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jeudi 3 avril 2014

Gouvernement Valls: les Français ne veulent pas payer pour deux ans d'errements avec Ayrault

Les Français refusent d'être les dindons de la relance économique

Les Français sont dans l'inquiétude
 
Farce du changement
S'ils admettent qu'une réduction des dépenses publiques est probablement nécessaire, ils ne sont pas forcément prêts à trinquer au nom de la relance de l'économie.

Près des deux tiers d'entre eux (73%) se disent plutôt moins confiants dans l'avenir économique du pays, selon le baromètre de l'économie BVA pour Axys Consultants publié jeudi. C'est un point de plus qu'un mois auparavant. Et un Français sur quatre seulement (24%) se dit au contraire plutôt confiants, soit 2 points de moins par rapport au précédent sondage).

Réduire les dépenses plutôt qu'augmenter les impôts

Parmi les mesures les plus efficaces pour stimuler la croissance, l'option réduction  forte des dépenses publiques arrive en tête pour 76% des personnes interrogées, contre 23% qui la jugent pas efficace.
Pas moins de 90% des sondés s'opposent même à une hausse des impôts pour réduire le déficit public.

Les Français se sont pas prêts à se laisser saigner
Les personnes interrogées jugent en revanche qu'une réduction de la taxation du capital ne serait pas une bonne solution pour relancer les investissements (59%).

69% des sondés rejettent une hausse de la TVA ou de la CSG pour compenser la suppression des cotisations familiales que paient les entreprises.

Et 74% d'entre eux  désapprouvent un gel du SMIC pour limiter les freins à l'embauche.


Exigences sociales

Enfin, 50% souhaitent l'intervention de l'Etat pour assurer les meilleures conditions sociales et fiscales possibles lors du rachat  de grandes entreprises françaises.

Mais 47% opposent toutefois que  cette transmission relève du secteur privé et que  le gouvernement ne doit pas décourager les initiatives des entreprises privées.

  

jeudi 17 octobre 2013

Sony va supprimer 150 postes en Alsace

Montebourg, redresseur improductif de l'industrie

Sony compte conserver 80 emplois des 362 concernés sur 516
 
L'usine de Ribeauvillé dans le Haut-Rhin est visée d'ici à la fin 2013.
La direction de Sony France et les syndicats du fabricant de matériel électronique en ont fait l'annonce ce lundi 16 octobre.

Près d'un tiers des emplois l'usine alsacienne de Sony va disparaître
, d'après les syndicats de salariés du géant nippon de l'électronique à Ribeauvillé, dans le Haut-Rhin. Des suppressions de postes envisagées dans le cadre de la vente en cours du site à la société Cordon Electronics.

Les suppressions sont censées ne viser que les fonctions "supports" (administratifs), telles que la comptabilité ou les ressources humaines, qui font doublon avec le siège de Cordon Electronics, un spécialiste de la réparation électronique industrielle. Fondée en 1989 par son actuel PDG, Serge Cordon, l'entreprise a installé son siège social à Dinan en Bretagne.

Sony Alsace TEC France, société conjointe du groupe japonais et du repreneur Cordon, doit entamer mercredi la négociation d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), a indiqué l'intersyndicale FO-CGT-CFTC-CFE-CGC.

"
Cela ne laisserait que 80 personnes dans ces emplois indirects sur un effectif total de 362 salariés, ce qui nous inquiète pour la pérennité du site", a commenté le porte-parole de l'intersyndicale.

Dernière du groupe dans l'Hexagone

C'est moins que les chiffres précédemment évoqués.
 
En mai, les mêmes sources mentionnaient une fourchette de 166 à 191 emplois menacés. La direction, elle, parlait de 168 suppressions de postes, sans toucher aux emplois directement affectés aux activités du site, tel le service après-vente, la sous-traitance électronique et l'ingénierie.

La négociation doit prendre fin dans trois mois, entre la fin de cette année et les premiers jours de 2014. D'ici là, les représentants du personnel espèrent obtenir une révision à la baisse des réductions d'effectifs.

Ribeauvillé est la dernière usine de Sony en France. 
Dans le cadre de la cession, le Japonais s'est engagé à fournir au site des volumes d'activité pendant au moins quatre ans.

Sony procède en deux étapes à la cession de l'usine alsacienne
Le 1er septembre dernier, le Japonais a constitué une société commune Sony Alsace Tec France avec le repreneur Cordon Electronics qui en détient 49%, Courant 2014, il procédera à la vente de 51% de ses parts. Le groupe japonais s'engage toutefois à fournir au site des volumes d'activités pendant au moins quatre ans.