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mardi 16 décembre 2014

L'Australie avait accordé le droit d'asile à l'islamiste, preneur d'otages, d'origine iranienne

Trois personnes, dont le preneur d'otages, sont mortes à Sydney 

Le réfugié iranien arrivé en 1996 a retenu dix-sept personnes en otage
La prise d'otages a tenu en haleine l'Australie pendant plus de seize heures dans un café, avant que la police ne finisse par donner l'assaut, lundi 15 décembre. Les forces de l'ordre ont indiqué dans la soirée que deux otages ont été tués, un homme de 34 ans et une femme de 38 ans, et le fanatique touché par balle et évacué vers un hôpital où les médecins ont déclaré sa mort. Au moins quatre autres personnes ont également été blessées. La police a évoqué un "acte isolé" et exclu la présence de bombes dans la ville. De son côté, l'Iran a condamné la prise d'otages.
 
Le ravisseur a été identifié comme Man Haron Monis, un Iranien de 50 ans réfugié en Australie, déjà condamné par la justice australienne. D'après la chaîne Channel 10, le forcené avait deux revendications : parler au premier ministre et qu'un drapeau de l'Etat islamique lui soit apporté au café. Durant la prise d'otages, la police avait demandé aux media nationaux de ne pas les relayer.
Pour son ancien avocat, Manny Conditsis, il était un personnage isolé, agissant probablement seul dans cette prise d'otage. "Son idéologie est tellement forte et puissante qu'elle altère son sens commun et son objectivité", a-t-il estimé sur ABC avant la fin de la prise d'otages. "Je pense qu'il considère qu'il n'a plus rien à perdre", avait-il souligné, au regard des accusations à son encontre.

Le premier ministre australien, Tony Abbott, a déclaré dans la soirée, que Man Haron Monis "était connu des autorités et souffrait d'instabilité mentale"Sans doute parce qu'il se proclamait par ailleurs expert en astrologie, numérologie, méditation et magie noire, selon le Sydney Morning Herald.

Le réfugié politique est connu depuis 2011 pour avoir envoyé des lettres de menaces aux familles des soldats tués lors d'opérations en Afghanistan, selon le journal The Australian. Il a aussi adressé un message enregistré sur DVD, aux familles de soldats tués en Afghanistan, ce qui lui a valu trois cents heures de travaux d'intérêt général. Les lettres commençaient par un message de condoléances, avant de critiquer l'implication de l'Australie en Afghanistan et d'insulter les soldats morts.

Sur son site internet, le demandeur d'asile se disait victime de harcèlement de la part des autorités australiennes.  Il estimait en effet être la cible d'une campagne de diffamation en tant que "militant musulman" et se comparaît au fondateur de WikiLeaks, l'Australien Julian Assange.

Il avait également diffusé des photos d'enfants arabes morts en légendant : "Voici une preuve du terrorisme de l'Amérique et de ses alliés au nombre desquels l'Australie. Le résultat de leurs frappes aériennes."

L'islamiste n'était pourtant pas surveillé comme terroriste potentiel

De confession chiite, il se serait pourtant "autoproclamé cheikh" (titre religieux), indiquent les autorités musulmanes australiennes. Le 10 novembre, Man Haron Monis, qui se faisait parfois appeler Mohammad Hassan Manteghi, avait annoncé sur son site internet avoir prêté allégeance au chef du groupe djihadiste Etat islamique, "calife des musulmans", Abou Bakr Al-Baghdadi, qui sévit actuellement en Irak et en Syrie.

Une soumission qu'il a renouvelée pendant la prise d'otages. 
Lundi, il a forcé plusieurs détenus à tendre sur la vitrine du Lindt Chocolat Cafe un drapeau noir portant des caractères arabes mentionnant la shahada, ou profession de foi musulmane : "Il n'y a de Dieu qu'Allah et Mahomet est son prophète". Man Haron Monis a également demandé qu'on lui apporte un drapeau de l'Etat islamique.

L'activiste avait un lourd dossier judiciaire. 
Man Haron Monis était soupçonné d'être l'instigateur du meurtre de son ex-femme, en avril dernier. Noleen Hayson Pal, 30 ans, et mère de deux enfants, avait été retrouvée poignardée à Sydney, selon le Telegraph. En liberté conditionnelle, il attendait d'être jugé pour complicité de meurtre. 

Man Haron Monis était également
mis en cause pour 36 faits d'agressions et d'abus sexuels remontant à 2002.

L'Australie est un pays réputé "ouvert" dont la
politique d'immigration est peu regardante.  

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