Paris est-elle la vitrine du socialisme à la Hollande ?
De forts taux de pauvreté et de profondes disparités
Une étude publiée par La Gazette des communes dresse un état déprimant de l'état social de la capitale, après 13 ans de gestion socialiste par Bertrand Delanoë, depuis 2001.
Le PS a fait de Paris une ville bourgeoise. Une étude du Centre d'observation et de mesure des politiques sociales (Compas) pour La Gazette des communes met en évidence des taux de pauvreté variant de 7% à 25% selon les arrondissements de la capitale. Et malgré l'arrivée dans les quartiers populaires de catégories plus argentées ces dernières années, certains restent marqués par un très fort taux de pauvreté.
Paris arrive au 17e rang des grandes villes comptant le plus d'habitants vivant sous le seuil de pauvreté (moins de 977 euros par mois, par ménage), avec un niveau moyen de 14%. "Mais le taux de pauvreté y atteint plus de 20 % dans des arrondissements qui regroupent 200 000 habitants", note cette étude. Plus précisément, 25% de la population du 19e arrondissement est touchée par la pauvreté, arrondissement du sénateur Roger Madec que François Dagnaud tient au frais, 24% de celle du 18e, géré par Daniel Vaillant, 22% de celle du 20e, géré par Frédérique Calandra (PS) à la suite du socialiste Michel Charzat, et 18% de celle du 10e (Rémy Féraud, PS, codirecteur de campagne d'Anne Hidalgo). Les arrondissements les moins frappés par la pauvreté restent le 7e (7%, Rachida Dati, UMP), le 6e (8%, Jean-Pierre Lecoq, UMP) et le 16e (9%, Claude Goasguen, UMP).
Les trois communes les plus pauvres du classement :
1. Roubaix (45%)
2. Saint Pierre (44%)
3. Le Tampon (43%)
Les trois communes les moins pauvres du classement :
98. Versailles (7%)
99. Rueil-Malmaison (7%)
100. Neuilly-sur-Seine (7%)
En France, le taux de pauvreté est relatif (contrairement aux Etats-Unis, par exemple). Il est fixé à 60% du revenu médian, après impôts directs et prestations sociales. En 2011, ce seuil était de 977 euros par mois.
Méthodologie pour l’estimation des niveaux de vie
Les disparités sont également grandes entre villes PS
La commune de Besançon - maire proche de Laurent Fabius, puis d'Arnaud Montebourg, puis de Dominique Strauss-Kahn et enfin de François Hollande - est placée à la 47e place du classement national. Avec un taux de pauvreté atteignant les 20%, la capitale comtoise se situe 40 places derrière Dijon, autre ville socialiste mais bourgeoise, qui est placée à la 87eplace avec un taux de pauvreté de 13%.
Ce taux dépasserait les 40% dans une dizaine de quartiers des 13e, 18e, 19e et 20e arrondissements.
L'étude utilise des indicateurs "plus fins" que l'INSEE, souligne le site de Metronews, et montre des disparités plus profondes encore entre les quartiers. Le taux de pauvreté dépasserait même 40% dans une dizaine de quartiers de 18e, 19e et 20e arrondissements, mais aussi dans le 13e arrondissement.
Les taux de pauvreté s'échelonnent en effet de 7% à 45 %, selon les villes de France. Neuilly-sur-Seine serait la plus riche, tandis que Roubaix, dans le département du Nord, en région Nord-Pas-de-Calais de Martine Brochen-Aubry (PS), est au plus bas.
Ce classement se penche aussi précisément sur les arrondissements de Lyon (PS) et Marseille (UMP). Et en tire une leçon: "A l'échelle des grandes villes, une très forte densité peut faire disparaître des taux de pauvreté très forts localement, qui se cachent derrière des moyennes: si on y regarde de plus près, la pauvreté réapparaît. " Un commentaire qui, municipales obligent, fait dire aux chiffres ce qu'ils ne disent pas.
