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vendredi 4 juillet 2014

Paris: les automobilistes ne paient pas assez, selon la maire PS

Le prix des amendes et du stationnement pourrait doubler à Paris

Le prix du ticket de stationnement et les amendes en cas d'infraction pourraient être revus à la hausse
, 

selon le Parisien. La mairie étudie jusqu'où elle peut aller trop loin.

Les automobilistes parisiens ont appris à leurs dépens que se garer à Paris est compliqué et coûte cher. Et les contraventions pleuvent. La mairie de Paris envisage pourtant de doubler le prix des amendes de stationnement et d’augmenter de 50% le prix du stationnement, alerte Le Parisien du 2 juillet.  "Ce ne sont pour le moment que de simples pistes de réflexion", assure la mairie.

Des PV à 36 euros 
Delanoë est parti en laissant les caisses de la mairie sont dans le rouge et pour les remplir, tout en forçant les voitures à quitter la capitale, sous la pression des écologistes d'EELV, la majorité parisienne proposerait, selon le Parisien, de faire passer le prix du PV de 17 à 36 euros. Cette mesure pourrait être appliquée dès 2016, précise le quotidien. Pour faire avaler la pilule, on raconte que pour revenir à l'équilibre, la mairie va prendre sa part en réduisant ses dépenses de fonctionnement" et non s'attaquer au portefeuille des automobilistes. De plus, "le décret d'Etat qui permet aux communes de modifier le prix des contraventions n'est pas prévu avant début 2016".

Un stationnement 50% plus cher
La mairie de Paris réfléchirait à une augmentation d'un moins 50% du tarif horaire du stationnement de rue. Une nouvelle ponction que  la mairie n'assume pas pleinement, ajoutant que "ce n'est qu'une piste parmi d'autres". 
Actuellement, l’automobiliste paye entre 1,20 et 3,6 euros de l’heure pour stationner dans la rue. Le prix serait donc compris entre 1,80 et 5,4 euros de l’heure. Mais les automobilistes ont le temps de digérer la nouvelle, puisqu'un une tel changement prendrait du temps et les prix pour 2014 sont "sanctuarisés". 
Selon le Parisien, si l'on ajoute à ce stationnement ponctuel, le stationnement résidentiel, le fait de garer dans Paris, rapporte environ 65 millions d'euros par an à la Ville. De quoi financer la propagande.

Des prix dissuasifs

La mairie se défend de vouloir tondre les automobilistes: elle nie l'écologie punitive. L’objectif serait, toujours selon le quotidien, de "rendre la contravention réellement dissuasive et inciter les automobilistes à s'acquitter de leur ticket de parking. Aujourd'hui, selon la mairie, seuls 15% des conducteurs passent prendre un ticket à l'horodateur."
Seront-ils plus nombreux lorsque les hausses seront appliquées?

mercredi 1 janvier 2014

Voeux de Hollande: une avalanche de hausses

TVA, transports, électricité, logement, etc : tout ce qui augmente ce 1er janvier

Français, coeurs de cible
Ce 1er janvier 2014, le matraquage fiscal contredisent les promesses de changement de Hollande.

La France détient, avec la Belgique, le record de la taxation du salarié moyen.
Notre vie quotidienne sera handicappée par les hausses en avalanche : 
Augmentation de la TVA, de la facture d'éléctricité,  du prix du tabac, des timbres, ou du logement...

Petit tour d'horizon
Voici la liste noire des changements du 1er janvier 2014. 

SMIC. +10 centimes, à ranger dans les changements relativement positifs, il y a l'augmentation du salaire minimum. Le SMIC prendra 1,1 point par rapport à 2013. Il passera de 9,43 à 9,53 euros bruts de l'heure. Concrètement, un salarié à temps plein gagnera 12 euros nets de plus par mois.

Carte d'identité. La durée de validité de la carte nationale d'identité passera de 10 à 15 ans, sauf pour les mineurs.

Justice. Le timbre fiscal à 35 euros n'existera plus en 2014. Depuis octobre 2011, il devait être acquitté par tout justiciable désirant saisir la justice pour un problème civil, commercial, prud'homal, social, rural ou la justice administrative.

Environnement.
 
Il sera désormais possible de faire mesurer l'expositions aux ondes électromagnétiques d'une habitation ou d'un lieu public. Pour ce faire, une simple demande à l'Agence nationale des fréquences sera nécessaire.


Jeux. Les tirages du Loto et d'Euro Millions seront désormais retransmis par TF1 et non plus par France 2... Un changement d'envergure pour les Français !

Les prestations familiales. Il s'agit par exemple de l'allocation rentrée scolaire (ARS) ou encore de la prestation d'accueil du jeune enfant. Ces prestations augmenteront de 1,9%.


Les coups de gourdins fiscaux de 2014

TVA. La taxe sur la valeur ajoutée va passer de 19,6% à 20%. Le taux intermédiaire, qui concerne l'hôtellerie, la restauration ou encore les transports, va passer de 7% à 10%. Quant au taux réduit, celui à 5,5%, il ne bougera pas. Les livres, les spectacles vivants ou encore les tickets cinéma verront leur TVA baisser de 7 à 5,5%. En ce qui concerne les centres équestres, la taxe augmentera de 7 à 20% à moins que le gouvernement ne parvienne à retarder cette mesure voulue par Bruxelles.
VOIR et ENTENDRE 


Boissons énergisantes. Une taxe sur les boissons énergisantes entrera en vigueur à hauteur de un euro par litre.

Quotient familial. Le plafond de ce dispositif va baisser de 2000 à 1500 euros par demi-part. Pour rappel, ce dispositif réduit l'impôt des familles en fonction du nombre d'enfants et des revenus.

RSA. Le revenu de solidarité active "socle" sera revu à la hausse. Il augmentera de 1,3% ce qui représente un revenu de 499euros pour une personne seule et de 749 euros pour une personne avec un enfant.

Les fonctionnaires. Leur journée de carence, non indemnisée en cas d'arrêt maladie, sera abrogée. En revanche, les fonctionnaires de catégorie C (47% des agents), c'est-à-dire les moins bien payés, bénéficieront, au 1er février, d'un coup de pouce de 4,6 euros à quelque 46 euros mensuels.

Emploi. La durée minimale des temps partiels passera à 24 heures par semaine.

Législation européenne. Elle
autorisera les Bulgares et Roumains à venir travailler librement en France au nom du principe de la libre circulation des travailleurs européens.

Timbre. Le prix des timbres classiques va augmenter de trois centimes. La lettre verte passera à 0,61 euro et la lettre prioritaire à 0,66.

Tabac. Dès le 13 janvier, le prix du tabac augmentera. Le paquet de cigarettes coûtera 20 centimes de plus et le tabac à rouler, 50 centimes. A titre d'exemple, le paquet de cigarettes le plus onéreux coûtera sept euros de plus à compter du 13 janvier.

Energie. Les factures d'électricité devraient augmenter en 2014 de 2%. Une augmentation due à une hausse de la Contribution au service public de l'électricité (CSPE), une taxe sur la facture d'électricité. Aussi, les tarifs TTC de l'énergie vont varier selon les changements de TVA. Le gaz et l'électricité passeront ainsi de 19,6 à 20% alors que les abonnements resteront au taux de 5,5%.

Transports en commun. En Ile-de-France, les tarifs seront majorés de 3% à l'exception du ticket à l'unité qui restera à 1,70 euro et du passe mensuel Navigo des zones 1-5 qui sera maintenu au tarif de 113,20 euros.

Police. Les policiers et gendarmes disposeront d'un nouveau code de déontologie. Celui-ci préconise le vouvoiement, encadre les contrôles d'identité ainsi que la palpation des suspects et prévoit que les forces de l'ordre portent sur leur uniforme un numéro permettant de les identifier.

Retraite. Les pensions complémentaires du privé, à savoir Agirc et Arrco, seront désormais versées mensuellement et non plus de façon trimestrielle. De plus, les cotisations acquittées par les entreprises et les salariés augmenteront, ainsi que celle du régime général de base. 
A noter, les majorations de pension des retraités ayant trois enfants ou plus seront soumises à l'impôt.

jeudi 1 août 2013

Hollande autorise des "hausses pour tous" de l'électricité: + 5%

EDF augmente ses tarifs de 5% en août 2013 puis en août 2014

Reculer pour mieux reculer encore
Les ménages ont dépensé en moyenne
3.200 euros en 2012,
soit 200 euros de plus que l'année passée
 
La Commission de régulation de l’énergie réclamait une hausse des tarifs comprise entre 6,8% et 9,6% dès le 1er août 2013, mais le gouvernement fera avaler la pilule en deux prises: la hausse sera de 5% cette année, mais elle augmentera du même taux, si ce n'est plus, dans un an.

Le nouveau ministre de l’Ecologie, Philippe Martin, successeur de Delphine Batho débarquée pour avoir critiqué le budget 2014 alloué à l’écologie, a décidé de faire durer deux ans l'effort des Français particulièrement sollicités par de forte hausses des tarifs réglementés d'EDF : +5% cette année, +5% l'an prochain. " Le gouvernement a décidé de lisser, sur plusieurs années
[ça commence à deux ans mais le 'lissage' peut durer plus], les hausses de tarifs nécessaires à la couverture des coûts d'EDF, prévues par la loi, afin de protéger autant que possible le pouvoir d'achat des ménages", déclare Philippe Martin par communiqué.

Le gouvernement minimise les hausses

L
a mission de la presse dévote ce matin est de diffuser les mêmes éléments de langage: c'est beaucoup, et pourtant, c'est moins que les recommandations de la CRE ! Celle-ci avait préparé  le mois dernier le terrain pour l'exécutif. Selon un technique développée par le gouvernement depuis plusieurs mois, un expert ou une commission annonce en effet une hausse pour faciliter la tâche du gouvernement. La CRE avait donc fait passer le message: des tarifs à +6,8% à 9,6% au 1er août de cette année, plus un rattrapage de 7,6% pour combler la hausse insuffisante de 2013. A charge maintenant pour EDF de contester cette décision en justice, et peut-être d'obtenir des augmentations encore plus importantes devant le Conseil d'Etat. Ainsi les socialistes - spectateurs impuissants - pourraient-ils se dédouaner des malheurs qui s'abattent sur le pauvre monde.

Hollande, le président qui n'assume pas

"On peut déplorer le manque d’anticipation de plusieurs gouvernements", continue d'arguer l'association UFC Que Choisir quinze mois plus tard. Selon ce militant de gauche Nicolas Mouchnino, responsable de l'énergie à l'UFC, association subventionnée, "EDF pourrait faire baisser ses coûts de production, et donc ses tarifs (...). Les gouvernements n’ont pas utilisé les outils pour encadrer les évolutions tarifaires qui ne sont pas maîtrisées comme par exemple les coûts salariaux d’EDF qui ont explosé et vont au-delà de l’inflation, assure le spécialiste. Le consommateur, chaque année - car il y l’obligation de couvrir les coûts d’EDF, fait un chèque en blanc à EDF". Mais UFC Que Choisir cautionne maintenant une méthode que le pouvoir socialo-écolo renouvelle. 

"Même phénomène que pour le gaz"

Le ministère de l'Ecologie a démenti mercredi 
qu'une éventuelle troisième hausse 
de 5% des tarifs de l'électricité en 2015 
est inscrite dans le projet d'arrêté 
du gouvernement sur le sujet, 
comme le rapportait le même jour 
le quotidien Le Figaro.
Nicolas Goldberg est économiste de l'énergie pour l'agence Colombus Consulting. Selon ce spécialiste, il faut s’attendre à de nouvelles hausses dans les mois et années à venir. "Les hausses vont se poursuivre et il n’est pas impossible qu’elles soient supérieures à 5% une fois que le Conseil d’Etat aura donné son avis. On avait déjà ce phénomène pour le gaz où le gouvernement essayait de limiter les hausses et donc n’appliquait pas les formules qui étaient définies en accord avec GDF Suez. Donc le phénomène arrive maintenant sur l’électricité. On va avoir des hausses de rattrapage comme on en a eu sur le gaz".
Mardi, le patron d’EDF a défendu la hausse de 15% des tarifs... (lien)

Comment se fait-il qu'
après 15 mois les écolos du gouvernement ne mettent pas en oeuvre la politique sur laquelle leurs maîtres socialistes ont été élus ? A quoi sert-il de créer une psychose à la suite du séisme
 indonésien qui provoqua le tsunami de 2004, si ce n'est pour mieux dénoncer les risques de centrales nucléaires à l'intérieur des terres de France et pour un bénéfice purement politique ?


mercredi 10 juillet 2013

Hausse des tarifs de l'électricité: le court-jus de Bernard Cazeneuve

Cazeneuve, après un an:  c'est pas nous, c'est les autres ! 

Le gouvernement dément une hausse en 2015
  
Cette nouvelle hausse de 5 % au 1er août 2015 figurait pourtant dans un "projet d'arrêté", en plus des deux hausses successives de 5% en août 2013 et 2014 annoncées lundi.
Les prix de l'électricité vont-ils, oui ou non, continuer à grimper pour les consommateurs français ? Le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, n'a pas démenti ce matin les informations du 'Figaro' qui évoque une troisième hausse, toujours de 5%, pour le 1er août 2015, "sous réserve de l'évolution effective des coûts d'EDF". 

Or,
le ministère de l'Écologie et de l'Énergie a affirmé mercredi qu'aucune hausse du tarif de l'électricité d'EDF en 2015 n'était mentionnée dans le projet d'arrêté validé par le ministre Philippe Martin, contredisant un projet d'arrêté envoyé précédemment au Conseil supérieur de l'énergie (CSE). "Le projet d'arrêté soumis au CSE et à la Commission de régulation de l'énergie (CRE) ne comporte aucune mention de hausse pour l'année 2015", a démenti une porte-parole du ministère.

Un brin tendu et rugueux mercredi matin sur RTL, le ministre du Budget Bernard Cazeneuve s'est refusé à confirmer ou à démentir le scénario d'une troisième hausse des tarifs de l'électricité en 2015 révélé par Le Figaro. 
Le gouvernement a annoncé lundi soir deux hausses de 5 % du tarif réglementé d'EDF, la première le 1er août 2013, la seconde au 1er août 2014. Ces fortes hausses font suite à la recommandation de la CRE d'une hausse de plus de 14 % dès cet été. Ce lissage pour 2013 et 2014 est donc encore insuffisant pour couvrir les coûts d'EDF, ce qui implique d'autres hausses par la suite.
VOIR et ENTENDRE Cazeneuve, incapable d'éclairer notre lanterne,  passer à l'attaque pour masquer les dysfonctionnements gouvernementaux:

L'exécutif s'est mis les doigts dans la prise

Le "projet d'arrêté" cité mardi soir par Le Figaro a bel et bien été envoyé en vue d'une réunion du CSE du 16 juillet. Il a même été publié par plusieurs sources distinctes. 
Le courant passe parfois:
alternatif ou continu ?
Son expéditeur initial, mardi à 18 h 15, est un responsable de la Direction générale énergie climat, l'administration compétente en la matière. Et le patron du service du climat et de l'efficacité énergétique au ministère est Pascal Dupuis, ingénieur général des mines. Le ministère a donc démenti, affirmant que la version définitive ne comportait aucune mention de hausse pour 2015. Mais, selon deux sources, cette nouvelle version n'a pas encore été envoyée aux acteurs concernés...