis des tarifs "de confort" et "de gaspillage", qui seront plus élevés. Les économies réalisées par le bonus sont potentiellement très importantes. Quant au malus, il pourrait représenter quelques dizaines d'euros, a indiqué le député.

De plus, "ceux qui seront en situation de malus seront contactés pour les aider à faire des économies", via des mesures d'accompagnement qui restent à préciser. Et les locataires occupant des logements énergivores pourront déduire une partie du malus de leur loyer, afin d'inciter les propriétaires à faire des travaux, a-t-il assuré.

L'eau, le fioul, le bois pourraient suivre


Ce dispositif sera calculé de manière à ce que les bonus et malus s'équilibrent, et que son coût soit neutre pour l'Etat et pour les opérateurs.

"C'est un texte majeur car il concerne 100% de nos concitoyens, où qu'ils habitent, où qu'ils vivent" et "il engage la transition énergétique en "encourageant massivement les économies d'énergies", a plaidé le député.


Mais le tarif progressif ne pourra entrer en vigueur que fin 2013/début 2014, car il faudra d'abord que le fisc ait collecté les données nécessaires. Pour lutter contre la précarité énergétique, il sera précédé d'un élargissement des tarifs sociaux de l'électricité et du gaz, dès que la loi aura été promulguée.



Ces tarifs seront attribués à tous les bénéficiaires de minima sociaux, ce qui devrait couvrir grosso modo les quatre millions de ménages considérés en précarité énergétique, contre 600.000 foyers actuellement. Les tarifs coexisteront avec les tarifs progressifs. Et l'interdiction des coupures de gaz, d'électricté et de chaleur en hiver sera "généralisée".



Enfin, la proposition de loi ouvrira la voie à une extension du tarif progressif, dans un second temps, aux énergies dites hors réseau (fioul, propane, bois de chauffage...), ainsi qu'à l'eau (ce qui a déjà été mis en oeuvre par certaines collectivités).



Les associations de consommateurs ont insisté sur le besoin d'aider les familles utilisant les énergies hors réseaux, qui ne sont donc pas concernées pour l'instant. C'est "une certaine inégalité à réparer", a notamment plaidé la CLCV.

De son côté, l'ONG France Nature Environnement a estimé que l'objectif environnemental de cette réforme nécessitait "qu'elle s'accompagne d'une politique volontariste en matière de rénovation thermique", et s'est interrogée sur le calendrier de cette réforme, annoncée deux semaines avant la conférence environnementale, et avant l'ouverture cet automne du grand débat sur la transition énergétique".


Les bras cassés ont-ils mesuré l'ampleur de la tâche ?

Le gouvernement se donne du temps: près de 18 mois

ENTENDRE un commentaire superficiel :



C'est même encore plus complexe 
ENTENDRE Emmanuel Cugny annoncer un système discriminatoire sur France Info:

VOIR et ENTENDRE le reportage du 13h00 de TF1:


Pénaliser les locataires qui habitent des logements vétustes serait ainsi le principal écueil que le gouvernement doit éviter, lorsque le projet sera affiné. A l’inverse, Jean-Louis propose de généraliser les diagnostics de performance énergétique pour imputer au propriétaire la démonstration de la qualité énergétique du logement. Ysabel, impuissante dans son logement mal isolé insiste: "Et si on commençait par obliger les propriétaires qui louent leurs biens à faire des travaux d'isolation chez leurs locataires?"

vendredi 26 août 2011

Niches fiscales et sociales, dans le même panier des critiques socialistes


Une mission de réforme, à la demande de François Fillon

125 niches inefficaces pour un coût de 11,7 milliards

François Hollande arrive après la bataille
"Plus de 50 milliards de niches fiscales n'ont pas l'efficacité voulue (...) Nous devons revoir ces mécanismes pour qu'ils soient tous tournés vers l'emploi, l'investissement et la compétitivité", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'Université d'été du PS à La Rochelle.

Depuis plus d'un an, des dizaines de hauts fonctionnaires ont activé l'analyse les niches fiscales et sociales, pilotés par l'Inspection des finances.
« Le montant total des dépenses fiscales et niches sociales pèse lourdement sur les finances publiques. Leur développement peut par ailleurs affecter la lisibilité du système fiscal et social, ainsi que la juste répartition des charges publiques », écrivait alors le premier ministre, F. Fillon.

C'est le rapport Fouquet du Conseil d'État rendu public le 23 juin 2008 qui clôt
la "querelle des niches" en donnant des pistes de réforme décisives.
Un rapport sans concession de l'Inspection des finances estime aujourd'hui que 19% des niches sont inefficaces et coûtent à l'État 11,7 milliards d'euros.
47% sont en outre jugées « peu efficientes ».

La tâche de ces hauts fonctionnaires a été titanesque, à la mesure de leur rapport de 6000 pages.

Les niches fiscales ne profitent pas seulement aux riches

Ces niches auxquelles les Français sont attachés
Lien PaSiDupes: savent-ils que leurs tickets restaurant et leurs chèques vacances sont des niches?
L'opposition trompe les Français sur les niches fiscales
68 niches sont sociales et diminuent les cotisations sociales et la CSG, tandis que parmi les 470 niches fiscales qui réduisent les impôts, certaines bénéficient aussi aux Français défavorisés.

Leur suppression à l'aveugle pour des raisons idéologiques ou politiciennes serait catastrophique pour les plus défavorisés.
Elles coûtent respectivement 38 et 66 milliards d'euros par an aux finances publiques, donc aux Français solidaires et pèsent donc proportionnellement davantage sur les classes moyennes.

Les membres de la mission ont audité environ 70 % de ces dispositifs.
Ils les ont notés de 0 (efficacité nulle) à 3 (pleinement efficiente). Verdict : 19% des niches fiscales sont inefficaces, et elles coûtent à l'État 11,7 milliards! 47% des niches sont jugées « peu efficientes », alors qu' elles alourdissent la dette publique de 28 milliards.

16 niches fiscales coutent la moitié du total de 68, en particulier:

- la TVA réduite pour des travaux de particuliers, créée en 2003 par Francis Mer coûte 5 milliards d'euros,
- le crédit d'impôt à la recherche, finance les entreprises pour leur dépenses de développement coûte 4 milliards d'euros,
- la prime pour l'emploi créée en 2001 par Lionel Jospin, coûte 3,2 milliards et touche 8,7 millions de Français,
- aux possesseurs d'assurance-vie et de certains produits financiers, créée en 2006 par Jean-François Copé. Elle concerne les hauts revenus,
- la TVA à 5,5 % dans la restauration, créée par Nicolas Sarkozy en juillet 2009, coûte 3 milliards d'euros en 2010,
- l'emploi d'un salarié à l'aide à domicile (deux catégories suivant le statut des bénéficiaires actifs ou non), coûte au total 2,9 milliards,
- les investissements dans l'immobilier locatif (lois Robien et Besson) coûtent plus de 80 millions d'euros,
- les investissements productifs dans les DOM-TOM coûtent 550 millions d'euros par an, pour 9 870 contribuables.
- l'abattement spécial sur les plus-values lors de la cession d’un cheval de course coûte 2 millions d'euros en 2010,
- les taux particuliers à la Corse, 180 millions d'euros,
- le taux réduit de taxe intérieure du fioul domestique, carburant diesel des agriculteurs et des pêcheurs, 1,1 milliard d'euros.

Citons encore les niches liées à la fiscalité incitative, dont
celle qui encourage l'investissement dans le cinéma : les Soficas furent créées en 1985: la Sofica créée par A Plus Finance a obtenu43% de réduction d'impôt en 2012, la Banque Populaire Images 9 (BPI9) a pu ainsi financer une comédie capitale de Michael Youn, « Les 11 Commandements », la Sofica UGC1 a notamment financé le film « Le Concile de Pierre » avec la militante socialiste défavorisée, Catherine Deneuve, égérie des plus grandes marques de luxe
(lien PaSiDupes) et, le croirez-vous, Luc Besson a créé sa propre société de production, sans prise de risques, avec l'assistance d'une Sofica (Europacorp) en parallèle;
ou celles favorisant certains investissements, sous certaines conditions dictées par la loi, permettent des amortissements dérogatoires, et donc une réduction de l'assiette d'imposition comme par exemple la loi Girardin sur l'investissement dans les DOM-TOM, d'un coût annuel de 800 millions d'euros et qu'Elie Domota juge insuffisante.
Le constat est moins désastreux pour les niches sociales
Les niches permettant de diminuer la cotisation sociale et la CSG résistent légèrement mieux à l'évaluation de l'Inspection des finances.
9% sont inefficaces, et ce pour un coût de 3,3 milliards
, tandis que 27% sont peu efficientes, pour une facture de 9,5 milliards, soit près de 13 milliards.

Le rapport s'abstient toutefois d'évoquer le problème des bénéficiaires dont certains sont des fraudeurs aux aides sociales<...
Le Parisien révèle que la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) évalue entre 540 et 808 millions d'euros la fraude aux aides sociales en France. Le quotidien fait valoir que ce coût serait "sept à dix fois supérieur" à celui de 2008, que la CNAF avait estimé à 79,77 millions d'euros, en septembre 2009. Le pourcentage d’assurés ayant été auteurs d’une fraude en 2009 monte à 2,15 %, ce qui fait 200 000 allocataires. Dans les seules Bouches-du-Rhône, en PACA, où le socialiste Michel Vauzelle se flatte d'être le président de la région concentrant le plus de musulmans, la CAF estime que, dans le département, le montant des sommes versées indûment s'élève à 2 millions d'euros pour l'année 2009. Ainsi,une pauvre Marseillaise défavorisée a-t-elle pu ouvrir trois dossiers différents à la CAF en changeant une seule lettre de son nom pour chacune des demandes. L'indélicate avait ainsi pu détourner 35 000 euros mais, en cas de poursuite, les réseaux et collectifs de la gauche vertueuse hurlent à la stigmatisation des défavorisés et à la traque des étrangers en situation irrégulière.
Lien La Provence (septembre 2008)

Certains dispositifs sont particulièrement stigmatisés
L'abattement de 10% sur le montant des pensions et des retraites

Pour le calcul de l'impôt sur le revenu, par exemple, est une mesure jugée « inefficace » pour coût de 4,3 milliards. Le rapport estime que « cet abattement qui se justifiait dans les années 1970 devrait évoluer pour plusieurs motifs », notamment car « le niveau de vie des personnes âgées a désormais atteint un niveau équivalent à celui actifs ».

Les niches relatives aux services à la personne, qui comprennent par exemple la réduction d'impôt pour l'emploi à domicile, ne sont pas bien notées non plus. Leur facture, 6 milliards, a été multipliée par deux en 6 ans. Ces dispositifs « semblent surcalibrés par rapport à l'objectif de lutte contre le travail au noir », estime le rapport.
Celui-ci ajoute que les 10 % des Français les plus riches consomment 67 % de ces niches de service à la personne.

Les niches sur l'Outre-mer (4,7 milliards de coût) et celles sur la Corse (400 millions de coût) sont elles aussi pointées du doigt.

Le Scellier pour l'investissement locatif est lui jugé peu efficient.

Par ailleurs, le rapport regrette que les niches ne soient pas régulièrement réévaluées. Il constate par exemple que la niche sur les indemnités de stage n'est plus adaptée. Elle date de 1958 !
VOIR et ENTENDRE le reportage de BFMTV:

19% des niches fiscales jugées inefficaces par BFMTV

Les niches protégées
En revanche, le rapport épargne la TVA à 5,5 % sur la restauration, obtenue à l'arraché de l'U.E., même s'il précise qu'il faudrait vérifier la qualité des emplois créés.

Le Crédit Impôt Recherche est lui considéré comme indispensable pour l'activité et l'emploi.

Les allégements de charges sociales sur les bas salaires sont elles aussi jugés «très efficients». Le PS ne devrait donc pas pouvoir faire un de ses amalgames de plus pour condamner les niches en bloc.

Tout comme la TVA à 2,1 % pour les médicaments remboursables.

Les conséquences à long terme d'une réduction des niches

Dans son ensemble, le rapport estime que la suppression à hauteur de 10 milliards de niches les plus efficaces conduirait au bout de 10 ans à une moindre activité de 1,1 point de PIB et un emploi inférieur d'au moins 145 000 postes.

Les parlementaires, qui viennent de recevoir ce rapport, s'en inspireront certainement pour proposer des mesures cet automne lors de l'examen des Budgets de l'État et de la Sécu au parlement.

=> Le gouvernement a devancé les conclusions de la mission en supprimant certaines niches. Le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt pour l'achat de la résidence principale, instauré à l'été 2007 et jugé inefficace par le rapport, a ainsi été supprimé l'an passé par Bercy.

mardi 15 juillet 2008

Vite, Désirdavenir Royal aux Finances : elle transformerait les profits de Total en chèques

Sans démagogie aucune, Royal aurait la solution à tout !
Les propositions attendues
de l’opposition constructive sont arrivées :
elles sont plombées…


Sa Cynique Majesté Royal nous a gratifiés de sa dernière trouvaille en date. Elle a en effet proposé aujourd’hui mardi de reverser la moitié des profits de Total aux Français les plus touchés par la flambée des prix du pétrole.

On ne peut pas dire que ce soit le moins du monde démagogique !

Il faut tout casser !

C’est pourtant d'une simplicité ... biblique.

Il suffirait de reprendre la moitié des superprofits de Total, sept milliards et demi, pour les transformer en chèques de 300 euros qui pourraient être donnés aux familles et aux personnes âgées pour qu'elles puissent remplir leur cuve de fioul ou acheter leur énergie pour cet hiver", a déclaré la présidente PS de Poitou-Charentes sur France Inter. 250.000 heureux d’un coup : c’est peu et sélectif !

Les entreprises françaises ont-elles la chance d’être hexagonales ?
Total, compagnie française, est la quatrième major privée pétrolière mondiale, derrière Exxon Mobil, Shell et BP (British Petroleum). Pour combien de temps ? Les premières compagnies publiques mondiales, devant les majors, sont la saoudienne Saudi Aramco et l'iranienne NIOC.

Le membre du conseil d’administration de Total, Bertrand Collomb (à gauche) , né en 1942 à Lyon, est-il apparenté au sénateur-maire socialiste de la ville, Gérard Collomb (à droite), né en 1947 à Chalon-sur-Saône ?
Face à la hausse des prix des carburants, la gauche française propose de dynamiser les entreprises bénéficiaires en taxant leurs profits, comme ceux de ce groupe pétrolier, cible privilégiée des ringards de siècle dernier. L’idée, suicidaire pour le groupe et ses salariés, est rejetée par l'UMP, mais approuvée par la LCR de Besancenot. A moins qu'elle compte adhérer à la LCR 'new look'. La bienfaitrice socialiste fore-t-elle actuellement le territoire trotskiste pour faire jaillir des supporters ou tente -t-elle à faire parler d’elle ?
La sotte cherche en fait à s’attribuer des mérites qu’elle n’a pas
Total s'est déjà engagé début juin à renouveler sa participation au financement de la "prime à la cuve" de fioul, qui s'était élevée à 102 millions en 2007. La compagnie française n'a pas non plus refusé une augmentation de sa participation : il ne reste qu’à en fixer le montant !
A cette occasion, ses attachées parlementaires
recevraient-elle
leur 'juste' part ?