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samedi 13 juin 2015

Bac 2015: candidats musulmans perturbés par le ramadan

Le bac et le ramadan auront lieu en même temps

Faut-il déplacer les épreuves du baccalauréat ?

Le bac et le ramadan débutent en même temps: le début du ramadan coïncide avec les épreuves écrites du bac et les  candidats musulmans devront s'adapter pour la première fois depuis une trentaine d'années. Pour l'édition 2015, les candidats commenceront à plancher le mercredi 17 juin, au lieu d'un lundi habituellement, et les écrits se termineront le mercredi 24 juin, soit trois jours d'épreuves, un week-end de relâche et encore trois jours d'écrits. L'étalement sur six jours (au lieu de cinq) ne date que de l'année dernière, pour éviter que les candidats handicapés -bénéficiant à ce titre d'un tiers temps supplémentaire- n'aient à affronter des journées marathon de plus de huit heures.

Or, le ramadan commence autour du 18 juin, soit pendant la première semaine des épreuves écrites du baccalauréat général et technologique: les autorités musulmanes de chaque pays décideront du début exact en fonction de la position de la lune. Ce chevauchement de calendriers s'impose à la première communauté musulmane d'Europe, et alors que le ramadan est un rite massivement suivi, avec plus de 70%, voire 80% de jeûneurs, selon les études.
Durant ce mois sacré, les musulmans sont invités à s'abstenir de boire, de manger et d'avoir des relations sexuelles, des premières lueurs de l'aube - dès que l'on peut "distinguer un fil blanc d'un fil noir", prescrit le Coran - jusqu'au coucher du soleil. Soit pendant 18 heures environ - de 3h50 jusqu'à presque 22h00 - la semaine des examens, qui sonnera aussi le début de l'été, avec les jours les plus longs et un risque de températures élevées.

Les candidats au bac sont-ils tenus de jeûner ? 

Le jeûne, quatrième pilier de l'islam, s'impose à tout musulman pubère. Prévues pour les voyageurs, les malades, les personnes âgées, les femmes enceintes ou venant d'accoucher, les dispenses appellent des compensations: différer le jeûne n'est prévu ni pour les travailleurs, ni pour les candidats à des examens...
"Passer un examen n'est pas considéré comme une raison valable d'abandon du jeûne", confirme Anouar Kbibech, prochain président du Conseil français du culte musulman (CFCM). 
"Il peut cependant y avoir des situations où la personne n'arrive pas à assumer le jeûne. A l'impossible nul n'est tenu", ajoute-t-il, comme en écho à un passage du Coran - "Dieu veut pour vous la facilité et non la difficulté".

lundi 24 novembre 2014

Une circulaire du rectorat de Poitiers tente de prévenir l'exode djihadiste de la jeunesse

Les syndicats enseignants se dressent contre les efforts de prévention du pouvoir 

Des syndicats trouvent à redire à une circulaire tendant à former les enseignants à détecter les scolaires menacés de dérive djihadiste


Nouvelle république du 18/07/2014
Envoyée par mail aux chefs d'établissement de la Vienne, émane du rectorat de l'Académie de Poitiers, cette circulaire part d'un bon sentiment: aider les enseignants à détecter les élèves en phase de radicalisation religieuse en milieu scolaire
La ministre de l'Education nationale se rétracte et se désolidarise. 
Ce document de 14 pages, rendu public (mais réservé aux riches qui s'abonnent) par les trotskistes pro-palestiniens de Mediapart, est critiquée par des syndicats qui y voient au mieux une "maladresse", au pire du "racisme", seul l'islam étant visé. Pourtant, jusqu'à plus ample informé, l'islam est une religion et non pas une "race". Mais nous n'allons pas faire la leçon à des professeurs diplômés chargés de l'histoire des religions dans les collèges et les lycées...

"Habillement musulman, refus du tatouage, perte de poids"... 

Si c'est faux, il faut le dire ! Dans ce document intitulé "Prévention de la radicalisation en milieu scolaire", l'attention des enseignants est attirée sur des changements convergents d'apparence, susceptibles d'éveiller les éducateurs responsables, comme le citoyen vigilant. Tous concernent l'extrémisme musulman, puisqu'il s'agit d'exposition de mineurs soumis à l'obligation scolaire, alors que le document ne précise à aucun moment de quelle radicalisation il s'agit. Les juifs "ultra-orthodoxes" et les chrétiens traditionalistes exercent-ils une menace sur les jeunes de France? 

A la manière d'un "petit guide pratique du parfait djihadiste, le Powerpoint liste plusieurs signes, parmi lesquels figurent une "barbe longue non taillée (moustache rasée)", des "cheveux rasés", un "habillement musulman", le "refus du tatouage", une "perte de poids liée à des jeûnes fréquents". Autant d'indications qui peuvent éclairer des professeurs de base pour qui l'islam est une terre inconnue dans leur propre pays. "La difficulté, quand les familles ne sont pas de référence arabo-musulmane, c'est qu'elles ne réagissent pas toujours à temps, ne discernent pas toujours si c'est une simple conversion à l'islam ou un endoctrinement sectaire radical", explique Dounia Bouzar, auteur du livre 'Désamorcer l'islam radical - Ces dérives sectaires qui défigurent l’Islam', ancienne chargée d'étude à la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), une spécialiste qui sait de quoi elle parle et que n'importe quelle syndicaliste creuse se croit de taille à lui apporter la contradiction.

Cet experte explique aux idéologues obtus que "99% de l'endoctrinement passe par internet. Les jeunes ne se rencontrent que lorsque l'endoctrinement a commencé. On leur dit qu'ils ne sont pas bien dans leur corps, qu'ils ont des échecs et des conflits familiaux. On leur dit que ce mal-être est un signe, celui que Dieu l'a élu pour faire partie d'un groupe supérieur qui va sauver le monde. On inverse ce sentiment de malaise en l'interprétant comme le signe d'une mission, en faisant de ce jeune un héros pour sauver le monde du déclin. Il y a ensuite toutes les techniques de dérive sectaire : perte d'identité, perte de contour identitaire, prendre l'identité du groupe, mimétisme, hypnose".

La connaissance devient dangereuse dans les lycées et collèges
Depuis Doha, Goodoha prétend poser les bonnes questions, mais n'exprime en fait que des jugements, sans justifier quoi que ce soit.

Sont mentionnés également
des comportements de type "repli identitaire", "exposition sélective aux médias", "rhétorique politique" concernant notamment la Palestine, la Tchétchénie, l'Irak. Et pas la Syrie ? La parole n'est donc pas libérée; les tabous ne sont pas tous tombés... 
La circulaire invite aussi à ne pas fermer les yeux sur ceux qui manifestent un intérêt exclusif  à l'histoire des débuts de l'islam. Toutefois, à aucun moment, le document ne précise comment doivent réagir les chefs d'établissement si de telles exclusives leur sont rapportées. La presse qui hurle avec les loups n'imagine pas qu'à la différence de l'enseignant lambda, le principal ou le proviseur dispose d'interlocuteurs spécialisés au rectorat de son académie. Aucune faille donc à ce niveau. 


"C'est extrêmement dangereux". 

A Poitiers, Magali Espinasse, secrétaire départementale du Syndicat national des enseignants du secondaire (SNES), syndicat dominant et dominé par le PCF (ou le PS, selon les académies) dénonce une circulaire qui stigmatise certains élèves. "Tout est choquant. C'est simpliste, schématique et faux [Quatre appréciations subjectives]. C'est extrêmement dangereux [Et encore une ! N'en jetez plus: cet amas ne tient nullement lieu de démonstration]. C'est n'importe quoi [navrant]. 'Habillement musulman', ça veut dire quoi ? 'Cheveux rasés', ça veut dire quoi ? 'Refus du tatouage', vous êtes pour ou contre le tatouage ? Et s'ils sont contre, on les dénonce comme des futurs djihadistes ?", s'emporte-t-elle au micro d'Europe 1.

Pour le secrétaire départemental du syndicat SE-UNSA, Jean-François Roland, "les termes employés sont maladroits", parce que transparents. "Ce n'est pas vraiment le vocabulaire qu'emploie habituellement l'Education nationale. Je pense qu'il a manqué une relecture avant diffusion", a-t-il ajouté, également auprès de France Bleu.

"Un document perfectible"
Kosovar devenu kamikaze en Irak:
Blerim Heta fit 52 victimes
dans un attentat-suicide  
De son côté, le rectorat de Poitiers a confirmé la diffusion de la circulaire, mais n'a pas souhaité faire d'autre commentaire. 

Interrogée sur France 3, la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, approuve la démarche, mais critique un document "sans doute perfectible, c'est incontestable" et "une démarche isolée (...) faite dans cette académie". "Peut-être que les mots ne sont pas parfaits, et nous allons en effet améliorer les choses", a-t-elle ajouté, tout en soulignant qu'"on ne peut pas s'en tenir à la description faite par le papier de Mediapart pour comprendre quel était l'intérêt de ce document".

 

Tandis que Najat Vallaud-Belkacem rétropédale...
N'en déplaise au SNES, Dounia Bouzar explique encore que "les professeurs doivent être formés. Arracher une affiche en disant que sa religion empêche de voir une silhouette humaine, ce n'est pas le produit d'une religion, mais ça révèle quelque chose : il faut parler au jeune, comme s'il était non-musulman, s'intéresser à lui et lui faire remarquer que, non, ce n'est pas un produit religieux, ne pas valider ce qu'il dit comme si c'était de l'islam. C'est ce qu'on a tendance à faire".

Savoir -et ne pas occulter- que
nombre de jeunes djihadistes sont des convertis et n'appartiennent pas au milieu arabo-musulman. A noter que les critères d'évaluation des risque chez les jeunes filles ne sont pas communiqués.

mardi 31 juillet 2012

Ramadan: Gennevilliers assure la sécurité de ses enfants

Le maire est menacé de poursuites
pour avoir assumé ses responsabilités




La France marche
simplement
sur la tête









"Quatre moniteurs suspendus pour avoir fait le ramadan", polémique La Dépêche
"Quatre moniteurs de colonie de vacances à Gennevilliers ont été suspendus par la mairie pour avoir observé le jeûne durant le ramadan." Telle est la version du journal La Dépêche.
Le quotidien de la région Midi-Pyrénées poursuit sur la même ligne: " Leur employeur invoque pour se justifier un danger potentiel pour la sécurité des enfants."
Tout commence avec la visite d’un responsable des centres de vacances lors d’un séjour des enfants dans les Landes, début juillet. " Il est venu voir si tout se déroulait correctement avec les enfants, et c'était le cas; puis il est venu déjeuner avec nous. Il s'est mis à ma table, et a remarqué qu'à l'heure du déjeuner je ne mangeais pas et Moussa non plus ", explique Nassim au ...BondyBlog qui a soulevé l’affaire. Ce media en ligne est dédié depuis ...2005 à la France de la diversité et revendique d'être la voix des quartiers dans les débats qui animent la société française. La plupart de ses "journalistes-citoyens" sont issus de l'immigration africaine et nord-africaine et résident en Seine-Saint-Denis. Lancé en ...2005 par Serge Michel, qui vient du magazine l'Hebdo, à Lausanne, pour nous parler de nos banlieues, est aujourd'hui directeur-adjoint des rédactions au journal socialiste Le Monde depuis juin 2011, ce site internet est soutenu par Yahoo ! Actualités.

Or, le contrat de travail des animateurs stipule qu’ils doivent se restaurer et s’hydrater pendant la journée. Les quatre jeunes gens ont donc été remerciés par la mairie. Ces animateurs en CDD avaient été embauchés pour un séjour sportif à Port-d'Albret, dans les Landes, débuté le 5 juillet. Sont-ils titulaires d'un BAFA ?


La presse désinforme avec une obstination "vertueuse"

Elle stigmatise le patron:  fût-il élu et communiste, le maire, Jacques Bourgoin, un professeur de mathématiques a forcément tort face à la diversité et la pensée unique.
" Leur employeur invoque pour se justifier un danger potentiel pour la sécurité des enfants.

La vérité est autre
Les moniteurs en charge de jeunes enfants se sont mis en état de faiblesse, observant le ramadan, alors qu'ils étaient en responsabilité et malgré leur engagement contractuel à rester en pleine possession de tous leurs moyens physiques et intellectuels.


Stéréotypes et responsabilité

Le journal La Dépêche prend parti.
"La directrice du cabinet du maire [communiste], Nicole Varet, rappelle que la mairie a déjà connu par le passé un problème lié au ramadan : " Il y a trois ans, on a eu un cas de figure très douloureux. Une jeune animatrice qui avait refusé de s'alimenter et avait fait un malaise. Le problème c'est qu'elle conduisait un véhicule avec des enfants, et qu'elle a eu un accident avec des blessés graves, notamment un enfant ". Mais pour l’avocat des quatre moniteurs, " on a déguisé les choses. Ce n'est pas l'état de santé qui dérange mais le fait de pratiquer le ramadan ". Une interprétation subjective et partisane de Me Mohand Yanat.
Le journal choisit le témoignage d'Inès Dauvergne, responsable diversité  - et par conséquent partisane -  au sein de l'association d'entreprises IMS-Entreprendre pour la cité. Elle "explique que cette affaire est pour elle une première : 'Je n'ai jamais vu ce type de clause dans une entreprise privée. L'entreprise ne peut interdire de manière absolue aux salariés de pratiquer le jeûne, de sauter un repas ou de faire un régime. C'est la liberté individuelle des salariés de se restaurer ou non le midi. Il y a beaucoup de stéréotypes ou d'interrogations sur les gens qui pratiquent le ramadan de la part des gens qui ne le pratiquent pas', relève-t-elle ", penchant clairement du côté de ceux qui mettent des enfants en danger, et cela malgré un précédent local tragique. Elle passe d'ailleurs aux accusations: "Certaines entreprises notent une baisse de la productivité, mais dans la plupart des cas les salariés sont tout à fait capables d'effectuer leur travail. " 
Le principe de précaution balayé par le ramadan
La sécurité d'enfants est sacrifiée
Du côté des mis en cause, " c’est l’incompréhension et la révolte. Comment peut-on préjuger des capacités d'une personne eu égard à sa pratique d'une religion? ", s’insurge  Me Mohand Yanat qui refuse de tirer les conclusions qui s'impose à la suite d'une mort d'enfant, il y a seulement trois ans: la marche blanche n'a pas frappé toutes les consciences... 
L'avocat a d’ailleurs confirmé l’intention de ses clients " de saisir le juge compétent pour faire valoir leurs droits. " Le juge les rappellera-t-il à leurs devoirs ?
La mairie PCF "se défend"  s'explique dans un communiqué 
Ils n'ont pas respecté, en cours de séjour, les obligations de leur contrat de travail, pouvant ainsi mettre en cause la sécurité physique des enfants dont ils avaient la responsabilité. Ce défaut d'alimentation et d'hydratation pouvait conduire ces agents à ne plus être en pleine possession des moyens requis pour assurer le bon déroulement et la sécurité des activités du séjour, ainsi que la sécurité physique des enfants dont ils avaient la charge. C'est pourquoi la ville (...) qui a la pleine responsabilité de la bonne conduite des séjours a mis fin à leurs missions, sans préjudice financier. "

Les maires sont responsables envers les parents qui leur font confiance.

lundi 14 septembre 2009

Bové entame un jeûne de solidarité avec les producteurs de lait

Jojo Bové a des kilos en trop ?
Jojo Bové en est à se copier lui-même

Le 3 janvier 2008, son action contre les OGM devait officiellement commencer à 10 heures, mais de fait, José Bové avait cessé de s'alimenter dès mercredi 2.
Réfutant tout "coup médiatique", il avait toutefois déjà fait la tournée des radios et annonçé la veille au matin sur France inter : "Depuis hier soir, j'ai arrêté de m'alimenter". Un jour de gagné à bon compte... Le meneur altermondialiste avait de nouveau attaqué le gouvernement sur sa mise en place d'un moratoire sur les cultures de maïs OGM.
Bien que la couverture médiatique de sa grève de la faim soit un non événement, il avait également annoncé "un lieu emblématique du mouvement social" dans le centre de Paris pour mener sa cure d'amaigrissement. Ce fut la rue de la Banque, dans le 2e arrondissement, "dans le bâtiment de la crise du logement", cher aux camarades de DAL, lors d'une conférence de presse au pied de la tour Eiffel. Il assura alors qu'il fallait "mettre les pieds dans le plat", car "si sur ce dossier, on n'avance pas, le Grenelle de l'environnement en lui-même sera une coquille vide".



Bové se répète

14 septembre 2009: Bové fait enfin sa rentrée avec une nouvelle cure d'amaigrissement.
"J'entame cette action en tant que député européen parce que la politique passe aussi par l'action. Il y a urgence à sauver la filière laitière", a assuré José Bové, l'un des vice-présidents de la commission de l'Agriculture du Parlement européen.
L'ancien porte-parole de la Confédération paysanne, un syndicat agricole minoritaire mais chouchouté par Sa Cynique Majesté Royal pour faire la nique à la FNSEA, a précisé qu'il entrera en scène à 16h45 précises pour le "mystère" médiéval revisité de sa cure d'amaigrissement sur le parvis de l'hémicycle du Parlement européen à Strasbourg avant d'entrer en séance. Il qualifie lui-même le show de son jeûne de "symbolique" ...

Le député européen compte siéger en dehors du Parlement

Guignol dans son castelet

Il a dit son intention de poursuivre ce jeûne "jusqu'à ce que la Commission européenne se décide à venir en aide aux producteurs de lait qui traversent une crise très grave".
"La Commission a les moyens d'agir. Si personne ne bouge, c'est la moitié, sans doute [en gros et à vue de nez ?], des producteurs de lait qui fera faillite", a dramatisé ce militant radical de la cause agricole.
Plutôt que d'en débattre démocratiquement, le nouvel élu d'Europe Ecologie réclame notamment la réduction de 5 à 7% de la capacité de production laitière communautaire pour faire remonter des cours qui, selon les éleveurs, sont déprimés par la décision de relever progressivement les quotas laitiers.
Des producteurs de lait français, allemands, belges et luxembourgeois parmi les plus virulents ont entamé la semaine dernière une grève du lait qui pourrait être suivie par leurs homologues italiens.
Le mouvement est particulièrement suivi dans l'ouest et le nord de la France, principales régions productrices, où des distributions gratuites de lait ont été organisées.

En
Belgique, des éleveurs ont déversé samedi des centaines de milliers de litres de lait dans des champs. Les enfants des écoles auraient apprécié quils fussent versés dans les verres de la cantine.

La grille des spectacles altermondialistes a été reconduite. Avec les mêmes animateurs vedettes.
Un peu conservateur, tout ça, non ?

samedi 6 septembre 2008

France - Le juge fait le ramadan, toute affaire cessante

La justice française en voie d’islamisation ?
Les avocats d'un braqueur présumé estiment que l'observation du jeûne rituel placerait leur client dans une position de «faiblesse physique» qui risquerait de nuire à sa faculté de concentration au procès (que dire alors de celle des écoliers ?…) et de défense: les avocats des parties civiles dénoncent une décision «aberrante».

L'ordonnance du juge mentionne simplement que «dans le souci d'une bonne administration de la justice», le procès d'assises concernant
plusieurs braquages commis à Rennes et St-Malo en 2000 et 2001, est renvoyé au 19 janvier 2009. Pourtant, selon plusieurs avocats rennais, ce renvoi d'un procès en justice serait essentiellement dû… à l'observance par l'accusé du jeûne traditionnel musulman du ramadan, en France.
[le ‘jeune’, comme on dit à France Info…].
Selon la demande de renvoi qu'ils ont rédigée, les avocats estiment que «les contraintes diététiques et les obligations cultuelles qui s'imposent» à leur client français musulman pendant le ramadan, l'empêcheraient de pouvoir se défendre correctement. Ils observent que le délicat braqueur aura «déjà vécu 14 jours de jeûne» au début de son procès: il aurait dû s'ouvrir le 16 septembre.
Ce rite, quatrième pilier de l'Islam, est une obligation religieuse pour tous les fidèles en âge et en condition de l'observer. Du lever au coucher du soleil, il leur est interdit de manger ou boire, à quelques exceptions près.


Le procureur général de la Cour d'Appel de Rennes se défend
Le procureur général, Léonard Bernard de La Gatinais, a dû formellement démentir, vendredi en milieu de journée, l'hypothèse selon laquelle un procès d'assises avait été renvoyé à une date ultérieure en raison du ramadan, alors que bon nombre de médias et d'hommes politiques s'étaient déjà saisis de l'affaire.
"En aucune façon, le motif du ramadan n'a été retenu ", affirme-t-il. Il convient d'ailleurs que « ce serait totalement contraire à tous les principes républicains de laïcité. L'institution judiciaire ne va pas arrêter de juger des personnes de confession musulmane qui suivraient le ramadan."
"Dans les audiences, on ne demande pas la confession des accusés", poursuit-il, comme si les avocats du braqueur ne s’en étaient pas chargés, bien avant l'audience. Il donne d’ailleurs force explications. Ce seraient d'autres éléments du dossier qui justifieraient le renvoi du procès. Parmi ces autres motifs figurent une affaire pendante devant la Cour de cassation concernant un des enquêteurs, un dossier de stupéfiants concernant un prévenu encore non jugé ainsi qu'un autre lié à l'impartialité de la Cour d'Assises.
Vous avez dit « une autre affaire pendante » ?
A l’origine, il s’agit d’un procès de sept braqueurs présumés, un de leur principal complice étant en fuite, avec pas moins de trente-huit témoins. Les débats devaient donc se tenir pendant trois semaines, du 1er au 20 février dernier. Mais, premier coup de théâtre, le 12 de ce mois, l’affaire est renvoyée pour un motif procédural. Et pas des moindres : un des gendarmes cité comme témoin vient alors d’être condamné pour… agression sexuelle sur un autre témoin du dossier !
Vous avez dit « un dossier de stupéfiants »
Pour tout simplifier, d’autres témoins sont impliqués dans un trafic de stupéfiants qui doit être jugé à partir du 19 décembre à Saint-Malo. Mais il en faut plus pour décourager la justice, le procès des braquages est maintenu et devait s’ouvrir le 16 septembre devant la cour d’assises, toujours présidée par M. Christian.
Le ramadan arrive à point nommé pour purifier tout ce joli monde...
Vous avez dit « un problème de procédure » ?
Les avocats des prévenus réclament le « dépaysement » de l’affaire, autrement dit, qu’elle soit jugée ailleurs. Refus du président de la Cour d’Assises, M. Christian.
Pour compléter le tableau, les deux avocats de l’un des prévenus, Me Yann Choucq et Antoine Comte, habitués des coups d’éclats, réclament le report du procès. Et c’est parmi plusieurs arguments à l’appui de leur demande que, pour faire bonne mesure, ils glissent une référence aux « contraintes diététiques et aux obligations cultuelles, qui s’imposent » à leur client. Le président de la cour vient donc de leur donner raison et le procureur général ne s’est donc pas opposé à cette décision.


Ce procureur général, fraîchement arrivé à Rennes, découvre ce dossier tordu.
« J’avais une préoccupation, explique-t-il. Le président de la cour, ayant déjà eu à connaître de ce dossier, aurait pu être visé par une requête en suspicion légitime de la part des avocats de la défense ». En clair: les avocats des accusés auraient pu insinuer que M. Christian était partial. Voilà, avant qu’un jour ne s’ouvre ce procès, un joli motif potentiel de cassation.

Pourvu que le juge et le procureur conservent leurs facultés de concentration en s’abstenant du ramadan…
Ils ne sont pas musulmans, au moins ?

La Bretagne est-elle bien encore en France ?
Après les pêcheurs du Guilvinec ou les personnels infirmiers de Carhaix, voici un juge de Rennes qui adopte des procédés singuliers…
Tout en soulignant que «les contraintes du ramadan, d'un point de vue physiologique, mettent les gens en état de faiblesse physique», l’un des avocats du présumé innocent musulman, Me Yann Choucq, assure que «ce n'était pas le seul motif de renvoi». Quoi qu’il en soit, il reste que l’une des raisons est bien le ramadan, lequel n’empêche pas les musulmans de travailler, s'ils ne sont pas braqueurs de leur état , mais qu'il ne leur permet pas de comparaître devant le tribunal de Rennes, puisque le juge leur a donné raison et a accepté le renvoi du procès.
A la fureur des avocats des parties civiles. Me Pierre Abegg
, avocat de plusieurs d'entre elles, trouve ce renvoi «aberrant, c'est la première fois qu'on voit cela en France, nous ne sommes plus dans une République laïque». Même colère de Me Dominique Briand, pour qui cette décision «ouvre la porte à des choses qui ne sont pas souhaitables».
Le ramadan a commencé le 1er septembre, selon le Conseil français du culte musulman, qui définit cette date, basée sur le calendrier lunaire et souvent objet de controverses entre grandes mosquées. Il se terminera le 30 septembre.
Dans le même temps, en Bretagne et partout en France, l’école laïque se refuse à accorder aux jeunes chrétiens la possibilité de ‘faire maigre’ le vendredi : si on sert du poisson dans les écoles, c’est n’importe quel jour, mais certainement pas le vendredi… Mais, c’est nouveau, les producteurs bretons de porc apprécient évidemment que les cantines scolaires ne servent pas cette viande, pour ne pas heurter certaines sensibilités…

La justice est-elle équitable ?
Associations et hommes politiques sont montés au créneau.
SOS-Racisme critique prudemment une atteinte au principe de laïcité, "si la cause du report est bien celle-là". Sur RTL, le député PS André Vallini juge cette décision "choquante" et "inacceptable", tandis que sur Libération.fr, la secrétaire d'État chargée de la politique de la ville Fadela Amara estime que cette décision est "un coup de canif qu'on tente de porter à la République laïque".
De leur côté, les syndicats de la magistrature
se disent surpris et invoquent la laïcité. Nous ne sommes pas accoutumés à tant de modération.

Une tendance à l’islamisation ?

La laïcité a déjà était mise à mal récemment avec nombre d’affaires de justice impliquant des musulmans, qui arrivent en série, comme l'affaire du mariage annulé, fin mai, pour erreur sur les qualités essentielles" de l'épouse, en l'occurrence son état de non virginité.
À la mi-juillet, le refus d'accorder la nationalité française à
une Marocaine musulmane portant la burqa
a également suscité des remous. En effet, fin juin, le Conseil d'État a estimé que "si Mme M. possède une bonne maîtrise de la langue française, elle a cependant adopté une pratique radicale de la religion incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d'égalité des sexes
".

Tout porte à penser que la France subit de la part de la communauté musulmane une sorte d’‘OPA’ (amicale ?) sur le droit français. S’il semble que, dans cette affaire, tout le monde soit monté sur ses grands chevaux, des juges français, plus rapides encore et « à l’insu de leur plein gré » ( ?), laissent entrer le cheval de Troie, islamiste ou non.