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lundi 18 mai 2020

Confinement à Amiens : un match de foot provoque une enquête pour mise en danger de la vie d'autrui

Un match de foot organisé au mépris des règles de distanciation 

Ce match organisé en pleine période de déconfinement n'était pas autorisé.

Le stade Soufflot à Amiens. Capture d’écran Google Maps
La presse, ici, VDN, n'a pas de meilleure photo:
minimise-t-elle la gravité des faits dans la ville de Macron ?

 
Le Parquet d'Amiens a ouvert ce dimanche une enquête sur cet événement  organisé par des associations soupçonnées d'avoir mis en danger de la vie d'autrui en rassemblant plus de 100 individus - 150, selon La Voix du Nord - samedi soir au stade Soufflot, au sud-est (Amiens-centre et Boves et Cagny, cantons représentés par un PS et une EELV) de la ville UDI de Brigitte Fouré

Cette rencontre de football, "spontanée", mais avec du public, était interdite en plein déconfinement. Elle a pourtant rassemblé un peu plus de 100 participants à Amiens, capitale historique de la Picardie. Macron est originaire de Amiens et l'ex-secrétaire d’Etat EELV de Hollande, Barbara Pompili est députée LREM de la 2e circonscription de la Somme.

Seul le sport individuel est de nouveau autorisé depuis le début du déconfinement, le 11 mai, les sports collectifs, comme le football restent donc proscrits jusqu'à nouvel ordre. Les rassemblements de plus de 10 personnes en milieu extérieur sont aussi interdits

Les organisateurs et les participants ne pouvaient ignorer qu'ils étaient dans l'illégalité la plus totale ce samedi soir : après un premier rappel à l'ordre, la police a dû intervenir pour disperser tout le monde, dans un climat tendu. Les organisateurs de cette partie sont actuellement  (activement ?) recherchés. 

Le pouvoir est clairement provoqué

Est-ce un pur hasard que François Ruffin (LFI) est député de la circonscription rebelle ? 

La photo de 20 Minutes ne rend pas très fidèlement compte de la situation...
20 Minutes ne rend pas très fidèlement
compte de la situation réelle...

Dès ce dimanche soir, en dépit de l'enquête du ministère de la Justice, près de 100 personnes ont de nouveau tenté de refaire un match de football, en escaladant les grilles du stade Soufflot. Deux voitures de police et un fourgon ont fait évacuer les participants avant même qu'une nouvelle rencontre ne commence.

Les présidents des clubs de football de Boves et Cagny sont respectivement Joao Morais de Araujo et Bruno Godin qui ne semblent pas joignables...

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jeudi 23 avril 2020

Violences urbaines dans les quartiers: Castaner donne des consignes de laisser-faire

Le ministre de l'Intérieur trouve des excuses aux contaminateurs potentiels

Toujours socialiste, Castaner tremble des genoux


Les tensions actuelles dans certains quartiers populaires sont dues notamment à "l'effet de la dureté du confinement," a-t-il assuré jeudi, confirmant que la loi et les décrets ne s'appliquent pas également à tous.

Le ministre de l'Intérieur a théorisé sur BFMTV/RMC, distinguant "plusieurs causes" aux agressions de sapeurs pompiers et de policiers attirés dans des guet-apens, depuis le week-end de Pâques et pendant plusieurs nuits dans les banlieues, notamment en Ile-de-France, mais aussi bien à Longwy, par exemple.

Le théoricien du maintien de l'ordre - LBD 40 et gaz, pour les uns, mais indulgence et compassion, pour les autres -  "l'effet du confinement, la dureté du confinement pour ces jeunes gens, la plupart sont jeunes". "Ce sont des petits groupes qui pensent que ce serait ludique d'attaquer les forces de police, de brûler des poubelles. Ce n'est pas ludique, c'est dangereux à commencer pour eux-mêmes," a décrypté le joueur de poker noctambule entre deux virées.

La vie en confinement (II)Le ministre a en outre mis l'accent sur la "galère, (...) cette pauvreté dans laquelle ils vivent auprès de leurs proches et qui peut provoquer de la colère". "Mais, a-t-il développé dans un même souffle, pour conclure contre toute attente que "la bonne réponse, ce n'est pas de casser, de brûler la voiture du voisin". Encore un "en même temps" désarmant qui ne règle rien mais encourage à continuer à casser du flic.

Le gouvernement donne l'illusion du maintien de l'ordre en zone "sensible".
La vie en confinement (III)
Si Macron donne la consigne de taper dur sur les salariés opposés à ses réformes, il recommande la mollesse face aux incendiaires,  tireurs de mortiers . Alors Castaner exécute le grand écart de l'en même temps", assurant que les forces de l'ordre interviennent "systématiquement" mais que le gouvernement se doit aussi "d'accompagner ces jeunes", entre 10 et trente ans, perturbés dans leur "économie souterraine" que ni Macron, ni son inspecteur Javert en petits godillots ne veut voir. 

Comprenne qui peut

Après avoir fait son Jean Valjean, le misérable Castaner a "condamné" les violences
Illustration de Gustave Brion, 1862.
Il a réaffirmé que "l'ordre républicain (devait) être présent partout"
Il a ensuite sorti ses chiffres officiel et incontrôlables: "220.000 contrôles" ont eu lieu "en Seine-Saint-Denis" depuis le début du confinement, "soit un peu plus du double de la moyenne nationale". Sauf que "contrôle" n'a jamais voulu dire "verbalisation". 
Autre exemple comptable destiné à embrouiller les Français: "300 PV" sont dressés à Marseille - il nous entraîne hors des banlieues qui flambent - chaque soir, "dont les deux tiers dans les quartiers", a-t-il poursuivi.
Au total, selon le ministre, depuis le début du confinement le 17 mars, il y aurait eu - et on est loin tout-à-coup de Grigny ou Villeneuve-la-Garenne - "15,5 millions contrôles et 915.000 PV dressés" en France, tous groupes d'âge et régions confondus.

Plusieurs villes, principalement en banlieue parisienne, connaissent des "tensions" 
https://www.valeursactuelles.com/sites/default/files/styles/image_article/public/2020-04/Capture_0.PNG?itok=BVzYgy88
depuis l'accident d'un motard - "perturbateur" sans casque et voyou connu des services de police (ci-contre) - samedi soir à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) lors d'un contrôle de police.

Alors que les émeutes se poursuivaient en banlieue, l’avocat de la "victime" (sic!) de Villeneuve-la-Garenne, maître Stéphane Glas, a adressé à plusieurs journalistes une vidéo du perturbateur à ses fans pour les appeler au calme depuis son lit d’hôpital. 
Voir, ci-dessous, le film re-tweeté par le rédacteur en chef de TPMP présenté par Cyril Hanouna (groupe Canal+):  
 

A Gennevilliers, PCF depuis 1944, une quinzaine d'engins incendiaires artisanaux ont été découverts, selon la préfecture de police, et cinq interpellations ont eu lieu à Clamart pour détention de bouteilles incendiaires.
 
Saint-Martin: L'ex-braqueur photographié avec Macron condamné pour ...
En Ile-de-France, à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne)PCF depuis 1950, le commissariat de police a été la cible de tirs de mortiers. Aucune interpellation...

Les forces de l'ordre ont interpellé une personne à Poissy (Yvelines), PS ou PCF de 1977 à 2014, et une à Corbeil-Essonnes (Essonne), SFIO ou PCF de 1951 à  1995, selon la police.

Des incidents ont eu lieu également à Roubaix, Tourcoing et à Limoges, a-t-on ajouté de même source.

Le comptable de Beauvau ne fait état d'aucune mise en garde-à-vue. Pas même d'amendes.

vendredi 1 novembre 2019

Hallowe'en, fête des crétins de Béziers : ils incendient des établissements scolaires

Une école primaire et maternelle et un collège, cibles d'une bande de déséquilibrés des "quartiers" de Béziers. 
"Béziers : des incendies criminels ravagent deux écoles" (AFP)

Dans la nuit d'Hallowe'en, du jeudi 31 octobre au vendredi 1er novembre, une bande de jeunes a comblé son désoeuvrement en brûlant des lieux de culture. Variante de la 'Nuit de Cristal', pogrom qui se déroula sous le Troisième Reich dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938 et dans la journée qui suivit, mais résurgence plus nette encore de l'esprit de la nuit du 11 mai 1933 quand les nazis ont brûlé des dizaines de milliers de livres, lors d'une "campagne contre l’esprit non allemand" visant à se défaire des idées jugées contraires à la propagande du Parti national-socialiste d’Adolf Hitler, par des corporations d’étudiants désignées comme des "sections d’assaut intellectuelles" notamment chargées de purger les bibliothèques des ouvrages déclarés "nuisibles", rien ne permet d'affirmer que les débiles de Béziers sont des éléments d'extrême droite. Le camp adverse est plutôt soupçonné de ces actes criminels, puisque les incendiaires sont venus d'un quartier sensible de  Béziers (Hérault). L'enquête dira si la destruction d'une école, Les Tamaris, ainsi que deux salles de classes d'un collège, est le fait de délinquants ordinaires, de révolutionnaires ou d'islamo-fascistes. 

Image
"Le feu s'est déclaré vers 22h30 dans le collège Katia et Maurice Krafft, des volcanologues français, situé dans le quartier de La Devèze à Béziers. Deux salles ont été détruites et des dégâts ont été constatés", ont indiqué les pompiers de l'Hérault.

A une centaine de mètres, une école primaire a été également incendiée. Une douzaine de salles a été lourdement endommagée, dont deux ont été totalement détruites, a poursuivi la même source. "Un incendie criminel a été allumé dans une des deux salles de classe de maternelle", avant que le feu ne se propage à l'ensemble du bâtiment, a précisé la police. Vendredi matin, les décombres du bâtiment fumaient encore.

"Une offense à la République"

Une quarantaine de sapeurs-pompiers ont [a] été mobilisés pour cette soirée d'Halloween. D'autres interventions ont eu lieu pour des feux de voiture et de poubelles, ajoutent les pompiers. 

Les ministres de l'Education et de l'Intérieur Jean-Michel Blanquer et Christophe Castaner n'ont pas fait le déplacement. Leurs services ont réagi vendredi matin. "Je condamne avec force les exactions qui ont eu lieu à Béziers qui ont endommagé des classes d'école et de collège. En lien avec Christophe Castaner pour les suites fermes de ces événements. L'éducation nationale travaille dès maintenant avec les collectivités pour assurer la rentrée", a indiqué le ministère de l'Education sur Twitter.

"Incendier un établissement scolaire est une offense à la République. (...) Ils ne peuvent rester impunis [formule rituelle]: tout est mis en œuvre pour que leurs auteurs en répondent devant la Justice", a commenté la Place Beauvau  sur le même réseau social, en lieu et place de Christophe Castaner. 

"Je suis abasourdi. Touché. Écœuré(...) C'est un symbole qui a été touché", a réagi le maire de Béziers, Robert Ménard, co-fondateur de l'association Reporters sans frontières (RSF, dont il est le secrétaire général de 1985 à 2008), lors d'un point presse devant l'école des Tamaris en présence du sous-préfet Christian Pouget. "L'école sera sans aucun doute détruite", a annoncé ce dernier. La structure de type Pailleron, coûterait bien plus cher à rénover qu'à reconstruire, a expliqué Christian Pouget.

Quelle école pour accueillir les enfants ?
"Une enquête de police est en cours pour comprendre pourquoi il y a eu ce déchaînement de violence et ces incendies", a-t-il poursuivi. "Tous les parents qui le peuvent doivent garder leurs enfants à la maison. Nous sommes pour l'heure incapables de dire dans quelle école nous allons les mettre", a indiqué Robert Ménard. 
Une des salles de l'école Les Tamaris de Béziers, ravagée par l'incendieUn centre d'accueil sera ouvert lundi pour le retour des vacances, a-t-il  précisé. 

Le maire a également indiqué avoir fait appel à la solidarité des maires de grandes villes voisines comme Montpellier et Narbonne et ainsi qu'au département pour trouver dans l'urgence du matériel scolaire pour les 300 enfants de l'école des Tamaris.
Attaquer des policiers et des pompiers ne semble pas être une "offense à la République"...


Car les mêmes media qui voient de simples "dégradations" et du  "vandalisme" dans les incendies criminels d'écoles de la République n'indiquent pas que les incendiaires s'en sont également pris aux policiers. Dans leur tweet (ci-dessus), les services du ministère de Castaner ne mentionnent pas les agressions dont ont été victimes des policiers et des pompiers.
C'est dans ce contexte de "violences urbaines" que les policiers de Béziers ont aussi été appelés aux alentours de 22h00 pour un incendie dans le hall d'un immeuble désaffecté, a expliqué une source policière. Mais, à leur arrivée, ils ont été accueillis par une trentaine de personnes [sic] à coups de pierres et de tirs aux mortiers, a ajouté cette source.
"Des policiers caillassés", titre l'AFP : "le quartier pauvre de La Devèze à Béziers (Hérault), a connu jeudi une soirée d'Halloween marquée par des violences urbaines, condamnées par le maire et le gouvernement", écrit l'agence de presse. Le maire ne condamne-t-il pas ? S'en félicite-t-il?...
"C'est insupportable, a réagi le maire ce matin sur France Bleu Hérault. C'est dans le même quartier où des aires de jeu ont déjà brûlé à 15 reprises". "Ce sont des abrutis qui s'en prennent à des bâtiments qui sont occupés par leurs petits frères et leur petites sœurs. Ce sont des gens qui détruisent leur propre cadre de vie." [Ce sont aussi des 'décrocheurs' ?]
Vacance de l'Etat ? 
Macron est en villégiature à Honfleur et les lecteurs de Gala sont ravis ! 
Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nuñez, doit être lui aussi à l'extérieur, dans l'escalier: il n'est pas davantage solidaire des policiers et pompiers.
C'est véritablement le week-end des morts... 

vendredi 10 mars 2017

Corbeil-Essonnes - une voiture fonce sur deux policiers : un fait divers

Deux interpellations, et après ? Deux libérés ?

Les deux "suspects" d'assassinat  ont été interpellés et placés en garde à vue
  
Jeudi soir, deux hommes de 18 et 27 ans ont été interpellés pour avoir foncé en voiture sur des policiers à Corbeil-Essonnes (Essonne). Dans l'après-midi, quatre policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) ont tout d'abord osé contrôler deux "hommes" installés à bord d'une voiture, dans une rue située derrière l'hôpital de Corbeil-Essonnes. Le conducteur a alors accéléré et leur a foncé dessus. "Deux agents ont fait usage de leur arme à trois ou quatre reprises. Ils ont blessé le conducteur et son passager", indique une source policière. 
Le véhicule a ensuite pris la fuite et les forces de l'ordre l'ont pris en chasse jusque dans le quartier dit "sensible" de Montconseil, pour désigner l'une des trois ZUS [zone urbaine sensible] de la commune, ou "zone de non-droit", au sud de la ville. Les deux occupants du véhicule ont alors abandonné leur voiture et tenté de fuir à pied. 

Les deux "victimes" des cowboys de Bruno Le Roux auraient réussi à prendre la fuite, si les agents de la BAC n'avaient pas fait usage de leur arme, blessant le conducteur et le passager du véhicule. Des "violences policières", puisque la réaction des forces de l'ordre sera jugée ...disproportionnée !

Pas de permis de conduire: trop cher, à la différence du forfait de portable 

Blessé au bras, le conducteur de 18 ans a été rapidement interpellé. Il n'avait pas le permis de conduire. Le passager, un homme de 27 ans, a lui réussi à prendre la fuite pendant plusieurs heures, bien que touché à la jambe. Il a finalement été arrêté à Saran (PCF) à 5 km d'Orléans (Loiret), après avoir été amené par des amis dans une clinique pour soigner sa blessure. 

Il a été transporté sous escorte policière à l'hôpital d'Orléans. Deux enquêtes ont été ouvertes. L'une confiée à la Sûreté départementale de l'Essonne pour tentative d'homicide, et l'autre attribuée à la police des polices, l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), pour examiner les circonstances dans lesquelles les agents de la BAC ont ouvert le feu.  
"La rue était étroite", selon la source policière qui estime que les deux agents de la BAC n'avaient "pas d'autre choix pour se dégager" que de tirer. 

La ville de Corbeil-Essonnes connaît une "résurgence" des violences ces derniers mois [bac +5 et bénéficiaire d'un abattement fiscal de 8.765 euros pour sa compétence, le journaliste voulait probablement dire "recrudescence": à mettre au compte des bourdes du bac...]
En janvier, les policiers avaient été pris plusieurs fois pour cibles lors d'interventions dans le quartier difficile des Tarterêts (classé zone franche urbaine avec le quartier voisin Les Pyramides sur la commune d’Évry) et deux agents avaient été blessés. 
"Quatre policiers ont été pris pour cible mercredi 25 janvier au soir alors qu’ils effectuaient une intervention pour trafic de drogues dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne). Pendant qu’ils procédaient à une interpellation vers 18h30, les fonctionnaires ont été caillassés par plusieurs personnes.
Un policier appelé en renfort, a été blessé au visage par un jet de parpaing sur son véhicule. Le parpaing a "traversé la vitre" de la voiture, touchant l’homme de 39 ans à l’arcade et à la pommette. Selon les informations de BFMTV, deux autres membres des forces de l’ordre ont été blessés par des bris de verre. Tous ont été hospitalisés mais leurs jours ne sont pas en danger."
En janvier dernier, dans un autre registre, quatre rappeurs, dont trois mineurs âgés de 15 à 17 ans, originaires de la cité des Tarterêts et membres du groupe de rap GDZ, "Gangsta de Zoo", ou du collectif MMZ, "Mini Mafia Zoo" ont été jugés pour des viols en réunion  à sept, commis en 2014 sur quatre jeunes filles âgées de 15 ans à 17 ans.

Il tirent au sort à pierre-feuille-ciseau, raconte Le Parisien
Pendant la Foire de Corbeil, en septembre 2014, deux jeunes filles sont encerclées par une dizaine de jeunes des Tarterêts. Ils les poussent dans le dos et les tirent jusqu’au 14, avenue Pablo-Picasso. Là, elles sont séparées et conduites dans les étages. L’une d’elle est enfermée dans une pièce vide. Ses bourreaux jouent à pierre-feuille-ciseau pour savoir qui la violera le premier. Trois montent la garde. Le quatrième lui impose une fellation. Quand il sort pour laisser la place à ses amis, la victime hurle, ce qui alerte une habitante et met le groupe en fuite.
Mais un palier est encore franchi dans l’horreur le 20 octobre. Des jeunes profitent qu’une fille de 17 ans rejoint une amie à la gare de Corbeil pour l’attraper par sa capuche et la forcer à les suivre. Ils la font entrer dans le local technique d’un immeuble. L’un des quatre ferme la porte. Les trois autres commencent à filmer et à se relayer sur elle et derrière elle pour la pénétrer tout en lui tenant la tête pour l’obliger à pratiquer des fellations.
"Qu’est ce que tu diras à ton mari quand tu seras grande", lance l’un des bourreaux. Sur les vidéos, les quatre garçons rient. Peu après, les agresseurs envoient des photos et une vidéo du viol à l’adolescente, lui expliquant que si elle ne revient pas rapidement, ils diffuseront tout sur les réseaux sociaux et dans son lycée. Elle refuse et ses agresseurs tiennent parole.
La victime fait une fausse couche issue de cette tournante dans les semaines suivantes. Et révélera les faits le 30 janvier 2015.
Ils ont écopé d'une peine de 5 mois de prison ferme.

En septembre, des affrontements entre des jeunes de ce quartier et celui de Montconseil avaient fait un mort.