POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

dimanche 28 décembre 2014

La dernière: l'"islamisme à visage humain", selon le Collectif contre l'islamophobie en France

On avait déjà l'islam modéré et vertueux, on passe à l'"islamisme à visage humain"

Difficile de faire le partage, assurent les fans d'islam 


Charles Martel, 
que la ministre de l'Education de Valls, Najat Vallaud-Belkacem, n'envisage pas de rétablir dans sa niche des livres d'Histoire

Suite à la présentation 
sur France Culture de l'essai "Islamophobie, la contre-enquête"  par Caroline Fourest, qui, dans la droite ligne plagiaire du fameux livre d'Hajjat et Marwan Mohammed "Islamophobie, comment les élites françaises fabriquent le problème musulman"estime à son tour que le terme d'islamophobie est instrumentalisé à des fins de prosélytisme en vue d'interdire le blasphème, et suite aussi à son émission 'Cahiers de doléances' consacrée sur LCP au martèlement de la thèse du racisme anti-musulman, un communiqué du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) dénonce la "forfaiture intellectuelle" de l'ennemie préférée des intégristes de tous bords - intégrisme dont nous n'aurions probablement aucun exemple en islam.
Co-auteur d'"Islamophobie, la contre-enquête",  Jean-Christophe Moreau, spécialiste d'histoire du droit, avec Isabelle Kersimon, journaliste, a réagi à cette malveillante victimisation des intégristes musulmans. PaSiDupes enfonce le clou à moitié planté.

Avec véhémence dans son communiqué, le CCIF se défend  d'avoir jamais cherché à "disqualifier toute vigilance envers l'intégrisme ou le terrorisme", selon ses termes. Son seul objectif, assure-t-il, est "non pas [d']étouffer toute critique de l'islam, ou [de] réclamer un traitement de faveur [...] mais [de] repousser la diabolisation des musulmans, [de] faire rétablir dans leurs droits les victimes d'une nouvelle forme de discrimination."

Conquêtes des débuts de l'islam
Créé en 2003, le CCIF entretient d'excellentes relations avec l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), laquelle s'inspire de l'idéologie des Frères musulmans égyptiens. Le CICF exerce principalement deux fonctions : un travail de recensement des "actes islamophobes", à partir des dépôts de plaintes et des signalements qui lui sont directement rapportés, et une mission d'information et d'assistance juridique auprès des victimes.

Reconnu d'intérêt général en juin 2011, le CCIF est également membre consultatif du Conseil économique et social des Nations unies depuis septembre 2011. Or, l'inventaire des "actes islamophobes" recensés par le CCIF a, curieusement, disparu de ses rapports annuels depuis cette consécration... C'est en investiguant sur eux que l'on saisit son ambivalence, la lutte contre des violences et des discriminations bien réelles (principalement liées au port du voile), mais aussi une propagande idéologique.
Le collectif profite d'un combat légitime pour faire avancer des causes plus suspectes

Pour se déciller, il suffit de regarder de plus près certains des actes dénoncés par le CCIF entre 2003 et 2011.

En juillet 2004, le CCIF signale la "fermeture d'une école coranique à Grisy-Suisnes". L'école coranique clandestine de Seine-et-Marne en question avait été ouverte illégalement et, surtout, sa fermeture était consécutive à l'agression de trois journalistes du magazine 90 minutes de Canal+ par quatre membres du mouvement Tabligh, dont le directeur, Mohamed Hammami, expulsé en 2012 suite à des prêches incitant au djihad et à la haine envers les JuifsLe 11 mars 2004, les trois journalistes de Canal + s'étaient présentés devant les grilles du château de Ville-Main qui abritait cette école coranique clandestineAprès avoir tourné quelques images, ils avaient été violemment pris à partie et s'étaient fait voler la caméra. L'ingénieur du son, hospitalisé, s'était vu notifier 97 jours d'incapacité totale de travail. Mohamed Hammami, imam de l'association Foi et pratique, une branche fondamentaliste du mouvement Tabligh, âgé de 72 ans, et son fils, Mohsen Hammami, 41 ans, ont été condamné à quatre mois de prison avec sursis. Caroline Fourest ne peut ignorer cette décision de justice.

En octobre 2006, le CCIF s'indigne d'un "rassemblement d'élus et de personnalités à Lyon contre la venue de Hani Ramadan"... dont on rappellera simplement qu'il a justifié l'application des châtiments corporels prévus par la charia, vantant entre autres les vertus dissuasives de la lapidation. Comment Caroline Fourest peut-elle l'ignorer sur les chaînes publiques de France Culture et de LCP ?

En mars 2007, le CCIF dénonce la "demande de fermeture de la mosquée de Noisy-le-Grand car les voisins de la mosquée se plaignent de voir des 'barbus' ". Une fois encore, le lieu de culte a été ouvert en violation des règles d'urbanisme par une association salafiste refusant tout droit de visite aux autorités. Maître de conférences (juste un peu orienté) à l'Université de Paris, le député PS de cette ville de Seine-Saint-Denis est maire depuis 1995. Caroline Fourest soutient-elle l'illégalité ?

Le dernier exemple que cite Jean-Christophe Moreau, parmi des dizaines d'autres, mérite une attention particulière, tant il atteste du degré de mauvaise foi que peut atteindre le CCIF. En juillet 2012, il dénonce le licenciement, à Gennevilliers, de quatre animateurs qui, en période de Ramadan, refusaient de s'alimenter pendant leur travail. Le licenciement s'appuyait sur une clause ajoutée par la mairie communiste au contrat de travail de tous les animateurs - leur imposant de "veiller à ce que les enfants et eux-mêmes se restaurent et s'hydratent convenablement" - après qu'une animatrice pratiquant le jeûne avait fait un malaise et provoqué un accident de la route dans lequel furent blessés plusieurs enfants. Caroline Fourest soutient-elle les pratiques religieuses engendrant des morts d'enfants ?

Alors que le licenciement était manifestement lié à des considérations de sécurité, le CCIF a joué la surenchère en affirmant qu' "identifier le jeûne comme altérant la capacité au travail est [...] stigmatisant et insultant pour l'ensemble des musulmans dans le monde". La modération n'est visiblement pas le fort de ce collectif, une association loi de 1901 subventionnée par la République, donc les contribuables chrétiens, qu'ils le veuillent ou non.

On aura compris qu'aux yeux du CCIF tout acte défavorable à un musulman, quelle que soit sa justification, peut être dénoncé comme "islamophobe". Il n'a pas seulement l'ambition de repousser la diabolisation des musulmans, mais aussi celle de sanctuariser la supposée communauté musulmane contre certaines interventions de l'État. La loi coranique prévaut sur la loi de la République, avec l'aval des laïcards christianophobes, des Femen et des Caroline Fourest.

Quitte à disqualifier au passage la lutte contre la menace terroriste

Ainsi, deux semaines après la tuerie du Musée juif de Bruxelles, le porte-parole du CCIF - Marwan Muhammad - affirmait que la focalisation des autorités sur le terrorisme islamiste était "statistiquement irrationnelle" au regard du nombre d'actions commises, par exemple, par les mouvements séparatistes. Lorsqu'on apprend, en étudiant les rapports d'Europol (Office européen de police), que 70 % des victimes du terrorisme en Europe au cours de la dernière décennie ont péri dans des attentats islamistes, on est en droit de s'interroger sur la probité du CCIF, qui peut se targuer d'être membre consultatif de l’Organisation des Nations Unies (ONU) - et c'est vrai !- et de développer depuis 2011 un partenariat avec l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe), le CCIF s’inscrit dans un projet paneuropéen qui a pour seul objectif d'agir contre l'islamophobie. C'est de l'entrisme... La lutte contre le terrorisme - malgré certains excès - n'est pas le fruit d'un préjugé anti-religieux ou d'un racisme déguisé. Elle répond à une menace bien réelle.

Le CCIF reçoit le soutien d'une presse qui a pour mission d'assurer la paix sociale à chaque fois que le pouvoir socialiste trouve un intérêt politicien à se ranger du côté des intégristes musulmans. A la suite à une image de Jean-François Copé qui déplorait qu'un élève puisse se faire "arracher son pain au chocolat à la sortie du collège par des voyous lui expliquant qu'on ne mange pas pendant le ramadan", le CCIF a organisé une distribution gratuite de pains au chocolat à la gare Saint-Lazare, le 10 octobre 2012, opération relayée par des media  gourmands de chicaya politique.

Le racisme anti-musulman répond en France au racisme islamique 

Souvent sous prétexte de défendre la laïcité, les préjugés envers l'islam sont tenaces et peuvent devenir sources de violences ou de discriminations. Avec la volonté de conciliation, les collabos de l'islam accréditent l'idée que
les résistances des Français prendraient "en partie racine dans notre roman national, où la religion musulmane a longtemps servi de croquemitaine civilisationnel". C'est effacer d'un rapide revers de manche les invasions musulmanes de notre territoire et rayer de notre Histoire le grand-père paternel de Charlemagne, Charles Martel qui, en 732 à Poitiers, mis un coup d'arrêt à la conquête musulmane en repoussant les armées omeyyades, dynastie qui régna de l'Indus jusqu'à la péninsule Ibérique et qui - depuis l'actuelle Syrie - gouverna La Mecque au temps de Mahomet.

Bataille de Poitiers, en octobre 732
Mais le poids, et surtout pas allégé, de la mémoire n'explique pas tout. L'actualité internationale - et parfois nationale - nous rappelle avec une brutalité chronique que la méfiance envers l'islam, ou certaines de ses dérives (compromis ou compromission?), ne relève pas uniquement des stéréotypes qui y sont associés, surtout lorsqu'il est question d'islam politique ou de condition féminine. Et peut-on, sans froisser, risquer l'homophobie de l'islam?

Pour ne pas être qu'une étape dans le naufrage de l'antiracisme, la lutte contre le racisme anti-musulman doit donc naviguer entre de nombreux écueils idéologiques, et commencer par rompre avec l'idée qu'on peut mater les préjugés racialistes à coups de tabous médiatico-politiques.

Or, le CCIF ne favorise pas un changement de logiciel pour demain. L'association, en liant la lutte contre l'islamophobie à un déni de l'intégrisme, de la menace islamiste, bref de la crise  que traverse l'islam [si ce n'est l'émergence de son vrai visage ?], attise la défiance à l'égard des musulmans. Elle offre à la pensée racialiste son alibi préféré : le soupçon du communautarisme -dont on constate chaque jour dans notre paysage à quel point il est justifié -, l'idée que l'Autre agit en fonction d'intérêts distincts de ceux de la communauté nationale -comme l'attestent les exemples ci-dessus, parmi d'autres-, en plaçant en l'occurrence le respect de la religion au-dessus de toute autre considération, dont l'observance de la loi coranique contre la loi républicaine du pays d'accueil des réfugiés et des demandeurs d'asile. Ce qui, l'évidence sociologique démontrant qu'il n'en est rien, revient à démasquer ces musulmans de France qu'il s'agissait de défendre.
Carte des pays musulmans au début du XXIe siècle


Caroline Fourest stigmatisée par le CCIF pour son combat contre l'homophobie

L'ambiguë 
Caroline Fourest reproche au CCIF de systématiquement accuser les organisations féministes d'islamophobie. Celui-ci proteste en retour : "Le CCIF ne considère pas "comme islamophobe, voire comme quasi-fasciste toute personne simplement féministe ou laïque". Et de se justifier: "il soutient le droit des femmes musulmanes à choisir librement leur vie, de ne pas porter le foulard, par exemple, mais aussi de le porter." Pour conclure, le porte-parole du CCIF attaque violemment l'organisation féministe des Femen, lesquelles méritent, selon lui, "Plus q'un coup de pied." Un pas de plus et c'est la lapidation...
Ces musulmans modérés - reconnus par l'ONU et l'OSCE - taxent d’ "islamophobie" un ouvrage pour enfants, Comprendre le monde (Nathan), qui affirme à tort, selon le CCIF, que les femmes en Arabie saoudite "peuvent être condamnées à mort en cas de désobéissance." L'Etat subventionne des extrémistes dans le déni et la mauvaise foi.

La polémiste n'est pas payée en retour de ses sympathies islamiques et pro-palestiniennes. 
"Ce lundi sur France Culture, Caroline Fourest a encore professé une de ses analyses à l'emporte pièce qui tente, écrit le CCIF sur son site, bien que mal, de vilipender tous les compte-rendus scientifiques et les chiffres irréprochables qui montre [orthographe dans son jus] la réalité irrécusable de l'islamophobe et la renvoie ainsi vers les abîmes de l'imposture intellectuelle dans laquelle elle a décidé de s'enraciner." 
"Dans une chronique sur France culture, assène encore l'association subventionnée, en quelques mots et cinq minutes, la star médiatique s'emploie, malhonnêtement, à balayer la réalité de l'islamophobie en France: 'une vingtaine de tags contre les mosquées ou carrés musulmans, quelques têtes de porc, une dizaine d’agressions contre des femmes voilées' affirme-t-elle. En somme rien d'alarmant, surtout lorsque celle qui donne des leçons viole, elle-même, la loi et est condamnée pour diffamation par la 17 ème chambre du tribunal de grande instance de Paris pour avoir mis en doute la parole de victimes d'islamophobie. Madame Fourest a cependant fait appel de la décision."

Sympathisants ou non, les Français se heurtent à l'esprit de conquête des musulmans,
que ce soit par la méthode douce des salafistes ou à la hussarde, à leur volonté de colonisation, à leur objectif de domination. 


Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Vous pouvez ENTRER un COMMENTAIRE (il sera modéré):