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dimanche 3 février 2019

Coup de gueule du maire de Créteil après l’arrivée discrète de plusieurs dizaines de migrants

Un maire d'extrême droite, probablement...

Ils disent tous que leur ville paie déjà un lourd tribut, mais ce maire est socialiste...

Laurent Cathala assure qu'il a été mis devant le fait accompli.

Ils ont été déposés devant des bureaux inoccupés de la ville, sans crier gare.
Cadeaux de  Castaner, qui fut jusqu'à peu socialiste, les soixante-dix quidams ne sont pas passés inaperçus au petit matin à Créteil, Val-de-Marne. Parce que les socialistes doivent coller à l'image qu'ils se donnent, ce jeudi, ils ont placé leurs nouveaux migrants dans les anciens bureaux du Paris Football Club, au parc interdépartemental des sports (PIDS) Paris-Val de Marne. Or, ce lieu d'accueil est situé côté plaine Sud, donc côté Créteil, mais à Choisy-le-Roi, commune communiste depuis l'après-guerre... On n'apprend pas à un socialiste de 74 ans à faire la grimace !

Cette réquisition s’inscrit dans le cadre du plan hivernal. Ces clandestins, majoritairement Soudanais, vivaient dans la rue, alors que la neige tombait, Porte de la Villette à Paris, espace précaire sans cesse évacué et réoccupé.
"Ce sont des hommes au parcours très difficile, qui vivent dehors depuis quatre ans, ont fait le tour de l’Europe, qui ont déjà été hébergés dans plusieurs gymnases", explique Emmanuel Ollivier, l’un des directeurs de  l’Armée du Salut, une fondation (reconnue d'utilité publique, c'est pourtant une personne morale de droit privé) chargée de gérer le dispositif. Deux d’entre eux ont d’ailleurs été hospitalisés à leur arrivée.
Rappelons au passage qu'un amendement a étendu le périmètre du financement de la Sécurité sociale à la "protection sociale", également en catimini, pendant que tous les micros et caméras étaient braqués sur "l’affaire Benalla/Macron". Les risques habituellement couverts par la Sécurité sociale ont été élargis à 11 dans les comptes de la protection sociale : maladie, maternité, survie, vieillesse, chômage, invalidité, famille, logement, insertion et réinsertion professionnelle, accidents du travail, pauvreté et exclusion sociale. Volonté de l’amendement n° 1521 déposé par le député LREM de l’Isère, Olivier Véran, un médecin.
"Sans information, ni concertation," selon Laurent Cathala

Mais cette installation discrète et forcée ne passe pas en mairie de Créteil. 
Résultat de recherche d'images pour "migrants Soudanais Porte de La Chapelle"
"La préfecture du Val-de-Marne, sans information ni concertation préalable, tente à nouveau de pérenniser une nouvelle structure d’accueil sur le territoire communal", regrette le maire PS Laurent Cathala. La ville compte déjà une plateforme d’accueil France Terre d’Asile, avec 6.000 personnes accueillies par an, un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (200 places), un centre de transit (80 places), un centre provisoire d’hébergement (129 places).

Dernier dispositif en date : l’ancien centre de tri postal a été transformé en établissement d’hébergement d’urgence de 200 places depuis novembre 2016. Cette réquisition devait prendre fin en juin 2017, puis à l’été 2018. Depuis, la ville-préfecture n’a plus d’horizon...

Réquisition autoritaire des lieux pour deux à trois mois
Résultat de recherche d'images pour "migrants Porte de La Chapelle"
Porte de La Chapelle, Paris
L’an passé déjà, un gymnase du PIDS avait servi à héberger 120 migrants venus de la Porte de La Chapelle à Paris, pendant deux semaines. Un site sur le périmètre de la ville de Créteil mais "plus en retrait".

Cette fois, les réfugiés sont installés à l’entrée du parc. Des lits et des kits d’hygiène leur ont été distribués avec l’aide de la Croix-Rouge. Du matériel — four, réfrigérateur… — a été ramené. Les lumières sont allumées ce vendredi dans les deux pièces des anciens bureaux du Paris Football Club. Blouson abandonné sur les buissons. Mais pas d’allées et venues, vers le bâtiment situé en face : des vestiaires où les migrants pourront profiter de sanitaires et douches individuelles. 

De fait, Laurent Cathala s’inquiète d’un possible "impact pour les activités concernées", rappelant que la ville loue les installations 60.000 € par an : des bâtiments qui se situent à deux pas des tennis de l’US Créteil.

L’Etat a réquisitionné les lieux pour une durée de deux à trois mois. Contactée, la préfecture n’a pas donné suite. Elle a passé la patate chaude...

vendredi 2 novembre 2018

Professeure menacée d'une arme à Créteil : deux autres lycéens présentés à un juge

Plan d'action contre les violences en milieu scolaire ou gesticulation médiatique ?

Interpellés et présentés à un juge des enfants - bien qu'ils aient plus de 16 ans

Le doigt d'honneur est-il poursuivi ?
Une association féministe
a-t-elle porté plainte ?
Les deux élèves du lycée Edouard-Branly à Créteil (Val-de Marne) se sont rendus coupables (présumés, malgré les photos) de menaces sur l'enseignante braquée avec une arme factice dans ce lycée mi-octobre par un élève de 15 ans qui a déjà été mis en examen, a-t-on appris jeudi auprès du Parquet.

L'un des deux scolaires est celui qui avait enregistré et diffusé sur les réseaux sociaux la vidéo, qui avait suscité l'indignation. Agé de 17 ans, il a été interpellé à son domicile mardi, puis présenté à un juge au tribunal de Créteil mercredi, avant d'être remis en liberté.

Le deuxième agité, également déféré, est lui poursuivi pour avoir rediffusé la vidéo, a précisé la source. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire avec l'obligation d'un suivi éducatif. 

Un troisième "sauvageon", soupçonné d'avoir interpellé l'enseignante pour qu'elle note "présent" l'élève qui l'avait braquée, avait été interpellé mardi et remis en liberté à l'issue de sa garde à vue.

Des interpellations sans mises en examen

Le doigt d'honneur à Macron
est-il bien passé ?
Devenu exemplaire ?
L'élève qui avait tenu sa professeure en joue en plein cours a certes été mis en examen le 21 octobre pour "violences aggravées" et remis en liberté avec des mesures de contraintes provisoires. Il a interdiction d'entrer en contact avec l'enseignante, ne peut plus séjourner dans le Val-de-Marne, mais doit poursuivre sa scolarité. Une mesure d'évaluation éducative a été ordonnée. Il sera jugé ultérieurement par le juge des enfants.

Mais un autre adolescent de 16 ans, suspecté de complicité (?) pour avoir introduit l'arme factice dans l'établissement, avait lui aussi été interpellé, puis remis en liberté sans poursuites, l'arme de la vidéo s'avérant être un pistolet à billes. Interpellé pour avoir introduit l'arme, mais relâché au motif que l'arme n'était pas létale : pourquoi, alors, une interpellation, puisque que, depuis la première interpellation, le Parquet savait l'arme factice ?

Cette vidéo, filmée le 18 octobre dans ce lycée de Créteil, a suscité l'indignation jusqu'au sommet de l'Etat et conduit le gouvernement à annoncer un "plan d'actions" contre la violence dans les établissements scolaires, qui doit être présenté d'ici la mi-décembre.

vendredi 26 octobre 2018

Le Havre, chez Edouard Philippe : quatre lycéens braquent à leur tour des professeurs

Les ados n'en ont rien à  faire de la loi et des adultes

Que reste-t-il de l'adage 'dura lex sed lex' ?



Le traitement par le gouvernement et les media de l'affaire de l'enseignante braquée dans un lycée de Créteil n'aura réussi qu'à faire des émules. Trois semaines se sont écoulées avant que le proviseur du lycée Robert Schuman du Havre ne décide de porter plainte pour des faits similaires survenus dans son établissement, le 4 octobre dernier.

Le pouvoir arrive après la bataille
La diffusion le week-end dernier de la vidéo d'une professeure de Créteil (Val-de-Marne) braquée par un lycéen de 15 ans - physiquement plus développé qu'un européen moyen - avec une arme non létale, a délié les langues dans le milieu politique aussi bien qu'enseignant. Sous le hashtag ironique #pasdevague, des centaines de professeurs ont dénoncé sur Twitter,  l'absence de réactions de leur hiérarchie face aux violences qu'ils subissent.

Le proviseur du lycée Robert Schuman du Havre (Seine-Maritime) a une une soudaine révélation de sa responsabilité

Depuis que son ministre J.-M. Blanquer, titulaire du ministère de l'Education nationale et communautaire s'est saisi du problème des violences sur personne dépositaire de l'autorité publique (républicaine), il a décidé de briser le silence qu'il a entretenu à l'instigation de son syndicat de chefs d'établissement, a rapporté jeudi 25 octobre Le Parisien.
Le Havre est la ville dont l'actuel premier ministre Edouard Philippe - ex-porte-parole d'Alain Juppé -  a été le maire (octobre 2010 – 20 mai 2017) jusqu'à son arrivée à Matignon.

Le 22 octobre, quatre lycéens ont braqué deux professeurs et en classe
Les élèves sont accusés de menace sur leurs professeurs respectifs de mathématiques et d’anglais avec des armes factices. Ils ont été placés en garde à vue, ce jeudi matin au Havre (Seine-Maritime), mais âgés de 15 à 16 ans, ils ne risquent pas grands chose face à un tribunal pour mineurs de 16 ans. 

Après avoir braqué deux enseignants en présence de plusieurs dizaines de leurs congénères, ils sont présumés innocents des menaces proférées en public sur deux de leurs enseignants,  le 4 octobre dernier au lycée général et professionnel du Havre.

Ce jour-là, les élèves avaient menacé leur professeur de mathématiques, avant de s’en prendre ensuite à leur professeur d’anglais :  sport local  ou national ? L’affaire avait été réglée en interne - c'es-à-dire étouffée - par un rapport administratif du proviseur et des excuses des intéressés.

Mais le chef d’établissement a reçu le feu vert de sa hiérarchie académique (et ministérielle ?) pour porter l'affaire devant la justice, suite aux violences similaires commises à Créteil (Val-de-Marne) : il s'est fait violence le 22 octobre, le temps que le rapport monte au ministère et que le gouvernement le pousse à porter plainte. Ce jeudi matin les trois premiers ados ont été interpellés à leur domicile et le quatrième -soupçonné d'avoir filmé la scène - s’est constitué prisonnier. Lors des perquisitions, les forces de l’ordre ont mis la main sur des pistolets en plastique, des pistolets de type airsoft, sur leurs enseignants.

Ces affaires - et d'autres avant - prennent une tournure politique

Des mesures contre les violences à l'école présentées vendredi.
France Info précise ce vendredi matin que les quatre votous seront prochainement convoqués devant un juge des enfants, bien qu'au moins l'un d'entre eux soit âgé de plus de 16 ans. 

Selon le procureur de la République du Havre, François Gosselin, les faits constituent des violences avec arme, "même si les enseignants ne se sont pas sentis agressés" !  Preuve que les menaces sont le quotidien des enseignants ? Et les journalistes qui fait tout un foin pour avoir été traités d' "abrutis" par Mélenchon... 

Après l'affaire de Créteil, Macron avait réclamé des "mesures" au ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer. 
Depuis, ce matamore de Castaner fait des propositions pour une sévérité historique. Pourvu qu'il les tienne ! Il serait bien le premier... Sinon, comme son maître, il "assumera"...

samedi 28 mai 2016

Des professeurs des écoles n'obtiendraient pas un certificat d'études primaires à la sortie d'ESPE

En Seine-Saint-Denis, des instituteurs "ne savent pas écrire le français"

Créées en 2013 à la suite des IUFM, les écoles de formation devaient améliorer le niveau des professeurs des écoles.
 


L'exemple du relâchement vient d'en haut
Dans l'académie de Créteil, on recrute des futurs enseignants en dessous de la moyenne. Un instituteur qui fait cours les mains dans les poches, qui parle à ses CM2 comme un "grand frère" de banlieue, avec "ouais" et "j'en ai marre" à foison. Une autre qui explique à ses élèves la signification du verbe "dérider" en prenant l'exemple d'une maman qui s'applique une crème anti-âge. Un troisième, pourtant professeur des écoles, lui aussi bac+4, incapable de formuler une phrase interrogative correcte, l'inversion du verbe et du sujet constituant une prouesse apparemment hors d'atteinte. Un français d'une qualité aussi relâchée que dans la pratique d'un journaliste moyen.
  
A Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), des professeurs réunis dans les locaux de l'école supérieure du professorat et de l'éducation (ESPE), excusez-moi du peu !, de l'académie de Créteil égrènent des témoignages pour le moins préoccupants. A se demander qui les recrute sur concours mais n'évalue pas l'étendue du désastre et qui les forme pendant des mois mais ne détecte rien. On n'en est même plus à la lectrice des informations (en fin de semaine, ils lancent les jeunes pousses), Noémie Bonin, 28 ans, qui déclare ce matin que ce sont les soeurs Williams -championnes au sommet de leur art depuis 20 ans- qui "affrontent" deux Françaises inconnues à Roland Garros: aucune notion chez les uns et les autres de niveau de langage ou de valeur des mots.

Mises en place par Vincent Peillon en 2013, dès le début du mandat de François Hollande,  les ESPE avaient pourtant pour mission d'assurer une formation de qualité aux futurs professeurs des écoles. Nicolas Sarkozy avait, pour sa part, officialisé l'inadaptation des IUFM à la population à laquelle ils étaient destinés - notamment du fait de la coupure des formateurs-idéologues avec le terrain- et avait décidé la suppression des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), foyer de rééducation des étudiants à l'idéologie marxisante, préférant le système de formation in situ, sous la tutelle de professeurs restés au contact de la réalité du terrain et de bon conseil face aux élèves désorientés. 
Les nouvelles ESPE devaient pareillement remédier au problème en accompagnant les instituteurs (mais aussi bien les enseignants du second degré) dans leur apprentissage du métier, mais en maison, avec plus de théorie déconnectée que de pratique utile. 

Dans l'académie de Créteil, qui compte le plus de territoires "perdus"de la République - Saint-Denis, Bobigny, Aulnay-sous-Bois -, il apparaît que, trois ans plus tard, l'objectif fixé par Peillon n'est pas atteint. 

"C'est une catastrophe", assène franchement une formatrice, qui préfère conserver l'anonymat (et son poste)... "Je ne veux pas tirer sur l'ambulance, les ESPE font ce qu'elles peuvent avec des moyens riquiqui, estime-t-elle, fidèle à la vieille rengaine des enseignants, mais qui résonne d'autant plus cruellement que le pouvoir socialiste nous serine que les jeunes sont la priorité de Hollande.  


"Je constate une telle dégradation depuis cinq ans ! Ce n'est plus possible, il faut que les gens sachent : dans la Seine-Saint-Denis, on recrute des instituteurs qui ne savent pas écrire le français." Ainsi, Hollande crée-t-il des postes en masse qui, lorsqu'ils sont pourvus - et ils ne le sont que faiblement, du fait que les jeunes boudent cette profession mal payée et maltraitée -   le sont au prix d'un abaissement du niveau d'exigence de connaissances et de profils inadaptés, le critère qui prévaut désormais étant l'appartenance à la même communauté dominante, avec pour objectif de prouver que l'échelle sociale n'a jamais aussi bien fonctionné... 

Qu'ont-ils fait de l'école et la République ?

Trop de postes à pourvoir qui ne le sont pas. La presse masque la réalité des faits en mettant en cause "un système d'affectation qui, décidément, marche sur la tête". C'est prendre le processus de recrutement en cours et occulter la désaffection de la jeunesse pour cette filière de formation. 
La même presse marxisante -elle-même (dé)formée en école nationale du journalisme- persiste à diffuser l'idée populiste que "les élèves qui ont les plus grandes difficultés scolaires héritent encore et toujours des plus mauvais enseignants de France". "Les plus mauvais" sont-ils vraiment repérés dans les ESPE (au recrutement sur concours et dont on a observé qu'ils ne jouent pas leur rôle) pour être expédiés en zone dangereuse ? Aucun étudiant n'a-t-il les aptitudes requises et n'acquiert-il en ESPE la qualification promise par Peillon ? Les néophytes sont-ils nécessairement précipités en ZEP en début de carrière? Et faut-il nier la qualité et la détermination personnelles des "professeurs des écoles" dont certains ont une vocation si solidement ancrée qu'ils demandent à monter au front ?
Les enseignants de l'académie de Créteil (par exemple) ne sont pas tous à jeter aux chiens, pas plus que leurs élèves ne sont mis entre les mains de professeurs plus nuls les uns que les autres. 

S'il faut incriminer le système, ce sont les cadres qui ne sont pas les bonnes personnes au bon endroit. Combien de directeurs d'école (et de principaux de collège ou de proviseurs de lycée) ne doivent leur nomination à cette fonction qu'à leur appartenance politique ou syndicale, comme plus haut dans la hiérarchie. Combien de chefs d'établissement sont des professeurs en difficultés reclassés dans la gestion ? Bien que pédagogiquement (et humainement?) incompétents, ils sont appelés à porter un jugement sur la valeur administrative de leurs confrères qui assument leur rôle au quotidien, sans aucun soutien de leur hiérarchie immédiate. 

Faute de demande, l'offre n'est pas saisie.  Le nombre de postes à pourvoir est énorme: 47.000 postes on été créés jusqu'à maintenant. Ce qui facilite énormément "les chances de réussite au concours", pour ne pas dire qu'il permet le nivellement des professeurs par le bas. "A titre d'exemple, quand on cherche 772 instituteurs à Lille, on en cherche 1.635 pour la seule ville de Créteil", relève Aude Dontenwille-Gerbaud, maître de conférences en histoire et formatrice depuis une dizaine d'années et collègue d'une certaine Lila Belkacem, jeune maître de conférence en sociologie. Autrement dit, le manque de profs est tel que ceux qui ne sont pas assez bons pour décrocher le sésame dans leur académie d'origine ont tout intérêt à sauter dans un train pour venir passer le concours en région parisienne. "Il y a quelques années, on recrutait à 4/20 : il suffisait de savoir mettre une croix en bas d'une page pour être admis", raconte Aude Gerbaud, docteur en science de l'Education, historienne et pourtant caricaturiste. Mais le niveau des épreuves était sélectif. "Maintenant, on ne descend plus au-dessous de 8/20, et les chances de succès sont passées à 56 %". Mais ça reste beaucoup plus facile qu'ailleurs en France, où la réussite tourne plutôt autour de 10-12 %," malgré une baisse sensible du niveau requis. 
Le ministère cherche des subterfuges pour annoncer des taux de recrutement qui ne soient pas dissuasifs pour les candidats. L'urgence est de casser le cercle vicieux dans lequel les concours de l'Education national se sont piégés: ceux qui ne motivent guère ne trouvent que des gogos. 

L'Education nationale en est réduite aux subterfuges. Elle comble les manques en accordant des équivalences d'enseignement aux étrangers pour en faire, par exemple, des professeurs d'anglais, lesquels ne maîtrisent pas obligatoirement mieux la langue française que leur public. Comment une diplômée en commerce en Angleterre pourrait-elle expliquer les subtilités de la la grammaire anglaise sans connaître le système syntaxique français, sauf à passer à côté des difficultés rencontrées par les "apprenants".

Dans les écoles des banlieues parisiennes, les "professeurs des écoles" (ce titre est un acquis syndical arraché à force de grèves -comme d'autres font passer leurs projets de loi avec huit recours à l'article 49.3) qui leur permet de gagner autant qu'un professeur de lycée)  ont un niveau de connaissances bien plus faible qu'ailleurs. Pourtant, pour Eric Mesnard, professeur d'histoire-géographie et formateur depuis 1994, le vrai problème n'est pas là, de son point de vue : "A la limite, peu importe le niveau de recrutement, si seulement on avait les moyens, et surtout le temps de les former vraiment." Les salariés du privé avalent ici de travers à l'évocation du temps disponible des enseignants... "Et du temps, personne n'en a", raconte-t-il à qui veut l'entendre. Les formateurs du centre de Créteil, en sous-effectif chronique [les postes ne sont pas créés en amont pour permettre un accueil de qualité?], se retrouvent face à des classes de 35 élèves, contre une vingtaine à l'époque des IUFM. On peine à suivre, sachant que l'offre de recrutement des candidats ne trouve pas preneurs. Peillon n'a-t-il donc pas créé les postes de formateurs en nombre suffisant, si réduit soit-il, du fait de la demande?

"J'ai 35 mémoires à suivre, et on me demande d'en faire encore deux fois plus ! [A vérifier !] Ça me navre, mais je n'ai plus le temps d'aller sur le terrain, de suivre les étudiants dans leurs classes, quand ils sont face aux enfants", déplore Aude Gerbaud. En quoi les ESPE sont-elles donc supérieures aux IUFM, puisqu'à leur époque les visites de formateurs pouvaient avoir lieu ?

La qualité de l'enseignement universitaire est-elle ce qu'elle était ?

Les plus débordés sont encore les étudiants eux-mêmes. A l'époque des IUFM, les futurs instits effectuaient trois stages de quinze jours dans une école; aujourd'hui, ils sont à mi-temps devant une classe, toute l'année. Le reste du temps, ils le partagent entre les heures de cours à l'ESPE... et l'obtention de leur master, après trois années de fac pendant lesquelles on est justifié de penser qu'ils ont progressé depuis leur bac, dont le niveau a été lui-même abaissé pour faire grimper le taux d'accès à l'enseignement supérieur, comme il se doit dans une société avancée. Quitte à faire reculer ses enseignements et oublier l'objectif d'excellence, trop élitiste ou simplement inaccessible. Les formateurs en ESPE se plaignent néanmoins de surcharge de travail avec moins d'élèves. 

Depuis 2010 et la réforme de la "masterisation" impulsée par Nicolas Sarkozy par nécessité d'alignement sur les cursus européens, la formation des enseignants est intégrée au parcours universitaire classique : licence, master, doctorat. 
Les professeurs des écoles sortent donc de leur formation avec un bac + 5 qui doit être sanctionné par un mémoire universitaire. Un travail de recherche auquel les aspirants professeurs des écoles ne sont pas habitués, nous assure-t-on, mais une jérémiade de plus qui jette le discrédit cette fois sur l'épreuve de TPE (travaux personnels encadrés, en premières de lycées) dont on a fait grand cas du pouvoir formateur dans cette optique précise: interdisciplinaires, ils sont supposés pousser les élèves à chercher et exploiter des documents sur un thème donné. Or, "de l'avis général", ils peinent néanmoins sur ce mémoire. 

IUFM ou ESPE, rien de convient jamais; tout est toujours difficile.
 "Il y a beaucoup de travail, c'est vrai, résume Sophie Lafargue, qui vient de terminer sa formation à l'ESPE de Créteil. Il faut savoir alterner les moments où l'on est face aux élèves, où il faut que nous ayons l'air sûrs de nous, et les moments où nous sommes nous-mêmes en position d'apprentissage face à des profs qui nous enseignent des choses plus ou moins éloignées de la réalité du terrain." 

Des bacheliers (avec mention?) qui,  au lycée, n'ont pas appris à travailler 
Débordés, certains étudiants utilisent leurs heures de cours à l'ESPE pour corriger des cahiers ou préparer leur prochain cours: nécessité ou inadaptation des ESPE aux besoins des élèves-professeurs. "C'est beaucoup trop lourd, ils sont au bord de l'apoplexie", commente Aude Gerbaud.
Celle-ci a fait le choix de consacrer du temps au SNES-sup et de siéger au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) plutôt qu'aux élèves-professeurs dont elle a la charge et de militer contre une interdiction du voile à l'université. La laïcité et son application dans le milieu universitaire font plus que jamais débat chez les enseignants, comme chez les élèves: ils sont chronophages... au détriment de l'activité professionnelle principale pour laquelle ils sont payés.
Un boulot dur et mal payé 
François Hollande avait promis de recruter 60.000 nouveaux enseignants; cet engagement ne sera pas non plus tenu, 47 000 postes ayant été créés jusqu'à maintenant. Mais d'autres préoccupations viennent ternir ce retard: qui l'Education nationale recrute-t-elle pour tenir ces objectifs ? Des études longues pour un boulot difficile, mal payé et mal considéré ont-elles vraiment une chance d'attirer les meilleurs candidats ? Est-on certain de fournir les bonnes armes à ceux qui sont chargés d'instruire nos enfants, quand les formateurs ne prennent pas le temps de les voir sur le terrain ? "Pour ma part, il s'agit d'une reconversion, raconte la jeune institutrice Sophie Lafargue, aujourd'hui en poste dans une école à Charenton (Val-de-Marne). Je me suis éclatée à l'ESPE, et j'adore mon nouveau travail. Mais j'ai 37 ans, et je dois dire que j'aurais été incapable de faire ce métier à 20 ans." 
Discours marxisant vieux comme l'Ecole, en rapport avec l'enseignement des communistes du SNES(-Sup): "Pour l'instant, ce sont encore les élèves de Saint-Denis qui essuient le manque de maturité des instits débutants". Peut-être qu'en fait ils reviennent aux sources.
"Et quand ils seront rodés, ils iront enseigner ailleurs, chez les plus riches. Pour l'égalité des chances, valeur cardinale de la République, il faudra donc repasser.
Et, avec le concours de son électorat socialiste traditionnel,  Hollande repassera-t-il en 2017 ?

dimanche 14 octobre 2012

Procès des "tournantes": le Parquet déjuge le magistrat de Créteil

Le Parquet fait appel: fermeté sexiste de Taubira

La Procureure de Créteil estime que "le verdict est trop éloigné du réquisitoire de l'avocate générale"...


Le ministère public est-il indépendant de la ministre Taubira lorsqu'il  décide qu'un nouveau procès des "tournantes" à la cité des Larris de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) va se tenir en appel ? 


Le laxisme du juge est-il vilipendé, suite aux acquittements et condamnations légères prononcés après trois semaines de débats sous tension, plus de dix ans après les faits ?


Quatre condamnations sur quatorze accusés. 


Le verdict, rendu à 1 h 30 du matin, dans la nuit du 10 au 11 octobre, laisse tous les observateurs extérieurs médusés (l’audience dura quatre semaines à huis clos, les accusés et les victimes étant mineurs au moment des faits).

Des peines allant de trois ans avec sursis à un an ferme. 

Un seul accusé incarcéré à l’issue de l’audience (les autres avaient déjà purgé leur peine en détention provisoire). Cela paraît dérisoire, sauf au juge, malgré les récits de "Nina" et "Stéphanie" (des noms européens d'emprunt), décrivant ces jeunes qui "faisaient la queue", parfois à cinq, parfois à dix, parfois à quinze ou vingt, attendant "leur tour" dans des cages d’escalier glauques ou des caves immondes, leur imposant fellation, viol anal, viol vaginal, à la chaîne. Lors de l’enquête, les criminels présumés se dénonçaient lâchement les uns les autres, donnant de nombreux détails sordides qui avaient pourtant permis de valider leur implication et les déclarations de jeunes victimes. 

Cela paraît peu pour un viol en réunion - un crime – passible de vingt ans de prison.
Les syndicats de magistrats accusent le coup du désaveu, en silence, eux aussi.   

Le ministère public a pourtant décidé d'interférer en faisant appel des condamnations et de certains acquittements prononcés à l'issue du procès des viols collectifs dénoncés six ans après les faits par les deux plaignantes, a indiqué vendredi la procureur de Créteil, Nathalie Becache.
"Le verdict est trop éloigné du réquisitoire de l'avocate générale, à la fois sur les peines prononcées et sur certains acquittements. Il ne correspond pas au déroulement des crimes et à leur appréciation", a-t-elle estimé.


La collusion entre le Parquet général et celui de Créteil
en faveur de l'appel concerne les quatre personnes condamnées à des peines allant de trois ans avec sursis à un an ferme ainsi que les acquittements prononcés par la Cour, pour lesquels l'avocate générale avait demandé des condamnations.
"Un message à l'égard des deux jeunes femmes", précise la procureure Le ministère public peut être ferme, en certaines circonstances, tels que les agressions de femmes ou de personnes de couleur et les magistrats n'avaient pas encore pris la mesure de cette volonté de la Garde des Sceaux d'une justice au faciès et sexiste. A notre connaissance aucun de ces garçons n'a eu l'audace d'invoquer le classique viol dans son enfance pour expliquer sa perte de repères. 

Mais les accusés ont nié devant le tribunal, revenant sur l’intégralité de leur témoignage aux policiers. Certains ont affirmé qu’ils n’avaient rien fait. D’autres qu’ils avaient eu avec les deux jeunes filles, alors âgées de 16 ans, des relations "consenties". Les femmes violées par DSK n'étaient-elles pas également consentantes ?...

Faut-il que ces adolescentes soient bien perverses pour consentir une sodomie dans une cage d’escalier à un garçon croisé pour la première fois deux minutes auparavant. Elles auraient même spontanément "proposé" des fellations à des garçons rencontrés juste après avoir subi un viol collectif par des dizaines d’autres garçons. Nina et Stéphanie, a expliqué un des accusés à la Cour d’Assises, étaient "les plus grosses putes de Fontenay". Malgré les coups, malgré les brûlures de cigarettes, elles étaient "volontaires", elles "aimaient ça". "C’est ce type de défense, répétée durant tout le procès, qui a précédé ce verdict", soupire Laure Heinich. Qui non, décidément, ne trouve pas moyen d'"expliquer".  Le juge regarde-t-il Canal+ le samedi soir pour avoir le jugement aussi ..."normal" ?


"C'est un message à l'égard des deux jeunes femmes, qui doivent être restaurées dans leur place de victimes d'atteintes particulièrement graves à leur intégrité physique et psychique", lui oppose la procureure. 


Aucune indication ne permet de savoir dans l'immédiat quand et où se tiendra le procès en appel. Après ces longues semaines de débats à huis clos, mais sous haute tension,
la Cour d'Assises du Val-de-Marne avait reconnu des viols commis entre 1999 et 2001 dans les cités de Fontenay-sous-Bois, sur une seule des plaignantes, Nina, 29 ans aujourd'hui. Les quatre hommes poursuivis pour les mêmes faits sur Aurélie, 28 ans, avaient été acquittés.

Au total, dix personnes avaient été acquittées



Seulement quatre tortionnaires ont été condamnés à des peines, de trois ans avec sursis à un an ferme. Ce verdict a suscité le vif mécontentement des avocats des deux parties qui ont parfois violement mis en accusation le travail du juge d'instruction, évoquant tour à tour une décision "sans cohérences", un "fiasco", voire "un naufrage judiciaire".

Jeudi,
les femmes du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem et  Marisol Touraine, avaient  exprimé leur "émotion" et leur "malaise" avant que le Parquet ne grince.C'est sous la pression des associations féministes que le ministère public finalement eu un sursaut. Pour le mouvement Osez le féminisme, le verdict équivalait ainsi à "un permis de violer".

"Emballement médiatique", se justifient les magistrats

"Un travail complexe a été mené, a rappelé la procureure de Créteil, mais rendre la justice au nom du peuple est un métier et ce procès pose la question des jurys populaires.

"C'est un procès compliqué dû notamment à la fragilité des victimes et à l'ancienneté des faits" révélés à la police, près de six ans après, insiste-t-elle pour tenter d'apaiser l'indignation que suscite le juge d'instruction suivi par le magistrat. Une appréciation qui ajoute à l'horreur vécue par les victimes une fois de plus humiliées. 

Et qui porte le chapeau ? Vendredi, les parties civiles et avocats des 14 accusés se sont même entendus pour détourner les responsabilités et concentrer leurs critiques sur ..."l'emballement médiatique" , assimilant le verdict à une "banalisation des viols". 


Voilà aussi que, selon eux, "la justice sort grandie de cette affaire".  Les plaignantes doivent porter plainte et le rôle de la justice est de recueillir (leurs) paroles. Mais on ne peut pas condamner des gens sur la parole de quelqu'un. On ne peut pas condamner, en France, sans preuves". On ne peut pas être victimes, en somme, mais il faudrait croire en notre justice idéologique. Sursis pour l'institution: changement de pouvoir, changements de posture politique...


Pourtant, une des deux victimes, "Nina", ne décolère pas contre le verdict de la Cour d'Assises

"Le gouvernement, la justice, tout ça, ça m'écoeure"a-t-elle déclaré, outragée, sur Europe 1. "Franchement, si je dois me faire justice moi-même, je le ferai, franchement, je ne m'en cache pas", a ajouté la jeune femme. Contactée vendredi après la décision du ministère public, son avocate, Me Clotilde Lepetit, n'a pas souhaité faire de commentaires.
Circulez, il n'y a rien à voir, nous dit l'avocate: les violeurs sont des hommes, des vrais, et les femmes violées sont des provocatrices, c'est bien connus.

mercredi 29 août 2012

"On ne peut pas être au gouvernement et dans l'opposition en même temps", objecte D. Cohn-Bendit

L'eurodéputé franco-allemand appelle les ministres EELV à choisir

On ne peut avoir un pied dedans, un pied dehors
 

La duplicité,
spécialité de Cécile Duflot,
comploteuse avec Aubry
contre Joly et le nucléaire


Si EELV n'est "plus d'accord avec le gouvernement", il serait "normal" que les ministres écologistes en sortent, a soutenu l'écologiste Daniel Cohn Bendit mercredi sur Canal +, affirmant qu'on ne peut "pas être au gouvernement et à l'opposition en même temps".
A la ministre EELV du Logement Cécile Duflot qui a avoué la semaine dernière qu'elle porte désormais "une muselière" lui permettant "un petit peu de l'ouvrir", D. Cohn Bendit a répondu que c'était "bien" qu'Europe Ecologie-Les Verts ait décidé "d'aller au gouvernement".
EELV "a choisi avec raison de faire un certain travail et donc elle est dans un gouvernement. A partir du moment où elle (EELV) n'est plus d'accord avec le gouvernement, c'est tout aussi possible et normal qu'on sorte du gouvernement", a-t-il dit.
"On ne peut pas être au gouvernement et à l'opposition en même temps", a-t-il ajouté, reconnaissant que la remarque de Mme Duflot n'est "pas très malin".
"Elle a le droit d'expliquer la politique du gouvernement comme elle le veut", a-t-il pour autant estimé.

Ensuite,
 sur les "réformes à faire" pour l'Europe, l'eurodéputé " attend le gouvernement au tournant".


Enfin, 
Cohn Bendit a estimé que les démantèlements de camps de Rom depuis l'été sont "mal fait" 

"Ce qui s'est passé là, c'est quelque chose qui a été mal géré".
"C'est pas comme Claude Guéant [ancien ministre de l'Intérieur] parce que (Manuel) Valls n'est pas Guéant. Mais ça part de la même logique", a-t-il ajouté.
"Il faut proposer des alternatives. [Lesquelles ?] Un camp de Rom dans des conditions sanitaires impossibles, c'est pas bien. Un camp de Roms qu'on démantèle sans qu'on donne des alternatives aux gens, c'est pas bien", a-t-il insisté, en termes moraux.


En attendant, un camp de Rom est évacué chaque jour

Le gouvernement socialiste déplace les problèmes, plutôt que de les régler:
 
il fait de vagues propositions d'hébergement dans des communes limitrophes.


Lundi 27 août
,  à Evry, ville dirigée jusqu'en juin par le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, s'est déroulée l'expulsion d'un campement occupé par plus de 70 Rom;

Or, ce 
jour-là, Cécile Duflot, la ministre du Logement - et des solutions alternatives de relogement ? - a botté en touche,  en réaction à la stigmatisation des Rom d'Evry, rappelant que la circulaire ne s'appliquait qu'à partir du lendemain, mardi...


Politique socialiste de la carotte et du bâton
 
A l’issue d’une réunion à Matignon mercredi 29, le gouvernement a annoncé  cette circulaire d'assouplissement des conditions d’embauche des Roumains et Bulgares, principales nationalités de Rom. Parallèlement, le gouvernement a réaffirmé une logique de "fermeté", qui a suscité comme un malaise au sein de la gauche.
Pourtant, momentanément libérée de sa "muselière", l’ancienne secrétaire nationale d’Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) s'est flattée: "Cette circulaire est le résultat d’un travail en commun" !


Et hier mercredi, la police a démantelé des campements à Stains (PCF, Seine-Saint-Denis), où vivaient environ 500 personnescomme si de rien n'était, alors que Cécile Duflot avait repassé sa muselière;
- il y a deux jours, mardi 28 août, une opération de police assura le démantèlement d'un campement à Saint-Priest (PS), dans le Grand Lyon visant 121 personnes, dont 74 adultes et 47 mineurs, selon la préfecture, mais le campement aurait accueilli près de 180 personnes ces derniers jours;
- pendant le week-end, une centaine de Rom ont également été expulsés à Massy, dans l'Essonne, pour devancer une procédure d'expulsion d'un terrain dont le ministère de l'Intérieur est propriétaire;
dans la soirée du dimanche 26, neuf familles de Rom avaient déjà été évacuées d'un immeuble qu'elles squattaient dans le 7e arrondissement de Lyon (PS); 
- Précédemment, c'était dans la communauté urbaine de Lille (PS), sur le territoire de la Ch'tite Brochen-Aubry, premier secrétaire du PS !


Aujourd'hui jeudi, un camp rom d'une cinquantaine de personnes originaires de Roumanie et de Bulgarie, hors espace Schengen, est en cours d'évacuation à Créteil (PS); 

Et la "concertation" et la "cohérence", alors ?

"Les expulsions sans solution durable ne règlent pas les choses" et "précarisent encore un peu plus les familles", ont reconnu la mairie de Stains et la communauté d'agglomération de Plaine Commune, regroupant 8 communes. 
Pour Grégoire Cousin, de l'association 'European roma rights center', "en Seine-Saint-Denis [le département présidé par Cloclo Bartolone, celui qui est devenu président du Sénat, il y a des expulsions très régulières". Au moins une tous les dix jours."

La commissaire chargée de la Justice, Viviane Reding, a précisé attendre des mesures concrètes.

Il fut un temps où le journal socialiste titrait : "En région parisienne, la chasse aux Roms aggrave leurs conditions de santé ", une page facheusement devenue inaccessible...