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lundi 25 janvier 2016

Etat d'urgence: Vallaud-Belkacem "un peu gênée" par le refus d'un salafiste de condamner Daesh

Sans condamner, la ministre laisse un salafiste soutenir Daesh 

L
a ministre de Hollande a accepté de participer à une émission malgré la présence du 
président fondateur de l'association salafiste Barakacity

Najat Vallaud-Belkacem,  côte à côte
avec un salafiste prosélyte
Invitée par Azzeddine Ahmed-Chaouch, reporter franco-algérien à M6, spécialiste des questions de police et justice et auteur de "La France du Djihad" (éditions du Moment: deux assignations pour diffamation concernant les ouvrages politiques "La frondeuse" et "Le monarque, son fils, son fief"; et éditeur de "Julie Gayet. Une intermittente à l'Élysée"), sur le thème du rôle de l'école contre la radicalisation islamiste pour Le Supplément de Canal+, ce dimanche 24 janvier, la ministre franco-marocaine de l'Education nationale a assisté, passive et soumise, à la projection d'un reportage consacré  à l' "humanitaire" français Moussa Ibn Yacoub, actuellement détenu au Bangladesh.
Mardi 22 décembre, un membre de l’ONG Baraka City, confirmait dans un message audio son incarcération à Teknaf, dans le sud du Bangladesh. Parti dans le cadre d’une mission "humanitaire" de soutien aux Rohingya, une minorité musulmane originaire de Birmanie persécutée en Asie du sud-est, Moussa Ibn Yacoub comparait depuis le 31 décembre pour "activités suspectes".
Le ministère français des Affaires étrangères l’a déclaré "sous protection consulaire habituelle". Le juge a annoncé mardi 5 janvier le maintien de Moussa Ibn Yacoub en détention à cause de la gravité des faits reprochés.
Depuis sa conversion à l’islam, Puemo Maxime Tchantchuing ("jeune de Montreuil [de 28 ans !], en "mission humanitaire", incarcéré au Bangladesh, le 23 décembre 2015") se fait appeler par son nom musulman, Moussa Ibn Yacoub. Responsable du continent asiatique au sein de l’association caritative islamique Baraka City, ce Français devait rejoindre les camps bangladais pour venir en aide aux Rohingya.
Samedi, la mairie communiste de Montreuil (Seine-Saint-Denis) 
a dévoilé un portrait de l'islamiste en façade de l'hôtel de ville, 
à l'occasion d'un rassemblement de soutien
Officiellement, la mission de Moussa se limitait à dresser un bilan de la situation sur place. Les autorités bangladaises qui l'ont interpellé dans le sud du Bangladesh, le soupçonnent de préparer des opérations terroristes sous la fausse identité de "Moussa Ibn Yacoub" qui ne figure pas sur sa carte d’identité.
Salafiste, le président de cette ONG internationale islamique, à but non lucratif fondée en 2008, suscite la polémique pour l'opacité sur le financement de son association. Il revendique avoir levé pas moins de 16 millions d'euros de dons en trois ans, tout en restant très évasif sur leur origine précise ("Ce sont des particuliers, des footballeurs aussi").
Benoît Hamon, ancien ministre de l'Education nationale de Hollande, soutient l'action du salafiste:
Ministre de la République en "état d'urgence anti-terroriste", Najat Vallaud-Belkacem, peine à commenter les propos de l'invité de Canal+ et évite de condamner son auteur.
L'association qui tente de faire libérer le pseudo humanitaire était représentée par Idris Sihamedi. Le président de l'ONG, interviewé par l'animateur franco-marocain Ali Baddou, a dans un premier temps refusé de condamner les actions de l'état islamique pour finalement le faire du bout des lèvres.

"Refusant de serrer la main des femmes ou de condamner l'État islamique, le dirigeant de l'association humanitaire islamique, Idriss Sihamedi, a livré ce dimanche midi sur Canal + une vision très personnelle de l'islam "normal", note Marianne. 
En présence d'une ministre de l'Education - inerte, bien qu'ancienne ministre des Droits des femmes de Hollande - le reportage a notamment révélé que l'association a un problème avec ses membres féminins, qui n'apparaîtront à aucun moment dans le sujet, ni sur le site Internet de Barakacity, contrairement à leurs homologues masculins qui ont droit à leur photo. En plateau, l'animateur Ali Baddou aborde donc le sujet, en demandant à Idriss Sihamedi si, par exemple, il sert la main des femmes. 
L'"orthodoxe" répond sur le ton de l'évidence et de la solidarité sémite : "Non, comme certains rabbins, je ne serre pas la main aux femmes". Et les musulmans en France ne sont pas rares à se reconnaître dans cette vision de l'islam: pareillement, les Français se voient parfois refuser un serrement de mains par certaines femmes en apparence parfaitement assimilées. Najat Vallaud-Belkacem, elle, joue la surprise devant cette manifestation éclatante de normalité.
A l'origine de la question, Ali Baddou, un ex-compagnon de Mazarine Pingeot, fille adultérine de François Mitterrand, ci-dessous avec le père de ses trois enfants, 
a lui aussi été dérangé par la réponse d'Idriss Sihamedi (qui fait l'éloge des chefs des Frères musulmans) : "Je vais pas vous dire, non je ne condamne pas si ils tirent sur des femmes enceintes... Mais oui, je suis gêné de la question."
L'atmosphère s'alourdit encore quand est abordé le sujet de l'Etat islamique. Au cours du reportage, Idriss Sihamedi expliquait que son ONG s'adresse notamment aux jeunes désireux d'aller faire le djihad en Syrie, en leur offrant "une belle alternative", "un djihad pacifique, humanitaire" venant en aide aux Syriens qui souffrent. Mais quand Ali Baddou lui demande donc son positionnement à l'égard de l'Etat islamique, sa réponse est pour le moins contorsionnée : "Ce n'est pas qu'on ne condamne pas l'Etat islamique, c'est qu'on essaye d'avoir une certaine pédagogie pour essayer de discuter avec les jeunes et pour leur faire comprendre qu'on est une alternative qui est bien, qui est pacifique". Témoin de l'intox, la ministre se contente de lever discrètement les yeux au ciel.

Alors que le journaliste insiste, Idriss Sihamedi botte en effet en touche avec une mauvaise foi absolue
: "Ce n'est pas équitable, ce n'est pas juste de poser la question à un musulman comme moi parce que je suis musulman". Comme si la question lui était posée du fait de son appartenance religieuse, et non en tant que responsable des activités de son ONG en Syrie. Finalement, il finira par lâcher un amalgame: "Barakacity (…) condamne toutes les exactions commises par des groupes armés, des gouvernements, des juntes, etc. (…) S'ils tuent, s'ils brûlent des gens dans des cages etc, je ne vais pas vous dire oui, s'ils tirent sur des femmes enceintes, je ne vais pas vous dire 'non je ne condamne pas', donc je pense que oui...". Là encore, les exactions que l'Etat islamique revendique à coup de vidéos monstrueuses, suggère des conditionnels à cet "humanitaire" du genre sanguinaire, accueilli dans le PAF français.

Le présentateur a réagi faiblement: "On est un peu gêné de la réponse, pour tout vous dire", avant de se tourner vers Najat Vallaud Belkacem pour lui arracher un commentaire, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous.
La ministre a fait simplement part de son malaise sur le plateau, mais a reculé, refusant de commenter. Le HuffingtonPost, site socialiste, abonde avec indulgence: "Des propos difficiles à commenter pour Najat Vallaud-Belkacem" !...

En revanche,
sur Twitter, Idriss Sihamedi reste ferme, quant à lui, et campe sur sa mauvaise foi.




Barakacity intervient en Syrie en qualité de "médiateur" (sic) de Daesh et a récemment fait l'objet de l'attention des autorités qui ont notamment mené des perquisitions dans ses locaux (lui-même pense faire l'objet d'une fiche S). Ce qui étonne Idriss Sihamedi, qui se revendique comme "un musulman normal", tout au plus "orthodoxe".
La réprobation  minimaliste de la ministre met en cause l'ensemble du gouvernement Valls. 

Invitée à réagir à cette séquence dont on ne peut pas dire qu'elle ait exalté les valeurs de la République, Najat Vallaud-Belkacem décline dans un premier temps : "Non". Avant de se reprendre, réalisant qu'une représentante de la République en "état d'urgence" anti-terroriste peut difficilement laisser tenir de tels propos sans les condamner, comme elle le ferait, en revanche avec agressivité, face à un parti politique français d'opposition : "Plus exactement, si je devais vraiment réagir [on ne le réprouverait pas en effet], je dirais simplement qu'il faut distinguer à mon avis deux choses : la situation de Moussa , qui en sa qualité de ressortissant français a droit à une aide et une protection qui, si j'ai bien compris, lui est apportée par l'ambassade, et puis pour le reste je crois [que de contorsions et circonvolutions] que c'est une association qui porte une façon de voir les choses qui n'est pas la mienne, à laquelle je ne souscris pas et qui me met aussi mal à l'aise, honnêtement, sur votre plateau, et donc je n'ajouterai rien." Une ministre républicaine en service minimum. 

Car la condamnation des monstruosités commises en Syrie par une mouvance dont se réclament aussi les assassins qui ont frappé la France l'an dernier ne souffre pas une telle équivoque. Et la ministre, qui fut un temps chargée des droits des femmes, cause qui lui tient à coeur, aurait aussi pu ajouter cette mise au point : dans la République, le respect des femmes et l'égalité des sexes n'est pas une option, ni "
une façon de voir les choses". C'est la loi commune et c'était le sujet de l'émission "".

Idriss Sihamedi a également provoqué des réactions sur les réseaux sociaux, des tweets d'indignation et d'insultes, mais aussi de soutien.

Trouver la musique dangereuse, défendre la polygamie et le voile... Oui ce type @IdrissSihamedi est fou! pic.twitter.com/scSxEJybUs

— Arthur Srz (@ArthurSrz) 25 Janvier 2016

La réalité des ONG pose problème.
Entre malaise et incompréhension, certains ont relevé l'incohérence dans le fait de s'engager dans une action humanitaire tout en refusant de condamner l'Etat islamique. On prend en fait conscience que les ONG cachent dans leur sein des organisations plus que douteuses dont les activités sont aux antipodes de ce que le grand public croit savoir des organisations non gouvernementales. Comme de très nombreuses associations, une masse d'ONG - supra-nationales et donc illégitimes - dessert la cause humanitaire.


lundi 29 juin 2015

Cazeneuve fait le ménage dans les mosquées ?

Des chiffres, selon la police ou l'Union des Organisations Islamiques de France ?

Quarante imams "prêcheurs de haine" auraient été expulsés de France depuis 2012,
 
Khalil Merroun, imam radical qui revendique l’appel à 
la prière sonore du haut des minarets en France, 
a reçu les insignes de chevalier de la Légion d’honneur 
des mains de Manuel Valls (15/02/2014 à Evry)
selon le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Une dizaine auraient été démasqués depuis le début de l'année.
"Nous avons depuis 2012 expulsé quarante prêcheurs de haine et imams [distinguo intéressant...]. Dans les cinq années précédentes, il n'en avait été expulsé que quinze", a polémiqué lundi sur Europe1 le ministre de l'Intérieur. Or, s'il aime les chiffres ronds, Bernard Cazeneuve nie la récente montée en flèche du prosélytisme et de la radicalisation du milieu. 

"Depuis le début de l'année, il y a 22 dossiers qui sont en cours d'instruction", a-t-il ajouté. Tout "prêcheur de haine qui a vocation à rester en France, s'il est étranger il sera expulsé, je le fais systématiquement", a certifié le ministre.
Aucun organe de presse ni association n'a fuité pour s'en émouvoir...
"La mosquée d’Evry est réputée pour être 'un paravent pour dissimuler les activistes intégristes qui œuvrent à l’instauration d’un islam en France proche des thèses monarchistes' [marocaines]. Les observateurs, connaisseurs de ce lieu, s’interrogent s’il s’agit d’ 'une mosquée ou de la tombe de Ben Barka, le leader opposant marocain assassiné ?' " 
Des dossiers en cours d'expertise

Interrogé sur la volonté du gouvernement de fermer la centaine de mosquées salafistes dont certaines nourrissent le djihadisme terroriste, il a répondu : "s'il y a des associations qui gèrent ces mosquées et dont la totalité des membres poursuivent un objectif d'appel à la haine et d'incitation au terrorisme, ces mosquées seront dissoutes". Des dossiers - aucun chiffre n'est avancé - sont actuellement en cours d'expertise, a "précisé" Bernard Cazeneuve.

Par ailleurs,"il y a eu des plaintes déposées au pénal à chaque fois qu'il était constaté qu'un individu appelait à la haine dans les mosquées en France," a-t-il encore garanti. Autant d'insistance à affirmer la vigilance du pouvoir accrédite le doute sur sa fermeté passée. Quelles suites ont été données à ces plaintes-là ? 

Djihadiste présumé qui a tué son patron par décapitation vendredi dans l'Isère, Yassin Salhi s'était fait repérer à Pontarlier dans le Doubs en 2004 au contact d'un homme soupçonné d'avoir préparé des attentats en Indonésie avec des militants d'al-Qaïda. Salhi n'avait plus été signalé jusqu'en 2013 quand une voisine avait dénoncé sa radicalisation. Les tueries de janvier 2015 et l'émotion internationale n'avaient pas suffi à faire réactiver ce signalement...

lundi 24 novembre 2014

Une circulaire du rectorat de Poitiers tente de prévenir l'exode djihadiste de la jeunesse

Les syndicats enseignants se dressent contre les efforts de prévention du pouvoir 

Des syndicats trouvent à redire à une circulaire tendant à former les enseignants à détecter les scolaires menacés de dérive djihadiste


Nouvelle république du 18/07/2014
Envoyée par mail aux chefs d'établissement de la Vienne, émane du rectorat de l'Académie de Poitiers, cette circulaire part d'un bon sentiment: aider les enseignants à détecter les élèves en phase de radicalisation religieuse en milieu scolaire
La ministre de l'Education nationale se rétracte et se désolidarise. 
Ce document de 14 pages, rendu public (mais réservé aux riches qui s'abonnent) par les trotskistes pro-palestiniens de Mediapart, est critiquée par des syndicats qui y voient au mieux une "maladresse", au pire du "racisme", seul l'islam étant visé. Pourtant, jusqu'à plus ample informé, l'islam est une religion et non pas une "race". Mais nous n'allons pas faire la leçon à des professeurs diplômés chargés de l'histoire des religions dans les collèges et les lycées...

"Habillement musulman, refus du tatouage, perte de poids"... 

Si c'est faux, il faut le dire ! Dans ce document intitulé "Prévention de la radicalisation en milieu scolaire", l'attention des enseignants est attirée sur des changements convergents d'apparence, susceptibles d'éveiller les éducateurs responsables, comme le citoyen vigilant. Tous concernent l'extrémisme musulman, puisqu'il s'agit d'exposition de mineurs soumis à l'obligation scolaire, alors que le document ne précise à aucun moment de quelle radicalisation il s'agit. Les juifs "ultra-orthodoxes" et les chrétiens traditionalistes exercent-ils une menace sur les jeunes de France? 

A la manière d'un "petit guide pratique du parfait djihadiste, le Powerpoint liste plusieurs signes, parmi lesquels figurent une "barbe longue non taillée (moustache rasée)", des "cheveux rasés", un "habillement musulman", le "refus du tatouage", une "perte de poids liée à des jeûnes fréquents". Autant d'indications qui peuvent éclairer des professeurs de base pour qui l'islam est une terre inconnue dans leur propre pays. "La difficulté, quand les familles ne sont pas de référence arabo-musulmane, c'est qu'elles ne réagissent pas toujours à temps, ne discernent pas toujours si c'est une simple conversion à l'islam ou un endoctrinement sectaire radical", explique Dounia Bouzar, auteur du livre 'Désamorcer l'islam radical - Ces dérives sectaires qui défigurent l’Islam', ancienne chargée d'étude à la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), une spécialiste qui sait de quoi elle parle et que n'importe quelle syndicaliste creuse se croit de taille à lui apporter la contradiction.

Cet experte explique aux idéologues obtus que "99% de l'endoctrinement passe par internet. Les jeunes ne se rencontrent que lorsque l'endoctrinement a commencé. On leur dit qu'ils ne sont pas bien dans leur corps, qu'ils ont des échecs et des conflits familiaux. On leur dit que ce mal-être est un signe, celui que Dieu l'a élu pour faire partie d'un groupe supérieur qui va sauver le monde. On inverse ce sentiment de malaise en l'interprétant comme le signe d'une mission, en faisant de ce jeune un héros pour sauver le monde du déclin. Il y a ensuite toutes les techniques de dérive sectaire : perte d'identité, perte de contour identitaire, prendre l'identité du groupe, mimétisme, hypnose".

La connaissance devient dangereuse dans les lycées et collèges
Depuis Doha, Goodoha prétend poser les bonnes questions, mais n'exprime en fait que des jugements, sans justifier quoi que ce soit.

Sont mentionnés également
des comportements de type "repli identitaire", "exposition sélective aux médias", "rhétorique politique" concernant notamment la Palestine, la Tchétchénie, l'Irak. Et pas la Syrie ? La parole n'est donc pas libérée; les tabous ne sont pas tous tombés... 
La circulaire invite aussi à ne pas fermer les yeux sur ceux qui manifestent un intérêt exclusif  à l'histoire des débuts de l'islam. Toutefois, à aucun moment, le document ne précise comment doivent réagir les chefs d'établissement si de telles exclusives leur sont rapportées. La presse qui hurle avec les loups n'imagine pas qu'à la différence de l'enseignant lambda, le principal ou le proviseur dispose d'interlocuteurs spécialisés au rectorat de son académie. Aucune faille donc à ce niveau. 


"C'est extrêmement dangereux". 

A Poitiers, Magali Espinasse, secrétaire départementale du Syndicat national des enseignants du secondaire (SNES), syndicat dominant et dominé par le PCF (ou le PS, selon les académies) dénonce une circulaire qui stigmatise certains élèves. "Tout est choquant. C'est simpliste, schématique et faux [Quatre appréciations subjectives]. C'est extrêmement dangereux [Et encore une ! N'en jetez plus: cet amas ne tient nullement lieu de démonstration]. C'est n'importe quoi [navrant]. 'Habillement musulman', ça veut dire quoi ? 'Cheveux rasés', ça veut dire quoi ? 'Refus du tatouage', vous êtes pour ou contre le tatouage ? Et s'ils sont contre, on les dénonce comme des futurs djihadistes ?", s'emporte-t-elle au micro d'Europe 1.

Pour le secrétaire départemental du syndicat SE-UNSA, Jean-François Roland, "les termes employés sont maladroits", parce que transparents. "Ce n'est pas vraiment le vocabulaire qu'emploie habituellement l'Education nationale. Je pense qu'il a manqué une relecture avant diffusion", a-t-il ajouté, également auprès de France Bleu.

"Un document perfectible"
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De son côté, le rectorat de Poitiers a confirmé la diffusion de la circulaire, mais n'a pas souhaité faire d'autre commentaire. 

Interrogée sur France 3, la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, approuve la démarche, mais critique un document "sans doute perfectible, c'est incontestable" et "une démarche isolée (...) faite dans cette académie". "Peut-être que les mots ne sont pas parfaits, et nous allons en effet améliorer les choses", a-t-elle ajouté, tout en soulignant qu'"on ne peut pas s'en tenir à la description faite par le papier de Mediapart pour comprendre quel était l'intérêt de ce document".

 

Tandis que Najat Vallaud-Belkacem rétropédale...
N'en déplaise au SNES, Dounia Bouzar explique encore que "les professeurs doivent être formés. Arracher une affiche en disant que sa religion empêche de voir une silhouette humaine, ce n'est pas le produit d'une religion, mais ça révèle quelque chose : il faut parler au jeune, comme s'il était non-musulman, s'intéresser à lui et lui faire remarquer que, non, ce n'est pas un produit religieux, ne pas valider ce qu'il dit comme si c'était de l'islam. C'est ce qu'on a tendance à faire".

Savoir -et ne pas occulter- que
nombre de jeunes djihadistes sont des convertis et n'appartiennent pas au milieu arabo-musulman. A noter que les critères d'évaluation des risque chez les jeunes filles ne sont pas communiqués.