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vendredi 19 décembre 2014

Opération espoir de Manuel Valls en Bretagne des "illettrés"...

L'abattoir Gad de Josselin labellisé "symbole de la Bretagne" par Valls 

Le Premier ministre a rendu visite 
à l'abattoir de porcs Gad


Le visage de l'espoir...
Valls doit rencontrer le PDG, puis les salariés de l'entreprise Gad récemment reprise par le groupe IntermarchéAu second jour de sa visite en Bretagne jeudi, Manuel Valls a quitté Rennes très tôt ce matin, vendredi 19 décembre, pour Josselin (Morbihan)

L'objectif médiatique est de célébrer le premier anniversaire du Pacte d'avenir pour la Bretagne, mais, bizarrement, ce déplacement de célébration chez GAD avait été tenu secret.
A Brest, un an après la signature du Pacte d'avenir et "pour renforcer la dynamique enclenchée, nous allons confirmer les nouveaux engagements de l'Etat dans le cadre du contrat de plan Etat-région", a affirmé le Premier ministre, annonçant la mobilisation de 3 milliards d'euros pour la région Bretagne, trois milliards d'euros d'ici 2020, essentiellement à la charge de ses successeurs...

Pour signer le protocole de mise en oeuvre du Pacte d'avenir pour la Bretagne, le premier ministre était escorté de trois ministres bretons : Marylise Lebranchu, Ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique; Stéphane Le Foll, Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, et Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Sans Emmanuel Macron !

Pour son premier entretien en tant que ministre de l’Economie de Valls, sur Europe 1, Emmanuel Macron étaitt revenu sur le dossier Gad, dont de nombreuses employées seraient "illettrées". Valls ne s'est pas montré en Bretagne flanqué de Macron.


Lire aussi "Cambadélis, usurpateur à plus d'un ...titre !" (lien PaSiDupes)

Les "illettrés de Gad", d'après Macron, "symboles de la Bretagne", selon Valls ?


C'est 
en petit comité que le Premier ministre 
a clamé ces mots sonores à son arrivée à l'abattoir, accueillis par les seuls officiels, par crainte de manifestation: les salariés et les chômeurs accordent-ils une crédibilité toute relative aux paroles que le Premier ministre destine au reste du pays.  Manuel Valls a le sentiment que "c'est très important de soutenir l'ensemble de ces filières qui ont été en difficulté, qui ont encore des problèmes et ici ce qui a été fait de notre point de vue est exemplaire".

Venu "redonner de l'espoir",
 
le Premier ministre  a affirmé aux salariés de Gad, qui "ont fait des efforts" lors du plan social que "la filière de la viande est une filière que nous soutenons".

La venue de Valls a provoqué des incidents à distance du Premier ministre
Des syndicalistes de la CGT ont refoulé une vingtaine de militants des Bonnets rouges et de Bretagne Réunie qui tentaient de se joindre au cortège syndical comptant quelque 300 manifestants réunis pour protester contre la politique d'austérité place de la Liberté.  Quelques syndicalistes ont repoussé fermement cette tentative de rapprochement, arrachant les drapeaux bretons. 

Un symbole au prix de 225 employés licenciés.

Une entreprise privée sauve une coopérative et Valls pavoise. Le fanfaron n'est pas loin de s'attribuer le mérite de la coopérative Intermarché, enseigne française de grande distribution, associée depuis octobre 2014 à la SA. Casino, autre groupe de distribution, et sauveteur de Gaddétenu à 65 % par la coopérative Cecab (D'Aucy) et pour le reste par les 650 éleveurs de porcs adhérents à la coopérative Prestor, après une longue descente aux enfers. 

Salariés finistériens du groupe GAD
couchés devant un poids lourd
(octobre 2013)
Gad était entré dans la tourmente avec son redressement judiciaire en février 2013. La société avait alors décidé, avec l'accord du tribunal de Commerce de Rennes, de fermer son deuxième abattoir à Lampaul-Guimiliau, Finistère (avec obtenu un doublement de leur prime de licenciement, soit 2.000 à 2.200 euros) pour recentrer son activité à Josselin. Avec la fermeture de deux autres sites, à Saint-Nazaire et à Morlaix, plus de 800 personnes avaient fait les frais, en octobre 2013, de cette restructuration censée relancer l'activité. 
L'abattoir de Josselin a lui même connu des difficultés. Il a finalement été repris en octobre par la SVA Jean Rozé, filiale de production de viande du groupe Intermarché. Celle-ci s'est engagée à maintenir 530 emplois sur 755, et à injecter 20 millions d'euros sur le site.

La peur des "Bonnets rouges"


Le passage de Valls à Josselin n'a été révélé qu'au dernier moment, par crainte que la célébration soit ternie par une manifestation de Bonnets rouges. Suite à deux grandes manifestations de masse à Quimper et à Carhaix-Plouguer en novembre 2013, la mobilisation massive pour l’emploi et contre l’écotaxe en Bretagne, avait déstabilisé le gouvernement où Valls occupait alors les fonctions exposées de ministre de l'Intérieur. 

Valls rencontrera-t-il Olivier Le Bras, ouvrier et délégué syndical Force ouvrière (FO) de Gad ? 
Etendard de la révolte
Les sept militants anti-écotaxe soutenus par le mouvement des Bonnets rouges et envoyés devant le tribunal de Brest le 30 octobre 2014 n'ont pas été conviés à l'opération médiatique de Valls. Soupçonnés d'avoir détruit un portique écotaxe le 3 août 2013, à Guiclan (29), ils avaient rassemblé 250 Bonnets rouges.
Onze militants des Bonnets rouges ont déjà été condamnés à Rennes à des peines de 18 mois de prison ferme à 4 mois avec sursis pour des destructions ou des tentatives de destruction de portiques et des violences lors de manifestations. Trois ont fait appel. Trois autres militants ont été eux aussi condamnés en février à Vannes à six mois de prison avec sursis pour avoir détruit un portique écotaxe à Saint-Allouestre (Morbihan), en novembre 2013.


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